« Le stalinisme de la canne à sucre »

18/07/2021 Aucun commentaire

« Capitalisme d’État et développement à Cuba »

Le dimanche 11 de ce mois, une vague de protestations a débuté dans différentes villes cubaines. L’appauvrissement général, le manque de vaccins, les pannes d’électricité constantes, la situation sanitaire et la gestion par le gouvernement de la pandémie de coronavirus sont quelques-uns des facteurs les plus visibles à l’origine de ces journées de manifestations. Les secteurs de droite, surtout en dehors de l’île des Caraïbes, se précipitent pour tenter d’hégémoniser le mécontentement. Une grande partie de la gauche, pour sa part, soit condamne les masses qui sont descendues dans la rue, achetant en fait la version de droite, soit aussi, plus ou moins timidement, appelle à “plus de démocratie” et à une plus grande libéralisation de l’économie. Mais ce qui se passe à Cuba n’est pas étranger à la scène mondiale. Les révoltes sociales surgissent partout, car ce sont les conditions de vie imposées par la société capitaliste qui sont contestées par ces mouvements. Et, bien sûr, Cuba est aussi capitaliste que n’importe quelle région du monde. Lire la suite…

« En Afrique du Sud, 45 morts lors d’une vague de pillages sans précédent »

13/07/2021 un commentaire

« Bien que certaines des manifestations semblent avoir été déclenchées par la détention de 15 mois de Zuma pour outrage au tribunal , elles sont liées à des difficultés économiques et à des restrictions renforcées provoquées par une troisième vague de la pandémie de Covid-19…. »

https://www.lemonde.fr/afrique/video/2021/07/13/en-afrique-du-sud-45-morts-lors-d-une-vague-de-pillages-sans-precedent_6088175_3212.html

« Il y a comme une vague, et la foule aux milliers de jambes qui courent, aux milliers de bras dressés ou tenant des pierres, reflue dans un vacarme de cris. Le résultat des coups de feu, balles en caoutchouc ou balles tout court, qui ont éloigné, l’espace d’une course jusqu’au coin de la rue, la masse humaine de pillards devant le centre commercial de Phumula. Lundi matin 12 juillet, la police tient l’enceinte aux grilles déjà enfoncées depuis quelques heures, avec une poignée de gardes de compagnies privées, attendant l’assaut final, celui que mènent hommes, femmes et un certain nombre d’enfants pour investir le « mall » (centre commercial) de Phumula, à l’est de Johannesburg, la plus grande ville d’un pays, l’Afrique du Sud, où les pillages se répandent comme un incendie. »

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/07/13/une-vague-de-pillages-fait-craindre-pour-la-stabilite-de-l-afrique-du-sud_6088097_3212.html?fbclid=IwAR3mw8wRI8yOwAG_GquItMiWam2IV1T1o9aVbZjVAjJ1UdU5NWvi4F9SLcI

 

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Chili : ultragauche, critique de la valeur et théories de la communisation

11/07/2021 Aucun commentaire

Traduction DeepL d’un texte publié sur le blog de Carlos Lagos

Parler aux murs

Introduction

Depuis quelque temps déjà, avant que n’éclate la rébellion d’octobre 2019 au Chili, certains milieux d’ultra-gauche ressentaient le besoin de faire le point sur leur propre activité et leur histoire. La première difficulté, qui les en avait probablement dissuadés, était de savoir exactement de quoi ils voulaient parler. La première difficulté, qui avait probablement dissuadé cette tâche, consistait à savoir de quoi l’on voulait parler exactement. Quelle était l’ultra-gauche qui exigeait un bilan ? Jusque-là, la réponse ne pouvait qu’indiquer une poignée de camarades qui se connaissaient, qui avaient en commun de s’être volontairement placés sous le feu croisé du marxisme et de l’anarchisme, et qui semblaient condamnés à n’avoir d’autres interlocuteurs que leur propre cercle d’amis les plus proches. Dans ces conditions, rien ne semblait justifier un bilan qui n’aurait de toute façon pas grand-chose à dire, si ce n’est célébrer la ténacité de ceux qui ont passé leur temps à produire des textes que presque personne ne lisait. Lire la suite…

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DDT 21 « Écologie / 08 / Cause perdue ? »

28/06/2021 Aucun commentaire

Écologie / 08 / Cause perdue ?

