Manos dit Woland (ou l’inverse)

15/04/2015 Aucun commentaire

METTRE LES PENDULES A L’HEURE

« This weekend just gone (11th & 12th April) 2 meetings on the new Syriza government organised by Theorie Communiste, one in Lyon, the other in Marseille, were presented by Blaumachen. »
publié ici : http://dialectical-delinquents.com/the-minister-of-sic/

1 « Théorie Communiste » n’est en aucune façon « l’organisateur » des réunions publiques de Lyon et de Marseille des 11 et 12 avril et la plupart d’entre nous regrettons beaucoup de ne pas avoir pu assister à ces réunions sur la situation en Grèce qui étaient une excellente initiative.

2″Théorie Communiste » a quitté le collectif Sic depuis juillet 2013 en conservant il est vrai des rapports amicaux avec nombre de participants de ce collectif.

3 Le copain qui est intervenu lors de ces réunions n’a, à notre connaissance, jamais été membre de « Blaumachen » (groupe qui n’a plus d’activités depuis l’été 2014), ce qui de toute façon n’a jamais été une tare.

4 Manos / Woland a fait un choix qui n’est pas le nôtre, ni celui de Sic, ni celui de Blaumachen, ni celui des organisateurs de ces réunions. Depuis, il ne participe plus à aucun de ces groupes, revues ou collectifs.

Voilà pour les faits. Pour le reste, s’il plait à quelques « Délinquants de la dialectique » ou « Enfants du paradis » de trouver dans la théorie de la communisation ou pire dans les « abstractions élitistes » de « Théorie Communiste » l’origine du devenir sous-ministériel ou bancaire de Manos / Woland, libre à eux. Les ressources infinies de la dialectique sont un bien commun.

Théorie Communiste.

English translation

« Put the record straight »
Manos  aka Woland (or the other way around) »

1 « Théorie Communiste » was in no way the « organiser » of the public meetings in Lyon and Marseilles the 11th and 12th April, and most of us regret not being able to take part in these meetings on the situation in Greece, which were an excellent idea. Lire la suite…

« Histoire critique de l’ultra-gauche »

16/04/2015 Aucun commentaire

Les éditions Senonevero réeditent, en version revue et augmentée

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Le dossier de presse

Grèce et communisation

11/04/2015 Aucun commentaire

Article en date de l’été 2014 c’est-à-dire avant l’arrivée du Syriza au gouvernement (et à partir de laquelle le groupe « Blaumachen » a cessé d’exister ) publié sur le blog russe  посткап / post-cap

Nous ne comprenons pas comment « Post-cap » peut dire que «contrairement aux anarchistes, le mouvement de communisation reconnaît la nécessité d’une phase transitoire et de puissance temporaire pour protéger les  mesures communistes», mais …  qui connaît la théorie de la communisation?

Notes introductives de Post-cap

Il y a eu l’une des situations de crise les plus graves, ces dernières années, en Grèce. Les mesures d’austérité imposées par l’Etat étaient directement liées à la crise économique mondiale de 2007. Les taux de croissance économique élevés en Grèce dépendaient beaucoup des flux de capitaux et il apparut donc soudainement que la faillite était causée par la lourde dépendance économique aux flux externes de valeur. La Grèce est devenue l’un des pays qui paye les conséquences de la crise internationale. L’Etat grec a réorganisé l’économie pour sauver le secteur privé. Le chômage, les coupes dans les budgets publics ont effectivement conduits à la perte du statut d ‘«Etat social» (si un tel terme est approprié). Manifestations, grèves nationales, affrontements avec la police sont devenus en quelques années habituels pour le pays. Pour nous, dans ces circonstances, les événements grecs sont l’une des sources de pratiques modernes dont nous devons être conscients.

Notre camarade grec est un membre du mouvement pour la communisation (des groupes comme Théorie Communiste, Troploin, EndNotes, Blaumachen etc). Les partisans de ce courant, dans leur théorie, soulignent que le communisme est le mouvement réel et non une société «idéale» qui doit être «construite».

