Luttes « made in india » sur une série d’émeutes ouvrières, d’occupations et de grèves « sauvages » dans la ceinture industrielle de Delhi

27/07/2015 Aucun commentaire

Article publié sur le site libcom.org : Struggles ‘Make in India’ – On the series of factory riots, occupations and (wildcat) strikes in Delhi’s industrial south, 2014

indes riots

Le matériau de documents ci-dessous concerne dix-huit luttes d’usine dans la ceinture industrielle de Delhi entre début 2014 et mi-2015.

— Janvier 2014: maraude des travailleurs à Faridabad qui ont fermé des dizaines d’usines exigeant des augmentations minimales de salaire  — Février 2014: rassemblements sauvages de plus de 2.000 ouvrières  à Jai Ushin auto-électronique à Manesar pour faire appliquer des hausses salariales — Avril 2014: ouvriers et ouvrières de deux usines Napino occupent leurs usines pendant dix jours — mai 2014: la police expulse plus de 1000 travailleurs de l’usine  Shriram Piston à l’aide de gaz lacrymogènes et des balles réelles — Février 2015: après qu’un manager insulte un travailleur plusieurs milliers de travailleurs commencent à attaquer leurs usines et les voitures des patrons —

(Le texte sera publié dans le cadre de GurgaonWorkersNews No.64 /www.gurgaonworkersnews.wordpress.com )

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ATHÈNES: Appel de l’assemblée de la place Syntagma

26/07/2015 un commentaire

Texte déjà publié sur plusieurs sites français, pour ceux/celles qui n’en auraient pas pris connaissance

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APPEL

de L’ASSEMBLÉE des TRAVAILLEURS et des CHÔMEURS

CONTRE L’ACTUELLE POLITIQUE D’AUSTÉRITÉ ET DE DÉVALUATION

Depuis cinq ans, la politique de dévaluation non seulement de notre force de travail mais de l’ensemble de notre vie (baptisée collectivement les « Mémoranda ») s’est poursuivie implacablement et sans relâche. Tant l’aile gauche que l’aile droite de l’État et du capital sont à son service et la favorisent.

Nous qui faisons cette déclaration, salariés et salariées, chômeurs et chômeuses, étudiants, étudiantes et élèves, ménagères, nous avons participé à diverses luttes de classes, que ce soit sur les lieux du travail ou dans les quartiers ouvriers, tout au long de ces années.

Que nous ayons voté NON, à savoir NON en bloc à la politique d’austérité et de dévaluation, ou que nous nous soyons abstenus sciemment lors du référendum, rejetant par là les alternatives présentées par les partis politiques, nous partageons tous un seul désir. C’est celui de défendre les intérêts de notre classe contre les intérêts des patrons et de contribuer à toutes les formes possibles d’action collective afin de satisfaire nos besoins sociaux. Lire la suite…

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Une discussion sur le référendum de Syriza dans la crise actuelle

19/07/2015 Aucun commentaire

Textes et commentaires sur la situation en Grèce publiés sur le site de la revue SIC

Traductions à venir ..ou pas

Greece Elections

Where has Syriza taken Greece? Which are the forces at play in the restructuring of the Greek economy? And what are the conditions of its radical critique? What follows is a discussion of Cognord’s text “Changing of the Guards”, including TH’s critical remarks on that text, Cognord’s reply to these remarks and Ady Amatia’s comments on the questions raised in this discussion.

Ou Syriza a-t-elle mené la Grèce ? Quelles sont les forces en jeu dans la restructuration de l’économie grecque? Et quelles sont les conditions de sa critique radicale? Ce qui suit est une discussion du texte de Cognord « La relève de la garde », y compris les remarques critiques de TH sur ce texte, la réponse de Cognord à ces observations et les commentaires de Ady Amatia sur les questions soulevées dans cette discussion.

http://sicjournal.org/a-discussion-of-syrizas-referendum-in-the-current-crisis/

Sur les assemblées de quartiers à Athènes

12/07/2015 2 commentaires

Un texte paru le 4 juillet sur le site grec http://skya.espiv.net/2015/07/04/fos-nero-tilefono/ et traduit du grec à l’anglais par un camarade du blog « communisation »

Théoriquement parlant, ce groupe est un mélange de pro-operaïsme, pro-Thomson et pro-Socialisme ou Barbarie. Il forme l’un des groupes les plus intéressants d’Athènes.

Version française de dndf

English version below

Lumière, eau, téléphone, la lutte de classe dans les redevances quotidiennes:  luttes dans la reproduction sociale et le travail dans les quartiers d’Athènes
«Ici, dans ce quartier, dans la prochaine petite rue, le nid construit une petite perdrix « 
chanson traditionnelle de Corfou

La révolte de Décembre 2008, puis le «mouvement des places» à l’été 2011 ont ouvert la porte toute grande aux formes d’organisation et de luttes appelées assemblées de quartier. Nous parlons des démarches collectives ouvertes, à caractère auto-organisé, qui ont essayé de territorialiser leur intervention politique au niveau du quartier, de façon stable. Ici, bien sûr, nous ne tenterons pas d’écrire l’histoire ou exposer la généalogie des assemblées de quartier à Athènes, ni de présenter tous leurs contenus politiques en 4.000 mots. Notre objectif est d’analyser la position des assemblées de quartier dans le cycle de luttes contre la dévalorisation du travail, au sujet de nos vies en temps de crise capitaliste et de restructuration. En bref, nous essayons de comprendre ce que sont les positions des assemblées de quartier au cours des dernières années concernant les questions qui ont été posées par les conséquences immédiates de la crise / restructuration dans les domaines de la reproduction sociale et du rapport d’exploitation.

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Incendier et revendiquer, sur les émeutes en Suède

10/07/2015 Aucun commentaire

Traduction du texte sur les émeutes de 2013 paru sur le site de la revue SIC

Incendier et revendiquer.