Un militant syndicaliste espagnol disait en 1922 : « si seulement nous avions pu nous emparer des moyens de production lorsque le système était jeune et faible, nous aurions pu le développer lentement à notre avantage, en faisant de la machine l’esclave de l’homme. Chaque jour que nous attendons rend les choses plus difficiles. »

Cent ans ont passé. Sans inversion à bref délai des tendances actuelles, l’augmentation moyenne des températures dépassera 2° au cours de notre siècle, les conséquences en seront catastrophiques, et les gouvernants y répondront par un mélange de déni, de réforme dérisoire et de répression aggravée. Serait-il déjà trop tard ? LIRE LA SUITE

STATES « Ma vie ne vaut pas un travail sans issue »

27/06/2021 Aucun commentaire

« Les employés du commerce de détail démissionnent à un rythme record pour un travail mieux rémunéré…

Les Américains abandonnent leurs emplois par millions, et le commerce de détail ouvre la voie avec la plus forte augmentation de démissions de tous les secteurs. Quelque 649 000 travailleurs du commerce de détail ont déposé leur préavis en avril, le plus grand exode d’un mois de l’industrie depuis que le département du Travail a commencé à suivre ces données il y a plus de 20 ans… »

https://www.washingtonpost.com/business/2021/06/21/retail-workers-quitting-jobs/?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=wp_main

https://finance.yahoo.com/news/workers-are-quitting-at-historic-rates-180539760.html

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« Dérives et embardées, l’écart intraduisible » Jasper Bernes

16/06/2021 Aucun commentaire

Traduction du dernier texte de la série sur la communisation de Jasper Bernes portant cette fois sur « la théorie de l’écart » développée par la revue « Théorie Communiste » dans son numéro 20 .

« Dérives et embardées, l’écart intraduisible »

Dans le sixième chapitre de cette série, j’ai abordé la notion d’écart de Théorie Communiste, la déviation (ou la faille) au sein de l’action de classe, et j’ai tenté d’en faire ma propre élaboration. La théorie de l’écart, on s’en souvient, tente de s’attaquer à l’insuffisance de l’auto-organisation en tant que telle. “L’auto-organisation est le premier acte de la révolution , la suite s’effectue contre elle” Concept véritablement dialectique, l’écart est à la fois la forme de ce dépassement et la faille, ou la brèche, qui doit être colmatée par celui-ci. Cette faille-écart, cette faille diagonale ou latérale, ai-je suggéré, pourrait être considérée comme l’autre organisation de l’auto-organisation, ou ce qui revient au même, l’auto-organisation de l’auto-organisation. En un mot, la théorie de la « déviation » révèle que le soi de l’auto-organisation est problématique, lié aux notions de droit, de propriété et d’appartenance qui sous-tendent le mouvement communiste mais que le mouvement du communisme devra défaire. Lire la suite…

Gardons les yeux grands ouverts

13/06/2021 Comments off

« Le « populisme » des gilets jaunes, expression actuelle de la lutte des classes ? » Sortir du capitalisme

30/05/2021 Aucun commentaire

Une émission autour du « populisme » des gilets jaunes, et plus généralement du populisme « par en bas », comme expression actuelle de la lutte des classes – avec des membres du collectif stoff, auteur sur ce sujet d’un article dans leur revue.

L’émission (1 heure) comporte :

Une définition du populisme d’en bas comme expression des rapports de classe contemporains, caractérisés par une disparition de l’identité ouvrière et du mouvement ouvrier organisé consécutifs à la « restructuration » néolibérale du capitalisme des années 1970-1980 ;

Une approche du populisme d’en bas comme « tension à la communauté » dans un sens non pas communiste libertaire mais plutôt « communautaire » exclusiviste (en termes d’appartenance raciale, nationale ou religieuse) ;

Une discussion des possibilités de transformation/dépassement du populisme sur un mode révolutionnaire non-exclusiviste.

http://sortirducapitalisme.fr/emissions/328-le-populisme-des-gilets-jaunes-expression-actuelle-de-la-lutte-des-classes?fbclid=IwAR3DwZMaD89FnVLAn2YMM__oN1PZ0YdgSGtlBKVKZ9i79pEY3MkX3Vab36A

