Une réponse aux « Remarques sur le genre »

20/05/2015 Aucun commentaire

https://viewpointmag.com/2015/05/04/closing-the-conceptual-gap-a-response-to-cinzia-arruzzas-remarks-on-gender/

Combler le fossé conceptuel: une réponse aux « Remarques sur le genre » de Cinzia Arruzza

« Certaines personnes du courant de la communisation ont abordé cette question de façon importante, en tentant, dans les mots de Gonzalez et NetOn, de «délimiter les catégories [du genre] qui sont spécifiques au capitalisme comme « le capital »lui-même. » La façon dont Arruzza cadre sa réflexion sur la reproduction sociale permet à la question d’émerger d’une manière intéressante. Elle reconnaît que certaines formes qui dépassent le travail salarié sont logiquement nécessaires au capital, par exemple, le travail ménager non rémunéré. Elle reconnaît également que les femmes sont intimement liées à cette forme de travail indispensable. Cependant, ce lien reste contingent ; les femmes et la reproduction sociale pourraient, en théorie, être découplés. Mais que faire si nous essayions de détruire l’ensemble des relations sociales nécessaires associées aux femmes et la catégorie « femmes » dans le capitalisme. Que faire si «femme» n’était rien d’autre que la catégorie officielle des gens qui sont sur le côté de l’ensemble spécifique de relations sociales, de la même façon que le prolétariat n’est rien d’autre que la catégorie officielle des personnes qui sont sur le côté d’un ensemble spécifique des relations sociales. Dans le cas du prolétariat, les relations sociales consistent à être ceux qui ne possèdent rien d’autre que leur propre force de travail, qu’ils doivent vendre pour gagner leur vie, et être soumis à la menace d’être chassé du champ du travail par le capital. Dans le cas des «femmes», ou pour être plus efficace et précis « les personnes féminisés » (voir ci-dessous)

Combler le fossé conceptuel: une réponse  aux « Remarques sur le genre »  de Cinzia Arruzza

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Ce texte pose la question d’une théorie unifiée des relations sociales. L’essai de Cinzia Arruzza «Remarques sur le genre » nous rappelle les débats, laissés en sommeil depuis des décennies, autour de l’élaboration d’une théorie unifiée du capital. Cependant, le chemin pris par Arruzza vers cette unification en est un qui abdique la possibilité de situer le genre et la race dans le cadre de l’abstraction, logique, ou comme «mécanismes essentiels » du capitalisme, préférant intégrer ces relations envahissantes comme détails du déroulement historique et concrète du capitalisme.

Ce rejet du genre et de la race hors du cadre de la logique interne du capital n’est pas particulier à Arruzza. C’est une pratique courante au sein du féminisme marxiste, ainsi que dans d’autres courants qui tentent de faire valoir l’importance d’axes de violence, d’oppression ou d’exploitation au-delà de la classe (par exemple, la race, la sexualité, le genre) dans le mode de production capitaliste. La possibilité que le genre et la race soient en quelque sorte inhérents à la logique interne du capital n’est pas rejetée parce que les tentatives de le prouver ont échoué , elle est rejetée à priori, avant toute tentative.  Les hypothèses qui placent le genre ou la race à l’intérieur de la structure logique essentielle du capital sont si rares ou impopulaires que les critiques marxistes comme Arruzza ne sentent même pas la nécessité d’argumenter contre cette possibilité. Il est tenu pour acquis que ces relations ne figurent pas dans la logique interne du Capital , dans la structure abstraite du cœur du capitalisme. Lire la suite…

Genre et capitalisme

16/05/2015 Aucun commentaire

Le magazine étatsunien de mai « Viewpoint Magazine » publie une série d’articles sur le genre

Voici le premier d’entre eux en attendant une seconde traduction à venir pour le dernier article

https://viewpointmag.com/2015/05/04/gender-and-capitalism-debating-cinzia-arruzzas-remarks-on-gender/

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Réflexion de Genre (1). Patriarcat et/ou capitalisme : Rouvrons le débat

Cinzia Arruzza

https://viewpointmag.com/2014/09/02/remarks-on-gender/

Il est assez courant de trouver dans des textes, des tracts, des articles ou des documents féministes, des références au patriarcat et aux rapports patriarcaux. On utilise souvent le terme de patriarcat pour signifier le fait que l’oppression et l’inégalité de genre ne sont pas sporadiques ou exceptionnelles. Elles ne peuvent être réduites à des phénomènes qui ne se produiraient qu’à l’intérieur des relations interpersonnelles car ce sont, au contraire, des questions qui traversent la société toute entière et qui se reproduisent sur base de mécanismes que l’on ne peut pas expliquer en restant sur le plan individuel.

Bref, on utilise souvent le terme de patriarcat pour souligner que l’oppression de genre est un phénomène doté d’une certaine constance et d’un caractère social, et non pas seulement interpersonnel. Cependant, les choses deviennent un peu plus compliquées si on veut être plus précis sur ce que l’on entend exactement par « patriarcat » et « système patriarcal ». Et on fait encore un pas dans la complexité si on commence à se demander quel est le lien entre le patriarcat et le capitalisme et quelle est leur relation.

Itinéraire de la question

Pendant une courte période entre les années 70 et le milieu des années 80, la question du rapport structurel entre le patriarcat et le capitalisme a fait l’objet d’un débat animé entre théoriciens et militants du courant matérialiste et marxiste du féminisme (du féminisme marxiste au féminisme matérialiste d’origine français, en passant par les différente variante de ce que l’on nomme « socialist feminism » ; le féminisme marxiste ou matérialiste Afro-américain, le féminisme matérialiste lesbien, etc.). Les questions fondamentales qui étaient posées tournaient plus ou moins autour de deux axes :

1) est-ce que le patriarcat est un système autonome par rapport au capitalisme ? ;

2) est-il correct d’utiliser le terme « patriarcat » pour désigner l’oppression et l’inégalité de genre ?

