« Ni marche en avant, ni marche arrière » La Chine à l’ère des émeutes

06/02/2016 un commentaire

gal_12566Rififi dans le denim

L’histoire est désormais familière : un matin, au printemps de 2011, un marchand ambulant est harcelé et tabassé par la police. Ce soir-là, des rumeurs circulent sur Internet : le marchand serait mort. Des centaines de personnes se rassemblent dans les rues, rendus furieux par l’apparent assassinat. Ils brûlent des voitures, pillent les distributeurs automatiques et attaquent la police antiémeutes envoyées pour les disperser. Mais ils ne se dispersent pas. L’émeute se poursuit sur plusieurs jours, avec des milliers de participants. Les journalistes qui viennent faire des reportages sur les événements sont bloqués par les forces de sécurité. La rumeur de l’insurrection se propage sur Internet même si le gouvernement utilise toutes ses ressources pour couper l’accès à l’information.

La suite ici

Un nouveau site communiste : « From 2008 to 2012 »

03/02/2016 Aucun commentaire

Des camarades grecs nous ont fait parvenir le texte de présentation de leur nouveau site

cropped-periodiko-2008-2012-1l’ adresse du nouveau site: http://2008-2012.net

English version below

Le « journal 2008-2012 » a été publié une première fois fin de Décembre 2012 comme un projet individuel pour comprendre le passé récent de la lutte des classes; sur cette base, il appelait ouvertement à une discussion théorique qui s’adressait à ceux avec qui il  partageait le sentiment que quelque chose de ce passé échappait à notre attention. Le site actuel est la continuation de cette tentative qui, dans l’intervalle, à travers la rencontre avec des camarades qui avaient soulevé des questions étroitement liées, avait acquis les caractéristiques d’un espace de discussion, d’un milieu si vous préférez.

En tant que co-administrateurs, du début de  2014 au début de 2015, et comme seuls administrateurs depuis le début de 2015 jusqu’à aujourd’hui du blog « communisation.espivblogs.net » (qui restera actif, mais dont le contenu ne sera plus renouvelé), nous mettons l’emphase sur la création d’un espace de discussion autour de l’argent, du contenu du communisme, de la révolution  et de la relation du prolétariat avec tout cela. Au centre de la création de ce milieu souhaité, il y a la théorie de la communisation, avec toutes ses tendances et ses extensions qui, à notre connaissance, sont parmi les très rares à continuer de soulever des questions de ce type aujourd’hui.

Indubitablement, la crise actuelle, ainsi que les formes de la lutte de classe qui l’accompagnent, ne laissent aucun espace à la réaffirmation de  l’identité ouvrière et à l’horizon d’une autre société envisagée par le mouvement ouvrier. À notre avis, il reste une question ouverte autour de ce que pourraient être les caractéristiques actuelles d’une théorie de la révolution qui ne contourneraient pas les questions de genre et de race internes à la formation sociale capitaliste, qui, en d’autres termes, élaboreraient à nouveau sur la relation entre l’Etat et la société civile.

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Nouveau texte sur DDT21 :  » Ennemi Intérieur : le Monstre sur le seuil »

03/02/2016 un commentaire

Nouveau texte sur DDT21 :  » Ennemi Intérieur : le Monstre sur le seuil »

ennemi-intérieur

« La France n’est pas partie en guerre contre l’État islamique (EI) pour défendre les Droits de l’Homme ou ceux des femmes, mais pour préserver des intérêts (pas seulement pétroliers), et sa place de grande puissance. Que les attaques de l’EI en soient la riposte ou bien qu’elles visent « notre mode de vie » importe peu pour les victimes.
Quand les États font la guerre, leurs armées se combattent, mais prennent aussi pour cible la population de l’État adverse. Les habitants du territoire contrôlé par le Califat sont malgré eux victimes « collatérales » des bombes françaises. Les habitants du territoire contrôlé par l’État français sont malgré eux victimes des assassins au service du Califat.La différence, c’est que les avions de la coalition anti-E.I. ne visent pas systématiquement et délibérément les civils, alors que le 13 novembre 2015 les djihadistes voulaient tuer des Parisiens qui n’étaient ni militants ni soldats. Chaque État massacre comme il peut. »

POUR LIRE LA SUITE IL SUFFIT D’ALLER ICI : http://ddt21.noblogs.org/?page_id=797

On trouve le texte en version PDF ici : http://ddt21.noblogs.org/files/2016/02/Ennemi-int%C3%A9rieur-le-Monstre-sur-le-seuil-Copie.pdf

Bonne lecture !

« Politique des parias. …» Contribution au débat

30/01/2016 Aucun commentaire

Nous avons reçu cela, en contribution aux échanges de commentaires sur l’article :« Politique des parias. Sur la racialisation de la classe ouvrière anglaise »

Après quelque deux décennies de croissance, beaucoup s’accordent cependant à penser que les études postcoloniales n’ont pas toujours su éviter la routinisation et le discours réitératifs, fussent-ils justifiés par l’intertextualité ; quand elles n’invitent pas à l’ironie – catégorie dont se réclament pourtant les penseurs postmodernes. La critique de ce champ de controverses adossé aux rapports entre Nord et Sud, appelle donc une « lecture contrapuntique » – l’expression est de Said [23] – en vue de repérer les travers et les lubies propres à ce champ d’études [24].