« Marx et la théorie de l’Histoire » Agitations

21/05/2021 9 commentaires

Communes et colonialisme

D’abord fervent partisan de l’expansion du capitalisme qui devait être le prélude à la constitution d’une classe révolutionnaire mondiale, Marx a évolué vers des positions moins tranchées à la fin de sa vie, pour finir par formuler une critique acerbe de la destruction systématique des rapports sociaux précapitalistes par les puissances coloniales. Ce basculement, dont témoigne l’étude de ses Cahiers ethnographiques ou de sa lettre à la populiste russe Vera Zassoulitch, est le fruit d’un long cheminement théorique et d’une attention toute particulière portée aux sociétés dites primitives. La relecture de ces notes que nous a laissées Marx revêt des enjeux politiques actuels, puisqu’elles posent la question de la possibilité concrète de la révolution en l’absence d’un prolétariat majoritaire et unifié. Pendant toute l’époque du mouvement ouvrier, la vision téléologique et eurocentrée de l’Histoire a prédominé et affirmait que la révolution ne pourrait venir que des centres capitalistes occidentaux en raison de la concentration industrielle qu’ils abritaient. Aujourd’hui, il est flagrant que ce n’est pas (plus) le cas, et que les soulèvements d’ampleur ont davantage lieu dans les Suds.
Cet article est un développement du texte que nous avions publié sur l’ouvrage de Kevin Anderson, Marx aux antipodes, et dont nous recommandons la lecture pour plus d’éclaircissements.

« Barbares en avant ! » – Endnotes

12/05/2021 Aucun commentaire

« Barbares en avant ! »

Ainsi l’Antiquité confondait-elle tout ce qui ne participait pas de la culture grecque (puis gréco-romaine) sous le même nom de barbare ; la civilisation occidentale a ensuite utilisé le terme de sauvage dans le même sens. Or derrière ces épithètes se dissimule un même jugement : il est probable que le mot barbare se réfère étymologiquement à la confusion et à l’inarticulation du chant des oiseaux, opposées à la valeur signifiante du langage humain ; et sauvage, qui veut dire « de la forêt », évoque aussi un genre de vie animale, par opposition à la culture humaine.

– Claude Lévi Strauss, Race et histoire (1961)

Cette même pression de la population sur les forces productives poussa autrefois les barbares d’Asie à l’invasion dans le vieux monde. […] Pour rester barbares, il fallait rester peu nombreux. Si leur nombre augmentait, l’un restreignait la zone de production de l’autre. Pour cette raison, la population superflue fut obligée de se mettre aux grandes invasions aventureuses qui mena à la constitution des peuples de l’Europe ancienne et moderne.

– Marx, MEW 8, article « Émigration forcée », notre traduction.

Dératisation, arsenic, maisons de travail (work-houses), paupérisation généralisée. Les moulins à bras et autres procédés de travail archaïques resurgissent en pleine civilisation elle-même et faisant corps avec elle. C’est la barbarie lépreuse, la barbarie en tant que lèpre de la civilisation.

– Marx, Manuscrit « Salaire », MEW 6, p. 553. Traduction par Roger Dangeville.

 

Avec l’extension de l’économie bourgeoise marchande, le sombre horizon du mythe est illuminé par le soleil de la raison calculatrice dont la lumière glacée fait lever la semence de la barbarie.

– Adorno/Horkheimer, Dialectique de la Raison (1944)

