Lettre de Grèce

05/07/2015 Aucun commentaire

Un camarade du blog « Communisation » nous a fait parvenir ce texte
Le texte anglais à la suite de la traduction

Lettre sur le référendum

Le propos de cette lettre est de fournir certaines informations et un aperçu des événements qui ont lieu ici en Grèce au cours des derniers jours, en particulier après l’annonce du référendum, qui à bien des égards a déclenché des processus sociaux qui conservent en effet un caractère de nouveauté qui ne devrait pas faiblir rapidement. Ce qui résume le mieux cette nouveauté est l’émergence de la polarisation entre les pro-UE et anti-UE qui n’est jamais apparu aussi clairement; cela ne signifie pas cependant que ces deux pôles ne sont pas eux-mêmes médiés. Pour accéder au cadre théorique qui sous-tend le point de vue de cette lettre, qui est nécessairement d’un caractère théorique limité en raison du manque de temps, nous proposons au lecteur de jeter un coup d’oeil à notre texte précédent sur SYRIZA qui peut être trouvé ici.

* Paraphrasant les paroles d’un camarade ici, nous pourrions dire que le référendum est le point ultime des illusions du cycle de luttes antérieur, la plupart des personnes pensant que SYRIZA avait eut sa victoire par la défaite; c’est le point de suraccumulation d’une dialectique de la lutte qui se déplaçait dans et autour de l’Etat, sans le critiquer radicalement. Lire la suite…

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A propos du référendum en Grèce

04/07/2015 Aucun commentaire

un texte paru sur https://athens.indymedia.org/post/1546448/

Référendum: voulez vous que les patrons nous exploitent, oui ou non?

από Groupe Anarchiste Kath’odon  03/07/2015 8:44 μμ.,

Après une longue période de négociations avec ses autres partenaires européens, la coalition  de SYRIZA-ANEL a décidé de recourir à un référendum. Ceci est bien sûr une question très importante qui concerne directement notre vie et aura un impact très direct sur elle. Le gouvernement fait un choix de démocratie directe, s’adressant à l’ensemble de la société. Il s’agit d’un choix politique honnête, éthique et démocratique, car une décision aussi importante doit être prise par l’ensemble des gens qui vivent en territoire grec. Soutenir le «NON» créera des conditions pour le développement d’un mouvement radical et contribuera à améliorer les conditions de vie de notre classe. Correct ? Pas du tout! Lire la suite…

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A lire sur « Douter de tout….pour tenir l’essentiel »

01/07/2015 Aucun commentaire

Pourquoi écrire sur « Soumission » ?

Les romans, on s’en fiche, surtout ceux d’un auteur à la mode comme Houellebecq, l’art c’est l’aliénation, la religion n’en parlons pas, alors ?!

Alors peut-être, mais pas tout à fait.

Un nouvel article sur DDT21 :

« Du spirituel dans l’homme et dans le prolétaire en particulier. Autour de Houellebecq et de “Soumission” »

A lire ici :

http://ddt21.noblogs.org/?page_id=470

« Du féminisme illustré »

26/06/2015 Aucun commentaire

cropped-MAD-MAX-BEYOND-THUNDERDOME-DI-09Interview très intéressante de Constance Chatterley,  auteure de l’article « Du féminisme illustré ou  le complexe de Diane », dans le Fléau social, paru en 1974

http://blastemeor.noblogs.org/post/author/blastemeor/

Version pdf:brochure-Du-féminisme-illustré

La critique de la marchandise n’est pas ipso facto une critique du capital

25/06/2015 Aucun commentaire

Tout vient à point à qui sait attendre

Le dernier texte mis en ligne sur le blog de nos camarades de « Il Lato Cattivo »

illatocattivo

http://illatocattivo.blogspot.fr/2015/05/due-parole-su-expo-e-il-1-maggio.html

Versione pdf  »

Deux mots sur l’Expo et le 1°Mai à Milan

Il Lato Cattivo

[ maggio 2015 ]

Le rapide dégonflage des velléités de Syrisa ainsi qu’un timide accent de reprise économique aux USA et en Union européenne – reprise bien réelle, mais due surtout à la chute du prix du pétrole et de la dévaluation de l’euro – permet à ces bouffons de cour de s’extasier devant ce miracle : la sortie de la crise serait dans notre dos. En vérité, la pause n’est que momentanée ainsi que Michael Roberts dans ses prévisions  pour 2015 le préconise , une dernière balançoire (reprise-recession-reprise) avant que le cycle de Kondratiev n’atteigne son point le plus bas probablement en 2018. Ce qui est parfaitement plausible. Cependant, dans l’immédiat, la période reste mouvementé et susceptible de soudaines flambées : en premier, les révoltes du prolétariat noir aux États-Unis (Ferguson, Baltimore) et celui judéo-éthiopien en Israël.  Ici, nous nous pencherons sur le cortège du 1er mai à Milan, pas seulement pour des raisons de proximité géographique. La lecture à chaud faites par des protagonistes et des participants de la manifestation milanaise, ont été nombreuses et variées (cf l’Apendice) : nous avons tenté d’effectuer une synthèse…à part

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Sur la périodisation du capitalisme

24/06/2015 Aucun commentaire

L’approche en terme de régulation : théorie et histoire

Robert Brenner et Mark Glick

L’École de la régulation est l’une des principales branches d’économie hétérodoxe en France. À l’origine largement inspirée du marxisme, cette théorie entend périodiser le capitalisme en fonction des configurations institutionnelles qui l’ont accompagné. Dans ce texte désormais classique de 1991, Robert Brenner et Mark Glick font état de cette approche et en contestent les hypothèses théoriques et les observations empiriques. Ils tendent à montrer que les divergences d’interprétation des données empiriques reposent sur une conception différente des lois fondamentales du capitalisme. Pour Brenner et Glick, la concurrence capitaliste et les rapports sociaux de production permettent de mieux rendre compte de l’évolution du capitalisme que les élaborations régulationnistes autour des institutions encadrant le travail, l’innovation et les échanges.