En s’installant dans l’ « esthétique de la différence », les études coloniales ont privilégié la pensée binaire, et multiplié les antinomies en gravitant sans relâche autour de l’ « identité politique ». Certes, leurs praticiens pistent les traces et les indices des « absents de l’histoire », et traquent obstinément les « sans-voix » ; mais, la plupart du temps, c’est à seule fin d’idéaliser les « subalternes » ou les « communautés » en vantant leur « capacité d’action » ou de réaction toujours assimilée à une forme de « résistance » – la dite « arme du faible [25] ». Lire la suite…

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De l’utilité des idiots séniles

28/01/2016 Aucun commentaire

(Badinter et la « réforme du code du travail »)

« La division du travail produit la spécialisation professionnelle ; chacun croit que son métier est le vrai. Sur le lien de leur métier avec la réalité, ils se font nécessairement des illusions, d’autant plus que la nature même du métier l’exige déjà. Dans la jurisprudence, la politique, les conditions sociales se changent en concepts dans la conscience ; comme ils ne franchissent pas les limites de ces conditions, les idées qu’ils en ont dans leur tête sont forcément des idées fixes : le juge, par exemple, applique le Code, et voilà pourquoi la législation est à ses yeux le vrai meneur actif. Leur marchandise inspire le respect, parce que leur profession a pour objet l’intérêt général » (Marx, L’Idéologie allemande, Ed. Pléiade, p.1035)

            Peu de documentation nécessaire préalable ici, la réfutation est interne à ce que l’on attaque : « Badinter remet les droits des salariés au cœur du code du travail » titre sur cinq colonnes Le Monde daté du 26 janvier 2016 au dessus de la photo d’un vieillard bienveillant et studieux.

Le Droit

            Nous savons que le Droit prend nécessairement la forme d’un système qui tend à la non-contradiction et à la saturation internes, il est aussi nécessairement formel. Sa saturation consiste en ce qu’aucun cas ne doit lui échapper et nous verrons que Badinter réalise le tour de force d’inventer la « saturation négative ». Sa formalité consiste à mettre entre parenthèses, dans le Droit lui-même, les contenus auxquels il s’applique, mais elle n’a nullement pour effet de faire disparaître ces contenus. Le formalisme du Droit n’a de sens qu’en tant qu’il s’applique à des contenus définis qui sont nécessairement absents du droit lui-même. Ces contenus sont les rapports de productions et leurs effets. Enfin le Droit est nécessairement répressif, il ne saurait exister sans un système corrélatif de sanctions. Dernière banalité en guise de synthèse : le Droit ne possède la forme du Droit, sa systématicité formelle, sa saturation et l’autolégitimation de la sanction, qu’à la condition que les rapports de production, en fonction desquels il existe, soient complètement absents du Droit lui-même. Bref : le Droit n’existe qu’en fonction d’un contenu dont il fait en lui-même totalement abstraction. Lire la suite…

« Seuls les désastres rendent les pauvres visibles »

25/01/2016 Aucun commentaire

« Depuis 2011, la ville américaine de Flint, au bord de la faillite, a puisé son eau potable dans la rivière. Comment la presse a-t-elle réussi à taire une telle situation d’état d’urgence sanitaire ?

Seuls les désastres rendent les pauvres visibles

C’est un trou noir de l’information, qui vient d’être projeté brutalement en pleine lumière. Un vrai trou noir. Un scandale meurtrier s’est déroulé de longs mois durant, avec la complicité des autorités locales, sans que la presse locale en dise un mot. Cela ne s’est pas passé au Nigeria, au Burundi, ni au Yémen, ces enfers pour reporters. Ni en Erythrée ni en Corée du Nord, ces dictatures épouvantables. Ni au Mexique, où les journalistes doivent enquêter au risque des cartels. Cela s’est passé dans un pays démocratique, où les journalistes peuvent se déplacer et publier librement, sans craindre de représailles judiciaires ni physiques. Au cœur des Etats-Unis. Dans le Michigan. Exactement à Flint, à une heure de route de Detroit. Depuis 2011, la ville de Flint, au bord de la faillite, a été obligée de puiser son eau potable dans la rivière, au lieu d’acheter à Detroit de l’eau du lac Huron. Les premières conséquences sur la santé publique (vomissements, pertes de cheveux, éruptions cutanées) apparaissent début 2014. La ville recommande alors de faire bouillir l’eau avant de la boire. Pour venir à bout des bactéries, elle accroît sa teneur en chlore, ce qui pose de nouveaux problèmes. L’eau attaque ensuite les canalisations, ce qui libère du plomb. On déplore dix morts, bilan provisoire.