Sur les émeutes en Suède

Il y a 30-40 ans, l’État avait les moyens de CONSTRUIRE un million d’appartements en 10 ans. Maintenant, il n’a même pas de quoi seulement les RÉNOVER.

– Megafonen, Alby är inte till Salu! [i]

Cette exclamation est hautement représentative de l’activisme qui a prospéré dans les banlieues de Stockholm ces dernières années. Ici, elle provient de Megafonen (« Le mégaphone »), un groupe activiste de base fondé par des jeunes dans la banlieue de Husby à Stockholm en 2008, sur les principes de démocratie, de solidarité sociale, de communauté, de travail et d’éducation. L’État, nous dit Megafonen, ne remplit plus la fonction qui lui revient, à savoir assurer le bien-être matériel de la population par des politiques de logement. L’ambivalence de cette perspective apparaît déjà clairement dans sa référence nostalgique à l’âge d’or de l’État-providence social-démocrate suédois, représenté par la politique de logement qui conduisit à la construction d’« un million d’appartements » entre 1965 et 1974. D’un côté,  Megafonen reconnaît que les coupes budgétaires, les privatisations, les fermetures, et ainsi de suite sont les symptômes d’une restructuration capitaliste déjà à l’œuvre. De l’autre, ses actions émergent comme l’affirmation de ce qui reste des infrastructures et des institutions politiques qui constituaient l’identité ouvrière suédoise, notamment le logement public.

D’un certain point de vue, cette ambivalence n’aurait rien de contradictoire : en luttant contre la poursuite de cette restructuration, on défendrait en même temps ce qu’elle n’a pas encore transformé. Mais on laisse alors de côté un produit essentiel de la destruction de l’identité ouvrière : la fin de l’existence politique du prolétariat en Suède qui, dans les zones les plus paupérisées, s’est accompagnée du développement d’émeutes sporadiques de 2008 à nos jours. En prenant en compte les pratiques de ces émeutes, l’ambivalence de l’activisme spécifique à Megafonen, qui consiste en ce qu’il tente de s’organiser sur la base des restes de l’identité ouvrière dans les conditions produites par la destruction de celle-ci, apparaît comme une contradiction entre les conditions sous lesquelles il existe et ses perspectives. À un moment où le prolétariat, dans la contrainte de vendre sa force de travail qui le définit, est structurellement exclu de la table de négociation collective, cet activisme affirme encore, par ses dénonciations de « l’État » et ses diverses institutions, la possibilité d’un dialogue et d’un avenir dans cette société – en un mot, il défend un État-providence qui n’existe plus. Lire la suite…

Brésil : «La logique de l’Etat pénal est d’emprisonner et d’exploiter la main-d’oeuvre»

10/07/2015 Aucun commentaire

http://alencontre.org/ameriques/amelat/bresil/bresil-abaissement-de-la-majorite-penale-la-logique-de-letat-penal-est-demprisonner-et-dexploiter-la-main-doeuvre.html

« La période qui s’ouvre sera certainement celle de l’élargissement de cette logique de criminalisation, de contrôle, d’enfermement, d’exploitation et d’extermination, qui a comme principale victimes la jeunesse indigène et noire »

bresil

Abaissement de la majorité pénale: «La logique de l’Etat pénal est d’emprisonner et d’exploiter la main-d’oeuvre»

Gabriel Brito s’entretient avec Givanildo Manoel Le projet d’abaissement de l’âge pénal de 18 à 16 ans – ce qui implique une incarcération dans les prisons d’adultes, avec les suites mutiples imaginables – est une autre facette de la politique du Parti des travailleurs (PT) et de ses alliés. Givanildo Manoel, un des animateurs du […]

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Récréation

09/07/2015 Aucun commentaire

« Touche pas à mon église »

anti-religion-atheisme-agnostique-laicite-darwin

Lettre de Grèce

05/07/2015 Aucun commentaire

Un camarade du blog « Communisation » nous a fait parvenir ce texte
Le texte anglais à la suite de la traduction

Lettre sur le référendum

Le propos de cette lettre est de fournir certaines informations et un aperçu des événements qui ont lieu ici en Grèce au cours des derniers jours, en particulier après l’annonce du référendum, qui à bien des égards a déclenché des processus sociaux qui conservent en effet un caractère de nouveauté qui ne devrait pas faiblir rapidement. Ce qui résume le mieux cette nouveauté est l’émergence de la polarisation entre les pro-UE et anti-UE qui n’est jamais apparu aussi clairement; cela ne signifie pas cependant que ces deux pôles ne sont pas eux-mêmes médiés. Pour accéder au cadre théorique qui sous-tend le point de vue de cette lettre, qui est nécessairement d’un caractère théorique limité en raison du manque de temps, nous proposons au lecteur de jeter un coup d’oeil à notre texte précédent sur SYRIZA qui peut être trouvé ici.

* Paraphrasant les paroles d’un camarade ici, nous pourrions dire que le référendum est le point ultime des illusions du cycle de luttes antérieur, la plupart des personnes pensant que SYRIZA avait eut sa victoire par la défaite; c’est le point de suraccumulation d’une dialectique de la lutte qui se déplaçait dans et autour de l’Etat, sans le critiquer radicalement. Lire la suite…

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A propos du référendum en Grèce

04/07/2015 un commentaire

un texte paru sur https://athens.indymedia.org/post/1546448/

Référendum: voulez vous que les patrons nous exploitent, oui ou non?