La communisation est le processus de destruction des attributs de la société de classe (la production des marchandises, la propriété privée, l’Etat), et de propagation du communisme. Ainsi, l’un de ses concepts les plus ambigus (sans étapes définies) est la destruction immédiate des rapports marchands. Contrairement aux anarchistes, le mouvement de communisation reconnaît la nécessité d’une phase transitoire et de puissance temporaire pour protéger les mesures communistes (voir «Communisation”» par Troploin et «Communisation vs. Socialisation”» par TC). Le mouvement de communisation ne veut pas appeler cette période «dictature du prolétariat», et il considère l’Etat comme un produit des rapports marchands et le prolétariat comme antagoniste et satellite du capital. Le prolétariat existe tant que le capital existe (et cela signifie que la contradiction entre capital et travail existe aussi), et la communisation ne se concentre pas sur le travail (puisque le travailleur est un élément du Capital), la communisation transforme le prolétaire en individu d’une société sans classes. Lire la suite…

La lutte des classes et l’État en Grèce. Présentation-débat avec un camarade d’Athènes

07/04/2015 6 commentaires

Une présentation-débat publique avec un camarade d’Athènes, aura lieu

* à Lyon, samedi 11 avril, à 16h00, MJC Jean Macé ,38 rue Camille Roy dans le 7ème arrondissement, organisé par l’association Table Rase (www.tablerase.org)

* à Marseille, dimanche 12 avril, à 14h00, au Kiosque (38 rue Clovis Hugues — http://kiosque13.noblogs.org/), organisé par Tant qu’il y aura de l’argent (www.tantquil.net)

 syriza

Il ne fait pas de doute que la coalition SYRIZA-ANEL, qui est au pouvoir en Grèce depuis janvier, doit être vue comme la représentation directe de la place Syntagma de mai-juin 2011, sur laquelle des centaines de milliers de personnes se retrouvaient autour de positions anti-gouvernement, anti-austérité et anti-UE (sans être anti-euro). Mais cette union n’a jamais permis de masquer une opposition fondamentale entre une partie plutôt « patriotique » et une partie plutôt « socialiste ». En Grèce, nous assistons maintenant à la retombée brutale de la vague de luttes initiée par la révolte de décembre 2008 et parachevée par les émeutes massives du 12 février 2012, luttes dans lesquelles l’identité ouvrière et l’auto-organisation n’étaient que peu présentes. Maintenant, la coalition SYRIZA-ANEL rejette la question de l’exploitation capitaliste hors de l’agenda social et politique, empêche une rencontre des prolétaires immigrés et nationaux comme celle de 2008, tout cela en affirmant l’unité nationale. L’antifascisme d’Etat s’est révélé être un outil essentiel dans cette dynamique. SYRIZA est donc l’expression politique de la précédente vague de luttes, c’est-à-dire en un sens son intégration à l’État ou son étatification, et non pas son élimination ou sa défaite. Du point de vue de cette politisation directe des luttes, la situation grecque peut servir à une analyse critique de la vague de luttes mondiale initiée par le mouvement des Indignés et les révoltes arabes.

« une initiative »

28/03/2015 23 commentaires

« les auteur(e)s ne sont que des accidents de la pensée »

un texte de rupture dans la théorie de la communisation

http://www.patlotch.esy.es/text/488b2cdb(autosaved_autosaved_autosaved_autosaved_Patlotch2013)-723.html

« Des outres gonflées ne sort que du vent »

26/03/2015 2 commentaires

Brève réaction à un texte publié sur le site Palim Psao sous le titre : « Les vases vides font toujours beaucoup de bruit ».

http://www.palim-psao.fr/2015/03/les-vases-vides-font-toujours-beaucoup-de-bruit-a-propos-d-une-certaine-reception-de-la-critique-de-la-valeur-en-france-par-clement

