Note sur la police et les banlieues

17/02/2017 5 commentaires

Dernier texte mis en ligne sur le site « carbure Lutte des classes / Guerre civile / Communisation »

Note sur la police et les banlieues

Flashball-4

On pourrait dire de la police ce qu’on a dit de l’armée, qu’elle est une chose trop sérieuse pour être confiée à des policiers ; mais il ne faut pas oublier que le capitalisme a laissé les militaires mener les guerres à leur guise aussi longtemps qu’il a été pertinent pour lui de le faire.

Comme toute institution, la police jouit d’une autonomie relative par rapport à ses autorités internes et externes : l’Etat, sa propre hiérarchie. Cette autonomie existe à tous les niveaux : dans la rue, au niveau du commissariat, comme au niveau de la Préfecture, la police défend ses propres intérêts, comme corporation et comme institution. Mais elle est toujours dépendante de l’Etat. Comme corporation, elle dépend des moyens matériels et légaux que l’Etat lui accorde, comme institution, elle dépend de sa justification idéologique par l’Etat, de ce qu’on nomme doctrine en matière de sécurité.

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BOBIGNY, DÉBUT DE FUSION

13/02/2017 2 commentaires

Nous relayons un article paru ce jour sur le site « lundimatin »

BOBIGNY, DÉBUT DE FUSION

bobigny

extraits

« Débarrassons-nous vite de l’enfumage journalistique : ceux qui ont commencé à s’en prendre à la police sur la passerelle Marie-Claire n’étaient pas quelques dizaines, comme l’a prétendu le Parisien ni extérieurs au rassemblement comme l’a soutenu le Monde. Ils en étaient une des composantes importantes, intimement mêlée à cette foule de milliers de personnes de tous âges et de toutes origines (on peut facilement doubler le chiffre de 2000 avancé par la préfecture) occupant un parc où nous étions censés rester confinés. Et ce qui a débordé de cet espace de contention, prenant la forme du caillassage des policiers, du bris de vitres et de l’incendie de poubelles et de voitures, c’étaient autant des corps, des corps las de piétiner dans le froid humide et l’immobilité forcée, que des passions partagées par tous : les deux mêmes passions qui animèrent les rues des grandes villes françaises au printemps dernier, la joie et la colère »

lire la suite : https://lundi.am/Bobigny-debut-de-fusion

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Nouvel article sur le blog DDT21 : « Dyspepsie berlinoise »

05/02/2017 Aucun commentaire

 DDT21

« Dyspepsie berlinoise »

« Pays le plus peuplé et le plus puissant d’Europe continentale depuis un siècle, mais n’ayant existé comme État national unifié qu’une première fois entre 1871 et 1945, et une seconde depuis 1989, l’Allemagne a connu aussi les plus grandes insurrections prolétariennes en Europe au XXe siècle (Italie exceptée en 1920-1922), puis l’une des plus féroces contre-révolutions, avant de se retrouver « leader » d’une Union Européenne sans cohésion politique ni force militaire.
Comment Berlin, capitale de tous les extrêmes, coupé en deux pendant quarante-quatre ans, épicentre de la Guerre froide, cœur des contradictions et drames du siècle, reconstruit-il son passé ? »

LA SUITE ICI : https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1325

ARTICLE AU FORMAT PDF ICI : https://ddt21.noblogs.org/files/2017/02/Berlin-dyspeptique.ddt21.f%C3%A9vrier-2017.pdf

« Ni Allah ni pétrole »

04/02/2017 Aucun commentaire

« Ni Allah ni pétrole : pour une approche ouverte de la question syrienne

la-havane

Ce texte, qui peut être lu comme une introduction, est le premier d’une suite d’articles à venir sur la guerre civile en Syrie. »


A lire sur  CARBURE Lutte des classes / Guerre civile / Communisation

Baroud d’aéroport

31/01/2017 Aucun commentaire

Un camarade nous a fait parvenir la traduction et la présentation d’un texte de Joshua Clover publié le 29 janvier sur le blog http://www.versobooks.com/blogs/3073-terminal-showdown