Ce débat, à l’occasion duquel des écrits d’un grand intérêt ont été produits, s’est progressivement démodé parallèlement au recul de la critique du capitalisme et alors que s’affirmaient des courants féministes qui, soit ne remettaient pas en question l’horizon libéral ; soit essentialisaient les rapports hommes-femmes et sortaient donc le genre de son contexte historique ; soit éludaient la question de la classe et du capitalisme tout en élaborant des concepts qui se sont révélés très fructueux pour la déconstruction du genre (en particulier la théorie « Queer » des années 90). Lire la suite…

De l’antiracisme

11/05/2015 Aucun commentaire

Traduction d’un tract distribué lors d’une manifestation antiraciste organisée par les Jeunes Socialistes à Zurich le 28 février 2015. Le groupe Eiszeit (http://eiszeit.nfshost.com/), qui l’a rédigé, est un groupe communiste de Zürich qui contribue également à la revue Kosmoprolet (http://www.kosmoprolet.org/).

Contre le racisme et l’égalité abstraite des hommes

La biologisation ou la culturisation[i] des phénomènes et différences socialement produits constitue une niaiserie idéologique et hautement dangereuse. Peu importe que, d’une manière pseudo-scientifique, l’on explique l’inégalité directement par la nature, ou bien, d’une manière un peu plus moderne, en décrétant immuable la culture en question, cela revient, dans les deux cas, à légitimer idéologiquement et à reproduire des différences et des pratiques socialement créées. Ce sont ces mêmes idées que l’on retrouve  derrière les accès socio-chauvins qui se produisent actuellement dans tout le pays. Peu importe contre qui, selon la conjoncture du moment, est dirigée la haine – il en est de même lorsque ce sont les ressortissants nationaux des classes inférieures qui sont dans le collimateur – ces idées sont, dans leur logique même, profondément apparentées au préjugé raciste. Les phénomènes sociaux sont travestis en phénomènes biologiques ou culturels. On s’accordera tous aisément sur le fait que le racisme, même dans sa variante culturalisante la plus moderne ou sa déclinaison social-chauvine, est encore et toujours meurtrier, et que sa place est dans la fameuse poubelle de l’Histoire. En revanche, c’est sur la manière dont on pourrait l’y mettre qu’on n’est pas d’accord. Les Jeunes Socialistes, organisateurs de la manifestation d’aujourd’hui, veulent que « des organisations de droite, voire d’extrême-droite » ne puissent plus « implanter » chez les gens des balivernes sur les immigrés et que tous les hommes « soient égaux en valeur ». Pour y parvenir, « certains » lutteraient « dans la rue, d’autres dans les parlements ». La critique du niveau de cohérence de l’antiracisme des JS et du parti dont ils sont issus est plutôt facile à faire, ne serait-ce déjà qu’en jetant un coup d’œil sur l’histoire du PS et son rôle dans l’évolution de la politique d’immigration, ainsi que sur sa politique envers les étrangers et le durcissement du discours public de certains de ses représentants des plus éminents. Et là, il y effectivement de quoi faire, surtout si l’on a une définition du racisme un peu plus large comme celle que nous avons établie précédemment.  L’entreprise peut être complétée par une analyse de la manière dont les questions politiques sont débattues dans les rouages du parlement. Elle n’a rien à voir avec l’abolition des conditions qui produisent nécessairement du racisme. La proclamation antiraciste des jeunes socialistes se trouve déjà ridiculisée par les pratiques de leur parti. Mais si l’on s’arrêtait à ces conclusions relativement banales, cela reviendrait à ne même pas effleurer le cœur du problème.
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Autour de « Caliban…. »

09/05/2015 Aucun commentaire

Lettre d’Athènes

04/05/2015 Aucun commentaire

Des camarades participant à un groupe de discussion à Athènes nous ont fait parvenir ce texte

La version en anglais et en grec à la suite de cette traduction

A PROPOS de Woland

Il est désagréable de parler de la signification et des objectifs d’affaires qui ont été laissées sous le tapis. Il est tout aussi désagréable de faire des déclarations publiques sur des affaires qui n’ont jamais réussi à élucider des contenus verbeux et enfumés. Quel dommage, il nous fait du chantage !
Il y a quelque temps, nous avons été informés, par Internet et non par lui-même, que l’ex camarade Woland, avec lequel nous avons milité dans le même groupe de lecture, avait été nommé à un poste gouvernemental très élevé. De cette position et du choix de l’accepter on doit en déduire ce qu’il est: un cadre de haut rang de l’État grec et du gouvernement de coalition entre gauche et extrême droite. Les services de la préservation de la misère existante que ce cadre offre « peuvent » se rapprocher de  la lutte qu’il menait précédemment contre, mais d’une manière contradictoire.

Nous, signataires de ce texte, nous sommes  rencontrés dans le  groupe de lecture mentionné ci-dessus. Certains connaissaient Woland depuis plusieurs années, certains l’ont rencontré en 2012 pour la première fois et d’autres enfin l’ont rencontré en personne en 2014 quand ce groupe de lecture a essayé de construire un environnement théorique de discussion. Woland était en effet l’un de ceux qui avait pris cette initiative. Des discussions ont été menées dans des réunions en face-à-face ainsi que par échange de courrier, tandis qu’une liste Internet était crée, plus vaste que ce qu’il en reste. La relation étroite de Woland avec un candidat député de Syriza était connu pour nous dès le début et avait été posé  comme un « travail salarié » exclusivement, ce qui n’était pas un problème étant donné le fait que l’engagement dans les activités d’un groupe de lecture n’exige pas de critères de sélection stricts des participants. Et d’autant plus que l’ex camarade participait au mouvement depuis de nombreuses années et qu’il était considéré comme suffisamment capable de repérer les « lignes rouges » . Notre erreur concernant cette partie de l’histoire fut notre confiance en lui. Au début, ce groupe de lecture traitait de la prétendue «crise» puis du rôle spécifique de l’Etat à l’intérieur. En raison du fait que (probablement) la majorité des participants se définissaient, d’une façon ou d’une autre,  dans le courant dit de la communisation, le dit groupe a maintenu une relation spéciale avec lui, en ce sens que plusieurs partie de cette théorie furent largement débattues.

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Correspondance de Baltimore

01/05/2015 un commentaire

déclaration d’un camarade natif de Baltimore sur le soulèvement

http://sicjournal.org/a-statement-from-a-comrade-and-baltimore-native-about-the-uprising-there/

 (traduction empruntée au blog de Patlotch approximative en attente de mieux…)

Quelque chose de très important se passe non seulement à Baltimore, mais à travers toute l’Amérique noire. Aucun décès n’a été imputé aux manifestants dans une ville où 250 personnes sont tuées par an, la quasi-totalité de ces victimes d’homicides étant noires. Malgré les incendies et les pillages, les jeunes gens de Baltimore ont encore montré une plus grande retenue dans leurs conflits avec la police et les propriétaires de magasin. Je dis cela parce que pendant des années, ma famille aussi a fait l’objet d’assassinats et nombreux morts.