http://revueperiode.net/lapproche-en-terme-de-regulation-theorie-et-histoire/

A paraître : Cyber-proletariat

16/06/2015 Aucun commentaire

Un livre qui à l’air fort intéressant et qui suscite déjà des échanges sur le site anglais libcom.org Cyber-proletariat   mais malheureusement n’a pas de version en français

http://www.press.uchicago.edu/ucp/books/book/distributed/C/bo20704212.html

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La promesse utopique de l’Internet, dont on a beaucoup parlé il y a encore quelques années, a fait place aux réalités brutales de l’autoroute de l’information: les mines de coltan au Congo, les usines d’électronique en Chine, les quartiers dévastés de Detroit. Dans Cyber-Prolétariat , Nick Dyer-Witheford montre le côté sombre de la révolution de l’information à travers une analyse impitoyable du pouvoir de classe et de l’informatisation. Il révèle comment la technologie facilite la polarisation croissante entre les élites riches et les travailleurs précaires, et comment une classe domine tout, de l’élargissement de la surveillance en ligne à l’intensification de la robotisation. Dans le même temps, il regarde les possibilités de la technologie de l’information au sein des mouvements radicaux, en jetant sur les luttes économiques et sociales contemporaines la lueur bleue de l’écran d’ordinateur.

Cyber-Prolétariat  conduit l’analyse marxiste à se pencher sur un éventail de technologies modernes de l’information. Le résultat est un livre indispensable aussi bien pour les théoriciens du social que pour les hacktivistes et une lecture essentielle pour tous ceux qui veulent comprendre comment la Silicon Valley façonne notre mode de vie aujourd’hui.

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Grèce: Syrization ou la reproduction du capital par la crise politique

15/06/2015 un commentaire

Un camarade grec nous a fait parvenir deux textes. Le premier est le compte rendu d’une réunion publique tenue à Athènes le 25 mai dernier et organisée par un groupe de discussion auquel participe ce camarade.

Le second, qui sera traduit ultérieurement, est un texte interne écrit il ya quelques mois, qui  est en quelque sorte influencé par les sentiments généralement pro-SYRIZA après les élections. Dans ce document, le lecteur pourra trouver quelques autres éléments sur la relation de SYRIZA aux luttes des années précédentes

Les deux textes sont accessibles en anglais sur le blog « Communisation  »

SYRIZATION
OU LA  REPRODUCTION DU CAPITAL PAR LA CRISE POLITIQUE

A.le 7 juin 2015

Le 25 mai 2015, nous avons organisé, dans un squat du centre-nord d’Athènes, un débat public avec pour titre:

«Le gouvernement SYRIZA et sa relation avec le cycle de luttes antérieur: perspectives contemporaines de résistance contre la gestion néolibérale ».

Le point de départ de cette discussion était le fait que, pour la première fois dans l’histoire de la formation sociale capitaliste grecque, un gouvernement bénéficie du (fragile)  soutien de l’ensemble du spectre politique allant des anarchistes [organisés]  jusqu’aux fascistes [organisés] [1]. En outre, l’objectif de la discussion était de faire le point sur la batterie de concepts dont nous avons besoin pour analyser la façon dont les mouvements précédents la période 2008-2012 ont graduellement disparus et se sont quasiment ralliés à l’actuel gouvernement de coalition au travers des « convertisseurs » que sont l’antifascisme et de l’anti-memorandum.

Sans sous-estimer l’importance de la dette comme instrument d’analyse de la crise actuelle, nous avons essayé de souligner l’importance de discerner la manière avec laquelle la contradiction entre l’État et la société est reproduit à l’intérieur des mouvements et, de cette manière, d’ aider à sortir de la politique comme un moyen de socialisation distinct mais pas indépendant, lié mais pas identique à la valeur. En d’autres termes, l’Etat reste la forme politique de la relation capitaliste, mais dans le même temps, il peut imposer sa propre logique afin de stabiliser une formation sociale en crise; en tout cas, le rapport capitaliste ne peut pas être considéré comme identique à la formation sociale capitaliste.
Ce qui suit est un compte rendu personnel et des commentaires, générés par cette discussion.

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Le blog grec « communisation » reprend du service

15/06/2015 Aucun commentaire

 

En sommeil depuis un an, le blog « communisation » reprend ses activités avec un nouveau look  http://communisation.espivblogs.net/

Adorno et la discussion sur le prolétariat comme classe révolutionnaire

11/06/2015 3 commentaires

english version after

Adorno et la discussion sur le prolétariat comme classe révolutionnaire

Une des caractéristiques de l’anthropologie négative de Théodor W. Adorno, telle que Werner Bonefeld l’élucide, est  sa puissante affirmation théorique que « la nature première », la quête d’une essence humaine, ou encore de sa restauration, est une impasse tant théorique que pratique. Il n’existe qu’une seconde nature, produite par l’historicité de l’Homme [l’espèce, pas le genre], par son existence sociale. Poser la question de la vision de l’être humain comme possédant une essence trans-historique ce n’est pas dire que l’Homme n’a pas des caractéristiques distinctes qui persistent dans le temps ; une « nature humaine » si on veut. La distinction que faisait Marx entre l’abeille et l’humain en tant qu’ « architectes » dans son Capital, souligne la capacité de l’Homme à s’auto-créer  et son historicité, qui contraste autant avec le lent processus évolutif mentionné par Darwin  qu’avec la constitution transcendantale de la subjectivité humaine de Kant, et la possibilité de connaissance qu’elle induit. Notre enquête anthropologique doit commencer, donc, avec la présence historique de l’Homme tel qu’il a été façonné par la forme-valeur et les rapports sociaux capitalistes, d’un côté, et, de l’autre côté, par la possibilité objective-réelle de les abolir par la révolution et le communisme, par la création de la communauté humaine [Gemeinwesen], ce que Marcuse nommait « l’individualisme communiste ». Lire la suite…