Traduit par stoff et Agitations

Au début du mois de mai 2020, des émeutes de la faim ont éclaté à Santiago du Chili. Les confinements avaient privé des hommes et des femmes de leurs revenus, ce qui faillit les faire sombrer dans la famine. Un vaste mouvement de cantines communautaires auto-organisées s’est rapidement répandu dans tout le pays. Plus tard dans le mois, des émeutes se sont propagées au Mexique en réaction au meurtre par la police de Giovanni López – un ouvrier du bâtiment qui avait été arrêté pour non-port de masque – tandis que des milliers de travailleur·ses itinérant·es désespéré·es brisaient le couvre-feu en Inde. Certain·es travailleur·ses des entrepôts d’Amazon aux États-Unis et en Allemagne se sont mis·es en grève pour protester contre les mauvais protocoles sanitaires face au COVID-19[1]. Pourtant, à la fin du mois de mai, ces agitations ouvrières chez le plus grand distributeur du monde furent rapidement noyées par un mouvement de masse d’une ampleur sans précédent qui a secoué les États-Unis en réponse au meurtre policier répugnant de George Floyd, diffusé en direct. Largement initié par les habitant·es noir·es de Minneapolis, le soulèvement a rapidement été rejoint par des Américains de tous lieux, races et classes. Dans les premières émeutes et manifestations, on pouvait même apercevoir quelques soutiens de miliciens dans un front transversal (Querfront[2]) digne de l’époque de QAnon[3]. Lire la suite…

“Explications” sur la théorie de la communisation et ses histoires

10/05/2021 Aucun commentaire

Traduction du septième épisode de la série « sur la théorie de la communisation et ses histoires » de Jasper Bernes

Explications

chapitre sept

sur la théorie de la communisation et ses histoires

Je vais tenter une approche un peu plus analytique et moins narrative dans cette partie, afin de mieux incarner le contenu de la théorie de la communisation. Il est difficile de s’éloigner de l’obscurité de l’histoire et d’entrer dans la lumière de l’abstraction, en exposant cette théorie, puisqu’il s’agit d’une théorie qui suggère que toute théorie est produite historiquement. Le problème, cependant, est que cette histoire est déjà divisée, une histoire réelle, produisant une théorie, à l’intérieur de laquelle on peut également lire l’histoire : 1918-21 vue par le biais de 1968-72. À mesure que la théorie de la communisation évolue, la compréhension qu’elle a de son passé évolue également.  De mon point de vue, comme j’espère que cela est devenu clair, de nouvelles continuités et de nouvelles ruptures émergent. Un récit de récits, donc, dans lequel la production théorique d’un futur produit continuellement de nouveaux présents, et de nouveaux passés. Lire la suite…

STATES : « personne ne veut travailler »

06/05/2021 Comments off

Commentaire paru sur la page fb d’où est tirée cette info « Cela semble être un développement intéressant. Si les gens ferment des magasins de leur propre chef, en profitant de leur désir d’être sans emploi et/ou de toucher le chômage, est-ce quelque chose qui semble s’étendre, ou est-ce le pic et nous pourrions voir le capitalisme s’adapter à ces nouveaux développements avant qu’ils ne dépassent leur capacité de contrôle ? »

 

Les employés démissionnent en affichant chez Dollar General des pancartes indiquant pourquoi « personne ne veut travailler »

Un panneau indique: « Fermé indéfiniment parce que Dollar General ne paie pas de salaire décent ou ne traite pas ses employés avec respect. »

Et un autre a déclaré: « Si vous ne payez pas suffisamment les gens pour vivre leur vie, pourquoi devraient-ils être esclaves pour vous ? »

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Agitations la revue, premier numéro

03/05/2021 Comments off

« Ce premier numéro, financé par une cagnotte en ligne à laquelle ont participé plus de 120 contributeur·ices, comporte deux dossiers principaux, le premier portant sur les luttes des classes en France et le second sur les soulèvements internationaux qui embrasent la planète depuis 2018. »

https://www.helloasso.com/associations/agitations/collectes/revue-papier-agitations

DDT21 : « Écologie / 07 / Écologie : capitalisme ou communisme ? »

01/05/2021 un commentaire

La suite du feuilleton…

L’affirmation est certes abrupte, elle est pourtant nécessaire :
la seule solution à la « crise écologique » contemporaine, c’est une révolution communiste. Encore faut-il s’entendre sur ce qu’accomplirait une telle révolution, ce qui suppose de revenir à ce qu’est le capitalisme… LIRE LA SUITE

Hic-Salta communisation : « Accouchement difficile – Épisode 3 : Peut-on mettre une crise au congélateur ? »

28/04/2021 Aucun commentaire

« Accouchement difficile – Épisode 3 : Peut-on mettre une crise au congélateur ? »

