« Le temps est une invention des hommes incapables d’aimer »
Nous avons un peu hésité à publier ce très gros texte sur Camatte paru dans la revue EndNotes. Il n’est pas obligatoirement évident de s’attarder autant sur le parcours de Camatte, du bordiguisme à « ce monde qu’il faut quitter », pour le dire très vite, mais le personnage a occupé une place si importante dans les milieux d’ultra gauche et/ou communisateur que nous le proposons tout de même à la lecture.
Il a été traduit par Deepl et relu par nos soins, ce qui limite, comme toujours, la valeur de la traduction mais pas l’intérêt de le porter à la connaissance d’un public non anglophone. dndf

Le temps est une invention des hommes incapables d’aimer
“La connaissance humaine n’est pas (ou ne suit pas) une ligne droite, mais une courbe qui se rapproche sans cesse d’une série de cercles, d’une spirale.”
— V. I. Lénine, Sur la question de la dialectique
Quel genre d’intellectuel était Jacques Camatte ? Camatte aurait refusé d’être qualifié d’intellectuel, considérant cette étiquette comme une domestication de sa vie et de son œuvre, une trahison de ce qu’il considérait comme une nécessité : la compulsion d’écrire et de penser. Né à Cannes en 1935, Camatte a travaillé comme professeur de sciences de la terre et de la vie à Toulon et Rodez, et est décédé le 19 avril 2025, à l’âge de 90 ans. Politiquement, il était le produit de ce que Léon Trotsky décrivait en 1929 comme « la pensée révolutionnaire vivante, musclée et pleine de fougue d’Amadeo Bordiga » [1]





