A paraître sur dndf

09/06/2015 Aucun commentaire

si tout va bien, devrait paraître sur dndf sans ordre chronologique les traductions :

  • d’un texte sur Syriza écrit par un camarade grec et le compte rendu d’une réunion publique
  • du texte de Endnotes sur le racisme
  • d’un texte sur Camatte publié initialement en espagnol sur dndf
  • du texte sur « les émeutes en Suède en 2013″ mis en ligne sur le site de la revue SIC
  • du poème mis en ligne sur le site de la revue SIC
  • du texte paru sur le blog « communist in situ  » sur la dynamique de la fragmentation du prolétariat
  • d’un texte sur « Adorno et la discussion du prolétariat comme sujet révolutionnaire »
  • du dernier texte mis en ligne par les camarades de « il lato cattivo»

mais laissons le temps au temps

Sur les émeutes de Stockholm en 2013

27/05/2015 Aucun commentaire

 Un texte rédigé en novembre 2014 paru sur le site SIC sur les émeutes de 2013 dites « de banlieue » en Suède, qui traite de l’effondrement du mouvement ouvrier social-démocrate, de la restructuration du rapport de classe et du processus de racialisation, avec l’accent mis sur les pratiques de lutte, en elles-même conflictuelles, qui en sont nées.

http://sicjournal.org/arson-with-demands/

Traduction française à venir !

Arson with Demands
– on the Swedish Riots

30-40 years ago, the state could afford to BUILD 1 million flats in 10 years, now it’s too poor to even RENOVATE them.

– Megafonen – ‘Alby is not for sale!’1)

This exclamation is highly representative of the activism that has flourished in the suburbs of Stockholm these past years. In this case, it comes from Megafonen (‘The Megaphone’), a grass-roots activist group founded by young people in the Stockholm suburb Husby in 2008, around the principles of democracy, welfare, community, work and education. The state, says Megafonen here, no longer lives up to its proper function, which would be to ensure the material well-being of people through housing policies. The ambivalence of this perspective is already clear in the nostalgic reference to the heyday of Swedish social-democratic welfare, represented by the state housing policy which led to the construction of ‘1 million flats’ between 1965 and 1974. On the one hand, it recognises cuts, privatisations, closures, etc. as symptoms of an already existing capitalist restructuring. On the other hand, its actions emerge as the affirmation of what is left of the infrastructure and political institutions that formed the Swedish workers’ identity, e.g. public housing. Lire la suite…

Une réponse aux « Remarques sur le genre »

20/05/2015 Aucun commentaire

https://viewpointmag.com/2015/05/04/closing-the-conceptual-gap-a-response-to-cinzia-arruzzas-remarks-on-gender/

Combler le fossé conceptuel: une réponse aux « Remarques sur le genre » de Cinzia Arruzza

« Certaines personnes du courant de la communisation ont abordé cette question de façon importante, en tentant, dans les mots de Gonzalez et NetOn, de «délimiter les catégories [du genre] qui sont spécifiques au capitalisme comme « le capital »lui-même. » La façon dont Arruzza cadre sa réflexion sur la reproduction sociale permet à la question d’émerger d’une manière intéressante. Elle reconnaît que certaines formes qui dépassent le travail salarié sont logiquement nécessaires au capital, par exemple, le travail ménager non rémunéré. Elle reconnaît également que les femmes sont intimement liées à cette forme de travail indispensable. Cependant, ce lien reste contingent ; les femmes et la reproduction sociale pourraient, en théorie, être découplés. Mais que faire si nous essayions de détruire l’ensemble des relations sociales nécessaires associées aux femmes et la catégorie « femmes » dans le capitalisme. Que faire si «femme» n’était rien d’autre que la catégorie officielle des gens qui sont sur le côté de l’ensemble spécifique de relations sociales, de la même façon que le prolétariat n’est rien d’autre que la catégorie officielle des personnes qui sont sur le côté d’un ensemble spécifique des relations sociales. Dans le cas du prolétariat, les relations sociales consistent à être ceux qui ne possèdent rien d’autre que leur propre force de travail, qu’ils doivent vendre pour gagner leur vie, et être soumis à la menace d’être chassé du champ du travail par le capital. Dans le cas des «femmes», ou pour être plus efficace et précis « les personnes féminisés » (voir ci-dessous)

Combler le fossé conceptuel: une réponse  aux « Remarques sur le genre »  de Cinzia Arruzza

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Ce texte pose la question d’une théorie unifiée des relations sociales. L’essai de Cinzia Arruzza «Remarques sur le genre » nous rappelle les débats, laissés en sommeil depuis des décennies, autour de l’élaboration d’une théorie unifiée du capital. Cependant, le chemin pris par Arruzza vers cette unification en est un qui abdique la possibilité de situer le genre et la race dans le cadre de l’abstraction, logique, ou comme «mécanismes essentiels » du capitalisme, préférant intégrer ces relations envahissantes comme détails du déroulement historique et concrète du capitalisme.

Ce rejet du genre et de la race hors du cadre de la logique interne du capital n’est pas particulier à Arruzza. C’est une pratique courante au sein du féminisme marxiste, ainsi que dans d’autres courants qui tentent de faire valoir l’importance d’axes de violence, d’oppression ou d’exploitation au-delà de la classe (par exemple, la race, la sexualité, le genre) dans le mode de production capitaliste. La possibilité que le genre et la race soient en quelque sorte inhérents à la logique interne du capital n’est pas rejetée parce que les tentatives de le prouver ont échoué , elle est rejetée à priori, avant toute tentative.  Les hypothèses qui placent le genre ou la race à l’intérieur de la structure logique essentielle du capital sont si rares ou impopulaires que les critiques marxistes comme Arruzza ne sentent même pas la nécessité d’argumenter contre cette possibilité. Il est tenu pour acquis que ces relations ne figurent pas dans la logique interne du Capital , dans la structure abstraite du cœur du capitalisme. Lire la suite…