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Tunisie : affrontements des chômeurs avec la police

22/01/2016 un commentaire

extraits de la presse francophone

Décès d’un chômeur – heurts entre police et manifestants – pillages dans la banlieue populaire de Tunis

Les autorités ont décrété vendredi un couvre-feu dans tout le pays entre 20 h et 5 h, en réaction aux « atteintes contre les propriétés publiques et privées ».

tunisie

« Si tu veux trouver un boulot, il faut payer entre 2 000 et 3 000 dinars [entre 1 000 et 1 500 euros] ou être bien introduit »

http://berthoalain.com/2016/01/22/chomage-emeute-a-douz-medenine-beja-sidi-bouzid-kasserine-skhira-21-janvier-2016/

http://kapitalis.com/tunisie/2016/01/21/cite-ettadhamen-saccages-et-risques-dembrasement/

Ettadhamen, quartier populaire à l’ouest de Tunis, s’est joint aux agitations sociales qui ont éclaté ces derniers jours un peu partout dans le pays.

Des opérations de saccages et de vols ont été signalées, dans la soirée du jeudi 21 janvier 2016, à la cité Ettadhamen, où des groupes de pilleurs, profitant d’un vide sécuritaire, ont investi un magasin qu’ils ont mis à sac.

D’autres bandes de casseurs se sont introduits au Magasin Général de la cité El-Intilaka où ils ont subtilisé des appareils électroménagers. Et aux dernières nouvelles, l’agence d’Attijari Bank a été attaquée et pillée.

Les observateurs font remarquer que les incidents dans les deux grandes cités populaires de la banlieue ouest de Tunis, Ettadhamen et El-Intilaka, font craindre l’embrasement d’autres quartiers de la capitale.

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13 novembre, éléments de contexte….

19/01/2016 un commentaire

Deux vidéos en éléments de contexte des réflexions sur les tueries de 2015 en France

1) Badiou: « penser les meurtres de masse… »

Fichier audio:

 

2) Arrêt sur image:
« Les terroristes se retrouveraient totalement dans le discours de Valls »
Sciences sociales : expliquer, est-ce excuser ?
(Vidéo retirée à la demande des auteurs…..vous pourrez peut être la télécharger quelque part……dndf)

 

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« La cigarette sans cravate…. »

19/01/2016 Aucun commentaire

Va paraitre en avril aux éditions Senonevero

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« La Cigarette sans cravate », Theo Cosme.

Syriza, la dette, le boutiquier et les luttes de classes en Grèce

Au cours des émeutes de 2008, les deux fractions de la petite bourgeoisie, la moderne et la traditionnelle, étaient unies derrière la police contre les pratiques du prolétariat des chômeurs, des précaires, des travailleurs immigrés du secteur informel, ne leur manifestant qu’une sympathie idéale. En 2011, la « crise de la dette » si savamment construite par les grandes familles bourgeoises grecques avait assommé toute la société, les classes moyennes « indignées » rejoignirent le prolétariat sur les places, mais déjà elles avaient pris l’ascendant sur lui : il ne s’agissait plus que de peuple, d’injustice, de distribution, de crédits et de revenus. La crise était devenue celle de l’oppression étrangère, de la légitimité de l’Etat, elle était devenue une affaire nationale.

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A propos du « Droit à la paresse »

16/01/2016 Aucun commentaire

Dernier texte mis en ligne sur le blog Hic Salta – communisation

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« La note qui suit est un billet d’humeur contre le Droit à la Paresse. Il y a des années que je pense que ce texte ne mérite pas la réputation qu’il a. J’ai fini par y regarder d’un peu près pour vérifier si ma réaction épidermique était justifiée. La réponse est oui. » lire la suite…

Endnotes 4 enfin en ligne

09/01/2016 Aucun commentaire

Les poèmes de la misère

06/01/2016 un commentaire

http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/459027/les-poemes-de-la-misere

Des ouvriers chinois écrivent le drame de l’«atelier électronique du monde»

 

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« La perte de toute vie / Est la disparition d’un autre moi/Une autre vis s’est desserrée / Un autre frère du travail migrant se jette du bâtiment / Tu meurs à ma place / J’écris des poèmes à ta place »

Ces vers sont de Zhou Qizao, ouvrier dans une méga-usine du groupe Foxconn à Shenzhen, en Chine. Zhou les a composés le 1er octobre 2014, après avoir appris le suicide de son jeune collègue Xu Lizhi, lui aussi poète entre deux quarts de travail sur la chaîne d’assemblage.

