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Archives pour 07/2016

Nouvel article sur le blog DDT21 : « Sur la « question » des « femmes » », G. D., juillet 2016

23/07/2016 39 commentaires

Nouvel article sur le blog DDT21 : « Sur la « question » des « femmes » », G. D., juillet 2016.

Début du texte :

« Si, comme dit Marx dans les Manuscrits de 1844 en reprenant une idée de Fourier, le rapport entre sexes « permet de juger de tout le degré du développement humain », il doit permettre aussi de juger du degré du développement des révolutions. Mesurées à ce critère, les insurrections passées ont piètre figure, car on aurait du mal à en trouver où la domination masculine n’ait pas prévalu.  Ce fait indéniable, la théorie radicale ne le prend guère au sérieux. Traditionnellement, l’anarchisme n’y voyait pas une question particulière : la libération de l’humanité libérerait les femmes et les hommes. Depuis les années 1970 et la montée d’un mouvement féministe, de nombreux groupes anarchistes traitent les femmes comme une catégorie de plus – trop longtemps oubliée – à ajouter à la liste des catégories opprimées et porteuses de potentialités révolutionnaires. Quant aux marxistes, sous prétexte de replacer la partie « femmes » dans le tout « prolétariat » et de distinguer entre bourgeoises et prolétaires (distinction certainement essentielle), la plupart dissolvent « la femme » dans la classe. Malheureusement, sans cette partie-là, la totalité n’existe pas. Nous estimons au contraire impossible de penser l’émancipation des femmes comme une simple conséquence de l’émancipation humaine en général : c’en est une composante indispensable. »

LA SUITE ICI : https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1010

ARTICLE AU FORMAT PDF ICI : https://ddt21.noblogs.org/files/2016/07/La-Question-des-Femmes-GD.pdf

« Califat et barbarie : En attendant Raqqa ». Nouvel article sur le blog DDT21

21/07/2016 Aucun commentaire

« Califat et barbarie : En attendant Raqqa » fait suite et prolonge « Califat & Barbarie », texte de Tristan Leoni publié en deux épisodes en novembre et décembre 2015, considérant cette fois moins l’État islamique lui-même que le sort de ses voisins immédiats, rebelles syriens, forces kurdes ou habitants cherchant à fuir cette zone de chaos.

« L’État islamique (EI) reculant sur tous les fronts et Raqqa, sa capitale politique, semblant sur le point de tomber aux mains des forces armées réunies de la liberté, de la démocratie, de la laïcité et peut-être même du féminisme. C’était fin 2015, mais huit mois plus tard c’est toujours le cas. Mais si le Califat n’en finit pas de mourir, la situation a évolué et une page se tourne. » LA SUITE ICI : https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1030

L’ARTICLE EN PDF ICI : https://ddt21.noblogs.org/files/2016/07/Califat-et-Barbarie.-En-attendant-Raqqa.pdf

Premier numéro de la revue chinoise « Chuang » qui vient de paraître

19/07/2016 un commentaire

Le premier numéro de la revue « Chuang » vient de paraître . Cette revue se reconnait dans le « cadre théorique de collectifs éditoriaux similaires à Endnotes, Sic, Kosmoprolet et d’autres qui parlent du communisme au présent. »

Nous en avons traduit l’éditorial http://chuangcn.org/journal/one/a-thousand-li/

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Quand la dynastie Qing a commencé son lent effondrement, des milliers de paysans ont été concentrés dans les villes portuaires pour remplir les docks et les sweatshops actifs, alimentés par l’argent étranger. Lorsque ces migrants sont morts du travail éreintant et de la violence de la vie dans les ports, leurs familles durent  souvent envoyer l’argent pour ramener les corps chez eux dans une pratique appelée «transporter un cadavre sur plus de mille li (mile chinois) » (qian li xing shi), sinon les âmes risquaient de se perdre et le malheur s’abattre sur toute la lignée.

La logistique de cette cérémonie était complexe. Après les bénédictions et les rituels prodigués par un prêtre taoïste, « les conducteurs de cadavres » devaient lier les corps debout en file indienne le long de poteaux de bambou, attachant les bambous à chaque extrémité de sorte que, quand ils marchaient, les corps rigides tendus entre eux semblent sauter de leur propre gré. Voyageant seulement de nuit, les « pilotes de cadavres » devaient faire sonner des cloches pour éloigner les vivants, la vue des migrants morts étant considérée comme apportant la malchance. Bien que quelque peu apocryphes, de nouveaux mythes sont nés de cette pratique, comme la transformation des cadavres sauteurs en Jiangshi, créatures vampiriques amenées à se nourrir de la force de vie des autres. Leur propre sang ayant été siphonné par les quais et les usines, ces travailleurs migrants ont été transformés en monstres digne d’une nouvelle réalité, celle des empires en ruine, des guerres civiles et de l’expansion insatiable de marchandises. Lire la suite…

« Turquie : Erdogan, Gülen et la bourgeoisie pieuse et …l’armée »

17/07/2016 Aucun commentaire

Ces pages ont été écrites il y a un peu plus d’un an dans le cadre de la rédaction d’un ouvrage sur les turbulences qui affectent le Proche et le Moyen Orient (inachevé). Il ne s’agit pas d’une analyse directe des événements actuels en Turquie mais elles peuvent fournir un éclairage intéressant sur eux.