Genre et capitalisme

16/05/2015 Aucun commentaire

Le magazine étatsunien de mai « Viewpoint Magazine » publie une série d’articles sur le genre

Voici le premier d’entre eux en attendant une seconde traduction à venir pour le dernier article

https://viewpointmag.com/2015/05/04/gender-and-capitalism-debating-cinzia-arruzzas-remarks-on-gender/

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Réflexion de Genre (1). Patriarcat et/ou capitalisme : Rouvrons le débat

Cinzia Arruzza

https://viewpointmag.com/2014/09/02/remarks-on-gender/

Il est assez courant de trouver dans des textes, des tracts, des articles ou des documents féministes, des références au patriarcat et aux rapports patriarcaux. On utilise souvent le terme de patriarcat pour signifier le fait que l’oppression et l’inégalité de genre ne sont pas sporadiques ou exceptionnelles. Elles ne peuvent être réduites à des phénomènes qui ne se produiraient qu’à l’intérieur des relations interpersonnelles car ce sont, au contraire, des questions qui traversent la société toute entière et qui se reproduisent sur base de mécanismes que l’on ne peut pas expliquer en restant sur le plan individuel.

Bref, on utilise souvent le terme de patriarcat pour souligner que l’oppression de genre est un phénomène doté d’une certaine constance et d’un caractère social, et non pas seulement interpersonnel. Cependant, les choses deviennent un peu plus compliquées si on veut être plus précis sur ce que l’on entend exactement par « patriarcat » et « système patriarcal ». Et on fait encore un pas dans la complexité si on commence à se demander quel est le lien entre le patriarcat et le capitalisme et quelle est leur relation.

Itinéraire de la question

Pendant une courte période entre les années 70 et le milieu des années 80, la question du rapport structurel entre le patriarcat et le capitalisme a fait l’objet d’un débat animé entre théoriciens et militants du courant matérialiste et marxiste du féminisme (du féminisme marxiste au féminisme matérialiste d’origine français, en passant par les différente variante de ce que l’on nomme « socialist feminism » ; le féminisme marxiste ou matérialiste Afro-américain, le féminisme matérialiste lesbien, etc.). Les questions fondamentales qui étaient posées tournaient plus ou moins autour de deux axes :

1) est-ce que le patriarcat est un système autonome par rapport au capitalisme ? ;

2) est-il correct d’utiliser le terme « patriarcat » pour désigner l’oppression et l’inégalité de genre ?

Ce débat, à l’occasion duquel des écrits d’un grand intérêt ont été produits, s’est progressivement démodé parallèlement au recul de la critique du capitalisme et alors que s’affirmaient des courants féministes qui, soit ne remettaient pas en question l’horizon libéral ; soit essentialisaient les rapports hommes-femmes et sortaient donc le genre de son contexte historique ; soit éludaient la question de la classe et du capitalisme tout en élaborant des concepts qui se sont révélés très fructueux pour la déconstruction du genre (en particulier la théorie « Queer » des années 90). Lire la suite…

De l’antiracisme

11/05/2015 Aucun commentaire

Traduction d’un tract distribué lors d’une manifestation antiraciste organisée par les Jeunes Socialistes à Zurich le 28 février 2015. Le groupe Eiszeit (http://eiszeit.nfshost.com/), qui l’a rédigé, est un groupe communiste de Zürich qui contribue également à la revue Kosmoprolet (http://www.kosmoprolet.org/).

Contre le racisme et l’égalité abstraite des hommes

La biologisation ou la culturisation[i] des phénomènes et différences socialement produits constitue une niaiserie idéologique et hautement dangereuse. Peu importe que, d’une manière pseudo-scientifique, l’on explique l’inégalité directement par la nature, ou bien, d’une manière un peu plus moderne, en décrétant immuable la culture en question, cela revient, dans les deux cas, à légitimer idéologiquement et à reproduire des différences et des pratiques socialement créées. Ce sont ces mêmes idées que l’on retrouve  derrière les accès socio-chauvins qui se produisent actuellement dans tout le pays. Peu importe contre qui, selon la conjoncture du moment, est dirigée la haine – il en est de même lorsque ce sont les ressortissants nationaux des classes inférieures qui sont dans le collimateur – ces idées sont, dans leur logique même, profondément apparentées au préjugé raciste. Les phénomènes sociaux sont travestis en phénomènes biologiques ou culturels. On s’accordera tous aisément sur le fait que le racisme, même dans sa variante culturalisante la plus moderne ou sa déclinaison social-chauvine, est encore et toujours meurtrier, et que sa place est dans la fameuse poubelle de l’Histoire. En revanche, c’est sur la manière dont on pourrait l’y mettre qu’on n’est pas d’accord. Les Jeunes Socialistes, organisateurs de la manifestation d’aujourd’hui, veulent que « des organisations de droite, voire d’extrême-droite » ne puissent plus « implanter » chez les gens des balivernes sur les immigrés et que tous les hommes « soient égaux en valeur ». Pour y parvenir, « certains » lutteraient « dans la rue, d’autres dans les parlements ». La critique du niveau de cohérence de l’antiracisme des JS et du parti dont ils sont issus est plutôt facile à faire, ne serait-ce déjà qu’en jetant un coup d’œil sur l’histoire du PS et son rôle dans l’évolution de la politique d’immigration, ainsi que sur sa politique envers les étrangers et le durcissement du discours public de certains de ses représentants des plus éminents. Et là, il y effectivement de quoi faire, surtout si l’on a une définition du racisme un peu plus large comme celle que nous avons établie précédemment.  L’entreprise peut être complétée par une analyse de la manière dont les questions politiques sont débattues dans les rouages du parlement. Elle n’a rien à voir avec l’abolition des conditions qui produisent nécessairement du racisme. La proclamation antiraciste des jeunes socialistes se trouve déjà ridiculisée par les pratiques de leur parti. Mais si l’on s’arrêtait à ces conclusions relativement banales, cela reviendrait à ne même pas effleurer le cœur du problème.
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Autour de « Caliban…. »