English version below

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Joshua Clover, universitaire et poète américain, nous livre une réaction à chaud sur les récentes manifestations dans les aéroports américains, à la suite du décret signé par le président Trump qui interdit l’accès au territoire des Etats-Unis à des ressortissants de 7 pays « musulmans » pour une période provisoire de 3 mois (la mesure a été diversement combattue sur le plan juridique aussi, jusque dans les rangs de l’administration fédérale où circulent des appels à ne pas la mettre en œuvre). Il inscrit son analyse de ce moment de lutte spontanée dans la continuité de son ouvrage Riot.Strike.Riot à paraître chez Senonevero au début de l’année prochaine, dans lequel il s’essaye à une relecture de la séquence historique de la crise de 1973 à nos jours, en l’inscrivant sous le double signe de l’émeute [Riot] et de la grève [Strike] en s’interrogeant sur le contenu de ces formes de lutte et la façon dont elle déterminent les affrontements actuels. Lire la suite…

Brésil; il pleut des chaises

28/01/2017 Aucun commentaire

BRÉSIL

Wow !

Empilage de chaises contre la répression policière

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RAPPEL

25/01/2017 Aucun commentaire

Texte paru lors de l’élection de trump en novembre dernier sur le site carbure Lutte des classes / Guerre civile / Communisation

Donald Trump, la gauche et le vote ouvrier

« Le prolétariat n’appartient ni à la gauche, ni à la gauche radicale : le prolétariat n’est pas un sujet politique, mais une classe du mode de production capitaliste. En tant que tel, il participe de toutes les contradictions du capital. Avec toutes les classes, il est embarqué dans le cycle actuel du capitalisme, qui ne porte plus aucune positivité révolutionnaire, qui ferait que la révolution découlerait simplement de ce que le prolétariat est déjà dans le capital. L’époque est révolue où le prolétariat pouvait penser n’avoir qu’un pas à faire pour s’emparer du pouvoir et devenir classe dominante : ce que porte ce cycle, c’est l’abolition des classes et de la société. Le prolétariat, dans son rapport contradictoire au capital, est la classe qui porte cette abolition comme la sienne propre. La révolution n’est ni son choix, ni inscrite dans sa nature, et elle n’est mue par aucune nécessité historique transcendant l’histoire. Pour autant, il ne manque rien au prolétariat pour faire la révolution : ce n’est que tel qu’il est qu’il est révolutionnaire, que cela nous plaise ou non »

Récréation

15/01/2017 4 commentaires

« Comment expliquer l’ascension de l’homme? » par Yuval Noah Harari

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Mexique « Derrière ce mouvement, la faim. Si vous ne le comprenez pas , fermez votre bouche et apprenez. »

12/01/2017 Aucun commentaire

Bonne année! (La révolte a commencé)

january 11, 2017by edicionesineditos, posted in mexicotranslation

Originally posted to Facebook by Alerta Proletarios, Wed. Jan. 11th, 2017 at this linkTranslated from the Spanish by ediciones inéditos.

mexico pillage
Les premiers jours de la nouvelle année ont vu une hausse du prix du carburant au Mexique, suivi d’un blocage des routes, de l’occupation  de péages et de blocages de stations-service. Mais ce qui a suscité le plus d’attention a été une série de pillages  dans de nombreuses villes. Les pilleurs prenaient surtout des téléviseurs, des appareils électroniques, mais aussi des jouets et des articles de première nécessité. Il y a eu plus de 500 arrestations en une semaine, quelques  tués, la panique dans le gouvernement, dans le monde des affaires et dans tous les partis politiques.

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Grèce : « Nous voulons un salaire, pas un travail insignifiant! »

10/01/2017 Aucun commentaire

Un camarade grec nous a fait parvenir un texte de « l’Assemblée des employés et des chômeurs sur la place Syntagma » à Athènes que nous avons traduit.

english version below

Nous voulons un salaire, pas un travail insignifiant!

« Personnellement, je suis également communiste, je voudrais un autre système, mais nous parlons de la crise actuelle ».
-Georgios Katrougalos, ex Ministre du Travail, 4/3/2016

«Lorsque la Fédération grecque des entreprises (SEV) réclame officiellement 150 000 licenciements dans le secteur public, le ministère de la Réforme administrative, qui a eu le courage de se dresser contre la SEV, demande aussi aux syndicats des travailleurs […] d’être à l’avant garde de la lutte pour la défense des droits du travail et de ne pas se cacher derrière des déclarations absurdes « .
-Christoforos Vernardakis, ministre suppléant de la Reconstruction intérieure et administrative

(Les deux citations ci-dessus peuvent être trouvées dans le volume de la préhistoire politique Short Political Jokes – the inspirational era of SYRIZA).