« Le marxisme traditionnel, qu’il affirme la réunion nécessaire des conditions objectives (le marxisme orthodoxe, mécaniste et positiviste) ou qu’il fasse l’apologie des conditions subjectives pour cheminer vers la révolution (un marxisme qui s’est épanoui plutôt dans la seconde moitié du XXe siècle), n’a jamais aimé la théorie marxienne de la crise interne, c’est-à-dire l’idée que de par sa propre logique sans même l’intervention des classes, le capitalisme puisse de lui-même connaître une crise de décomposition (et pas de libération !). La phrase de Marx sur le fait que « le capital est lui-même sa propre barrière » et ses développements théoriques partiels à ce sujet, n’ont finalement jamais calé avec l’idéologie marxiste primaire et ce qu’elle prenait pour être la contradiction interne du capitalisme ».

Ainsi s’exprime Clément Homs en conclusion d’un entretien (« revu et corrigé ») en défense et illustration de la Wertkritik (« Critique de la valeur ») sur le site de Palim Psao.

Je ne me livrerai pas à une critique systématique de l’école dite « critique de la valeur », cela est inutile car il arrive parfois, de façon symptomatique, que les défenseurs eux-mêmes d’une théorie, comme les tueurs en série parsemant leurs crimes d’indices dans leur rêve de puissance et leur désir de se faire prendre, se laissent aller, ivres de leur supériorité intellectuelle, à glisser un signe de leur propre supercherie. Lire la suite…

Si la réponse est Syriza, alors ce n’était pas la bonne question

24/03/2015 Aucun commentaire

Texte paru le 5 mars dernier sur le site « Brooklyn rail »

http://www.brooklynrail.org/2015/03/field-notes/if-syriza-is-the-answer-then-the-question-was-wrong

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Par Cognord

Traduction du collectif Les Ponts Tournants

Les prédictions sont souvent difficiles. La complexité des problèmes, la diversité des éléments-clefs et le caractère imprévisible des sujets sociaux en interdisent la tentative et discréditent généralement ceux qui en font. Or, en acceptant ces difficultés, on a ouvert un espace dans lequel les gens se sentent libres de dire n’importe quoi sans que cela tire vraiment à conséquence. C’est ce qui est arrivé dernièrement avec Syriza : pendant que la Droite mettait en garde contre un « radicalisme » irresponsable, la Gauche a trouvé le point de ralliement qu’elle attendait depuis longtemps pour annoncer « la dernière chance de mettre fin à l’austérité ». Encore une fois, elles avaient  tort toutes les deux.

Ce qui était remarquable, sans toutefois être vraiment surprenant, c’est que quasiment aucun des partisans de Syriza n’avait pris le temps d’examiner son programme économique tel qu’il était énoncé. Il suffisait de répéter quelques formules-clefs pour faire de Syriza l’unique espoir pour l’avenir de la Grèce (et de l’Europe par la même occasion), toute analyse rigoureuse des remèdes proposés par Syriza se trouvant reportée dans un futur hypothétique[1]. C’était comme si la gauche estimait qu’il serait impoli de présenter Syriza comme un parti social-démocrate de sensibilité progressiste, considérant qu’un examen attentif de son programme serait superflu, voire importun. Lire la suite…

Questions pour les partisans de la communisation

18/03/2015 un commentaire

trouvé sur la toile

Le retour aujourd’hui à Francfort du couple Black Block / démocratisme radical est-il le symptôme de l’enlisement actuel des luttes et de l’incapacité conjointe du capital à se restructurer, situation dont la Grèce serait le paradigme ?

Ou juste une occasion de se fendre la gueule ?