Califat et barbarie (deuxième partie)

30/12/2015 Aucun commentaire

la suite de l’article paru sur le site DDT21

Califat et barbarie (deuxième partie)

La répression de toute opposition n’explique pas tout. Surtout pas la « réussite » de l’État islamique (EI), c’est-à-dire le soutien populaire qu’il rencontre. C’est qu’il s’agit davantage d’un processus de construction étatique que de l’occupation d’un territoire par une « groupe terroriste ».
Après des années d’un guerre civile impitoyable, l’arrivée des troupes de l’EI ne signifie pas seulement le remplacement d’un régime de terreur par un autre, maisaussi [voir la première partie] le retour d’un État de droit, un calme relatif, une amélioration du ravitaillement, la réparation d’infrastructures, le rétablissement de services publics, la mise en place rapide d’une administration… dans le meilleur ou le moins pire des cas, certes, mais les habitants peuvent préférer l’ordre au chaos. Que l’EI joue ainsi de ses capacités régaliennes, administratives, logistiques et financières explique qu’il ait pu être accueilli comme un libérateur dans plusieurs villes, puisse apparaître pour certains « comme un régime tout à fait respectable », ou que des tribus lui aient fait allégeance.
Mais ce n’est pas tout. Il va falloir rajouter une couche, celle d’un « espoir désespérant ». Celle de l’adhésion, au delà du pragmatisme, d’une partie de cette population au discours et au projet du Califat. Car l’EI peut compter sur la participation active de dizaines de milliers de militants, soldats ou fonctionnaires, mais aussi sur le soutien passif d’un certain nombre d’habitants d’Irak et de Syrie (et sur la passivité prudente ou indifférente de beaucoup d’autres).
Et puis il y a ces dizaines de milliers de jeunes, notamment beaucoup de prolétaires, qui traversent la planète pour vivre au Califat ou y mourir, tandis que tant d’autres en rêvent.

CET ARTICLE EN PDF
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« Politique des parias. Sur la racialisation de la classe ouvrière anglaise »

30/12/2015 8 commentaires

Nous relayons ici un texte de Satnam Virdee, « Politique des parias. Sur la racialisation de la classe ouvrière anglaise » mais dans un premier temps et malgrè quelques réserves, nous relayons la recension qui en est faite sur le site du PIR.

Pourquoi relayer ce texte?
Nous trouvons très intéressant le parti pris d’apporter un complément à l’excellente somme de E.P. Thompson « la formation de la classe ouvrière anglaise » en amenant un point de vue « racialisé » en contrepoint du texte.

En effet, l’articulation classe/genre/race nous parait au coeur des réflexions actuelles dans le milieu de la communisation et nous tenons à signaler ce qui s’y produit de pertinent, à notre avis, comme nous le faisions ICI, même s’il nous semble que l’articulation « distinction de genres/distinction de classes » comporte un caractère fondateur du mode de production capitaliste et la distinction de race un caractère plus plus circonstanciel, plus conjoncturel dans l’histoire, ce qui n’enlève rien à l’horreur de l’histoire coloniale.

Il ne s’agit pas ici d’établir de hiérarchie entre les ségrégations mais de risquer une position dans la discussion actuelle. Le Capital moderne se trouve avoir déferlé sur la planète sous sa forme blanche et chrétienne et avoir réussi et écrasé le monde là ou la communauté asiatique, les civilisations de l’Inde ou de l’Egypte antique ont périclité et l’expansion arabo musulmane a été stoppée… Nous sommes preneur d’échanges de positions sur le thème…

Alors, quelle réserves?
Pour ce qui est du principe de relayer des textes de sites
« non proches », nous vous renvoyons aux échanges plus ou moins passionnants qui ont suivi le texte « un monde immonde engendre des actes immondes ». Lire la suite…

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« Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes »

29/12/2015 Aucun commentaire
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CAMBODGE : les ouvriers se rebiffent

23/12/2015 Aucun commentaire

http://berthoalain.com/2015/12/23/emeute-ouvriere-a-bavet-svay-rieng-2021-decembre-2015/

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Les travailleurs de la Manhattan SEZ et celle voisine de Tai Seng ZES ont protesté et des affrontements ont lieu avec la police depuis jeudi dernier, exigeant une augmentation plus importante du salaire minimum pour les ouvriers de la confection

La police a utilisé des canons à eau pour la deuxième journée consécutive pour briser les manifestations. Deux camions de pompiers ont également été endommagés dans les dernières violences dans la Zone économique spéciale de Manhattan (ZES), a déclaré un responsable provincial.

« Les travailleurs  ont jeté des pierres sur la police et la police militaire qui ont tenté de briser leur mouvement de protestation », a déclaré le fonctionnaire, qui a demandé à ne pas être nommé. « Ils portaient des casques, mais les pierres les ont fait éclater. »

 

« Certains syndicats ont exhorté les travailleurs à retourner au travail et de négocier paisiblement leurs demandes. »

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EndNotes : « Dynamique et limites de la situation »

15/12/2015 Aucun commentaire

Traduction du texte discuté lors des deux réunions qui se sont tenues à Thessalonique et Athènes, les 27 et 28 novembre dernier autour des camarades d’EndNotes.

endnotes grec

Mise à jour de: “The Holding Pattern”

https://www.dropbox.com/s/w8ce97ciomy4crp/endnotes%20presentation_english.docx?dl=0

Présentations à Thessalonique et Athènes, 27 au 28 novembre 2015

Dans “The Holding Pattern”, dans EndNotes 3, nous avons suggéré que, tout comme les actions extraordinaires des états capitalistes depuis 2007 avaient réussi à geler le développement de la crise, les luttes de 2011-2013 étaient  bloquées et incapables de s’aventurer au-delà d‘un plus petit commun dénominateur  – le sentiment anti-austérité, anti-police et anti-corruption – dans le mouvement des places. Dans cet exposé, nous allons revisiter certains de ces thèmes.