Il y a déjà plusieurs années que les capitalistes travaillent méthodiquement à une nouvelle réglementation des relations de travail qui pourrait créer les conditions préalables nécessaires pour faire face à la crise d’accumulation et à la concurrence intra capitaliste toujours croissante des dernières décennies. La dette et les protocoles d’entente ont servi et servent encore ce but au mieux, matérialisant par une «thérapie de choc» les politiques de dévaluation et de dépréciation du travail et de la vie de tous les prolétaires, natifs et immigrés. La gauche du capital a pris le relais et a décidé de poursuivre la tâche de continuer, en utilisant la légitimité sociale minimale qui lui est laissée, à achever les réformes radicales qui sont nécessaires au capital pour un nouveau cycle / type d’accumulation. Après la promulgation de la loi sur la protection sociale au printemps dernier, le gouvernement « Memorandum » de SYRIZA, vient compléter la dure attaque contre nous avec un nouveau cadre. Son noyau est la dévastation des salaires et le renforcement des prérogatives de la gestion. Cela signifie la libération complète de chaque patron des « poids inutiles » comme les conventions collectives (nationales, sectorielles), afin de leur permettre, en s’adressant à chaque travailleur individuellement, de les rendre aussi flexibles qu’ils le veulent, selon les besoins de chaque entreprise. Les moyens pour atteindre ces objectifs très utiles aux patrons sont la dissolution de la journée de travail réglementée, la souplesse absolue des travailleurs et la discipline du travail.

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« Spirit of Contradiction »

09/01/2017 Aucun commentaire

Une nouvelle page communiste sur facebook, en espagnol malgré ce titre en anglais,  des textes sur la communisation, mais pas que.

spirit

https://www.facebook.com/Corch54321/

Les Simpsons ont prédit des vols et des pillages au Mexique

07/01/2017 Aucun commentaire

signalé par un camarade de Barcelone

https://www.youtube.com/watch?v=A-ovtINlIMM

Los Simpson predicen saqueos por GASOLINAZO en la ciudad de México…

unnamed

Riot. Strike. Riot

la hausse du prix de l’essence de 20 % entraîne manifestations et saccages

https://www.theguardian.com/world/2017/jan/06/mexico-gasoline-protests-four-dead-and-hundreds-arrested-during-mass-looting

Au moins 987 personnes avaient été arrêtées après le cinquième jour des troubles, qui a étendu à au moins 14 des 32 Etats du Mexique, selon la Politico animale site de nouvelles. Lire la suite…

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Endnotes, ΟΙ ΘΕΣΕΙΣ ΤΟΥ LA

30/12/2016 Aucun commentaire

Traduction à quatre mains ( du grec à l’anglais et de l’anglais au français ) de l’introduction au texte de « LA Theses » d’ Endnotes publiée sur le site grec https://aruthlesscritiqueagainsteverythingexisting1.wordpress.com/

English version below

Nous publions à nouveau le texte de «LA Theses» d’ Endnotes pour diverses raisons.

Tout d’abord, parce que nous voulons que ce texte soit présent sur notre blog. C’est un beau texte. Mais, au-delà, c’est un texte court et complet qui résume très bien leur travail jusqu’à présent – du moins dans la mesure de ce que nous pouvons saisir de leur travail – et montre leurs lignes de recherche fondamentales et leur perception du communisme dans la conjoncture actuelle. On  peut prétendre que certaines de leurs thèses sont ultra-optimistes et que rien ne s’est produit qui amène au communisme. EndNotes ne refusent pas la partialité et les limites des luttes. Ce qu’ils disent, c’est que cette partialité même des luttes est accompagnée d’une vision métonymique de la transcendance des séparations et des fragmentations existantes et, cumulativement, ils produisent une image passagère et fugitive de ce qui n’est pas encore advenu mais le pourrait…. Ce processus inclut, présuppose et produit une foi qui diffère du processus faux et naïf de l’espérance optimiste commune. C’est une foi logique qui recueille secrètement l’utopie – et s’identifie à cette utopie à travers les fissures que crée sur elle-même la contradiction très mouvante du capital, la même contradiction qui est articulée et mêlée aux corps et  désirs des sujets capitalistes eux-mêmes, qui tente de se reproduire à l’intérieur de la totalité capitaliste et de sa propre totalité. Cette vision, comme horizon et  expérience matérielle éphémère, est la voie par laquelle le communisme se rafraichit constamment dans son annulation. L’annulation de la vision est en même temps l’identification avec ce qui a été annulé, c’est la mémoire, et la lutte (qui accompagne la vision) est un événement matériel / une rupture dans les relations matérielles du capitalisme, un événement / perturbation qui transforme le capitalisme et, en même temps, transforme les sujets, leurs espoirs et leurs tactiques. Le fait que le communisme reste possible comme horizon montre exactement sa présence immanente dans le monde du capital, présence qui reste négative à la fois comme conflit et abolition et comme absence. Lire la suite…