από Groupe Anarchiste Kath’odon  03/07/2015 8:44 μμ.,

Après une longue période de négociations avec ses autres partenaires européens, la coalition  de SYRIZA-ANEL a décidé de recourir à un référendum. Ceci est bien sûr une question très importante qui concerne directement notre vie et aura un impact très direct sur elle. Le gouvernement fait un choix de démocratie directe, s’adressant à l’ensemble de la société. Il s’agit d’un choix politique honnête, éthique et démocratique, car une décision aussi importante doit être prise par l’ensemble des gens qui vivent en territoire grec. Soutenir le «NON» créera des conditions pour le développement d’un mouvement radical et contribuera à améliorer les conditions de vie de notre classe. Correct ? Pas du tout! Lire la suite…

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A lire sur « Douter de tout….pour tenir l’essentiel »

01/07/2015 Aucun commentaire

Pourquoi écrire sur « Soumission » ?

Les romans, on s’en fiche, surtout ceux d’un auteur à la mode comme Houellebecq, l’art c’est l’aliénation, la religion n’en parlons pas, alors ?!

Alors peut-être, mais pas tout à fait.

Un nouvel article sur DDT21 :

« Du spirituel dans l’homme et dans le prolétaire en particulier. Autour de Houellebecq et de “Soumission” »

A lire ici :

http://ddt21.noblogs.org/?page_id=470

« Du féminisme illustré »

26/06/2015 Aucun commentaire

cropped-MAD-MAX-BEYOND-THUNDERDOME-DI-09Interview très intéressante de Constance Chatterley,  auteure de l’article « Du féminisme illustré ou  le complexe de Diane », dans le Fléau social, paru en 1974

http://blastemeor.noblogs.org/post/author/blastemeor/

Version pdf:brochure-Du-féminisme-illustré

La critique de la marchandise n’est pas ipso facto une critique du capital

25/06/2015 Aucun commentaire

Tout vient à point à qui sait attendre

Le dernier texte mis en ligne sur le blog de nos camarades de « Il Lato Cattivo »

illatocattivo

http://illatocattivo.blogspot.fr/2015/05/due-parole-su-expo-e-il-1-maggio.html

Versione pdf  »

Deux mots sur l’Expo et le 1°Mai à Milan

Il Lato Cattivo

[ maggio 2015 ]

Le rapide dégonflage des velléités de Syrisa ainsi qu’un timide accent de reprise économique aux USA et en Union européenne – reprise bien réelle, mais due surtout à la chute du prix du pétrole et de la dévaluation de l’euro – permet à ces bouffons de cour de s’extasier devant ce miracle : la sortie de la crise serait dans notre dos. En vérité, la pause n’est que momentanée ainsi que Michael Roberts dans ses prévisions  pour 2015 le préconise , une dernière balançoire (reprise-recession-reprise) avant que le cycle de Kondratiev n’atteigne son point le plus bas probablement en 2018. Ce qui est parfaitement plausible. Cependant, dans l’immédiat, la période reste mouvementé et susceptible de soudaines flambées : en premier, les révoltes du prolétariat noir aux États-Unis (Ferguson, Baltimore) et celui judéo-éthiopien en Israël.  Ici, nous nous pencherons sur le cortège du 1er mai à Milan, pas seulement pour des raisons de proximité géographique. La lecture à chaud faites par des protagonistes et des participants de la manifestation milanaise, ont été nombreuses et variées (cf l’Apendice) : nous avons tenté d’effectuer une synthèse…à part

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Sur la périodisation du capitalisme

24/06/2015 Aucun commentaire

L’approche en terme de régulation : théorie et histoire

Robert Brenner et Mark Glick

L’École de la régulation est l’une des principales branches d’économie hétérodoxe en France. À l’origine largement inspirée du marxisme, cette théorie entend périodiser le capitalisme en fonction des configurations institutionnelles qui l’ont accompagné. Dans ce texte désormais classique de 1991, Robert Brenner et Mark Glick font état de cette approche et en contestent les hypothèses théoriques et les observations empiriques. Ils tendent à montrer que les divergences d’interprétation des données empiriques reposent sur une conception différente des lois fondamentales du capitalisme. Pour Brenner et Glick, la concurrence capitaliste et les rapports sociaux de production permettent de mieux rendre compte de l’évolution du capitalisme que les élaborations régulationnistes autour des institutions encadrant le travail, l’innovation et les échanges.

http://revueperiode.net/lapproche-en-terme-de-regulation-theorie-et-histoire/

A paraître : Cyber-proletariat

16/06/2015 Aucun commentaire

Un livre qui à l’air fort intéressant et qui suscite déjà des échanges sur le site anglais libcom.org Cyber-proletariat   mais malheureusement n’a pas de version en français

http://www.press.uchicago.edu/ucp/books/book/distributed/C/bo20704212.html

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La promesse utopique de l’Internet, dont on a beaucoup parlé il y a encore quelques années, a fait place aux réalités brutales de l’autoroute de l’information: les mines de coltan au Congo, les usines d’électronique en Chine, les quartiers dévastés de Detroit. Dans Cyber-Prolétariat , Nick Dyer-Witheford montre le côté sombre de la révolution de l’information à travers une analyse impitoyable du pouvoir de classe et de l’informatisation. Il révèle comment la technologie facilite la polarisation croissante entre les élites riches et les travailleurs précaires, et comment une classe domine tout, de l’élargissement de la surveillance en ligne à l’intensification de la robotisation. Dans le même temps, il regarde les possibilités de la technologie de l’information au sein des mouvements radicaux, en jetant sur les luttes économiques et sociales contemporaines la lueur bleue de l’écran d’ordinateur.

Cyber-Prolétariat  conduit l’analyse marxiste à se pencher sur un éventail de technologies modernes de l’information. Le résultat est un livre indispensable aussi bien pour les théoriciens du social que pour les hacktivistes et une lecture essentielle pour tous ceux qui veulent comprendre comment la Silicon Valley façonne notre mode de vie aujourd’hui.