09/05/2015 Aucun commentaire

Lettre d’Athènes

04/05/2015 Aucun commentaire

Des camarades participant à un groupe de discussion à Athènes nous ont fait parvenir ce texte

La version en anglais et en grec à la suite de cette traduction

A PROPOS de Woland

Il est désagréable de parler de la signification et des objectifs d’affaires qui ont été laissées sous le tapis. Il est tout aussi désagréable de faire des déclarations publiques sur des affaires qui n’ont jamais réussi à élucider des contenus verbeux et enfumés. Quel dommage, il nous fait du chantage !
Il y a quelque temps, nous avons été informés, par Internet et non par lui-même, que l’ex camarade Woland, avec lequel nous avons milité dans le même groupe de lecture, avait été nommé à un poste gouvernemental très élevé. De cette position et du choix de l’accepter on doit en déduire ce qu’il est: un cadre de haut rang de l’État grec et du gouvernement de coalition entre gauche et extrême droite. Les services de la préservation de la misère existante que ce cadre offre « peuvent » se rapprocher de  la lutte qu’il menait précédemment contre, mais d’une manière contradictoire.

Nous, signataires de ce texte, nous sommes  rencontrés dans le  groupe de lecture mentionné ci-dessus. Certains connaissaient Woland depuis plusieurs années, certains l’ont rencontré en 2012 pour la première fois et d’autres enfin l’ont rencontré en personne en 2014 quand ce groupe de lecture a essayé de construire un environnement théorique de discussion. Woland était en effet l’un de ceux qui avait pris cette initiative. Des discussions ont été menées dans des réunions en face-à-face ainsi que par échange de courrier, tandis qu’une liste Internet était crée, plus vaste que ce qu’il en reste. La relation étroite de Woland avec un candidat député de Syriza était connu pour nous dès le début et avait été posé  comme un « travail salarié » exclusivement, ce qui n’était pas un problème étant donné le fait que l’engagement dans les activités d’un groupe de lecture n’exige pas de critères de sélection stricts des participants. Et d’autant plus que l’ex camarade participait au mouvement depuis de nombreuses années et qu’il était considéré comme suffisamment capable de repérer les « lignes rouges » . Notre erreur concernant cette partie de l’histoire fut notre confiance en lui. Au début, ce groupe de lecture traitait de la prétendue «crise» puis du rôle spécifique de l’Etat à l’intérieur. En raison du fait que (probablement) la majorité des participants se définissaient, d’une façon ou d’une autre,  dans le courant dit de la communisation, le dit groupe a maintenu une relation spéciale avec lui, en ce sens que plusieurs partie de cette théorie furent largement débattues.

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Correspondance de Baltimore

01/05/2015 un commentaire

déclaration d’un camarade natif de Baltimore sur le soulèvement

http://sicjournal.org/a-statement-from-a-comrade-and-baltimore-native-about-the-uprising-there/

 (traduction empruntée au blog de Patlotch approximative en attente de mieux…)

Quelque chose de très important se passe non seulement à Baltimore, mais à travers toute l’Amérique noire. Aucun décès n’a été imputé aux manifestants dans une ville où 250 personnes sont tuées par an, la quasi-totalité de ces victimes d’homicides étant noires. Malgré les incendies et les pillages, les jeunes gens de Baltimore ont encore montré une plus grande retenue dans leurs conflits avec la police et les propriétaires de magasin. Je dis cela parce que pendant des années, ma famille aussi a fait l’objet d’assassinats et nombreux morts.

Comment se fait-il que le soulèvement actuel, malgré sa violence, n’ait pas débouché sur une guerre ouverte entre blancs et noirs, flics et enfants, propriétaires et locataires, patrons et travailleurs, compte tenu du fait que la guerre ouverte entre les jeunes hommes noirs dans toute la région est incessante ? Parce que les jeunes Noirs apprécient plus encore la vie de leurs ennemis structurels que la leur propre. Le processus de ce qui est probablement l’organisme social d’auto-cannibalisme le plus efficace dans l’histoire – fusillades nocturnes, agressions, overdoses – est un projet qui a été construit depuis des siècles.

Les jeunes noirs de Baltimore ont été conditionnés pour se considérer eux-mêmes comme le problème. Toutes les questions socio-économiques qui se posent sont en quelque sorte le résultat de leur comportement. Ils entendent cela, non seulement de la part des flics blancs, des enseignants philippins, des propriétaires de magasin de liqueur coréens, mais aussi du grand nombre de noirs qui ont fréquenté Coppin ou Morgan, obtenu des emplois décents et décidé que la raison pour laquelle la police les vise eux, c’est que leurs biens ne doivent pas augmenter, ou ils ne doivent pas avoir d’augmentation de salaire, parce que « les négros » ont quitté le comté , qu’ils se sont toujours volés entre eux ou que « le reste d’entre nous » se fait mal voir.

La structure de l’Amérique a évolué pour s’assurer qu’il y ait pas de place pour ces jeunes. Les mouvements d’aujourd’hui ne feront pas écho aux luttes des années soixante. Aujourd’hui il n’y a aucune protection comme dans le boom économique d’après-guerre, pas d’emplois bien rémunérés pour les travailleurs peu qualifiés, aucun effort pour intégrer les noirs pauvres dans le processus productif. Des décennies de désindustrialisation ont stoppé les tentatives économiques d’intégrer les Noirs à faible revenu au marché du travail, et l’augmentation exponentielle du système pénitentiaire depuis quatre décennies signifie un retour au système esclavagiste comme moyen de gérer l’Amérique noire. Ce à quoi nous assistons à Ferguson, Baltimore et, bientôt, dans les quartiers noirs partout en Amérique, c’est à une rébellion d’esclaves modernes.

Aujourd’hui, il n’y a aucune direction noire légitime. Plus que tout, l’ascension d’une poignée de noirs à des postes de pouvoir a démontré l’impossibilité structurelle de trouver une place pour la majorité des Noirs en Amérique. Un maire noir, un chef de la police noire, un président noir et Baltimore brûle toujours.