« Black America »

29/12/2016 Aucun commentaire

A la suite de notre post sur le bouquin de Michelle Zancarini-Fournel,  « les luttes et les rêves », dans notre rubrique « dndf, le Télérama de la communisation », toujours en rapport avec le débat classes/genres/races, il nous faut signaler le très intéressant ouvrage de Caroline Rolland-Diamond « Black América » paru en 2016 à la Découverte. Toujours dans la veine d’une histoire des vaincus VS celle des vainqueurs, encrée et articulée aux luttes de classes,  aux affrontements de genres, dans et hors les problématiques de races.

9782707175502

Martin Luther King, Malcolm X, Rosa Parks. Dans la mémoire collective, ces trois noms résument trop souvent à eux seuls le long combat des Noirs américains pour l’égalité, la justice et la dignité. Au-delà du récit convenu centré sur ces grandes figures héroïques, Black America retrace la lutte des Afro-Américains, depuis l’émancipation des esclaves en 1865 jusqu’à nos jours, en redonnant toute leur place aux acteurs – et aux actrices – anonymes mais essentiels de cette histoire inachevée.

Proposant une analyse globale des mouvements de revendications noirs, l’auteure décrit avec talent la longue sortie de la ségrégation dans l’ancien Sud esclavagiste et les luttes radicales engagées par les Noirs pour y mettre un terme. Mais elle raconte aussi une histoire moins connue : celle de l’« apartheid américain » dans le Nord et l’Ouest et des mobilisations quotidiennes des Afro-Américains pour l’amélioration de leurs conditions de vie.

Alors que l’élection de Barack Obama en 2008 à la Maison-Blanche semblait annoncer l’avènement d’une Amérique post-raciale, le mouvement Black Lives Matter, né en réaction aux violences policières dont les Noirs sont victimes, rappelle que le problème des discriminations et des inégalités raciales reste entier.

Grâce à des recherches originales dans les archives, à une analyse minutieuse de la presse afro-américaine et à un suivi précis des recherches les plus récentes sur ces sujets, l’auteure offre avec Black America une grande fresque appelée à devenir une référence incontournable sur cette question essentielle de l’histoire des États-Unis.

Working class zero ? Sur la prétendue disparition des ouvriers étasuniens

26/12/2016 Aucun commentaire

Dernier texte mis en ligne sur le blog DDT21

Working class zero ? Sur la prétendue disparition des ouvriers étasuniens

 

« Économie de la connaissance », « société de services », monde « post-industriel », fin des grandes usines, travailleurs précarisés et divisés au point de ne plus pouvoir s’organiser ni lutter… : telle est l’image dominante de la situation actuelle des classes ouvrières en Europe, aux États-Unis et au Japon. Une récente étude du salariat étasunien modifie sensiblement ce tableau… tout en faisant aussi douter de certaines certitudes radicales. LIRE LA SUITE

ARTICLE EN PDF

Noel en état d’urgence

25/12/2016 Aucun commentaire
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Bruno Astarian : émission d’histoire des résistances au travail

18/12/2016 un commentaire

Une histoire des résistances au travail et de l’anti-travail – Bruno Astarian

Emission radiophonique

http://sortirducapitalisme.fr/183-une-histoire-des-resistances-au-travail-et-de-l-anti-travail-bruno-astarian

librons-nous-du-travail

Une histoire des résistances au travail et de « l’anti-travail » depuis l’industrialisation – avec Bruno Astarian, communisateur, auteur de Aux origines de l’anti-travail (2005)