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Violents incidents à Francfort en marge de l’inauguration du nouveau siège de la BCE

https://news.vice.com/fr/article/siege-bce-manifestations-francfort

Vous avez tout le temps que vous voudrez pour répondre, personne ne ramasse les copies. Lire la suite…

Ferguson : L’incendie impossible à éteindre ( suite)

12/03/2015 un commentaire

A lire ou relire l’article sur la question raciale paru le 25 novembre dernier

http://dndf.org/?p=13862

Deux policiers ont été grièvement blessés par des tirs jeudi matin dans la ville de Ferguson (Missouri), théâtre d’émeutes l’été dernier après la mort d’un jeune Noir tué par la police de la ville, a indiqué la police.

ferguson

Le rapport qui accable la police de Ferguson

Le ministère américain de la Justice a publié un rapport ce mercredi 4 mars qui révèle les multiples violations des droits des Noirs par la police de Ferguson, six mois après le décès de Michael Brown.

« La police de Ferguson a régulièrement violé les droits constitutionnels de ses résidents noirs » : c’est la conclusion du ministère américain de la Justice dans un rapport qui doit être publié ce 4 mars. Comme l’explique le quotidien américain The New York Times, ce rapport met en exergue les racines de tensions raciales qui ont atteint leur apogée l’été dernier avec la mort de Michael Brown, un jeune Africain-Américain tué par un policier blanc dans cette banlieue de Saint Louis, dans le Missour

« les statistiques sur la criminalité compilées au cours des deux dernières années semblaient suggérer que seules des personnes noires avaient enfreint la loi », note le quotidien. La police a fait usage de la force presque exclusivement contre des personnes noires et a arrêté plusieurs d’entre elles sans cause probante

http://www.courrierinternational.com/article/2015/03/04/le-rapport-qui-accable-la-police-de-ferguson

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Grèce : Est-il possible de gagner la guerre après avoir perdu toutes les batailles?

06/03/2015 un commentaire

Texte paru initialement le 5 février dernier sur le site http://www.brooklynrail.org/2015/02/field-notes/is-it-possible-to-win-the-war-after-losing-all-the-battles

Traduction du collectif « Les Ponts Tournants »

L’auteur de ce texte a eu la malchance de naître en Grèce et la chance d’avoir participé aux mouvements sociaux qui tentèrent de mettre un terme à la dévalorisation capitaliste de ce pays. Peu après la fête d’adieu du mouvement (la magnifique grève générale et les émeutes intenses du 12 février 2012), il a quitté la Grèce et s’est installé ailleurs, dans le froid. A l’occasion, il écrit des articles sur son pays natal.

Préhistoire d’un succès

A peu près deux ans avant le terme du mandat du gouvernement de la coalition  Nouvelle Démocratie-Pasok,  des élections nationales sont annoncées en Grèce, ce qui a immédiatement suscité un regain d’intérêt pour ce pays du Sud de l’Europe mais de sa périphérie au niveau économique. Le silence relatif  des deux années précédant  ce regain était tout à fait  compréhensible, ne serait-ce qu’au niveau  médiatique. En effet, si la Grèce avait connu auparavant une période de gloire, c’était surtout à cause des mesures d’austérité sans précédent imposées par la troïka -la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI)- en contrepartie de nouveaux prêts, destinés à « aider » l’Etat grec suite à l’annonce officielle, en avril 2010, de son incapacité à rembourser sa dette souveraine, non viable (120 % du PIB à l’époque). Les réactions à la mise en œuvre du programme d’austérité ont aussi joué un rôle primordial en mettant la Grèce sous le feu des projecteurs: entre 2010 et 2012, les grèves générales, les manifestations violentes et le mouvement d’occupation des places ont mené tout droit à la remise en cause de l’avenir du « programme de consolidation budgétaire » de la Grèce (pour employer le jargon économique officiel).  En même temps que le Mémorandum imposé par la troïka, c’est la légitimité du système politique qui s’est trouvée contestée[1], engendrant des spéculations incontrôlées sur l’avenir de la Grèce au sein de la zone euro, ainsi que sur les conséquences imprévisibles que sa sortie pourrait avoir pour l’UE, sans parler de l’économie mondiale. Lire la suite…

A paraître en août 2015 : From Crisis To Communisation by Gilles Dauvé

05/03/2015 Aucun commentaire

http://secure.pmpress.org/index.php?l=product_detail&p=723

Une version française est prévue, ensuite bien sûr une publication aussi rapide que possible. 