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Grèce: Syrization ou la reproduction du capital par la crise politique

15/06/2015 un commentaire

Un camarade grec nous a fait parvenir deux textes. Le premier est le compte rendu d’une réunion publique tenue à Athènes le 25 mai dernier et organisée par un groupe de discussion auquel participe ce camarade.

Le second, qui sera traduit ultérieurement, est un texte interne écrit il ya quelques mois, qui  est en quelque sorte influencé par les sentiments généralement pro-SYRIZA après les élections. Dans ce document, le lecteur pourra trouver quelques autres éléments sur la relation de SYRIZA aux luttes des années précédentes

Les deux textes sont accessibles en anglais sur le blog « Communisation  »

SYRIZATION
OU LA  REPRODUCTION DU CAPITAL PAR LA CRISE POLITIQUE

A.le 7 juin 2015

Le 25 mai 2015, nous avons organisé, dans un squat du centre-nord d’Athènes, un débat public avec pour titre:

«Le gouvernement SYRIZA et sa relation avec le cycle de luttes antérieur: perspectives contemporaines de résistance contre la gestion néolibérale ».

Le point de départ de cette discussion était le fait que, pour la première fois dans l’histoire de la formation sociale capitaliste grecque, un gouvernement bénéficie du (fragile)  soutien de l’ensemble du spectre politique allant des anarchistes [organisés]  jusqu’aux fascistes [organisés] [1]. En outre, l’objectif de la discussion était de faire le point sur la batterie de concepts dont nous avons besoin pour analyser la façon dont les mouvements précédents la période 2008-2012 ont graduellement disparus et se sont quasiment ralliés à l’actuel gouvernement de coalition au travers des « convertisseurs » que sont l’antifascisme et de l’anti-memorandum.

Sans sous-estimer l’importance de la dette comme instrument d’analyse de la crise actuelle, nous avons essayé de souligner l’importance de discerner la manière avec laquelle la contradiction entre l’État et la société est reproduit à l’intérieur des mouvements et, de cette manière, d’ aider à sortir de la politique comme un moyen de socialisation distinct mais pas indépendant, lié mais pas identique à la valeur. En d’autres termes, l’Etat reste la forme politique de la relation capitaliste, mais dans le même temps, il peut imposer sa propre logique afin de stabiliser une formation sociale en crise; en tout cas, le rapport capitaliste ne peut pas être considéré comme identique à la formation sociale capitaliste.
Ce qui suit est un compte rendu personnel et des commentaires, générés par cette discussion.

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Le blog grec « communisation » reprend du service

15/06/2015 Aucun commentaire

 

En sommeil depuis un an, le blog « communisation » reprend ses activités avec un nouveau look  http://communisation.espivblogs.net/

Adorno et la discussion sur le prolétariat comme classe révolutionnaire

11/06/2015 3 commentaires

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Adorno et la discussion sur le prolétariat comme classe révolutionnaire

Une des caractéristiques de l’anthropologie négative de Théodor W. Adorno, telle que Werner Bonefeld l’élucide, est  sa puissante affirmation théorique que « la nature première », la quête d’une essence humaine, ou encore de sa restauration, est une impasse tant théorique que pratique. Il n’existe qu’une seconde nature, produite par l’historicité de l’Homme [l’espèce, pas le genre], par son existence sociale. Poser la question de la vision de l’être humain comme possédant une essence trans-historique ce n’est pas dire que l’Homme n’a pas des caractéristiques distinctes qui persistent dans le temps ; une « nature humaine » si on veut. La distinction que faisait Marx entre l’abeille et l’humain en tant qu’ « architectes » dans son Capital, souligne la capacité de l’Homme à s’auto-créer  et son historicité, qui contraste autant avec le lent processus évolutif mentionné par Darwin  qu’avec la constitution transcendantale de la subjectivité humaine de Kant, et la possibilité de connaissance qu’elle induit. Notre enquête anthropologique doit commencer, donc, avec la présence historique de l’Homme tel qu’il a été façonné par la forme-valeur et les rapports sociaux capitalistes, d’un côté, et, de l’autre côté, par la possibilité objective-réelle de les abolir par la révolution et le communisme, par la création de la communauté humaine [Gemeinwesen], ce que Marcuse nommait « l’individualisme communiste ». Lire la suite…

A paraître sur dndf

09/06/2015 Aucun commentaire

si tout va bien, devrait paraître sur dndf sans ordre chronologique les traductions :

  • d’un texte sur Syriza écrit par un camarade grec et le compte rendu d’une réunion publique
  • du texte de Endnotes sur le racisme
  • d’un texte sur Camatte publié initialement en espagnol sur dndf
  • du texte sur « les émeutes en Suède en 2013″ mis en ligne sur le site de la revue SIC
  • du poème mis en ligne sur le site de la revue SIC
  • du texte paru sur le blog « communist in situ  » sur la dynamique de la fragmentation du prolétariat
  • d’un texte sur « Adorno et la discussion du prolétariat comme sujet révolutionnaire »
  • du dernier texte mis en ligne par les camarades de « il lato cattivo»

mais laissons le temps au temps

Sur les émeutes de Stockholm en 2013

27/05/2015 Aucun commentaire

 Un texte rédigé en novembre 2014 paru sur le site SIC sur les émeutes de 2013 dites « de banlieue » en Suède, qui traite de l’effondrement du mouvement ouvrier social-démocrate, de la restructuration du rapport de classe et du processus de racialisation, avec l’accent mis sur les pratiques de lutte, en elles-même conflictuelles, qui en sont nées.

http://sicjournal.org/arson-with-demands/

Traduction française à venir !

Arson with Demands
– on the Swedish Riots

30-40 years ago, the state could afford to BUILD 1 million flats in 10 years, now it’s too poor to even RENOVATE them.