Une émission d’histoire des résistances au travail, de « l’anti-travail » et des restructurations du procès de travail depuis l’industrialisation. Avec une première partie [40 minutes] d’histoire de l’émergence du travail (comme forme d’activité spécifiquement capitaliste), de réinterprétation du luddisme comme lutte anti-patronale, comme lutte contre une restructuration technologique du procès de travail et comme moment de formation du mouvement ouvrier, et non comme « anti-travail » ou « anti-technologie », et enfin au sujet des résistances au travail (et non de « l’anti-travail ») des ouvriers qualifiés au sein du syndicalisme de métier étasunien ou « révolutionnaire » français (Pouget) au tournant des 19ème-20ème siècles. Avec une deuxième partie [30 minutes] consacrée aux efforts des ingénieurs et des capitalistes de contrer cette résistance au travail aux moyens du taylorisme (chronométrage, spécialisation, déqualification) et du fordisme (travail à la chaîne), et surtout à une révolte généralisée des OS (ouvriers déqualifiés) au cours des années 68 contre l’intensification du fordisme, ce qu’on a appelé « l’anti-travail » surtout au sujet de l’Autonomie italienne. Avec une troisième partie [40 minutes] consacrée au post-fordisme, au procès de restructuration (précarisation, intensification, délocalisation du fordisme) d’un capitalisme en crise, aux mouvements actuels de résistance au travail au Bengladesh et en Chine, et enfin à une interrogation autour des conditions d’une révolution mondiale anti-travail – avec Bruno Astarian, participant historique au mouvement de la communisation, rédacteur de hicsalta-communisation.com, auteur notamment de Les grèves de Mai-Juin 1968 (Échanges & Mouvements, 2003), de Aux origines de l’anti-travail (Échanges & Mouvements, 2005), de Le mouvement des piqueteros. Argentine 1994-2006 (Échanges & Mouvement, 2007), de Luttes de classes dans la Chine des réformes (1979-2009) (Acratie, 2009) et bientôt L’abolition de la valeur (Entremonde, 2017).

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L’émission complète

 

« les luttes et les rêves »

16/12/2016 Aucun commentaire

Toujours en lien avec les débats actuels autour des problématiques classes/genre/race, vient de paraitre cette somme sur l’histoire de France de 1685 à nos jours.

Le point de vue est celui d’une historienne « marxienne » et il se place délibérément au coeur des affrontements coloniaux, des luttes de femmes, des luttes de classes en général, depuis le code qui régit l’esclavage jusqu’aux luttes post coloniales, le tout traversant l’ensemble des rapports de classes de la France et de ses colonies dans la longue période considérée. C’est un travail qui trouve sa place aux coté de Edward P. Thomson ou Howard Zinn, le parti pris féministe en plus.

Présentation du bouquin par son auteur  sur FC ici (ca commence à 9 mn 20 secondes)

index

« 1685, année terrible, est à la fois marquée par l’adoption du Code Noir, qui établit les fondements juridiques de l’esclavage « à la française », et par la révocation de l’édit de Nantes, qui donne le signal d’une répression féroce contre les protestants. Prendre cette date pour point de départ d’une histoire de la France moderne et contemporaine, c’est vouloir décentrer le regard, choisir de s’intéresser aux vies de femmes et d’hommes « sans nom », aux minorités et aux subalternes, et pas seulement aux puissants et aux vainqueurs.
C’est cette histoire de la France « d’en bas », celle des classes populaires et des opprimé.e.s de tous ordres, que retrace ce livre, l’histoire des multiples vécus d’hommes et de femmes, celle de leurs accommodements au quotidien et, parfois, ouvertes ou cachées, de leurs résistances à l’ordre établi et aux pouvoirs dominants, l’histoire de leurs luttes et de leurs rêves.
Pas plus que l’histoire de France ne remonte à « nos ancêtres les Gaulois », elle ne saurait se réduire à l’« Hexagone ». Les colonisés – des Antilles, de la Guyane et de La Réunion en passant par l’Afrique, la Nouvelle-Calédonie ou l’Indochine – prennent ici toute leur place dans le récit, de même que les migrant.e.s qui, accueilli.e.s « à bras fermés », ont façonné ce pays. »

Publication

11/12/2016 11 commentaires

Dans le cadre des échanges (parfois violents), actuellement en cours autour de l’articulation classe/genre/race, nous signalons la parution de ce petit bouquin

race1

race2

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Deux textes de TC publiés par Endnotes traduites en castillan

06/12/2016 un commentaire

Un camarade nous a fait parvenir deux traductions de textes de Théorie Communiste parus dans Endnotes n°1.