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La « Communisation » signifie quelque chose de très simple : une révolution qui commence à changer immédiatement les relations sociales. Elle s’étendrait sur des années, des décennies, sans doute, mais dès le premier jour commencerait à en finir avec le salariat, le profit, la productivité, la propriété privée, les classes, les Etats, la domination masculine, etc.. Il n’y n’aurait aucune « période de transition » au sens marxien, aucune période pendant laquelle les « producteurs associés » continueraient de favoriser la croissance économique pour créer les bases industrielles d’un monde nouveau. Communisation signifie une insurrection créative qui amènerait le communisme, pas ses conditions préalables.

Dit ainsi, cela paraît assez simple. Les questions sont quoi, comment et par qui. C’est le sujet de ce livre.

La communisation n’est pas l’alpha et l’oméga qui résout tout et démontre la fausseté de tout le passé de la théorie critique. Le concept est né d’une période donnée, et nous pouvons le comprendre pleinement en revenant à comment les gens ont personnellement et collectivement vécu les crises des années 60 et 70. La notion se développe actuellement dans la tourmente d’une nouvelle crise, plus profonde que la dépression des années 1930, entre autres raisons à cause de sa dimension écologique, une crise qui a la portée et l’ampleur d’une crise de civilisation.

Ce n’est pas un livre glorifiant les luttes existantes comme si leur accumulation actuelle était suffisante pour aboutir à la révolution. La théorie radicale a du sens si elle répond à cette question : Comment la résistance prolétarienne à l’exploitation et à la dépossession aboutit à plus qu’aggraver la crise ? Comment est-ce que cela peut remodeler le monde ?

 

Déambuler sans repos

27/02/2015 Aucun commentaire

Dernier texte mis en ligne par nos camarades de « il lato cattivo » http://illatocattivo.blogspot.it/2015/02/lorganizzazombie.html

L’organizzazombie

Il Lato Cattivo

[ febbraio 2015 ]

De temps en temps, à intervalles plus ou moins irréguliers, surgit  une bande de tristes lurons – poussés souvent pas des lectures hâtives, mais aussi par le fait de s’être imprudemment auto-investit  du rôle de guide de la révolte prolétarienne (un peu à la manière du mandat divin des souverains de l’ancien régime) s’entraînent à la critique de  ce qui leur paraît indubitablement  un grand péril contre-révolutionnaire à la solde de la bourgeoisie : la théorie de la communisation. C’est donc au tour de DemeD, publication de l’Instituto Onorato Damen qui dans son n° de Janvier 2015 commet un curieux article : la communisation entre théorie et pratique, idéalisme et évanescence. Nous le publions intégralement sur notre site, non seulement pour partager avec nos lecteurs notre hilarité, mais aussi pour monter quel excellent exemple de décomposition touche le courant qui l’a produit. Nous ne réagirons pas à cet article par une critique, vu le ton et le contenu ce serait lui faire trop d’honneur,  mais par quelques réflexions en marge sur le drame trop ignoré par les institutions, la société civile et les média, le futur zombie dans la société contemporaine qui vaut comme réplique à tous les Institut Onorato Damen d’hier, d’aujourd’hui et demain. Des séries télévisées comme  Deathset,  The Walking Dead  ou encore des films comme la Nuit des mort-vivants ont déjà abordé le sujet. Mais le problème des morts-vivants qui errent dans nos cités va encore, une fois de plus, se heurter au mur de l’indifférence. Ceci est encore plus vrai pour les organisations –organisations et regroupements politiques de zombies à prétentions révolutionnaires –qui languissent aux marges de la société . Mais il est temps de soulever la question ! Malgré tout, ils sont (furent) des humains eux aussi !

Lire la suite…

récréation

24/02/2015 Aucun commentaire

Sister Rosetta Tharpe

« The blues had a baby and they named it Rock’n roll »
M.W.