Le début de l’année 2021 présente un tableau contrasté. D’un côté des chutes énormes de PIB dans un très grand nombre de pays au cours de l’année passée, sans retour de l’activité économique au niveau pré-récession par la suite (pas de reprise « en V »). D’un autre côté une dynamique d’approfondissement rapide de la crise qui semble avoir été enrayée par des politiques monétaires et budgétaires prétendument tout-puissantes. Dans cet épisode nous nous proposons d’explorer ce paradoxe d’une crise réelle, mais semblant immobile, congelée. Il nous est encore impossible de répondre à la question de savoir si la crise commencée en mars 2020 va être la crise majeure, radicalement dévalorisatrice, que nous envisagions à la fin de Le Ménage à trois de la lutte des classes (L’Asymétrie 2019). Tout ce que nous pouvons faire pour l’instant c’est essayer de décrire les mécanismes à l’œuvre dans la congélation de la crise, et d’en saisir les limites. Il faut ici souligner que le déclenchement d’une crise est lui-même, le plus souvent, un processus se déroulant par étapes. Lors de la crise dite « de 2008 », il fallut plus d’un an pour passer de l’effondrement des crédits subprime (juillet 2007) à la faillite de Lehman Brothers (septembre 2008).

lire la suite…

Quelques commentaires sur Endnotes, « Barbares en avant ! » par stoff

24/04/2021 Aucun commentaire

Quelques commentaires sur Endnotes, « Barbares en avant ! »

par stoff

avril 2021

Le groupe de discussion Endnotes a publié sur son site, en décembre 2020, un texte où il est question des nouvelles formes de lutte. La traduction française de ce texte va paraître sous peu. Nous en donnons un bref résumé, point de départ des réflexions que nous développerons par la suite. L’enjeu est d’esquisser des pistes pour un bilan critique des luttes de notre temps. Lire la suite…

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« faire face à ce silence »

22/04/2021 2 commentaires

Traduction du dernier texte de Jasper Bernes sur la communisation où il est question « des revendications positives de la communisation. »

« Une marche énergique à travers le mai rampant »

Jasper Bernes

partie 5

parties 1234

Un pas en avant et deux pas en arrière. Toutes mes tentatives pour faire avancer l’histoire de la communisation semblent m’avoir ramené à ses antécédents dans le communisme de gauche et le communisme de conseil, sinon à Marx et la Deuxième Internationale. C’est parce que la théorie de la communisation est toujours narrative dans sa présentation, comme je l’ai appris. Les essais de Gilles Dauvé et François Martin sont traduits et intitulés en anglais The Eclipse and Reemergence of the Communist Movement, un récit du mouvement ouvrier et de son éclipse contre-révolutionnaire, raconté du point de vue d’un nouveau cycle de luttes, avançant sur une nouvelle base. Ici, la critique de l’ultragauche historique est la contrepartie théorique d’un changement réel dans la lutte de classe, d’abord visible en 68 mais confirmé dans les années suivantes. L’enjeu de la théorie de la communisation est de faire le point sur ce qui a changé, et cela nécessite au minimum un ici et un maintenant. Lire la suite…

Emeutes en Kabylie et dans le reste de l’Algérie au printemps 2001

20/04/2021 Aucun commentaire

A l’occasion de la sortie prochaine aux éditions de l’Asymétrie du livre « Dissidences algériennes », avec l’aimable autorisation de l’auteur, quatre documents spécialement transcrits et regroupés pour l’occasion et qui ne figurent pas dans le recueil.

Le sixième chapitre du livre, intitulé de “Tafsut imazighen au Printemps noir”, propose dix autres textes émanant de groupes communistes ou socialistes d’Algérie sur la question culturelle en général et sur la question amazighe (berbère) en particulier, de la fin des années 1970 au début des années 2000.

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16/04/2021 Aucun commentaire
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« stoff, une critique marxienne du capitalisme au 21ème siècle »

06/04/2021 2 commentaires

Sur le site «Sortir du capitalisme »

Une émission autour du premier numéro de stoff, une revue de réflexion vivante et collective autour de la critique marxienne du capitalisme – avec des membres du collectif stoff

L’émission complète

L’émission (1 heure 10 minutes) comporte :

Une présentation du projet théorique et politique de stoff (notamment par rapport à Marx et au marxisme, au matérialisme, à l’Ecole de Francfort, à la communisation, à l’appelisme et à la critique de la valeur) et de son fonctionnement collectif ;

Une explication du concept de stoff ;

Une présentation de Michael Heinrich, de sa relecture de Marx, et une discussion à partir de son interview de ce qu’on peut faire aujourd’hui de la critique marxienne du capitalisme, de l’idée d’une crise finale du capitalisme, du poids respectif des dominations impersonnelles et de classe, des structures et des capacités autonomes des individus et des groupes sociaux, et des questions de genre et de racialisation.