Comment se fait-il que le soulèvement actuel, malgré sa violence, n’ait pas débouché sur une guerre ouverte entre blancs et noirs, flics et enfants, propriétaires et locataires, patrons et travailleurs, compte tenu du fait que la guerre ouverte entre les jeunes hommes noirs dans toute la région est incessante ? Parce que les jeunes Noirs apprécient plus encore la vie de leurs ennemis structurels que la leur propre. Le processus de ce qui est probablement l’organisme social d’auto-cannibalisme le plus efficace dans l’histoire – fusillades nocturnes, agressions, overdoses – est un projet qui a été construit depuis des siècles.

Les jeunes noirs de Baltimore ont été conditionnés pour se considérer eux-mêmes comme le problème. Toutes les questions socio-économiques qui se posent sont en quelque sorte le résultat de leur comportement. Ils entendent cela, non seulement de la part des flics blancs, des enseignants philippins, des propriétaires de magasin de liqueur coréens, mais aussi du grand nombre de noirs qui ont fréquenté Coppin ou Morgan, obtenu des emplois décents et décidé que la raison pour laquelle la police les vise eux, c’est que leurs biens ne doivent pas augmenter, ou ils ne doivent pas avoir d’augmentation de salaire, parce que « les négros » ont quitté le comté , qu’ils se sont toujours volés entre eux ou que « le reste d’entre nous » se fait mal voir.

La structure de l’Amérique a évolué pour s’assurer qu’il y ait pas de place pour ces jeunes. Les mouvements d’aujourd’hui ne feront pas écho aux luttes des années soixante. Aujourd’hui il n’y a aucune protection comme dans le boom économique d’après-guerre, pas d’emplois bien rémunérés pour les travailleurs peu qualifiés, aucun effort pour intégrer les noirs pauvres dans le processus productif. Des décennies de désindustrialisation ont stoppé les tentatives économiques d’intégrer les Noirs à faible revenu au marché du travail, et l’augmentation exponentielle du système pénitentiaire depuis quatre décennies signifie un retour au système esclavagiste comme moyen de gérer l’Amérique noire. Ce à quoi nous assistons à Ferguson, Baltimore et, bientôt, dans les quartiers noirs partout en Amérique, c’est à une rébellion d’esclaves modernes.

Aujourd’hui, il n’y a aucune direction noire légitime. Plus que tout, l’ascension d’une poignée de noirs à des postes de pouvoir a démontré l’impossibilité structurelle de trouver une place pour la majorité des Noirs en Amérique. Un maire noir, un chef de la police noire, un président noir et Baltimore brûle toujours.

Ce n’est pas une situation pleine d’espoir. Il est parfaitement possible qu’il n’y ait aucune résolution de ces problèmes. Je ne peux qu’espérer que les gens qui ont conçu cette architecture de la misère noire, ce hachoir à viande de chair noire, vont sentir le poids des dents et des ongles sur leur propre cou.

Josh Baltimore le 29 avril 2015

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La revue SIC s’affiche sur la toile

30/04/2015 Aucun commentaire

la revue SIC s’offre un site qui est pour le moment encore en construction

http://www.sicjournal.org/fr/start

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Sic est un groupe international communiste de discussion et  de publication né en 2009 dans la période qui a commencé avec la crise financière mondiale et la vague d’émeutes, de mouvements sociaux et de révolutions qui a suivi.

Les fondateurs de Sic étaient eux-mêmes engages dans d’autres revues  -Théorie Communiste en France (qui s’est retirée du projet en août 2013), la revue anglophone Endnotes,  Blaumachen en Grèce (qui a cessé de paraître depuis),Riff-Raff in Suède – et dans la revue Meeting, dont 4 numéros sont parus de septembre 2004 à juin 2008, et depuis 2009, d’autres groupes ou individus se sont joints au projet, en République Tchèque (Přátelé komunizace), aux  USA, en Suisse, en Grèce et en Espagne, la participation des membres au projet ayant lieu à titre individuel.

Sic s’appuie sur le constat –  formulé à la fin des années 70 par Théorie Communiste – que la crise des mouvements ouvriers et la restructuration concomitante du rapport de classe capitaliste ont produit une situation oû aucune identité ouvrière reconnue ne peut plus être retournée contre le capital. Cette vue rétrospective jette une lumière nouvelle sur le moment présent.  Au niveau mondial, les luttes sur le salaire et les conditions de travail ne jouent plus le rôle systémiquement intégré et intégrateur qu’elles avaient auparavant à l’intérieur de l’accumulation capitaliste. La période où s’imposait un ‘régime d’accumulation’ basé sur un compromis de classe de facto, ou sur la négociation collective entre le capital productif et les couches dominantes de la classe ouvrières dans les zones centrales de l’accumulation, avec des augmentations de salaire en contrepartie des augmentation de la ‘productivité’, est révolue. Les luttes de défense de la condition prolétarienne – pour la reproduction du prolétariat en tant que tel –  sont désormais posées par le capital comme étant au-delà de ses limites, autrement dit ‘illégitimes’. L’impossibilité pour les prolétaires de s’affirmer sur la base de ce qu’ils sont dans la société, ainsi que les nouvelles formes de lutte des femmes sur la question du genre et  les luttes sur la question de la race ( ou de la ’racialisation’)  –  qui se sont manifestés de plus en plus nettement  depuis les années 60 – a aujourd’hui  rendu caduques les notions de ‘dictature du prolétariat’ et de ‘période de transition’.  Lire la suite…

Un nouveau forum sur la communisation

29/04/2015 Aucun commentaire

Baltimore : Le spectre des émeutes des années 1960 ?

28/04/2015 Aucun commentaire

 

Le gouverneur du Maryland a déclaré l’état d’urgence à Baltimore

http://www.lemonde.fr/ameriques/portfolio/2015/04/28/scenes-d-emeutes-a-baltimore_4623770_3222.html

ferguson

L’état d’urgence déclaré après des émeutes à Baltimore

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/27/baltimore-nouveaux-affrontements-apres-les-funerailles-d-un-jeune-noir_4623749_3222.html

La garde nationale va faire l’objet d’un déploiement massif et l’Etat du Maryland a requis 5 500 hommes supplémentaires en renfort.