– Megafonen – ‘Alby is not for sale!’1)

This exclamation is highly representative of the activism that has flourished in the suburbs of Stockholm these past years. In this case, it comes from Megafonen (‘The Megaphone’), a grass-roots activist group founded by young people in the Stockholm suburb Husby in 2008, around the principles of democracy, welfare, community, work and education. The state, says Megafonen here, no longer lives up to its proper function, which would be to ensure the material well-being of people through housing policies. The ambivalence of this perspective is already clear in the nostalgic reference to the heyday of Swedish social-democratic welfare, represented by the state housing policy which led to the construction of ‘1 million flats’ between 1965 and 1974. On the one hand, it recognises cuts, privatisations, closures, etc. as symptoms of an already existing capitalist restructuring. On the other hand, its actions emerge as the affirmation of what is left of the infrastructure and political institutions that formed the Swedish workers’ identity, e.g. public housing. Lire la suite…

Une réponse aux « Remarques sur le genre »

20/05/2015 Aucun commentaire

https://viewpointmag.com/2015/05/04/closing-the-conceptual-gap-a-response-to-cinzia-arruzzas-remarks-on-gender/

Combler le fossé conceptuel: une réponse aux « Remarques sur le genre » de Cinzia Arruzza

« Certaines personnes du courant de la communisation ont abordé cette question de façon importante, en tentant, dans les mots de Gonzalez et NetOn, de «délimiter les catégories [du genre] qui sont spécifiques au capitalisme comme « le capital »lui-même. » La façon dont Arruzza cadre sa réflexion sur la reproduction sociale permet à la question d’émerger d’une manière intéressante. Elle reconnaît que certaines formes qui dépassent le travail salarié sont logiquement nécessaires au capital, par exemple, le travail ménager non rémunéré. Elle reconnaît également que les femmes sont intimement liées à cette forme de travail indispensable. Cependant, ce lien reste contingent ; les femmes et la reproduction sociale pourraient, en théorie, être découplés. Mais que faire si nous essayions de détruire l’ensemble des relations sociales nécessaires associées aux femmes et la catégorie « femmes » dans le capitalisme. Que faire si «femme» n’était rien d’autre que la catégorie officielle des gens qui sont sur le côté de l’ensemble spécifique de relations sociales, de la même façon que le prolétariat n’est rien d’autre que la catégorie officielle des personnes qui sont sur le côté d’un ensemble spécifique des relations sociales. Dans le cas du prolétariat, les relations sociales consistent à être ceux qui ne possèdent rien d’autre que leur propre force de travail, qu’ils doivent vendre pour gagner leur vie, et être soumis à la menace d’être chassé du champ du travail par le capital. Dans le cas des «femmes», ou pour être plus efficace et précis « les personnes féminisés » (voir ci-dessous)

Combler le fossé conceptuel: une réponse  aux « Remarques sur le genre »  de Cinzia Arruzza

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Ce texte pose la question d’une théorie unifiée des relations sociales. L’essai de Cinzia Arruzza «Remarques sur le genre » nous rappelle les débats, laissés en sommeil depuis des décennies, autour de l’élaboration d’une théorie unifiée du capital. Cependant, le chemin pris par Arruzza vers cette unification en est un qui abdique la possibilité de situer le genre et la race dans le cadre de l’abstraction, logique, ou comme «mécanismes essentiels » du capitalisme, préférant intégrer ces relations envahissantes comme détails du déroulement historique et concrète du capitalisme.

Ce rejet du genre et de la race hors du cadre de la logique interne du capital n’est pas particulier à Arruzza. C’est une pratique courante au sein du féminisme marxiste, ainsi que dans d’autres courants qui tentent de faire valoir l’importance d’axes de violence, d’oppression ou d’exploitation au-delà de la classe (par exemple, la race, la sexualité, le genre) dans le mode de production capitaliste. La possibilité que le genre et la race soient en quelque sorte inhérents à la logique interne du capital n’est pas rejetée parce que les tentatives de le prouver ont échoué , elle est rejetée à priori, avant toute tentative.  Les hypothèses qui placent le genre ou la race à l’intérieur de la structure logique essentielle du capital sont si rares ou impopulaires que les critiques marxistes comme Arruzza ne sentent même pas la nécessité d’argumenter contre cette possibilité. Il est tenu pour acquis que ces relations ne figurent pas dans la logique interne du Capital , dans la structure abstraite du cœur du capitalisme. Lire la suite…

Genre et capitalisme

16/05/2015 Aucun commentaire

Le magazine étatsunien de mai « Viewpoint Magazine » publie une série d’articles sur le genre

Voici le premier d’entre eux en attendant une seconde traduction à venir pour le dernier article

https://viewpointmag.com/2015/05/04/gender-and-capitalism-debating-cinzia-arruzzas-remarks-on-gender/

hoch

Réflexion de Genre (1). Patriarcat et/ou capitalisme : Rouvrons le débat

Cinzia Arruzza

https://viewpointmag.com/2014/09/02/remarks-on-gender/

Il est assez courant de trouver dans des textes, des tracts, des articles ou des documents féministes, des références au patriarcat et aux rapports patriarcaux. On utilise souvent le terme de patriarcat pour signifier le fait que l’oppression et l’inégalité de genre ne sont pas sporadiques ou exceptionnelles. Elles ne peuvent être réduites à des phénomènes qui ne se produiraient qu’à l’intérieur des relations interpersonnelles car ce sont, au contraire, des questions qui traversent la société toute entière et qui se reproduisent sur base de mécanismes que l’on ne peut pas expliquer en restant sur le plan individuel.

Bref, on utilise souvent le terme de patriarcat pour souligner que l’oppression de genre est un phénomène doté d’une certaine constance et d’un caractère social, et non pas seulement interpersonnel. Cependant, les choses deviennent un peu plus compliquées si on veut être plus précis sur ce que l’on entend exactement par « patriarcat » et « système patriarcal ». Et on fait encore un pas dans la complexité si on commence à se demander quel est le lien entre le patriarcat et le capitalisme et quelle est leur relation.