“Pour en finir avec le taux de profit, les capacités de production oisives et la crise de suraccumulation à venir”

04/04/2021 Aucun commentaire

Pour en finir avec le taux de profit, les capacités de production oisives et la crise de suraccumulation à venir

Dans notre article précédent (Lorsque les traders utilisent des catégories marxistes pour prendre leurs décisions) nous avions souligné l’intérêt que revêt l’analyse d’indices comme le Q de Tobin et le PER Shiller dont les calculs peuvent être rapprochés de certains concepts économiques marxistes. Ici, nous décidons d’aller plus loin en détournant ces indicateurs d’évaluation des marchés financiers de leur utilité première pour en produire une lecture historique nous permettant d’entrevoir certaines conjectures économiques. Pour résumer, le Ratio prix/bénéfices corrigé des variations cycliques (CAPE), aussi appelé PER Shiller, est un indicateur statistique d’évaluation des marchés financiers très fréquemment utilisé par les investisseurs. Il présente la somme moyenne que le marché boursier est prêt à investir pour chaque dollar de bénéfice que génère une entreprise. Pour cela, il se calcule en divisant la capitalisation boursière d’une entreprise par la moyenne de ses bénéficies sur 10 ans, corrigés de l’inflation. Inversé mathématiquement, cet indice nous donne un taux de profit rapporté au capital fictif investi dans une entreprise. Examiner cet indicateur pour en dégager les dynamiques générales devient particulièrement riche d’enseignements lorsqu’on étend l’étude à l’ensemble des plus grandes sociétés américaines sur une Histoire de longue durée. Au-delà de cette chute du taux de profit, nous verrons ensuite les impacts de la crise pandémique sur le développement des capacités de production oisives. Cette profusion de capital productif inemployé semble nous indiquer la possibilité d’émergence d’une crise de suraccumulation de capital dans de bref délais. Enfin et après un rapide point épistémologique, nous mettrons un point final à notre série d’articles en développant les implications que notre approche du capital fictif nous permet d’envisager, notamment vis-à-vis de la loi de valeur énoncé par Marx. 

Étude historique du taux de profit relatif au capital fictif investi (Rcf)

De prime abord, il peut sembler paradoxal de mettre en rapport le profit généré et le capital fictif investi dans les actions d’une société. Bien que ces investissements ne servent pas directement à la production et donc ne participent pas à générer ce profit, ils demeurent du capital. Comme nous l’avons longuement démontré dans les chapitres précédents, ce capital est devenu aujourd’hui un des moteurs principaux de l’accumulation capitaliste permettant la croissance du capital productif. Au sein des entreprises à forte capitalisation boursière, l’achat de nouvelles machines, de matières premières ou de force de travail est rendu possible grâce à la profusion de ce capital-actions. Lire la suite…

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Blog DDT 21 « La fin du monde n’aura pas lieu »

30/03/2021 Aucun commentaire

Le catastrophisme a le vent en poupe, teinté parfois de marxisme comme on l’a vu au chapitre précédent :
un monde en voie d’effondrement nous emporte avec lui, il est urgent d’agir… ou peut-être pas, s’il est déjà trop tard.
Mais de quel effondrement s’agit-il ?

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A propos de la grève de la faim de Dimitris Koufontinas

28/03/2021 Aucun commentaire

Second texte du camarade grec

Le 22 mars, deux articles[i] sur la grève de la faim de Dimitris Koufontinas ont été publiés dans lundi.am. Les deux articles développent un raisonnement qui est, à tout le moins, valide et qui aide à comprendre la situation récente ; en même temps, cependant, l’absence de certaines références nécessaires est tout aussi importante et doit donc être soulignée comme telle.