La versión française du premier texte est à la suite

« Mucho ruido y pocas nueces » et « Historia normativa y esencia comunista del proletariado »
Théorie Communiste
Endnotes # 1, octubre de 2008: materiales preliminares para un balance del siglo xx

Mucho ruido y pocas nueces

Comentarios críticos sobre « Prolétaire et travail: une histoire d’amour ? »

El tema sobre el que Dauvé y Nesic intentan reflexionar en este texto es nada menos que el «fracaso histórico» del movimiento comunista a lo largo de los ciento cincuenta y cuatro años transcurridos desde la publicación del Manifiesto de Marx y Engels[1]. Abordan la cuestión a través de una crítica del concepto de programatismo, desarrollado principalmente por la revista Théorie Communiste. Ahora bien, el programatismo sólo podría servir para explicar el «fracaso del movimiento comunista» si imagináramos, como Dauvé y Nesic, que el comunismo es una norma, una sustancia, algo invariable en «su contenido profundo[2]», pues en ausencia de tal supuesto, el programatismo no es otra cosa que la explicación de su propio fracaso. Por tanto, comenzaremos por explicar la teoría del programatismo, que Dauvé y Nesic han entendido tan mal. No obstante, conviene señalar que lo que en realidad está en juego es la definición de la época actual, y más aún, que siquiera exista un «período actual». O lo que en última instancia viene a ser lo mismo, que exista algo llamado historia.

1 La teoría del programatismo


i La emancipación del trabajo y su fracaso

Desde un punto de vista general podríamos definir el programatismo como una teoría y una práctica de la lucha de clases en la que el proletariado encuentra en su impulso hacia la emancipación los elementos fundamentales de una organización social futura convertidos en un programa a realizar. Esa revolución consiste, por tanto, en la afirmación del proletariado, ya sea como dictadura del proletariado, consejos obreros, emancipación del trabajo, período de transición, extinción del Estado, autogestión generalizada o «sociedad de productores asociados». El programatismo no es una simple teoría, es ante todo la práctica del proletariado, en la que la fuerza cada vez mayor de la clase (en los sindicatos y los parlamentos, organizativamente, en términos de relaciones de fuerzas sociales o de cierto nivel de conciencia de las «lecciones de la historia») se concibe positivamente como un trampolín que conduce a la revolución y al comunismo. El programatismo está intrínsecamente ligado a la contradicción entre proletariado y capital, tal y como queda constituida por la subsunción formal del trabajo en el capital. Lire la suite…

récréation

03/12/2016 Aucun commentaire

« Le racisme de l’intelligence »

03/12/2016 Aucun commentaire

Nous relayons ici le très intéressant article de Serge Halimi dans le Monde Diplomatique de décembre 2016, au sujet de la victoire de Mr Donald TRUMP.

  « (…) Le gouvernement du peuple par le peuple est le seul système dans lequel j’aie envie de vivre, mais au fond, qu’est-ce que je connais du peuple ? Je vis à Paris, puis là je suis à Genève ; je fréquente des écrivains, des journalistes, des cinéastes. Je vis complètement déconnecté de la souffrance du peuple. Ce n’est pas une autocritique, c’est un simple constat sociologique. Je sillonne le pays, mais les gens que je rencontre s’intéressent à la culture — une minorité d’intellectuels non représentatifs de la révolte profonde du pays. » Frédéric Beigbeder

La déroute de l’intelligentsia par Serge Halimi

Les Américains n’ont pas seulement élu un président sans expérience politique : ils ont également ignoré l’avis de l’écrasante majorité des journalistes, des artistes, des experts, des universitaires. Le choix en faveur de M. Donald Trump étant souvent lié au niveau d’instruction des électeurs, certains démocrates reprochent à leurs concitoyens de ne pas être assez cultivés.

Il existe un pays au moins où les élections ont des effets rapides. Depuis la victoire de M. Donald Trump, le peso mexicain s’écroule, le coût des prêts immobiliers s’élève en France, la Commission européenne desserre l’étau budgétaire, les sondeurs et les adeptes du microciblage électoral rasent les murs, le peu de crédit accordé aux journalistes agonise, le Japon se sent encouragé à réarmer, Israël attend le déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, et le partenariat transpacifique est mort. Lire la suite…

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Endnotes : « LA theses »

24/11/2016 2 commentaires

Un texte qui, bien qu’ancien, vient s’articuler de façon étonnamment actuelle aux problématiques qui agitent le « milieu » depuis quelques mois: segmentation de la classe, problématique et articulation classe/genre/race, tension à l’unité de la classe et programmatisme, unité de la classe dans la confrontation des différentes identités qui résultent de la segmentation, affrontements récents autour de la racisation, etc, etc….. Donc, on publie!!