Itinéraire de la question

Pendant une courte période entre les années 70 et le milieu des années 80, la question du rapport structurel entre le patriarcat et le capitalisme a fait l’objet d’un débat animé entre théoriciens et militants du courant matérialiste et marxiste du féminisme (du féminisme marxiste au féminisme matérialiste d’origine français, en passant par les différente variante de ce que l’on nomme « socialist feminism » ; le féminisme marxiste ou matérialiste Afro-américain, le féminisme matérialiste lesbien, etc.). Les questions fondamentales qui étaient posées tournaient plus ou moins autour de deux axes :

1) est-ce que le patriarcat est un système autonome par rapport au capitalisme ? ;

2) est-il correct d’utiliser le terme « patriarcat » pour désigner l’oppression et l’inégalité de genre ?

Ce débat, à l’occasion duquel des écrits d’un grand intérêt ont été produits, s’est progressivement démodé parallèlement au recul de la critique du capitalisme et alors que s’affirmaient des courants féministes qui, soit ne remettaient pas en question l’horizon libéral ; soit essentialisaient les rapports hommes-femmes et sortaient donc le genre de son contexte historique ; soit éludaient la question de la classe et du capitalisme tout en élaborant des concepts qui se sont révélés très fructueux pour la déconstruction du genre (en particulier la théorie « Queer » des années 90). Lire la suite…

De l’antiracisme

11/05/2015 Aucun commentaire

Traduction d’un tract distribué lors d’une manifestation antiraciste organisée par les Jeunes Socialistes à Zurich le 28 février 2015. Le groupe Eiszeit (http://eiszeit.nfshost.com/), qui l’a rédigé, est un groupe communiste de Zürich qui contribue également à la revue Kosmoprolet (http://www.kosmoprolet.org/).

Contre le racisme et l’égalité abstraite des hommes

La biologisation ou la culturisation[i] des phénomènes et différences socialement produits constitue une niaiserie idéologique et hautement dangereuse. Peu importe que, d’une manière pseudo-scientifique, l’on explique l’inégalité directement par la nature, ou bien, d’une manière un peu plus moderne, en décrétant immuable la culture en question, cela revient, dans les deux cas, à légitimer idéologiquement et à reproduire des différences et des pratiques socialement créées. Ce sont ces mêmes idées que l’on retrouve  derrière les accès socio-chauvins qui se produisent actuellement dans tout le pays. Peu importe contre qui, selon la conjoncture du moment, est dirigée la haine – il en est de même lorsque ce sont les ressortissants nationaux des classes inférieures qui sont dans le collimateur – ces idées sont, dans leur logique même, profondément apparentées au préjugé raciste. Les phénomènes sociaux sont travestis en phénomènes biologiques ou culturels. On s’accordera tous aisément sur le fait que le racisme, même dans sa variante culturalisante la plus moderne ou sa déclinaison social-chauvine, est encore et toujours meurtrier, et que sa place est dans la fameuse poubelle de l’Histoire. En revanche, c’est sur la manière dont on pourrait l’y mettre qu’on n’est pas d’accord. Les Jeunes Socialistes, organisateurs de la manifestation d’aujourd’hui, veulent que « des organisations de droite, voire d’extrême-droite » ne puissent plus « implanter » chez les gens des balivernes sur les immigrés et que tous les hommes « soient égaux en valeur ». Pour y parvenir, « certains » lutteraient « dans la rue, d’autres dans les parlements ». La critique du niveau de cohérence de l’antiracisme des JS et du parti dont ils sont issus est plutôt facile à faire, ne serait-ce déjà qu’en jetant un coup d’œil sur l’histoire du PS et son rôle dans l’évolution de la politique d’immigration, ainsi que sur sa politique envers les étrangers et le durcissement du discours public de certains de ses représentants des plus éminents. Et là, il y effectivement de quoi faire, surtout si l’on a une définition du racisme un peu plus large comme celle que nous avons établie précédemment.  L’entreprise peut être complétée par une analyse de la manière dont les questions politiques sont débattues dans les rouages du parlement. Elle n’a rien à voir avec l’abolition des conditions qui produisent nécessairement du racisme. La proclamation antiraciste des jeunes socialistes se trouve déjà ridiculisée par les pratiques de leur parti. Mais si l’on s’arrêtait à ces conclusions relativement banales, cela reviendrait à ne même pas effleurer le cœur du problème.
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Autour de « Caliban…. »

09/05/2015 Aucun commentaire

Lettre d’Athènes

04/05/2015 Aucun commentaire

Des camarades participant à un groupe de discussion à Athènes nous ont fait parvenir ce texte

La version en anglais et en grec à la suite de cette traduction

A PROPOS de Woland

Il est désagréable de parler de la signification et des objectifs d’affaires qui ont été laissées sous le tapis. Il est tout aussi désagréable de faire des déclarations publiques sur des affaires qui n’ont jamais réussi à élucider des contenus verbeux et enfumés. Quel dommage, il nous fait du chantage !
Il y a quelque temps, nous avons été informés, par Internet et non par lui-même, que l’ex camarade Woland, avec lequel nous avons milité dans le même groupe de lecture, avait été nommé à un poste gouvernemental très élevé. De cette position et du choix de l’accepter on doit en déduire ce qu’il est: un cadre de haut rang de l’État grec et du gouvernement de coalition entre gauche et extrême droite. Les services de la préservation de la misère existante que ce cadre offre « peuvent » se rapprocher de  la lutte qu’il menait précédemment contre, mais d’une manière contradictoire.