Comme il s’agit d’articles dont la cohérence interne s’est accrue et qui ont une corrélation valable avec l’histoire de la lutte des classes en Grèce, afin de décoder leur contenu, nous les mettrons en contact avec d’autres textes, dont la lecture est de toute façon recommandée par nous. Lire la suite…

Un nouveau blog : « Le serpent de mer »

28/03/2021 Aucun commentaire

« Nous sommes issus de la mouvance anarcho-marxiste-autonome. Nous avions pour projet de créer une revue où il aurait été question de la crise de reproduction du capital. Ajournée, cette revue est devenue un blog.

On trouvera ici des analyses de la forme socio-économique capitaliste dans sa phase actuelle, mais aussi d’autres écrits qui ne s’inscrivent pas directement dans le champ cloisonné de la « théorie » : de la fiction, des documents historiques, de l’introspection, d’autres choses peut-être.

Nous pensons que la crise s’approfondit, mais nous n’en déduisons aucune téléologie. À défaut de traquer la vieille taupe, nous avons choisi de nourrir des serpents de mer. »

Harry Cover & John Duff

Lettre de Grèce

22/03/2021 Aucun commentaire

Un camarade nous a envoyé ses quelques réflexions sur la situation actuelle en Grèce

La fente de Nea Smyrni 

Il y a de nombreux obstacles à surmonter si l’on veut parler de la signification des récentes émeutes à Nea Smyrni, surtout si l’on s’adresse à un public étranger (français), aussi agréable que soit le cadre de la discussion.

Tout d’abord, il faut mettre de côté les positions superficielles comme celles de Youlountas, qui continue à lier sa carrière (journalistique ? artistique ?) à la reproduction du mythe de la place Exarchia, supposée être en état de rébellion perpétuelle, et à cajoler les gestionnaires politiques contemporains de ce mythe, en cherchant à s’y inclure. Ce qui s’est passé dans Nea Smyrni n’a heureusement rien à voir avec les incidents récurrents habituels qui avaient lieu dans la région jusqu’à récemment, par exemple après la fin d’une manifestation. En projetant Exarchia comme la matrice supposée de l’imaginaire insurrectionnel en général, et comme le passage obligé pour comprendre les événements récents en particulier, Youlountas et compagnie, par inadvertance, à travers ce sophisme, avouent autre chose : Les médiations politiques basées sur la place Exarchia sont en crise de représentation, car le contrôle qu’elles étaient capables d’exercer sur les secteurs agités de la société, en particulier les jeunes, s’est affaibli, ces derniers étant de moins en moins capables de se reconnaître en elles. Lire la suite…

liremarx

21/03/2021 Comments off

« Site de diffusion de marxologie et de théorie critique matérialiste ayant pour but la mise à disposition d’un aperçu des publications, aussi complet et actuel que possible sur: les éditions de Marx et Engels, les publications sur les aspects politiques, philosophiques, économiques, entre autres, des travaux de Marx et Engels, des recherches biographiques sur Marx et Engels ainsi que du matériel permettant la lecture de ces auteurs. »

« Crise et paupérisation »

15/03/2021 Aucun commentaire

Un camarade nous a fait parvenir la traduction d’un texte de Aaron Benanav et John Clegg ( de la revue anglophone « Endnotes ) qui n’est pas très récent (il est d’avant-Covid), mais qui résume de manière simple leur position par rapport au marxisme en général tiré d’un bouquin qui s’appelle: 

« The Sage Handbook of Frankfurt School critical Theory »

« Crise et paupérisation »

« Nous ne voulons pas être incompris : en proposant ces tâches pour la théorie, nous n’annonçons pas un rôle particulier pour les théoriciens. À notre avis, la meilleure façon de voir la théorie est de la considérer comme une thérapie face au désespoir qui accompagne toujours les temps morts dans la lutte de classe, qui durent souvent pendant des années. C’est un mode de réflexion explicite sur la production théorique implicite dans la lutte, qui porte son attention aux limites inhérentes aux luttes. Celles-ci, dans leur formalisation comme limites, peuvent donner naissance à un mouvement communiste. Ce désespoir n’attend même pas toujours les temps morts de la lutte pour se manifester. Les militants désespèrent souvent des luttes dans leur déroulement même. On observe un clivage entre les militants d’une part, qui agissent sans réfléchir, et les théoriciens critiques d’autre part, qui pensent sans agir. La théorie doit permettre une pensée en action, une pensée qui connaît les limites de l’action, mais qui agit malgré tout. »

le texte en pdf

Crise et paupérisation

 

 

« sur la valeur, le capitalisme et le communisme »

10/03/2021 Aucun commentaire

Traduction de la présentation d’un essai de Jasper Bernes sur la valeur, le capitalisme et le communisme.