Après Ferguson l’été dernier, une autre ville américaine est le théâtre de violentes émeutes. Les autorités du Maryland ont annoncé, lundi 27 avril dans la soirée, le déploiement massif de la garde nationale et imposé un couvre-feu nocturne pour ramener le calme à Baltimore, où des violences et des pillages ont éclaté juste après les funérailles de Freddie Gray, un jeune Noir, mort dans des circonstances encore inexpliquées après son arrestation par la police.

et pour ceules qui lisent l’anglais

http://www.zerohedge.com/node/505587

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« le problème majeur auquel nous sommes confronté, c’est nous. »

27/04/2015 Aucun commentaire

Actes d’insubordination contre l’ordre confédéral d’usine. Une position politique.

traduction de Stive

15 avril 2015

Posted by http://coordinamentomigranti.org/

La Fonderie d’ATTI/Atla de Bentivoglio a une longue histoire d’exploitation, machines dangereuses, licenciements injustifiés. Nous avons manifesté devant ses bureaux en 2004 en défense d’un travailleur qui avait refusé de travailler dans des conditions dangereuses pour sa santé.  Aujourd’hui l’histoire se répète.  Abdelkader, de retour d’un accident de travail, a légitimement refusé de retourner sur un poste de travail non adapté à ses conditions de santé et, pour cela, a été licencié. Les deux jours de grève ont bloqué l’entrée et la sortie des marchandises : actes d’insubordination contre l’ordre confédéral de l’entreprise, patron blême de rage qui expérimente ce qu’est la colère, camionnettes de la police guettant les affrontements des classes, divisions évidentes et coups échangés entre travailleurs. Tout cela s’est produit la semaine dernière à la fonderie de Bentivoglio.

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A propos d’une trajectoire politique

25/04/2015 un commentaire

Les camarades de la revue SIC nous ont fait parvenir cette déclaration

Un des fondements de la théorie de la communisation est une opposition radicale à l’Etat capitaliste dans toutes ses incarnations et aux gouvernements quelle que soit leur famille politique.

Sic n’a donc rien à faire avec des responsables gouvernementaux.

Un participant à Sic, inactif dans le projet depuis environ un an, a décidé récemment d’entrer dans un parti qui en 2015 joue la carte du keynésianisme de gauche, et il est devenu un cadre de haut rang dans la nouvelle administration Syriza en Grèce.

Nous avons pris la décision de le retirer de la liste e-mail de Sic, mettant fin formellement à son association avec le projet.

Mais il va sans dire que, étant donné sa trajectoire politique, son appartenance au projet était devenue de fait impossible.

Ceux et celles qui participent à Sic sont des partisans de la communisation ; ils partagent une compréhension de la révolution comme communisation – c’est-à-dire comme dissolution des rapports sociaux capitalistes et de l’Etat.

Poser cette théorie comme impliquant de quelque façon son contraire représente un impressionnant exploit de « délinquance dialectique ». Mais comme chacun sait, tout ce qu’on publie sur internet peut être utilisé comme preuve contre vous, et le sera sûrement.

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« Histoire critique de l’ultra-gauche »

16/04/2015 Aucun commentaire

Les éditions Senonevero réeditent, en version revue et augmentée

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Le dossier de presse

Manos dit Woland (ou l’inverse)

15/04/2015 4 commentaires

METTRE LES PENDULES A L’HEURE

« This weekend just gone (11th & 12th April) 2 meetings on the new Syriza government organised by Theorie Communiste, one in Lyon, the other in Marseille, were presented by Blaumachen. »
publié ici : http://dialectical-delinquents.com/the-minister-of-sic/

1 « Théorie Communiste » n’est en aucune façon « l’organisateur » des réunions publiques de Lyon et de Marseille des 11 et 12 avril et la plupart d’entre nous regrettons beaucoup de ne pas avoir pu assister à ces réunions sur la situation en Grèce qui étaient une excellente initiative.

2″Théorie Communiste » a quitté le collectif Sic depuis juillet 2013 en conservant il est vrai des rapports amicaux avec nombre de participants de ce collectif.

3 Le copain qui est intervenu lors de ces réunions n’a, à notre connaissance, jamais été membre de « Blaumachen » (groupe qui n’a plus d’activités depuis l’été 2014), ce qui de toute façon n’a jamais été une tare.

4 Manos / Woland a fait un choix qui n’est pas le nôtre, ni celui de Sic, ni celui de Blaumachen, ni celui des organisateurs de ces réunions. Depuis, il ne participe plus à aucun de ces groupes, revues ou collectifs.

Voilà pour les faits. Pour le reste, s’il plait à quelques « Délinquants de la dialectique » ou « Enfants du paradis » de trouver dans la théorie de la communisation ou pire dans les « abstractions élitistes » de « Théorie Communiste » l’origine du devenir sous-ministériel ou bancaire de Manos / Woland, libre à eux. Les ressources infinies de la dialectique sont un bien commun.

Théorie Communiste.

English translation

« Put the record straight »
Manos  aka Woland (or the other way around) »

1 « Théorie Communiste » was in no way the « organiser » of the public meetings in Lyon and Marseilles the 11th and 12th April, and most of us regret not being able to take part in these meetings on the situation in Greece, which were an excellent idea. Lire la suite…

Grèce et communisation

11/04/2015 Aucun commentaire

Article en date de l’été 2014 c’est-à-dire avant l’arrivée du Syriza au gouvernement (et à partir de laquelle le groupe « Blaumachen » a cessé d’exister ) publié sur le blog russe  посткап / post-cap

Nous ne comprenons pas comment « Post-cap » peut dire que «contrairement aux anarchistes, le mouvement de communisation reconnaît la nécessité d’une phase transitoire et de puissance temporaire pour protéger les  mesures communistes», mais …  qui connaît la théorie de la communisation?