Nous pouvons examiner la crise 2007/8 sous deux angles. D’un coté, ce fut vraiment la crise la plus profonde depuis la Grande Dépression. Une crise de proportions épiques. Mais d’un autre point de vue, cette crise ne fut rien de nouveau,  simplement la dernière d’une longue série. Depuis 1973, les récessions sont de plus en plus  longues et profondes, et les phases de croissance entre ces crises de plus en plus faibles. Les états ont mis en place des mécanismes pour gérer les crises récurrentes du capital, et ces mécanismes ont été rapidement mis en mouvement, encore une fois, en 2008. Ils ont misé sur les dettes privées comme sur les dettes publiques, comme ils l’avaient fait dans de nombreuses crises auparavant, mais cette fois à une échelle beaucoup plus grande: les sociétés financières se sont renflouées. Ils ont également dépensé de l’argent pour payer le chômage et d’autres prestations, comme ils l’avaient fait dans le passé, en dépit de la baisse des recettes de l’état. Pendant ce temps, les banques centrales  prenaient des mesures extraordinaires. Elles ont baissé les taux d’intérêt à 0 %, offrant essentiellement aux banques privées de l’argent gratuit,  puis elles ont commencé à prêter directement au secteur privé, soutenant  le marchés des valeurs mobilières en devenant « dealers en dernier recours ».

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Punk Islam

10/12/2015 un commentaire

le dernier texte mis en ligne par nos camarades italiens.Traduction à venir

 

illatocattivo

Punk Islam

Dopo gli attentati di Parigi del 13 novembre

Il Lato Cattivo

Con buona pace tanto di Hollande che di Al-Baghdādī, nessuno scontro fra civiltà eterogenee e irriducibili l’una all’altra è in corso, ma nient’altro che uno scontro intestino, che mostra una volta di più la plasticità di un modo di produzione – quello capitalistico – che sebbene trovi nella democrazia parlamentare la sua traduzione politica più adeguata, è capace di adagiarsi, almeno in via contingente, su quasi tutte le forme di governo, di organizzazione politica e di ideologia, masticando, digerendo e rimettendo in circolazione ogni tipo di materiale o sedimentazione storico-sociali. […] I kalashnikov di Daesh sono la «follia» di un mondo la cui «ragione» è un F-16. Ora, ribadire simili verità è sacrosanto, ma è d’altronde il «minimo sindacale»: a questo stadio, non abbiamo – nel migliore dei casi – fatto che enunciare delle generalità, ancora al di qua di una vera analisi materialistica di ciò che si sta svolgendo sotto i nostri occhi, qui da noi come in Medio Oriente. Limitarsi a questo, servirà al massimo a scandire qualche scialbo slogan, utile, nel migliore dei casi, a épater la bourgeoisie.

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Califat et barbarie (première partie)

07/12/2015 2 commentaires

Nouvel article sur DDT21 : Tristan Leoni, « Califat et barbarie. Première partie :de l’État ».

ddt21

La naissance d’un État n’est ni fréquente, ni attendrissante. Et le prématuré, le proto-État, bien que très fragile, est déjà nuisible. Avec l’actuelle restructuration du Proche-Orient, nous assistons à la constitution de nouvelles entités, les plus connues étant l’État islamique (EI) et le Rojava (Kurdistan occidental). Celui-ci, parangon de démocratie et de féminisme, serait un rempart contre la barbarie du premier. Car l’État islamique est un monstre, les images le prouvent. Tout le prouve. Il faudrait d’ailleurs le nommer « Daech » car il ne mériterait pas le « noble » qualificatif d’État et n’aurait « rien à voir » avec l’islam. L’explication devrait suffire. Elle n’est pourtant pas suffisante pour comprendre pourquoi et comment, depuis des mois, huit à dix millions de personnes vivent dans un territoire en guerre contre le reste de la planète. Les jours du Califat sont sans doute comptés, mais la question, elle, demeurera : Pourquoi ça marche ?

LIRE LA SUITE SUR http://ddt21.noblogs.org/

ARTICLE EN PDF ICI : http://ddt21.noblogs.org/files/2015/12/Califat-et-Barbarie.Premi%C3%A8re-partie-Copie.pdf

Pétrification partielle de la lutte des classes ?