HTTPS://ENDNOTES.ORG.UK/OTHER_TEXTS/EN/ENDNOTES-LA-THESES

« Dans cette société l’unité apparaît comme accidentelle, la séparation comme normale »

-Marx, Theories of Surplus Value

   1- Nous vivons dans une ère de crise sociale, qui dure depuis longtemps et qui est fondamentalement la crise des sociétés du mode de production capitaliste. En effet, les relations de travail qui régissent la production et la consommation dans les sociétés capitalistes se dégradent. Le résultat en est la réapparition d’une situation structurelle que Marx appelait « le capital excédentaire au côté de la population excédentaire ». Les transformations technologiques continuent d’évoluer malgré la stagnation économique, donnant lieu à une situation où il y a trop peu d’emplois pour trop de monde. Pendant ce temps, d’énormes réserves d’argent labourent la planète à la recherche de profits, conduisant à l’expansion périodique de bulles qui éclatent en éruptions massives. La montée de l’insécurité et de l’inégalité de l’emploi sont des symptômes de l’impossibilité croissante de ce monde en tant que tel.

2- Dans le moment présent, ces contradictions, contenues dans les sociétés capitalistes, sont prêtes à exploser. La crise de 2008 en est une manifestation. Elle a donné lieu à une vague mondiale de luttes qui continuent encore aujourd’hui. Afin de garder un certain contrôle sur une crise en ébullition, les États ont organisé des plans de sauvetage coordonnés des sociétés financières et d’autres sociétés. La dette de l’État a atteint des niveaux inconnus depuis la Seconde Guerre mondiale. Le sauvetage des capitalistes devait donc s’accompagner d’une cure d’austérité pour les travailleurs, car les États cherchent à gérer leurs bilans tout en recréant les conditions de l’accumulation. Pourtant, ces actions de l’État n’ont été que partiellement couronnées de succès. Les économies riches continuent de croître de plus en plus lentement, même si elles absorbent d’énormes quantités de dettes à tous les niveaux. Les économies pauvres sont également vacillantes. Nous appelons cette situation globale la structure d’attente (the holding pattern) et nous affirmons que d’autres turbulences économiques sont susceptibles d’advenir lors d’un crash capitaliste.

Lire la suite…

« Un parfum d’insurrection anarchiste en Algérie »?

22/11/2016 4 commentaires

Un nouveau blog sur « Lutte des classes / Guerre civile / Communisation »

21/11/2016 Aucun commentaire

Carbure

https://carbureblog.com/

Lutte des classes / Guerre civile / Communisation

Que dire ?

L’objet de ce blog, outre rassembler des textes épars écrits sur une quinzaine d’années – ça ne fait pas lourd – est de poser au fil du temps quelques balises critiques et théoriques, qui pourront peut-être servir à alimenter les réflexions personnelles de quelques personnes, ou dans le meilleur des cas donner des pistes pour des travaux ultérieurs.

Notes sur les classes moyennes et l’interclassisme

https://carbureblog.com/2016/11/21/notes-sur-les-classes-moyennes-et-linterclassisme/

Gilles Dauvé, à propos de « Solitude de la théorie communiste » (août 2016) de Bruno Astarian.

21/11/2016 Aucun commentaire

LPR / Sommes-nous seuls dans l’univers ?

https://t.co/3cfaQJ5d7O

Bruno Astarian, Solitude de la théorie communiste, août 2016.

« Comment demeurer révolutionnaire sans révolution ? », demandait Maresia Dalua1. Pour répondre, il faut aller en amont: comprendre ce que peuvent faire « les révolutionnaires » suppose de s’interroger sur quelle révolution on envisage, sur ce que serait son « contenu ». C’est ce que fait Bruno Astrarian en se demandant à quoi sert la théorie communiste.

Le marxisme – et souvent l’anarchisme – ont longtemps cru que renverser le capitalisme, c’était instaurer le pouvoir des producteurs (incluant le métallo, l’infirmière, l’institutrice…) et leur travail en commun. Dans cette vision, les luttes quotidiennes préparent la révolution, l’autonomie dans l’action aujourd’hui (contre l’Etat, les patrons, les syndicats, les partis, toutes les institutions soutiens de la société actuelle) préparant l’autonomie individuelle et collective dans la gestion de l’ensemble de la vie après-demain. Par conséquent, la grève, l’émeute, l’insurrection, voire la coopérative ou la scoop, sont comme un apprentissage du futur travail associé. La théorie communiste aurait pour rôle de mettre en valeur tout ce qui favorise l’action autonome des prolétaires, et d’aider ainsi à son intensification, à son propre dépassement.