Ce n’est pas une situation pleine d’espoir. Il est parfaitement possible qu’il n’y ait aucune résolution de ces problèmes. Je ne peux qu’espérer que les gens qui ont conçu cette architecture de la misère noire, ce hachoir à viande de chair noire, vont sentir le poids des dents et des ongles sur leur propre cou.

Josh Baltimore le 29 avril 2015

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La revue SIC s’affiche sur la toile

30/04/2015 Aucun commentaire

la revue SIC s’offre un site qui est pour le moment encore en construction

http://www.sicjournal.org/fr/start

sic web

Sic est un groupe international communiste de discussion et  de publication né en 2009 dans la période qui a commencé avec la crise financière mondiale et la vague d’émeutes, de mouvements sociaux et de révolutions qui a suivi.

Les fondateurs de Sic étaient eux-mêmes engages dans d’autres revues  -Théorie Communiste en France (qui s’est retirée du projet en août 2013), la revue anglophone Endnotes,  Blaumachen en Grèce (qui a cessé de paraître depuis),Riff-Raff in Suède – et dans la revue Meeting, dont 4 numéros sont parus de septembre 2004 à juin 2008, et depuis 2009, d’autres groupes ou individus se sont joints au projet, en République Tchèque (Přátelé komunizace), aux  USA, en Suisse, en Grèce et en Espagne, la participation des membres au projet ayant lieu à titre individuel.

Sic s’appuie sur le constat –  formulé à la fin des années 70 par Théorie Communiste – que la crise des mouvements ouvriers et la restructuration concomitante du rapport de classe capitaliste ont produit une situation oû aucune identité ouvrière reconnue ne peut plus être retournée contre le capital. Cette vue rétrospective jette une lumière nouvelle sur le moment présent.  Au niveau mondial, les luttes sur le salaire et les conditions de travail ne jouent plus le rôle systémiquement intégré et intégrateur qu’elles avaient auparavant à l’intérieur de l’accumulation capitaliste. La période où s’imposait un ‘régime d’accumulation’ basé sur un compromis de classe de facto, ou sur la négociation collective entre le capital productif et les couches dominantes de la classe ouvrières dans les zones centrales de l’accumulation, avec des augmentations de salaire en contrepartie des augmentation de la ‘productivité’, est révolue. Les luttes de défense de la condition prolétarienne – pour la reproduction du prolétariat en tant que tel –  sont désormais posées par le capital comme étant au-delà de ses limites, autrement dit ‘illégitimes’. L’impossibilité pour les prolétaires de s’affirmer sur la base de ce qu’ils sont dans la société, ainsi que les nouvelles formes de lutte des femmes sur la question du genre et  les luttes sur la question de la race ( ou de la ’racialisation’)  –  qui se sont manifestés de plus en plus nettement  depuis les années 60 – a aujourd’hui  rendu caduques les notions de ‘dictature du prolétariat’ et de ‘période de transition’.  Lire la suite…

Un nouveau forum sur la communisation

29/04/2015 Aucun commentaire

Baltimore : Le spectre des émeutes des années 1960 ?

28/04/2015 Aucun commentaire

 

Le gouverneur du Maryland a déclaré l’état d’urgence à Baltimore

http://www.lemonde.fr/ameriques/portfolio/2015/04/28/scenes-d-emeutes-a-baltimore_4623770_3222.html

ferguson

L’état d’urgence déclaré après des émeutes à Baltimore

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/27/baltimore-nouveaux-affrontements-apres-les-funerailles-d-un-jeune-noir_4623749_3222.html

La garde nationale va faire l’objet d’un déploiement massif et l’Etat du Maryland a requis 5 500 hommes supplémentaires en renfort.

Après Ferguson l’été dernier, une autre ville américaine est le théâtre de violentes émeutes. Les autorités du Maryland ont annoncé, lundi 27 avril dans la soirée, le déploiement massif de la garde nationale et imposé un couvre-feu nocturne pour ramener le calme à Baltimore, où des violences et des pillages ont éclaté juste après les funérailles de Freddie Gray, un jeune Noir, mort dans des circonstances encore inexpliquées après son arrestation par la police.

et pour ceules qui lisent l’anglais

http://www.zerohedge.com/node/505587

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« le problème majeur auquel nous sommes confronté, c’est nous. »

27/04/2015 Aucun commentaire

Actes d’insubordination contre l’ordre confédéral d’usine. Une position politique.

traduction de Stive

15 avril 2015

Posted by http://coordinamentomigranti.org/

La Fonderie d’ATTI/Atla de Bentivoglio a une longue histoire d’exploitation, machines dangereuses, licenciements injustifiés. Nous avons manifesté devant ses bureaux en 2004 en défense d’un travailleur qui avait refusé de travailler dans des conditions dangereuses pour sa santé.  Aujourd’hui l’histoire se répète.  Abdelkader, de retour d’un accident de travail, a légitimement refusé de retourner sur un poste de travail non adapté à ses conditions de santé et, pour cela, a été licencié. Les deux jours de grève ont bloqué l’entrée et la sortie des marchandises : actes d’insubordination contre l’ordre confédéral de l’entreprise, patron blême de rage qui expérimente ce qu’est la colère, camionnettes de la police guettant les affrontements des classes, divisions évidentes et coups échangés entre travailleurs. Tout cela s’est produit la semaine dernière à la fonderie de Bentivoglio.

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A propos d’une trajectoire politique

25/04/2015 un commentaire

Les camarades de la revue SIC nous ont fait parvenir cette déclaration

Un des fondements de la théorie de la communisation est une opposition radicale à l’Etat capitaliste dans toutes ses incarnations et aux gouvernements quelle que soit leur famille politique.

Sic n’a donc rien à faire avec des responsables gouvernementaux.