06/12/2015 Aucun commentaire

Traduction de l’éditorial de Endnotes n°4

Oakland-port-is-shut-down-007

english version below

Depuis la dernière édition d’EndNotes en 2013, le train-épave de l’économique mondiale a avancé en cahotant. Pas de vraie reprise, mais pas non plus de retour à des conditions ressemblant à la dépression. On ne sait pas combien de temps cette période intérimaire va durer. L’emballage de mesures exceptionnelles a été décrété à plusieurs reprises, le plus récemment en Septembre 2015, où l’on attendait que la Réserve fédérale américaine relève son taux directeur (ce mouvement aurait mis fin à une séquence de six ans pendant laquelle le taux des fonds fédéraux était à zéro). Mais cela fut également annulé à la dernière minute. Dans une scène désormais familière, des technocrates qui s’agitent sur scène, quelques papiers froissés, puis l’agitation à nouveau. Un autre cycle d’assouplissement quantitatif est prévu. Avec peu de changement, les économies des pays à revenu élevé continuent de tourner au ralenti. Pendant ce temps, l’incertitude et la turbulence économique s’étendent eux-mêmes des pays à revenu élevé à ceux à faible revenu, qui ne sont plus pensés comme le lieu d’une éventuelle « dissociation » économique. Aujourd’hui, les nouvelles en provenance du Brésil paraissent sombres, et les nouvelles de la Chine s’assombrissent chaque mois. Ceci a déjà un impact à travers le monde sur les économies à faible revenu, tant celles ci dépendent de la demande de la Chine pour les matières premières. Sommes-nous sur le point de voir une autre «crise de la dette du tiers monde », comme nous l’avons vu en 1982?

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« Va te faire foutre, Google! »

04/12/2015 Aucun commentaire

Trouvé sur le blog de nos camarades de Endnotes 

https://twitter.com/endnotesjournal

http://www.criticatac.ro/lefteast/fuck-off-google-interview-with-nick-dyer-witheford/ …

« Va te faire foutre, Google! » Entretien avec Nick Dyer-Witheford

L’interview a été réalisée à Kiev, Ukraine, suite à une conférence donnée par Nick Dyer-Witheford à l’Université technique nationale d’Ukraine « Kiev Polytechnic Institute » (NTUU KPI). Nous tenons à remercier ceux qui ont permis à cette conférence et ce texte d’exister, à savoir Dergunov Youri, Volodymyr Ishchenko, Serhiy Odarych, Alona Liasheva et bien sur Nick Dyer-Witheford.

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Le marxisme et la cybernétique

S’agissant d’une l’époque à forte sociologie marxiste développée, y compris le structuro-fonctionnalisme, les approches communicatives, l’école de Francfort, etc. À votre avis, dans quelle mesure est-il sensé d’utiliser l’approche dialectique de Marx pour l’analyse des phénomènes de la robotisation, la communication de masse, la révolution de l’information, développements que Marx et ses disciples ne pouvaient même pas imaginer, en prenant particulièrement en compte les mécanismes de direction, de contrôle et la violence concentrés dans les mains de la classe dirigeante? Cette approche est-elle universelle,  peut-elle être fondée sur la solidarité universelle de toutes les personnes, indépendamment de leur classe?

Oui, je pense que oui. Voilà pourquoi je travaille au sein de la tradition marxiste. Je pense que le marxisme que nous avons aujourd’hui n’est pas le même que celui que nous avions quand Marx terminait le capital. Parce qu’il est non seulement une tradition révolutionnaire permanente, mais aussi une tradition continue de connaissance. Si bien que la validité du marxisme se poursuit seulement si le capitalisme perdure comme mode de production dominant. Évidemment, il y a des aspects qui pourraient aller au-delà ce que Marx a observé en son temps. Mais de nombreux aspects de son analyse de la logique du système persistent, si bien que le marxisme contemporain doit être un mélange de choses qui restent et de choses qui changent constamment. Ce qui change, je crois, doit le faire radicalement. Le marxisme d’aujourd’hui est, par exemple, un marxisme qui a été  profondément influencé par le féminisme, l’écologie, probablement parce que, dans ces deux domaines, le genre et les relations avec la nature, Marx était surtout un homme de son époque, le 19e siècle. Mais la révision peut être un processus profond. Je crois qu’il y a encore énormément à apprendre de lui en ce qui concerne la logique de base du capitalisme.

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« Note de lectures à propos du 13 novembre »

28/11/2015 12 commentaires

Ce long commentaire de RS aurait du prendre place à la suite du commentaire N° 33 de Lobo, à la suite du texte « Un monde immonde engendre des actes immondes ». Sa longueur et son intérêt nous le font publier ici.  Les soutiers

Je viens de lire les textes dont la lecture était préconisée par Lobo dans son commentaire (n° 33) du 26/11/15. Il est bien évident, comme je l’ai dit dans un précédent courrier, que le texte de Saïd Bouamama est critiquable, mais encore faudrait-il le critiquer dans son contenu et non dans sa signature (je signale également une interview du même, intitulée L’immigration et les banlieues en lutte, publiée le 32/1/2007 sur le site de Acontresens).

            Voyons donc des textes « infiniment plus instructifs » (Lobo).