Notes introductives de Post-cap

Il y a eu l’une des situations de crise les plus graves, ces dernières années, en Grèce. Les mesures d’austérité imposées par l’Etat étaient directement liées à la crise économique mondiale de 2007. Les taux de croissance économique élevés en Grèce dépendaient beaucoup des flux de capitaux et il apparut donc soudainement que la faillite était causée par la lourde dépendance économique aux flux externes de valeur. La Grèce est devenue l’un des pays qui paye les conséquences de la crise internationale. L’Etat grec a réorganisé l’économie pour sauver le secteur privé. Le chômage, les coupes dans les budgets publics ont effectivement conduits à la perte du statut d ‘«Etat social» (si un tel terme est approprié). Manifestations, grèves nationales, affrontements avec la police sont devenus en quelques années habituels pour le pays. Pour nous, dans ces circonstances, les événements grecs sont l’une des sources de pratiques modernes dont nous devons être conscients.

Notre camarade grec est un membre du mouvement pour la communisation (des groupes comme Théorie Communiste, Troploin, EndNotes, Blaumachen etc). Les partisans de ce courant, dans leur théorie, soulignent que le communisme est le mouvement réel et non une société «idéale» qui doit être «construite».

La communisation est le processus de destruction des attributs de la société de classe (la production des marchandises, la propriété privée, l’Etat), et de propagation du communisme. Ainsi, l’un de ses concepts les plus ambigus (sans étapes définies) est la destruction immédiate des rapports marchands. Contrairement aux anarchistes, le mouvement de communisation reconnaît la nécessité d’une phase transitoire et de puissance temporaire pour protéger les mesures communistes (voir «Communisation”» par Troploin et «Communisation vs. Socialisation”» par TC). Le mouvement de communisation ne veut pas appeler cette période «dictature du prolétariat», et il considère l’Etat comme un produit des rapports marchands et le prolétariat comme antagoniste et satellite du capital. Le prolétariat existe tant que le capital existe (et cela signifie que la contradiction entre capital et travail existe aussi), et la communisation ne se concentre pas sur le travail (puisque le travailleur est un élément du Capital), la communisation transforme le prolétaire en individu d’une société sans classes. Lire la suite…

La lutte des classes et l’État en Grèce. Présentation-débat avec un camarade d’Athènes

07/04/2015 6 commentaires

Une présentation-débat publique avec un camarade d’Athènes, aura lieu

* à Lyon, samedi 11 avril, à 16h00, MJC Jean Macé ,38 rue Camille Roy dans le 7ème arrondissement, organisé par l’association Table Rase (www.tablerase.org)

* à Marseille, dimanche 12 avril, à 14h00, au Kiosque (38 rue Clovis Hugues — http://kiosque13.noblogs.org/), organisé par Tant qu’il y aura de l’argent (www.tantquil.net)

 syriza

Il ne fait pas de doute que la coalition SYRIZA-ANEL, qui est au pouvoir en Grèce depuis janvier, doit être vue comme la représentation directe de la place Syntagma de mai-juin 2011, sur laquelle des centaines de milliers de personnes se retrouvaient autour de positions anti-gouvernement, anti-austérité et anti-UE (sans être anti-euro). Mais cette union n’a jamais permis de masquer une opposition fondamentale entre une partie plutôt « patriotique » et une partie plutôt « socialiste ». En Grèce, nous assistons maintenant à la retombée brutale de la vague de luttes initiée par la révolte de décembre 2008 et parachevée par les émeutes massives du 12 février 2012, luttes dans lesquelles l’identité ouvrière et l’auto-organisation n’étaient que peu présentes. Maintenant, la coalition SYRIZA-ANEL rejette la question de l’exploitation capitaliste hors de l’agenda social et politique, empêche une rencontre des prolétaires immigrés et nationaux comme celle de 2008, tout cela en affirmant l’unité nationale. L’antifascisme d’Etat s’est révélé être un outil essentiel dans cette dynamique. SYRIZA est donc l’expression politique de la précédente vague de luttes, c’est-à-dire en un sens son intégration à l’État ou son étatification, et non pas son élimination ou sa défaite. Du point de vue de cette politisation directe des luttes, la situation grecque peut servir à une analyse critique de la vague de luttes mondiale initiée par le mouvement des Indignés et les révoltes arabes.

« une initiative »

28/03/2015 23 commentaires

« les auteur(e)s ne sont que des accidents de la pensée »

un texte de rupture dans la théorie de la communisation

http://www.patlotch.esy.es/text/488b2cdb(autosaved_autosaved_autosaved_autosaved_Patlotch2013)-723.html

« Des outres gonflées ne sort que du vent »

26/03/2015 9 commentaires

Brève réaction à un texte publié sur le site Palim Psao sous le titre : « Les vases vides font toujours beaucoup de bruit ».

http://www.palim-psao.fr/2015/03/les-vases-vides-font-toujours-beaucoup-de-bruit-a-propos-d-une-certaine-reception-de-la-critique-de-la-valeur-en-france-par-clement

« Le marxisme traditionnel, qu’il affirme la réunion nécessaire des conditions objectives (le marxisme orthodoxe, mécaniste et positiviste) ou qu’il fasse l’apologie des conditions subjectives pour cheminer vers la révolution (un marxisme qui s’est épanoui plutôt dans la seconde moitié du XXe siècle), n’a jamais aimé la théorie marxienne de la crise interne, c’est-à-dire l’idée que de par sa propre logique sans même l’intervention des classes, le capitalisme puisse de lui-même connaître une crise de décomposition (et pas de libération !). La phrase de Marx sur le fait que « le capital est lui-même sa propre barrière » et ses développements théoriques partiels à ce sujet, n’ont finalement jamais calé avec l’idéologie marxiste primaire et ce qu’elle prenait pour être la contradiction interne du capitalisme ».

Ainsi s’exprime Clément Homs en conclusion d’un entretien (« revu et corrigé ») en défense et illustration de la Wertkritik (« Critique de la valeur ») sur le site de Palim Psao.