Grèce : le ministre de l’intérieur de 2008 comme président de la république

18/02/2015 5 commentaires

No comment 

Grèce : le gouvernement Syriza propose un ex-ministre de droite à la Présidence de la République

http://www.romandie.com/news/Grece–le-gouvernement-Syriza-propose-un-exministre-de-droite-a/566832.rom

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7 décembre 2008, Athènes, Grèce – Un officier de police pointe son arme en direction des manifestants alors qu’un autre simule l’action de tirer lors du 3e jour d’émeutes après la mort du jeune Grigoropoulos. © AFP

Athènes – L’ex-ministre conservateur Prokopis Pavlopoulos sera le candidat du nouveau gouvernement de gauche radicale à la présidence de la République grecque, a annoncé mardi le Premier ministre Alexis Tsipras.

L’élection du président par les 300 députés du Parlement grec est prévue mercredi à 17h30 GMT.

Nous avons besoin d’un président qui ait une sensibilité démocratique, un sentiment élevé de conscience nationale et qui soit accepté par le plus grand nombre au Parlement, a commenté M. Tsipras lors d’un discours devant son groupe parlementaire, Syriza.

 

La réputation de M. Pavlopoulos au sein de la droite a été doublement entachée fin 2008, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, par des émeutes dans toute la Grèce qui ont duré plus d’un mois, après la mort d’un lycéen de 15 ans tué par un policier à Athènes. Mais ses soutiens louent sa finesse diplomatique.

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Une belle image du stalinisme

17/02/2015 Aucun commentaire

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Aurélien Villette

Syriza ne peut pas sauver la Grèce : Pourquoi il ne peut pas y avoir de sortie électorale à la crise

16/02/2015 un commentaire

texte paru sur le site : http://www.crimethinc.com/texts/r/syriza/

Syriza ne peut pas sauver la Grèce : Pourquoi il ne peut pas y avoir de sortie électorale à la crise

Traduction par le collectif Les Ponts Tournants

Le 25 janvier, après des années de crise économique et de mesures d’austérité, les électeurs grecs ont choisi  de confier les rênes de l’Etat au parti politique Syriza. Constitué d’une coalition de socialistes, communistes et Verts, Syriza se veut favorable aux mouvements sociaux autonomes et ses dirigeants promettent de prendre des mesures contre l’austérité et contre la violence policière.

C’est en 2008 que Syriza a fait pour la première fois parler de lui hors de la Grèce, à une époque où, en tant que groupe d’extrême gauche recueillant moins des 5 % des voix, ce parti a été quasiment le seul à ne pas condamner les émeutes qui ont suivi l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulos par la police. Depuis, Syriza est devenu le parti le plus puissant du pays, en ayant réussi à attirer beaucoup d’électeurs qui avaient jusqu’alors soutenu des partis moins radicaux, ainsi que quelques activistes qui n’avaient jamais soutenu de parti auparavant. Même certains anarchistes grecs espèrent qu’après des années de violence et de répression féroces, l’élection de Syriza va enfin apporter le moment de répit dont tout le monde a grand besoin. Lire la suite…

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TPTG : Sur Syriza et sa victoire aux récentes élections générales en Grèce

07/02/2015 2 commentaires

Traduction paru sur le blog  spartacus1918 du texte du groupe grec TPTG http://dialectical-delinquents.com/?page_id=8609

un résumé de ce long texte : Comment Syriza (S) est devenu le parti majoritaire

C’est la partie la plus intéressante du texte. Rappel de l’histoire de S (confluence de divers petits partis gauchistes en général provenant de scission des deux partis communistes grecs). La montée en puissance coïncide avec l’époque des mouvements anti-globalisation., mais surtout plus spécifiquement en Grèce avec le mouvement des places et encore plus (selon TPTG) les assemblées de quartiers qui ont suivi décembre 2008 : remise en cause de la politique classique et de la représentation (« démocratie réelle »). S promeut dans le mouvement les thèmes suivants : indépendance nationale, la reconstruction productive de l’économie grecque, l’annulation d’une partie de la dette « odieuse ». Pour TPTG : « ce mécanisme  a donné « son meilleur » en limitant la lutte à un pur niveau symbolique, minant toute proposition pratique visant au développement de la lutte sur les lieux de travail et les bureaux de chômage, et traitant de provocateurs ceux qui affrontaient  les forces de l’ordre dans les manifs de masse ».