Un participant à Sic, inactif dans le projet depuis environ un an, a décidé récemment d’entrer dans un parti qui en 2015 joue la carte du keynésianisme de gauche, et il est devenu un cadre de haut rang dans la nouvelle administration Syriza en Grèce.

Nous avons pris la décision de le retirer de la liste e-mail de Sic, mettant fin formellement à son association avec le projet.

Mais il va sans dire que, étant donné sa trajectoire politique, son appartenance au projet était devenue de fait impossible.

Ceux et celles qui participent à Sic sont des partisans de la communisation ; ils partagent une compréhension de la révolution comme communisation – c’est-à-dire comme dissolution des rapports sociaux capitalistes et de l’Etat.

Poser cette théorie comme impliquant de quelque façon son contraire représente un impressionnant exploit de « délinquance dialectique ». Mais comme chacun sait, tout ce qu’on publie sur internet peut être utilisé comme preuve contre vous, et le sera sûrement.

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« Histoire critique de l’ultra-gauche »

16/04/2015 Aucun commentaire

Les éditions Senonevero réeditent, en version revue et augmentée

arton16

Le dossier de presse

Manos dit Woland (ou l’inverse)

15/04/2015 4 commentaires

METTRE LES PENDULES A L’HEURE

« This weekend just gone (11th & 12th April) 2 meetings on the new Syriza government organised by Theorie Communiste, one in Lyon, the other in Marseille, were presented by Blaumachen. »
publié ici : http://dialectical-delinquents.com/the-minister-of-sic/

1 « Théorie Communiste » n’est en aucune façon « l’organisateur » des réunions publiques de Lyon et de Marseille des 11 et 12 avril et la plupart d’entre nous regrettons beaucoup de ne pas avoir pu assister à ces réunions sur la situation en Grèce qui étaient une excellente initiative.

2″Théorie Communiste » a quitté le collectif Sic depuis juillet 2013 en conservant il est vrai des rapports amicaux avec nombre de participants de ce collectif.

3 Le copain qui est intervenu lors de ces réunions n’a, à notre connaissance, jamais été membre de « Blaumachen » (groupe qui n’a plus d’activités depuis l’été 2014), ce qui de toute façon n’a jamais été une tare.

4 Manos / Woland a fait un choix qui n’est pas le nôtre, ni celui de Sic, ni celui de Blaumachen, ni celui des organisateurs de ces réunions. Depuis, il ne participe plus à aucun de ces groupes, revues ou collectifs.

Voilà pour les faits. Pour le reste, s’il plait à quelques « Délinquants de la dialectique » ou « Enfants du paradis » de trouver dans la théorie de la communisation ou pire dans les « abstractions élitistes » de « Théorie Communiste » l’origine du devenir sous-ministériel ou bancaire de Manos / Woland, libre à eux. Les ressources infinies de la dialectique sont un bien commun.

Théorie Communiste.

English translation

« Put the record straight »
Manos  aka Woland (or the other way around) »

1 « Théorie Communiste » was in no way the « organiser » of the public meetings in Lyon and Marseilles the 11th and 12th April, and most of us regret not being able to take part in these meetings on the situation in Greece, which were an excellent idea. Lire la suite…

Grèce et communisation

11/04/2015 Aucun commentaire

Article en date de l’été 2014 c’est-à-dire avant l’arrivée du Syriza au gouvernement (et à partir de laquelle le groupe « Blaumachen » a cessé d’exister ) publié sur le blog russe  посткап / post-cap

Nous ne comprenons pas comment « Post-cap » peut dire que «contrairement aux anarchistes, le mouvement de communisation reconnaît la nécessité d’une phase transitoire et de puissance temporaire pour protéger les  mesures communistes», mais …  qui connaît la théorie de la communisation?

Notes introductives de Post-cap

Il y a eu l’une des situations de crise les plus graves, ces dernières années, en Grèce. Les mesures d’austérité imposées par l’Etat étaient directement liées à la crise économique mondiale de 2007. Les taux de croissance économique élevés en Grèce dépendaient beaucoup des flux de capitaux et il apparut donc soudainement que la faillite était causée par la lourde dépendance économique aux flux externes de valeur. La Grèce est devenue l’un des pays qui paye les conséquences de la crise internationale. L’Etat grec a réorganisé l’économie pour sauver le secteur privé. Le chômage, les coupes dans les budgets publics ont effectivement conduits à la perte du statut d ‘«Etat social» (si un tel terme est approprié). Manifestations, grèves nationales, affrontements avec la police sont devenus en quelques années habituels pour le pays. Pour nous, dans ces circonstances, les événements grecs sont l’une des sources de pratiques modernes dont nous devons être conscients.

Notre camarade grec est un membre du mouvement pour la communisation (des groupes comme Théorie Communiste, Troploin, EndNotes, Blaumachen etc). Les partisans de ce courant, dans leur théorie, soulignent que le communisme est le mouvement réel et non une société «idéale» qui doit être «construite».

La communisation est le processus de destruction des attributs de la société de classe (la production des marchandises, la propriété privée, l’Etat), et de propagation du communisme. Ainsi, l’un de ses concepts les plus ambigus (sans étapes définies) est la destruction immédiate des rapports marchands. Contrairement aux anarchistes, le mouvement de communisation reconnaît la nécessité d’une phase transitoire et de puissance temporaire pour protéger les mesures communistes (voir «Communisation”» par Troploin et «Communisation vs. Socialisation”» par TC). Le mouvement de communisation ne veut pas appeler cette période «dictature du prolétariat», et il considère l’Etat comme un produit des rapports marchands et le prolétariat comme antagoniste et satellite du capital. Le prolétariat existe tant que le capital existe (et cela signifie que la contradiction entre capital et travail existe aussi), et la communisation ne se concentre pas sur le travail (puisque le travailleur est un élément du Capital), la communisation transforme le prolétaire en individu d’une société sans classes. Lire la suite…

La lutte des classes et l’État en Grèce. Présentation-débat avec un camarade d’Athènes