Je ne me livrerai pas à une critique systématique de l’école dite « critique de la valeur », cela est inutile car il arrive parfois, de façon symptomatique, que les défenseurs eux-mêmes d’une théorie, comme les tueurs en série parsemant leurs crimes d’indices dans leur rêve de puissance et leur désir de se faire prendre, se laissent aller, ivres de leur supériorité intellectuelle, à glisser un signe de leur propre supercherie. Lire la suite…

Si la réponse est Syriza, alors ce n’était pas la bonne question

24/03/2015 Aucun commentaire

Texte paru le 5 mars dernier sur le site « Brooklyn rail »

http://www.brooklynrail.org/2015/03/field-notes/if-syriza-is-the-answer-then-the-question-was-wrong

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Par Cognord

Traduction du collectif Les Ponts Tournants

Les prédictions sont souvent difficiles. La complexité des problèmes, la diversité des éléments-clefs et le caractère imprévisible des sujets sociaux en interdisent la tentative et discréditent généralement ceux qui en font. Or, en acceptant ces difficultés, on a ouvert un espace dans lequel les gens se sentent libres de dire n’importe quoi sans que cela tire vraiment à conséquence. C’est ce qui est arrivé dernièrement avec Syriza : pendant que la Droite mettait en garde contre un « radicalisme » irresponsable, la Gauche a trouvé le point de ralliement qu’elle attendait depuis longtemps pour annoncer « la dernière chance de mettre fin à l’austérité ». Encore une fois, elles avaient  tort toutes les deux.

Ce qui était remarquable, sans toutefois être vraiment surprenant, c’est que quasiment aucun des partisans de Syriza n’avait pris le temps d’examiner son programme économique tel qu’il était énoncé. Il suffisait de répéter quelques formules-clefs pour faire de Syriza l’unique espoir pour l’avenir de la Grèce (et de l’Europe par la même occasion), toute analyse rigoureuse des remèdes proposés par Syriza se trouvant reportée dans un futur hypothétique[1]. C’était comme si la gauche estimait qu’il serait impoli de présenter Syriza comme un parti social-démocrate de sensibilité progressiste, considérant qu’un examen attentif de son programme serait superflu, voire importun. Lire la suite…

Questions pour les partisans de la communisation

18/03/2015 un commentaire

trouvé sur la toile

Le retour aujourd’hui à Francfort du couple Black Block / démocratisme radical est-il le symptôme de l’enlisement actuel des luttes et de l’incapacité conjointe du capital à se restructurer, situation dont la Grèce serait le paradigme ?

Ou juste une occasion de se fendre la gueule ?

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Violents incidents à Francfort en marge de l’inauguration du nouveau siège de la BCE

https://news.vice.com/fr/article/siege-bce-manifestations-francfort

Vous avez tout le temps que vous voudrez pour répondre, personne ne ramasse les copies. Lire la suite…

Ferguson : L’incendie impossible à éteindre ( suite)

12/03/2015 3 commentaires

A lire ou relire l’article sur la question raciale paru le 25 novembre dernier

http://dndf.org/?p=13862

Deux policiers ont été grièvement blessés par des tirs jeudi matin dans la ville de Ferguson (Missouri), théâtre d’émeutes l’été dernier après la mort d’un jeune Noir tué par la police de la ville, a indiqué la police.

ferguson

Le rapport qui accable la police de Ferguson

Le ministère américain de la Justice a publié un rapport ce mercredi 4 mars qui révèle les multiples violations des droits des Noirs par la police de Ferguson, six mois après le décès de Michael Brown.

« La police de Ferguson a régulièrement violé les droits constitutionnels de ses résidents noirs » : c’est la conclusion du ministère américain de la Justice dans un rapport qui doit être publié ce 4 mars. Comme l’explique le quotidien américain The New York Times, ce rapport met en exergue les racines de tensions raciales qui ont atteint leur apogée l’été dernier avec la mort de Michael Brown, un jeune Africain-Américain tué par un policier blanc dans cette banlieue de Saint Louis, dans le Missour

« les statistiques sur la criminalité compilées au cours des deux dernières années semblaient suggérer que seules des personnes noires avaient enfreint la loi », note le quotidien. La police a fait usage de la force presque exclusivement contre des personnes noires et a arrêté plusieurs d’entre elles sans cause probante

http://www.courrierinternational.com/article/2015/03/04/le-rapport-qui-accable-la-police-de-ferguson

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Grèce : Est-il possible de gagner la guerre après avoir perdu toutes les batailles?

06/03/2015 un commentaire

Texte paru initialement le 5 février dernier sur le site http://www.brooklynrail.org/2015/02/field-notes/is-it-possible-to-win-the-war-after-losing-all-the-battles

Traduction du collectif « Les Ponts Tournants »

L’auteur de ce texte a eu la malchance de naître en Grèce et la chance d’avoir participé aux mouvements sociaux qui tentèrent de mettre un terme à la dévalorisation capitaliste de ce pays. Peu après la fête d’adieu du mouvement (la magnifique grève générale et les émeutes intenses du 12 février 2012), il a quitté la Grèce et s’est installé ailleurs, dans le froid. A l’occasion, il écrit des articles sur son pays natal.

Préhistoire d’un succès

A peu près deux ans avant le terme du mandat du gouvernement de la coalition  Nouvelle Démocratie-Pasok,  des élections nationales sont annoncées en Grèce, ce qui a immédiatement suscité un regain d’intérêt pour ce pays du Sud de l’Europe mais de sa périphérie au niveau économique. Le silence relatif  des deux années précédant  ce regain était tout à fait  compréhensible, ne serait-ce qu’au niveau  médiatique. En effet, si la Grèce avait connu auparavant une période de gloire, c’était surtout à cause des mesures d’austérité sans précédent imposées par la troïka -la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI)- en contrepartie de nouveaux prêts, destinés à « aider » l’Etat grec suite à l’annonce officielle, en avril 2010, de son incapacité à rembourser sa dette souveraine, non viable (120 % du PIB à l’époque). Les réactions à la mise en œuvre du programme d’austérité ont aussi joué un rôle primordial en mettant la Grèce sous le feu des projecteurs: entre 2010 et 2012, les grèves générales, les manifestations violentes et le mouvement d’occupation des places ont mené tout droit à la remise en cause de l’avenir du « programme de consolidation budgétaire » de la Grèce (pour employer le jargon économique officiel).  En même temps que le Mémorandum imposé par la troïka, c’est la légitimité du système politique qui s’est trouvée contestée[1], engendrant des spéculations incontrôlées sur l’avenir de la Grèce au sein de la zone euro, ainsi que sur les conséquences imprévisibles que sa sortie pourrait avoir pour l’UE, sans parler de l’économie mondiale. Lire la suite…

A paraître en août 2015 : From Crisis To Communisation by Gilles Dauvé

05/03/2015 Aucun commentaire

http://secure.pmpress.org/index.php?l=product_detail&p=723

Une version française est prévue, ensuite bien sûr une publication aussi rapide que possible. 