* Sur le blog de Paul Jorion
Quelques explications géopolitiques assez banales, en deçà de ce que l’on peut lire dans le Monde Diplomatique et, à coup sûr, moins « instructifs » que les articles que l’on peut lire actuellement dans Le Monde (quotidien) sur les contradictions de la politique au coup par coup américaine et les zigzags et revirements de la politique française. Bien évidemment quelques remarques sur la «misère» qui ne sont pas un « ramassis de clichés » (Lobo) pour la bonne raison que la «misère» n’y est à aucun moment territorialement, socialement, historiquement et « racialement » spécifiée. Lire la suite…

Communisation in Greece

23/11/2015 Aucun commentaire

« Un monde immonde engendre des actes immondes »

16/11/2015 49 commentaires

malcolm-x

Trouvé sur la toile, ce que nous avons trouvé de meilleur pour le moment….

Un monde immonde engendre des actes immondes : Ne pas renoncer à penser face à l’horreur

Saïd Bouamama

15 novembre 2015

A l’heure où nous écrivons le bilan des tueries parisiennes est de 128 morts et de 300 blessés. L’horreur de cette violence injustifiable est absolue. La condamnation doit l’être tout autant, sans aucune restriction et/ou nuance. Les acteurs et/ou commanditaires de ces meurtres aveugles ne peuvent invoquer aucune raison légitime pour justifier ces actes immondes. La tragédie que nous vivons débouchera sur une prise de conscience collective des dangers qui nous menacent ou au contraire sur un processus de reproduction dramatique, en fonction de notre capacité collective à tirer les leçons de la situation qui engendre un tel résultat. L’émotion est légitime et nécessaire mais ne peut pas être la seule réponse. La réponse uniquement sécuritaire est également impuissante. C’est justement dans ces moments marqués par l’émotion collective que nous ne devons pas renoncer à la compréhension, à la recherche des causes et à la lucidité face aux instrumentalisations de l’horreur.

l’article complet ici:

https://bouamamas.wordpress.com/2015/11/15/un-monde-immonde-engendre-des-actes-immondes-ne-pas-renoncer-a-penser-face-a-lhorreur/

Jacques Camatte et «le chaînon manquant» de la critique sociale contemporaine.

05/11/2015 Aucun commentaire

Traduction du texte de Federico Corriente: Titre original «Jacques Camatte y el eslabón perdido de la crítica social contemporánea. »

http://hommodolars.org/web/spip.php?article5295

L’œuvre de Jacques Camatte, publiée depuis 1968 dans les séries successives de la revue INVARIANCE[1], surprend tant par l’extension, la richesse et la variété de sa thématique, que par la faible diffusion dont, à première vue, elle a été l’objet. La série I, consacrée principalement à la colossale tâche de divulgation et d’analyses des inédits, ou des textes inaccessibles du jeune Marx et des Gauches Communistes en rupture avec la III Internationale (le KAPD allemand, Gorter, Pannekoek, Bordiga) suffit à elle seule à placer INVARIANCE et son principal animateur à une place de choix au sein du panorama de la critique sociale contemporaine. Si l’on y ajoute la longue et innovatrice étude sur le célèbre Chapitre IV inédit du Livre I du Capital, publiée pendant des années sous le titre de Capital et Gemeinwesen, en sus des analyses fouillées et exhaustives sur l’histoire du mouvement Communiste, de l’évolution du capitalisme contemporain et des mouvements de révolte sociale les plus notables de l’époque, la perplexité et l’étonnement envers la méconnaissance entourant J.Camatte ne peuvent que croître.

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L’abolition de la valeur – discussion avec Bruno Astarian

02/11/2015 6 commentaires

L’abolition de la valeur – discussion avec Bruno Astarian, auteur d’un « feuilleton sur la valeur et son abolition »

Vendredi 13 novembre à 19h30 

Le Rémouleur 
106, rue Victor Hugo
93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)

La théorie marxienne de la valeur est marquée par les luttes du mouvement ouvrier d’alors, notamment les coopératives ouvrières. Dans le communisme de Marx, le travail est peu différent de ce qu’il est dans le capitalisme, sauf qu’il est planifié. Les conditions d’aujourd’hui amènent à penser que l’abolition de la valeur travail est aussi celle du travail. Ce qui donne la possibilité de mettre au concret la théorie de la valeur, et d’avoir un nouveau point de vue sur ce que pourrait être la valeur abolie.

Marx e la comune agricola russa: cui prodest?

30/10/2015 Aucun commentaire

 

Traduction du texte de décembre 2014 paru sur le blog de nos camarades italiens

illatocattivo

http://illatocattivo.blogspot.fr/2014/12/marx-e-la-comune-agricola-russa-cui.html

Marx et la commune agricole russe: cui prodest?