07/04/2015 6 commentaires

Une présentation-débat publique avec un camarade d’Athènes, aura lieu

* à Lyon, samedi 11 avril, à 16h00, MJC Jean Macé ,38 rue Camille Roy dans le 7ème arrondissement, organisé par l’association Table Rase (www.tablerase.org)

* à Marseille, dimanche 12 avril, à 14h00, au Kiosque (38 rue Clovis Hugues — http://kiosque13.noblogs.org/), organisé par Tant qu’il y aura de l’argent (www.tantquil.net)

 syriza

Il ne fait pas de doute que la coalition SYRIZA-ANEL, qui est au pouvoir en Grèce depuis janvier, doit être vue comme la représentation directe de la place Syntagma de mai-juin 2011, sur laquelle des centaines de milliers de personnes se retrouvaient autour de positions anti-gouvernement, anti-austérité et anti-UE (sans être anti-euro). Mais cette union n’a jamais permis de masquer une opposition fondamentale entre une partie plutôt « patriotique » et une partie plutôt « socialiste ». En Grèce, nous assistons maintenant à la retombée brutale de la vague de luttes initiée par la révolte de décembre 2008 et parachevée par les émeutes massives du 12 février 2012, luttes dans lesquelles l’identité ouvrière et l’auto-organisation n’étaient que peu présentes. Maintenant, la coalition SYRIZA-ANEL rejette la question de l’exploitation capitaliste hors de l’agenda social et politique, empêche une rencontre des prolétaires immigrés et nationaux comme celle de 2008, tout cela en affirmant l’unité nationale. L’antifascisme d’Etat s’est révélé être un outil essentiel dans cette dynamique. SYRIZA est donc l’expression politique de la précédente vague de luttes, c’est-à-dire en un sens son intégration à l’État ou son étatification, et non pas son élimination ou sa défaite. Du point de vue de cette politisation directe des luttes, la situation grecque peut servir à une analyse critique de la vague de luttes mondiale initiée par le mouvement des Indignés et les révoltes arabes.

« une initiative »

28/03/2015 23 commentaires

« les auteur(e)s ne sont que des accidents de la pensée »

un texte de rupture dans la théorie de la communisation

http://www.patlotch.esy.es/text/488b2cdb(autosaved_autosaved_autosaved_autosaved_Patlotch2013)-723.html

« Des outres gonflées ne sort que du vent »

26/03/2015 9 commentaires

Brève réaction à un texte publié sur le site Palim Psao sous le titre : « Les vases vides font toujours beaucoup de bruit ».

http://www.palim-psao.fr/2015/03/les-vases-vides-font-toujours-beaucoup-de-bruit-a-propos-d-une-certaine-reception-de-la-critique-de-la-valeur-en-france-par-clement

« Le marxisme traditionnel, qu’il affirme la réunion nécessaire des conditions objectives (le marxisme orthodoxe, mécaniste et positiviste) ou qu’il fasse l’apologie des conditions subjectives pour cheminer vers la révolution (un marxisme qui s’est épanoui plutôt dans la seconde moitié du XXe siècle), n’a jamais aimé la théorie marxienne de la crise interne, c’est-à-dire l’idée que de par sa propre logique sans même l’intervention des classes, le capitalisme puisse de lui-même connaître une crise de décomposition (et pas de libération !). La phrase de Marx sur le fait que « le capital est lui-même sa propre barrière » et ses développements théoriques partiels à ce sujet, n’ont finalement jamais calé avec l’idéologie marxiste primaire et ce qu’elle prenait pour être la contradiction interne du capitalisme ».

Ainsi s’exprime Clément Homs en conclusion d’un entretien (« revu et corrigé ») en défense et illustration de la Wertkritik (« Critique de la valeur ») sur le site de Palim Psao.

Je ne me livrerai pas à une critique systématique de l’école dite « critique de la valeur », cela est inutile car il arrive parfois, de façon symptomatique, que les défenseurs eux-mêmes d’une théorie, comme les tueurs en série parsemant leurs crimes d’indices dans leur rêve de puissance et leur désir de se faire prendre, se laissent aller, ivres de leur supériorité intellectuelle, à glisser un signe de leur propre supercherie. Lire la suite…

Si la réponse est Syriza, alors ce n’était pas la bonne question

24/03/2015 Aucun commentaire

Texte paru le 5 mars dernier sur le site « Brooklyn rail »

http://www.brooklynrail.org/2015/03/field-notes/if-syriza-is-the-answer-then-the-question-was-wrong

 Cognard-web1

Par Cognord

Traduction du collectif Les Ponts Tournants

Les prédictions sont souvent difficiles. La complexité des problèmes, la diversité des éléments-clefs et le caractère imprévisible des sujets sociaux en interdisent la tentative et discréditent généralement ceux qui en font. Or, en acceptant ces difficultés, on a ouvert un espace dans lequel les gens se sentent libres de dire n’importe quoi sans que cela tire vraiment à conséquence. C’est ce qui est arrivé dernièrement avec Syriza : pendant que la Droite mettait en garde contre un « radicalisme » irresponsable, la Gauche a trouvé le point de ralliement qu’elle attendait depuis longtemps pour annoncer « la dernière chance de mettre fin à l’austérité ». Encore une fois, elles avaient  tort toutes les deux.

Ce qui était remarquable, sans toutefois être vraiment surprenant, c’est que quasiment aucun des partisans de Syriza n’avait pris le temps d’examiner son programme économique tel qu’il était énoncé. Il suffisait de répéter quelques formules-clefs pour faire de Syriza l’unique espoir pour l’avenir de la Grèce (et de l’Europe par la même occasion), toute analyse rigoureuse des remèdes proposés par Syriza se trouvant reportée dans un futur hypothétique[1]. C’était comme si la gauche estimait qu’il serait impoli de présenter Syriza comme un parti social-démocrate de sensibilité progressiste, considérant qu’un examen attentif de son programme serait superflu, voire importun. Lire la suite…