Pour Bruno Astarian, cette vision méconnait la rupture qualitative entre la lutte revendicative, où le travail s’efforce de modifier à son avantage la répartition du salaire et du profit, et l’insurrection communiste. Dans celle-ci, les insurgés forment « entre eux un rapport interindividuel qui n’a plus le travail pour contenu », et « les éléments de capital dont le prolétariat insurgé s’empare sont transformés par l’insurrection. De moyens de production, ils deviennent moyens de lutte, voire de divertissement. »2

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« La cigarette sans cravate » à la radio

18/11/2016 Aucun commentaire

Emission de radio sur « Offensive sonore » avec
un des camarades du collectif auteur du bouquin.

Cliquer sur l’image pour y accéderarton17-509x800

A propos de l’élection de trump

16/11/2016 Aucun commentaire

Second texte sur l’élection étasunienne emprunté au blog « le cours des choses »

« les comptes non soldés de l’échec du cycle de lutte des années 60 et 70 »

Notes sur trump (2)

http://www.lecoursdeschoses.com/2016/11/remarques-sur-trump-2.html

Publié le 14 Novembre 2016

Back to 65 ?

L’enquête annuelle sur les « valeurs des américains » menée par l’institut public de recherche sur la religion et publiée le 25 octobre, portait ce titre assez révélateur : « La grande division sur l’avenir de l’Amérique : 1950 ou 2050 ? ». L’étude indiquait que pour 92% des républicains interrogés, le pays allait dans la mauvaise direction et ce – pour la moitié d’entre eux- depuis au moins 1950.

Sans aller jusque là, plusieurs livres récents font de 1965, année des émeutes de Watts, de la marche de Selma, du tournant de la guerre du Vietnam et de la politique volontariste du président Johnson, l’année charnière à laquelle ramènent beaucoup de phénomènes contemporains. Comme l’écrit Bill Bishop dans The Big Sort (paru en 2009): «  C’était 1965. Chaque événement représentait le début d’alignements politiques qui allaient s’étendre sur les quarante années suivantes. » Il note ainsi que c’est à partir de cette année là que les affiliations traditionnelles aux deux grands partis commencent à se réduire et se modifier et que s’effondre littéralement la confiance dans le gouvernement, notamment dans la classe ouvrière blanche qui était pourtant sensée profiter le plus du projet de « grande société » de Johnson. De même, le chercheur sur les religions Martin Marty décrit 1965  comme « l’épicentre d’un tremblement de terre dans la vie religieuse » avec le début du déclin des églises protestantes classiques et l’essor des congrégations indépendantes et évangélistes, qui deviendront bientôt les fourriers du néo-fondamentalisme. Enfin, Nicolas Ebersatdt dans Men’s without work  date précisément de la même année le début de la fuite devant le travail d’une partie des mâles américains et l’explosion de la criminalité.

Bien évidemment, ce qui s’engage plus généralement en 1965, c’est pour les noirs, la récolte des quelques fruits de la lutte pour les droits civiques et, pour les femmes, le début d’une série de mouvements qui leur permettront de bousculer l’ordre patriarcal. Bref, avant même la fuite du capital des années 70 en réponse à l’insubordination ouvrière de ces années là, le début de la fin de la mouture américaine du compromis fordiste. Dans le délitement actuel du compromis néo-libéral, il semblerait donc que les comptes non soldés de l’échec du cycle de lutte des années 60 et 70 continuent à projeter leur ombre portée sur l’époque, le « whitelash » électoral n’étant qu’un épisode de plus d’une contre-révolution qui n’en finit plus. Et si la rétro-utopie du « great again » keynésiano-raciste d’un Trump et de ses électeurs risque fort de se faner bien vite, le message envoyé aux minorités remuantes de toutes sortes est quant à lui bien concret : ils seront plus que jamais la variable d’ajustement.

Un nouveau blog d’analyses…

09/11/2016 Aucun commentaire
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Sur le mouvement contre la « loi travail » – Traductions

02/11/2016 Aucun commentaire

De débordements en imbordements jusqu’à l’épuisement
Traduction anglaise/English translation

Débordements, imbordements et épuisement (suite)
Traduction anglaise/English translation