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La « Communisation » signifie quelque chose de très simple : une révolution qui commence à changer immédiatement les relations sociales. Elle s’étendrait sur des années, des décennies, sans doute, mais dès le premier jour commencerait à en finir avec le salariat, le profit, la productivité, la propriété privée, les classes, les Etats, la domination masculine, etc.. Il n’y n’aurait aucune « période de transition » au sens marxien, aucune période pendant laquelle les « producteurs associés » continueraient de favoriser la croissance économique pour créer les bases industrielles d’un monde nouveau. Communisation signifie une insurrection créative qui amènerait le communisme, pas ses conditions préalables.

Dit ainsi, cela paraît assez simple. Les questions sont quoi, comment et par qui. C’est le sujet de ce livre.

La communisation n’est pas l’alpha et l’oméga qui résout tout et démontre la fausseté de tout le passé de la théorie critique. Le concept est né d’une période donnée, et nous pouvons le comprendre pleinement en revenant à comment les gens ont personnellement et collectivement vécu les crises des années 60 et 70. La notion se développe actuellement dans la tourmente d’une nouvelle crise, plus profonde que la dépression des années 1930, entre autres raisons à cause de sa dimension écologique, une crise qui a la portée et l’ampleur d’une crise de civilisation.

Ce n’est pas un livre glorifiant les luttes existantes comme si leur accumulation actuelle était suffisante pour aboutir à la révolution. La théorie radicale a du sens si elle répond à cette question : Comment la résistance prolétarienne à l’exploitation et à la dépossession aboutit à plus qu’aggraver la crise ? Comment est-ce que cela peut remodeler le monde ?

 

Déambuler sans repos

27/02/2015 Aucun commentaire

Dernier texte mis en ligne par nos camarades de « il lato cattivo » http://illatocattivo.blogspot.it/2015/02/lorganizzazombie.html

L’organizzazombie

Il Lato Cattivo

[ febbraio 2015 ]

De temps en temps, à intervalles plus ou moins irréguliers, surgit  une bande de tristes lurons – poussés souvent pas des lectures hâtives, mais aussi par le fait de s’être imprudemment auto-investit  du rôle de guide de la révolte prolétarienne (un peu à la manière du mandat divin des souverains de l’ancien régime) s’entraînent à la critique de  ce qui leur paraît indubitablement  un grand péril contre-révolutionnaire à la solde de la bourgeoisie : la théorie de la communisation. C’est donc au tour de DemeD, publication de l’Instituto Onorato Damen qui dans son n° de Janvier 2015 commet un curieux article : la communisation entre théorie et pratique, idéalisme et évanescence. Nous le publions intégralement sur notre site, non seulement pour partager avec nos lecteurs notre hilarité, mais aussi pour monter quel excellent exemple de décomposition touche le courant qui l’a produit. Nous ne réagirons pas à cet article par une critique, vu le ton et le contenu ce serait lui faire trop d’honneur,  mais par quelques réflexions en marge sur le drame trop ignoré par les institutions, la société civile et les média, le futur zombie dans la société contemporaine qui vaut comme réplique à tous les Institut Onorato Damen d’hier, d’aujourd’hui et demain. Des séries télévisées comme  Deathset,  The Walking Dead  ou encore des films comme la Nuit des mort-vivants ont déjà abordé le sujet. Mais le problème des morts-vivants qui errent dans nos cités va encore, une fois de plus, se heurter au mur de l’indifférence. Ceci est encore plus vrai pour les organisations –organisations et regroupements politiques de zombies à prétentions révolutionnaires –qui languissent aux marges de la société . Mais il est temps de soulever la question ! Malgré tout, ils sont (furent) des humains eux aussi !

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récréation

24/02/2015 Aucun commentaire

Sister Rosetta Tharpe

« The blues had a baby and they named it Rock’n roll »
M.W.

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Grèce : le ministre de l’intérieur de 2008 comme président de la république

18/02/2015 5 commentaires

No comment 

Grèce : le gouvernement Syriza propose un ex-ministre de droite à la Présidence de la République

http://www.romandie.com/news/Grece–le-gouvernement-Syriza-propose-un-exministre-de-droite-a/566832.rom

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7 décembre 2008, Athènes, Grèce – Un officier de police pointe son arme en direction des manifestants alors qu’un autre simule l’action de tirer lors du 3e jour d’émeutes après la mort du jeune Grigoropoulos. © AFP

Athènes – L’ex-ministre conservateur Prokopis Pavlopoulos sera le candidat du nouveau gouvernement de gauche radicale à la présidence de la République grecque, a annoncé mardi le Premier ministre Alexis Tsipras.

L’élection du président par les 300 députés du Parlement grec est prévue mercredi à 17h30 GMT.

Nous avons besoin d’un président qui ait une sensibilité démocratique, un sentiment élevé de conscience nationale et qui soit accepté par le plus grand nombre au Parlement, a commenté M. Tsipras lors d’un discours devant son groupe parlementaire, Syriza.

 

La réputation de M. Pavlopoulos au sein de la droite a été doublement entachée fin 2008, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, par des émeutes dans toute la Grèce qui ont duré plus d’un mois, après la mort d’un lycéen de 15 ans tué par un policier à Athènes. Mais ses soutiens louent sa finesse diplomatique.

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Une belle image du stalinisme

17/02/2015 Aucun commentaire

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Aurélien Villette

Syriza ne peut pas sauver la Grèce : Pourquoi il ne peut pas y avoir de sortie électorale à la crise

16/02/2015 un commentaire

texte paru sur le site : http://www.crimethinc.com/texts/r/syriza/

Syriza ne peut pas sauver la Grèce : Pourquoi il ne peut pas y avoir de sortie électorale à la crise

Traduction par le collectif Les Ponts Tournants

Le 25 janvier, après des années de crise économique et de mesures d’austérité, les électeurs grecs ont choisi  de confier les rênes de l’Etat au parti politique Syriza. Constitué d’une coalition de socialistes, communistes et Verts, Syriza se veut favorable aux mouvements sociaux autonomes et ses dirigeants promettent de prendre des mesures contre l’austérité et contre la violence policière.