Illustration de dndf.

Le test du communisme

Jasper Bernes- 7 mars

Voici la première partie d’un essai qui reprend une grande partie des éléments abordés dans ma série sur la communisation. J’ai l’intention de poursuivre cette série prochainement. (Lien vers l’essai complet au bas du texte)

Le communisme est une vieille idée dans le monde. Appelons-la ancienne, elle pourrait aussi bien être notre antiquité. Nous n’avons pas besoin de chercher ses origines dans les ruelles de l’insurrection, mais seulement de savoir que des millions de personnes ont lutté et sont mortes en son nom. En ce sens, elle n’est pas seulement une idée, mais une véritable force dans l’histoire, produit et facteur d’un mouvement prolétarien qui, depuis au moins deux siècles, pose le dépassement du capitalisme par une société sans classe, sans État et sans argent. En fait, ce qui est remarquable dans l’histoire du mouvement ouvrier de ces deux derniers siècles, c’est que ce véritable idéal a semblé jusqu’à récemment non seulement inévitable mais évident. Même lorsqu’ils ne s’entendaient pas, violemment, sur la manière de parvenir à un tel état de choses, les anarchistes, les communistes, les socialistes, les marxistes, les syndicalistes et même certains libéraux, étaient tous unis par une vision commune d’une future société sans classes.

Lire la suite…

Il Lato Cattivo : « Encore à propos du Covid-19 et au-delà. Une mise à jour »

03/03/2021 2 commentaires

Traduction du texte italien.

Merci aux camarades pour la relecture

Il Lato Cattivo : « Encore à propos du Covid-19 et au-delà. Une mise à jour »

«Rien de vraiment décisif, ni dans le domaine de l’affrontement entre fractions opposées du capital ni dans celui de l’affrontement entre classes, ne s’est encore produit dans cette première phase de la crise. Cependant, les lignes de démarcation déjà existantes entre classes et fractions de classe s’approfondissent, tandis que d’autres se dessinent de manière à peine plus visible. En outre, les nœuds non résolus de tout un cycle d’accumulation en voie d’épuisement (cf. ci-dessus, la question noire aux États-Unis, la question allemande en Europe, la question paysanne en Inde et en Chine) font surface, rendant le tableau d’ensemble plus complexe et plus déchiqueté. Une aggravation de la crise aura lieu, bien qu’il soit difficile de dire sous quelle forme et sous quelles impulsions. Après la mise en veille de la mondialisation entre les crises de 2008 et 2020, il convient de se préparer – ne serait-ce qu’« intellectuellement » – à une phase de fragmentation du cycle mondial du capital, avec l’apparition d’un ou plusieurs rideaux de fer. Cela ne signifie pas que les blocs et sous-blocs actuellement en gestation deviendront des compartiments étanches du jour au lendemain. La démondialisation est un processus, et tout processus d’une telle envergure implique des accélérations, des coups d’arrêt et des reculs suivis de nouvelles accélérations. »

le texte en pdf

ILC – encore à propos de Covid-19

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Blog DDT21 : « Écologie / 05 / De l’anthropocène au capitalocène »

01/03/2021 2 commentaires

« Écologie / 05 / De l’anthropocène au capitalocène »

L’idée d’anthropocène voulait exprimer la venue d’une époque où les activités humaines modifient désormais toute la vie sur Terre. Mais la responsabilité indéniable du système capitaliste dans la crise écologique rendait cette notion trop visiblement réductrice, sinon carrément fausse. D’où la montée d’une nouveauté critique, le capitalocène qui, tout en se référant explicitement à un « capitalisme », aboutit à escamoter ce qu’il est au fond, et ne propose finalement que des perspectives politiques le plus souvent fades, en tout cas fort loin d’une révolution sociale et écologique. LIRE LA SUITE.