Nous, signataires de ce texte, nous sommes  rencontrés dans le  groupe de lecture mentionné ci-dessus. Certains connaissaient Woland depuis plusieurs années, certains l’ont rencontré en 2012 pour la première fois et d’autres enfin l’ont rencontré en personne en 2014 quand ce groupe de lecture a essayé de construire un environnement théorique de discussion. Woland était en effet l’un de ceux qui avait pris cette initiative. Des discussions ont été menées dans des réunions en face-à-face ainsi que par échange de courrier, tandis qu’une liste Internet était crée, plus vaste que ce qu’il en reste. La relation étroite de Woland avec un candidat député de Syriza était connu pour nous dès le début et avait été posé  comme un « travail salarié » exclusivement, ce qui n’était pas un problème étant donné le fait que l’engagement dans les activités d’un groupe de lecture n’exige pas de critères de sélection stricts des participants. Et d’autant plus que l’ex camarade participait au mouvement depuis de nombreuses années et qu’il était considéré comme suffisamment capable de repérer les « lignes rouges » . Notre erreur concernant cette partie de l’histoire fut notre confiance en lui. Au début, ce groupe de lecture traitait de la prétendue «crise» puis du rôle spécifique de l’Etat à l’intérieur. En raison du fait que (probablement) la majorité des participants se définissaient, d’une façon ou d’une autre,  dans le courant dit de la communisation, le dit groupe a maintenu une relation spéciale avec lui, en ce sens que plusieurs partie de cette théorie furent largement débattues.

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Correspondance de Baltimore

01/05/2015 un commentaire

déclaration d’un camarade natif de Baltimore sur le soulèvement

http://sicjournal.org/a-statement-from-a-comrade-and-baltimore-native-about-the-uprising-there/

 (traduction empruntée au blog de Patlotch approximative en attente de mieux…)

Quelque chose de très important se passe non seulement à Baltimore, mais à travers toute l’Amérique noire. Aucun décès n’a été imputé aux manifestants dans une ville où 250 personnes sont tuées par an, la quasi-totalité de ces victimes d’homicides étant noires. Malgré les incendies et les pillages, les jeunes gens de Baltimore ont encore montré une plus grande retenue dans leurs conflits avec la police et les propriétaires de magasin. Je dis cela parce que pendant des années, ma famille aussi a fait l’objet d’assassinats et nombreux morts.

Comment se fait-il que le soulèvement actuel, malgré sa violence, n’ait pas débouché sur une guerre ouverte entre blancs et noirs, flics et enfants, propriétaires et locataires, patrons et travailleurs, compte tenu du fait que la guerre ouverte entre les jeunes hommes noirs dans toute la région est incessante ? Parce que les jeunes Noirs apprécient plus encore la vie de leurs ennemis structurels que la leur propre. Le processus de ce qui est probablement l’organisme social d’auto-cannibalisme le plus efficace dans l’histoire – fusillades nocturnes, agressions, overdoses – est un projet qui a été construit depuis des siècles.

Les jeunes noirs de Baltimore ont été conditionnés pour se considérer eux-mêmes comme le problème. Toutes les questions socio-économiques qui se posent sont en quelque sorte le résultat de leur comportement. Ils entendent cela, non seulement de la part des flics blancs, des enseignants philippins, des propriétaires de magasin de liqueur coréens, mais aussi du grand nombre de noirs qui ont fréquenté Coppin ou Morgan, obtenu des emplois décents et décidé que la raison pour laquelle la police les vise eux, c’est que leurs biens ne doivent pas augmenter, ou ils ne doivent pas avoir d’augmentation de salaire, parce que « les négros » ont quitté le comté , qu’ils se sont toujours volés entre eux ou que « le reste d’entre nous » se fait mal voir.

La structure de l’Amérique a évolué pour s’assurer qu’il y ait pas de place pour ces jeunes. Les mouvements d’aujourd’hui ne feront pas écho aux luttes des années soixante. Aujourd’hui il n’y a aucune protection comme dans le boom économique d’après-guerre, pas d’emplois bien rémunérés pour les travailleurs peu qualifiés, aucun effort pour intégrer les noirs pauvres dans le processus productif. Des décennies de désindustrialisation ont stoppé les tentatives économiques d’intégrer les Noirs à faible revenu au marché du travail, et l’augmentation exponentielle du système pénitentiaire depuis quatre décennies signifie un retour au système esclavagiste comme moyen de gérer l’Amérique noire. Ce à quoi nous assistons à Ferguson, Baltimore et, bientôt, dans les quartiers noirs partout en Amérique, c’est à une rébellion d’esclaves modernes.

Aujourd’hui, il n’y a aucune direction noire légitime. Plus que tout, l’ascension d’une poignée de noirs à des postes de pouvoir a démontré l’impossibilité structurelle de trouver une place pour la majorité des Noirs en Amérique. Un maire noir, un chef de la police noire, un président noir et Baltimore brûle toujours.

Ce n’est pas une situation pleine d’espoir. Il est parfaitement possible qu’il n’y ait aucune résolution de ces problèmes. Je ne peux qu’espérer que les gens qui ont conçu cette architecture de la misère noire, ce hachoir à viande de chair noire, vont sentir le poids des dents et des ongles sur leur propre cou.

Josh Baltimore le 29 avril 2015

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La revue SIC s’affiche sur la toile

30/04/2015 Aucun commentaire

la revue SIC s’offre un site qui est pour le moment encore en construction

http://www.sicjournal.org/fr/start

sic web

Sic est un groupe international communiste de discussion et  de publication né en 2009 dans la période qui a commencé avec la crise financière mondiale et la vague d’émeutes, de mouvements sociaux et de révolutions qui a suivi.