C’est en 2008 que Syriza a fait pour la première fois parler de lui hors de la Grèce, à une époque où, en tant que groupe d’extrême gauche recueillant moins des 5 % des voix, ce parti a été quasiment le seul à ne pas condamner les émeutes qui ont suivi l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulos par la police. Depuis, Syriza est devenu le parti le plus puissant du pays, en ayant réussi à attirer beaucoup d’électeurs qui avaient jusqu’alors soutenu des partis moins radicaux, ainsi que quelques activistes qui n’avaient jamais soutenu de parti auparavant. Même certains anarchistes grecs espèrent qu’après des années de violence et de répression féroces, l’élection de Syriza va enfin apporter le moment de répit dont tout le monde a grand besoin. Lire la suite…

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TPTG : Sur Syriza et sa victoire aux récentes élections générales en Grèce

07/02/2015 2 commentaires

Traduction paru sur le blog  spartacus1918 du texte du groupe grec TPTG http://dialectical-delinquents.com/?page_id=8609

un résumé de ce long texte : Comment Syriza (S) est devenu le parti majoritaire

C’est la partie la plus intéressante du texte. Rappel de l’histoire de S (confluence de divers petits partis gauchistes en général provenant de scission des deux partis communistes grecs). La montée en puissance coïncide avec l’époque des mouvements anti-globalisation., mais surtout plus spécifiquement en Grèce avec le mouvement des places et encore plus (selon TPTG) les assemblées de quartiers qui ont suivi décembre 2008 : remise en cause de la politique classique et de la représentation (« démocratie réelle »). S promeut dans le mouvement les thèmes suivants : indépendance nationale, la reconstruction productive de l’économie grecque, l’annulation d’une partie de la dette « odieuse ». Pour TPTG : « ce mécanisme  a donné « son meilleur » en limitant la lutte à un pur niveau symbolique, minant toute proposition pratique visant au développement de la lutte sur les lieux de travail et les bureaux de chômage, et traitant de provocateurs ceux qui affrontaient  les forces de l’ordre dans les manifs de masse ».

Dans les assemblées, S remplaçait les actions de base de refus des paiement (taxes, électricité, etc.) par des actions de protestation légales. Là TPTG note : « Les tentatives de S de récupérer la mobilisation étaient grandement un succès et assez facile en raison de la composition interclassiste des assemblées et de leur contenu politique : les assemblées, même quand elles étaient majoritairement composées de prolétaires de toutes sortes, ne se sont jamais définies comme des collectivités ouvrières, elles étaient plutôt perçues par la majorité de ses membres comme assemblées locales de citoyens, d’individus privés, de petits propriétaires ». Lire la suite…

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L’Espagne et la Théorie de la communisation:Passé et Présent

02/02/2015 15 commentaires

Traduction d’un texte préparatoire à une réunion qui s’est tenue en novembre 2014

L’Espagne et la Théorie de la communisation:
Passé et Présent:
Federico Corriente

«[…]Si je m’en souviens bien, le mot en lui-même a surgi entre 1972 et 1974 parmi certaines personnes critiques envers l’IS, la Gauche allemande et italienne, etc., mais inspirées par celles-ci. Peut-être que la première personne à l’employer a été Pierre Guillaume, le libraire (et ex-membre de Socialisme ou Barbarie) de la Vieille Taupe (c’était le nom de la librairie). En tout cas, il a été le premier a donner à ce concept toute son importance. Ce terme a peut-être été forgé par Dominique Blanc, alors principal animateur du groupe La Guerre Sociale, et auteur d’un essai très stimulant et pionnier, Un Monde sans Argent…Ce qui est dommage c’est que cette notion si décisive n’ait pas été réellement développée par le petit milieu qui en a été à l’origine, ce qui semblerait être un indice de la faiblesse du mouvement communiste (en tant que mouvement social, et non d’individus comme toi et moi).
[…]De toutes façons, je n’ai jamais fait que me heurter à de l’hostilité de la part des héritiers de la Gauche germano-hollandaise, de ICO et dernièrement de Echanges et Mouvement. Je suppose que leur agressivité procède d’une profonde incompréhension. S’inspirer autant de Bordiga que de Pannekoek devait leur faire la même impression que des travelos à ma mère».

Correspondance entre une fraction du collectif Riff-Raff et Gilles Dauvé (alias Jean Barrot) -Riff-Raff #7 [1], (Mars 2004)

Préliminaires: communisation et ultra-gauche

Peut-être qu’un article sur le procès de la gestation de la théorie de la communisation à partir de ses origines dans la critique de l’Ultra-gauche en Espagne devrait commencer par l’un ou l’autre des homologues espagnols des grands théoriciens révolutionnaires -Luxembourg, Gorter, Pannekoek et Bordiga- qui rentrèrent en lice lors du cycle mondial de luttes ouvrières révolutionnaires débutant en 1917. Malheureusement pourtant, pas un seul nom ne nous vient à l’esprit. Ce fait est en lui-même frappant, surtout lorsque l’on considère que lors de la Sainte Année 1917 l’Espagne fût le théâtre d’une grève générale révolutionnaire, et que selon Guy Debord, dans La Société du Spectacle, la Révolution de 1936 créa supposément «la tentative la plus avancée d’un pouvoir ouvrier qui ait jamais eu lieu». Si cette assertion est exacte, il ne reste plus qu’à se demander pourquoi ce soulèvement révolutionnaire n’a pas eu d’impact théorique contrairement à la Russie, l’Allemagne ou l’Italie. Cependant, l’énorme bibliographie à propos de la «Révolution espagnole»- dont les meilleurs ouvrages ont été significativement écrits presque en totalité par des auteurs étrangers-, cette absence paraît confirmer la sentence bordiguiste selon laquelle les événements espagnols de 1936 n’ont fait que corroborer en négatif les leçons théoriques apprises bien des années auparavant par la Gauche communiste en Allemagne comme en Italie. Lire la suite…

« KURDISTAN? »

30/01/2015 4 commentaires

Un nouvel article est en ligne sur DDT21 :  » KURDISTAN ? « 

Quand les prolétaires sont contraints de prendre leurs affaires en mains pour assurer leur survie, ils ouvrent la possibilité d’un changement social.

Des Kurdes sont forcés d’agir dans les conditions qu’ils trouvent et qu’ils tentent de se créer au milieu d’une guerre internationalisée peu favorable à l’émancipation.

Nous ne sommes pas là pour les « juger ». Ni pour perdre la tête.

La suite  ici :

http://ddt21.noblogs.org/?page_id=324