Turquie : Erdogan, Gülen et la bourgeoisie pieuse et …l’armée

« Tous les peuples n’ont pas les mêmes dispositions pour la production capitaliste. Quelques peuples d’origine très ancienne, comme les Turcs, n’en ont ni le tempérament ni les dispositions. Mais ce sont là des exceptions »  (Marx, Théories sur la plus-value, Ed. Sociales, t. 3, p. 532.)

La réalisation d’une totale libéralisation économique en Turquie a favorisé l’émergence d’une « bourgeoisie pieuse » parfaitement intégrée aux marchés internationaux[1]. En revanche, en Egypte, un programme de libéralisation plus contrôlé et réduit a limité le niveau de développement et d’intégration de cette bourgeoisie pieuse. Selon Sebnem Gumuscu, ce nouveau type de bourgeoisie se distingue des « classes populaires » de musulmans pieux par son niveau de revenus et de consommation et de la bourgeoisie séculière par sa piété et le maintien de ses croyances et pratiques religieuses.

            Par son étude comparative de la Turquie et de l’Egypte, Sebnem Gumuscu veut expliquer pour quelles raisons cette bourgeoisie pieuse s’est puissamment développée en Turquie tandis qu’elle est demeurée relativement faible en Egypte. Pour elle, la raison principale tient à la différence de degré de libéralisation économique entre les deux pays. En Turquie, principalement en Anatolie, une classe de petits entrepreneurs (marchands et industriels) ont bénéficié d’un vaste programme de libéralisation favorisant les exportations. En intégrant le marché mondial, ils ont connu une importante croissance de leur production et de leurs profits. Cette bourgeoisie qui avait tout à perdre dans une confrontation avec l’Etat a évité de s’engager dans des mouvements islamistes trop radicaux et a choisi des partis modérés à l’intérieur de l’islam politique, marginalisant tous ceux qui avaient une ligne dure. A l’inverse, en Egypte, la grande bourgeoisie pieuse, du fait d’une libéralisation constamment sous contrôle et inachevée (si ce n’est même en trompe-l’œil dans le cas des privatisations), demeure lourdement dépendante de l’Etat et pour cela doit préserver une grande distance avec les mouvements politiques islamiques, tandis que la petite bourgeoisie relativement plus indépendante soutient ces mouvements dont la tendance modérée des Frères musulmans. Le caractère particulier de la libéralisation en Egypte renforce le « big business » et refuse toutes chances de croissance au « small business ». La bourgeoisie pieuse apparait alors faible et divisée entre grande et petite bourgeoisies et ayant de grandes difficultés pour influencer le cours de l’islam politique. Lire la suite…

Nous vivons une époque moderne….

12/07/2016 5 commentaires

A-Baton-Rouge-une-femme-seule-face-aux-policiers-devient-un-symbole

« L’EXPLOITATION CAPITALISTE, c’est aussi la PAUVRETÉ qu’elle produit »

09/07/2016 un commentaire

«Les Américains les plus pauvres ont cessé de faire les courses, sauf pour le strict nécessaire »

http://www.zerohedge.com/news/2016-07-08/26-million-americans-are-now-too-poor-shop-study-finds

Une nouvelle étude révèle que près de 26 millions d’Américains restent «trop pauvres pour faire des courses »

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Ces 26 millions d’ Américains doivent jongler avec deux à trois emplois, gagnant juste autour de 27.000 $ par an

Près de la moitié de tous les Américains n’ont pas vu une augmentation de salaire au cours des cinq à sept dernières années, et un autre 28 % ont vu leur salaire net réduit des déductions d’assurance médicale plus fortes ou d’emplois à temps partiel , ARG trouvé. « C’est effrayant quand vous commencez à voir les choses que vous avez jamais vu auparavant»

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Vu à la manif « tourniquet »

05/07/2016 un commentaire

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Il Lato Cattivo : « pour une lecture du vote Brexit »

02/07/2016 Aucun commentaire

traduction d’un texte paru sur la page facebook de nos camarades italiens

https://www.facebook.com/Il-Lato-Cattivo-839072959543347/timeline/

« pour une lecture du vote Brexit »

(extrait de «Il Lato Cattivo», n. 2, juin 2016)

brexit

[…] bien que le prolétaire ne se prive pas de revendiquer plus de démocratie et de libertés civiques, aujourd’hui, le plus souvent, on le pointe du doigt comme populiste, particulariste, passéiste, «communautariste», raciste, fasciste o islamiste, en somme comme pas-assez-démocratique. Nous allons donc conclure ce paragraphe avec quelques considérations (non exhaustives) sur la traduction des rapports de classe dans le domaine politique et/ou étatique. […] La mondialisation du capital a été en premier lieu une redéfinition des aires de péréquation du taux de profit. En lieu des monopoles fortement ancrés aux États-nations typiques de la période « fordiste », nous avons aujourd’hui une double péréquation du taux de profit, qui reste essentiellement nationale pour les petites et moyennes entreprises, et mondiale pour ce qui concerne les grands capitaux de l’automobile, de l’informatique, du pétrole et ainsi de suite . Le détachement de ces derniers des réalité nationales a, d’un côté, donné lieu aux attaques du Welfare State du deuxième après-guerre et, de l’autre, conduit à une déstabilisation de l’État-nation (ce qui ne signifie nullement disparition ou déclin irréversible) – «par le haut», par l’intermédiaire de l’intégration internationale; «par le bas», par la mise en concurrence de parties croissantes des diverses classes ouvrières «nationales» sur le marché mondial (délocalisations, migrations de masse, etc.). Lire la suite…