Les fondateurs de Sic étaient eux-mêmes engages dans d’autres revues  -Théorie Communiste en France (qui s’est retirée du projet en août 2013), la revue anglophone Endnotes,  Blaumachen en Grèce (qui a cessé de paraître depuis),Riff-Raff in Suède – et dans la revue Meeting, dont 4 numéros sont parus de septembre 2004 à juin 2008, et depuis 2009, d’autres groupes ou individus se sont joints au projet, en République Tchèque (Přátelé komunizace), aux  USA, en Suisse, en Grèce et en Espagne, la participation des membres au projet ayant lieu à titre individuel.

Sic s’appuie sur le constat –  formulé à la fin des années 70 par Théorie Communiste – que la crise des mouvements ouvriers et la restructuration concomitante du rapport de classe capitaliste ont produit une situation oû aucune identité ouvrière reconnue ne peut plus être retournée contre le capital. Cette vue rétrospective jette une lumière nouvelle sur le moment présent.  Au niveau mondial, les luttes sur le salaire et les conditions de travail ne jouent plus le rôle systémiquement intégré et intégrateur qu’elles avaient auparavant à l’intérieur de l’accumulation capitaliste. La période où s’imposait un ‘régime d’accumulation’ basé sur un compromis de classe de facto, ou sur la négociation collective entre le capital productif et les couches dominantes de la classe ouvrières dans les zones centrales de l’accumulation, avec des augmentations de salaire en contrepartie des augmentation de la ‘productivité’, est révolue. Les luttes de défense de la condition prolétarienne – pour la reproduction du prolétariat en tant que tel –  sont désormais posées par le capital comme étant au-delà de ses limites, autrement dit ‘illégitimes’. L’impossibilité pour les prolétaires de s’affirmer sur la base de ce qu’ils sont dans la société, ainsi que les nouvelles formes de lutte des femmes sur la question du genre et  les luttes sur la question de la race ( ou de la ’racialisation’)  –  qui se sont manifestés de plus en plus nettement  depuis les années 60 – a aujourd’hui  rendu caduques les notions de ‘dictature du prolétariat’ et de ‘période de transition’.  Lire la suite…

Un nouveau forum sur la communisation

29/04/2015 Aucun commentaire

Baltimore : Le spectre des émeutes des années 1960 ?

28/04/2015 Aucun commentaire

 

Le gouverneur du Maryland a déclaré l’état d’urgence à Baltimore

http://www.lemonde.fr/ameriques/portfolio/2015/04/28/scenes-d-emeutes-a-baltimore_4623770_3222.html

ferguson

L’état d’urgence déclaré après des émeutes à Baltimore

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/27/baltimore-nouveaux-affrontements-apres-les-funerailles-d-un-jeune-noir_4623749_3222.html

La garde nationale va faire l’objet d’un déploiement massif et l’Etat du Maryland a requis 5 500 hommes supplémentaires en renfort.

Après Ferguson l’été dernier, une autre ville américaine est le théâtre de violentes émeutes. Les autorités du Maryland ont annoncé, lundi 27 avril dans la soirée, le déploiement massif de la garde nationale et imposé un couvre-feu nocturne pour ramener le calme à Baltimore, où des violences et des pillages ont éclaté juste après les funérailles de Freddie Gray, un jeune Noir, mort dans des circonstances encore inexpliquées après son arrestation par la police.

et pour ceules qui lisent l’anglais

http://www.zerohedge.com/node/505587

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« le problème majeur auquel nous sommes confronté, c’est nous. »

27/04/2015 Aucun commentaire

Actes d’insubordination contre l’ordre confédéral d’usine. Une position politique.

traduction de Stive

15 avril 2015

Posted by http://coordinamentomigranti.org/

La Fonderie d’ATTI/Atla de Bentivoglio a une longue histoire d’exploitation, machines dangereuses, licenciements injustifiés. Nous avons manifesté devant ses bureaux en 2004 en défense d’un travailleur qui avait refusé de travailler dans des conditions dangereuses pour sa santé.  Aujourd’hui l’histoire se répète.  Abdelkader, de retour d’un accident de travail, a légitimement refusé de retourner sur un poste de travail non adapté à ses conditions de santé et, pour cela, a été licencié. Les deux jours de grève ont bloqué l’entrée et la sortie des marchandises : actes d’insubordination contre l’ordre confédéral de l’entreprise, patron blême de rage qui expérimente ce qu’est la colère, camionnettes de la police guettant les affrontements des classes, divisions évidentes et coups échangés entre travailleurs. Tout cela s’est produit la semaine dernière à la fonderie de Bentivoglio.

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A propos d’une trajectoire politique

25/04/2015 un commentaire

Les camarades de la revue SIC nous ont fait parvenir cette déclaration

Un des fondements de la théorie de la communisation est une opposition radicale à l’Etat capitaliste dans toutes ses incarnations et aux gouvernements quelle que soit leur famille politique.

Sic n’a donc rien à faire avec des responsables gouvernementaux.

Un participant à Sic, inactif dans le projet depuis environ un an, a décidé récemment d’entrer dans un parti qui en 2015 joue la carte du keynésianisme de gauche, et il est devenu un cadre de haut rang dans la nouvelle administration Syriza en Grèce.

Nous avons pris la décision de le retirer de la liste e-mail de Sic, mettant fin formellement à son association avec le projet.

Mais il va sans dire que, étant donné sa trajectoire politique, son appartenance au projet était devenue de fait impossible.

Ceux et celles qui participent à Sic sont des partisans de la communisation ; ils partagent une compréhension de la révolution comme communisation – c’est-à-dire comme dissolution des rapports sociaux capitalistes et de l’Etat.

Poser cette théorie comme impliquant de quelque façon son contraire représente un impressionnant exploit de « délinquance dialectique ». Mais comme chacun sait, tout ce qu’on publie sur internet peut être utilisé comme preuve contre vous, et le sera sûrement.

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