Il Lato Cattivo

[ décembre 2014 ]

La crise actuelle du mode production capitaliste est, bien compréhensiblement, porteuse d’un nouveau intérêt pour Marx. Dans la profusion des publications – académiques ou non – qui apparaissent un peu partout, aux USA et en Europe mais pas seulement, certains travaux d’un certain intérêt ne tardent pas à percer. Il y a par contre, comme cela advient à chaque fois qu’une étude touche à la «marxologie», le défaut de vouloir découvrir et faire découvrir le vrai Marx, contre les faux Marx d’un passé généralement associé aux méchants souvenir du «socialisme réel». Enfants d’une téléologie qui voit dans l’histoire l’affrontement du Vrai et du Faux, des telles ambitions, bien qu’elles puissent parfois être fécondes, nous disent davantage sur les fantasmes des auteurs en question et sur leur époque que sur Marx lui-même. Chaque génération, comme l’écrivit Karel Kosík dans Dialectique du concret (Maspéro 1970), cherche et découvre dans le texte marxien ce qui est nécessaire pour exercer une prise théorique sur son présent et, par conséquent, met en relief certains aspects de Marx pour en écarter d’autres; chaque génération, en somme, s’abreuve à la source originelle pour la traduire (la trahir) une fois de plus. Le Marx évolutionniste et progressiste de la Seconde Internationale était-il une simple falsification? Ou était-ce plutôt la lecture plus naturelle que l’on pouvait donner de Marx, dans les conditions de la Belle Époque qui précédèrent la Première Guerre mondiale? Engels n’écrivit-il pas que la période des bouleversements violents, au moins pour les pays capitalistes les plus développés, était terminée?

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« Les dieux ne sont pas tombés sur la tête »

25/10/2015 Aucun commentaire

Ca ne révolutionnera pas le monde mais ça fait quand même bien plaisir…

Dans le Monde de vendredi dernier

Les dieux ne sont pas tombés sur la tête
En Tanzanie, la plus petite tribu du pays, les Hadza, s’apprête à participer à l’élection présidentielle du 25 octobre. Des chasseurs-cueilleurs vivant à la lisière du monde sédentaire qui ne reconnaissent aucun chef
C’est une tribu d’archers nomades, les Hadza, qui vit dans le nord de la Tanzanie, non loin de la frontière kenyane. Un millier de personnes au total, le plus petit groupe ethnique de la Tanzanie, qui ne reconnaît ni chef ni droit à la propriété. Les femmes cueillent des baies et des racines. Les hommes, quand ils ne récoltent pas du miel, tirent des flèches empoisonnées sur les girafes et les babouins. Ce peuple s’apprête néanmoins à peser dans l’élection présidentielle tanzanienne du 25  octobre, en participant au scrutin national dans les bureaux de vote installés en brousse. Lire la suite…

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« Pris au piège dans une fête dans laquelle personne ne vous aime.. »

23/10/2015 Aucun commentaire

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Trapped at a Party
Where No One Likes You

traduction de l’intro et de la présentation d’un texte rédigé au printemps dernier (mis en ligne sur le site « SIC ») du groupe de discussion « Surplus Club » basé à Francfort, en Allemagne qui tente de démêler l’énigme de ce que cela signifie d’être à la fois voulu et rejeté dans le même temps au sein de la totalité de la relation capital-travail dans le moment présent.

« Pris au piège dans une fête dans laquelle personne ne vous aime.. »

Lorsque l’on considère le chômage, l’exclusion sociale ou la précarité, il est insuffisant de trouver refuge dans la question empirique des groupes qui vivent dans ces conditions. Les identités sociologiques contemporaines sont elles-mêmes des formes de l’apparence, des moments de la totalité de la reproduction du rapport capital-travail et ceci dans le contexte de la dévaluation de la marchandise force de travail qui se déroule actuellement au travers de la catégorie de prolétariat surnuméraire.

Introduction
Au début de 2015, quiconque espère une reprise des marchés du travail doit réduire ses attentes. [1] Les apologues spécieux du redressement élastique du taux de chômage et de la création d’emplois se heurtent aux prévisions de croissance continuellement révisées reflétant l’inertie à la fois des pays à hauts PIB et des économies émergentes. Au niveau mondial, la période écoulée depuis la crise de 2007-08 a connu, au mieux, une activité économique tiède malgré une relance monétaire et une injection de liquidités sans précédent. L’investissement des entreprises reste essentiellement stagnant, plus récemment, avec les coupes spectaculaires dans le capital investit chez les producteurs d’énergie. [2] Lire la suite…

Kosmoprolet #4 est sortie

20/10/2015 un commentaire

un oubli que nous réparons

Disponible à partir de Septembre 2015 | 208 pages | € / 6 5 CHF

Edité par les «amis et les amies de la société sans classes » (Berlin), «Ice Age» (Suisse) et « La Banda Vaga » (Freiburg)

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■ Editorial

■ Abseits des Spülbeckens. Fragmentarisches über Geschlechter und Kapital

■ Reflexionen über das Surplus-Proletariat. Phänomene, Theorie, Folgen

■ Elend und Schulden. Zur Logik und Geschichte von Überschussbevölkerungen und überschüssigem Kapital

■ Moloch und Heilsbringer. Zur Geschichte und Kritik des Sozialstaats

■ Israel, Palästina und der Universalismus

■ Leiharbeit. Ende der Identifikation mit der Ausbeutung oder doch nur Waffe des Kapitals?

■ Zwischen Eigentor und Aufstand. Ultras in den gegenwärtigen Revolten