Dans les assemblées, S remplaçait les actions de base de refus des paiement (taxes, électricité, etc.) par des actions de protestation légales. Là TPTG note : « Les tentatives de S de récupérer la mobilisation étaient grandement un succès et assez facile en raison de la composition interclassiste des assemblées et de leur contenu politique : les assemblées, même quand elles étaient majoritairement composées de prolétaires de toutes sortes, ne se sont jamais définies comme des collectivités ouvrières, elles étaient plutôt perçues par la majorité de ses membres comme assemblées locales de citoyens, d’individus privés, de petits propriétaires ». Lire la suite…

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L’Espagne et la Théorie de la communisation:Passé et Présent

02/02/2015 15 commentaires

Traduction d’un texte préparatoire à une réunion qui s’est tenue en novembre 2014

L’Espagne et la Théorie de la communisation:
Passé et Présent:
Federico Corriente

«[…]Si je m’en souviens bien, le mot en lui-même a surgi entre 1972 et 1974 parmi certaines personnes critiques envers l’IS, la Gauche allemande et italienne, etc., mais inspirées par celles-ci. Peut-être que la première personne à l’employer a été Pierre Guillaume, le libraire (et ex-membre de Socialisme ou Barbarie) de la Vieille Taupe (c’était le nom de la librairie). En tout cas, il a été le premier a donner à ce concept toute son importance. Ce terme a peut-être été forgé par Dominique Blanc, alors principal animateur du groupe La Guerre Sociale, et auteur d’un essai très stimulant et pionnier, Un Monde sans Argent…Ce qui est dommage c’est que cette notion si décisive n’ait pas été réellement développée par le petit milieu qui en a été à l’origine, ce qui semblerait être un indice de la faiblesse du mouvement communiste (en tant que mouvement social, et non d’individus comme toi et moi).
[…]De toutes façons, je n’ai jamais fait que me heurter à de l’hostilité de la part des héritiers de la Gauche germano-hollandaise, de ICO et dernièrement de Echanges et Mouvement. Je suppose que leur agressivité procède d’une profonde incompréhension. S’inspirer autant de Bordiga que de Pannekoek devait leur faire la même impression que des travelos à ma mère».

Correspondance entre une fraction du collectif Riff-Raff et Gilles Dauvé (alias Jean Barrot) -Riff-Raff #7 [1], (Mars 2004)

Préliminaires: communisation et ultra-gauche

Peut-être qu’un article sur le procès de la gestation de la théorie de la communisation à partir de ses origines dans la critique de l’Ultra-gauche en Espagne devrait commencer par l’un ou l’autre des homologues espagnols des grands théoriciens révolutionnaires -Luxembourg, Gorter, Pannekoek et Bordiga- qui rentrèrent en lice lors du cycle mondial de luttes ouvrières révolutionnaires débutant en 1917. Malheureusement pourtant, pas un seul nom ne nous vient à l’esprit. Ce fait est en lui-même frappant, surtout lorsque l’on considère que lors de la Sainte Année 1917 l’Espagne fût le théâtre d’une grève générale révolutionnaire, et que selon Guy Debord, dans La Société du Spectacle, la Révolution de 1936 créa supposément «la tentative la plus avancée d’un pouvoir ouvrier qui ait jamais eu lieu». Si cette assertion est exacte, il ne reste plus qu’à se demander pourquoi ce soulèvement révolutionnaire n’a pas eu d’impact théorique contrairement à la Russie, l’Allemagne ou l’Italie. Cependant, l’énorme bibliographie à propos de la «Révolution espagnole»- dont les meilleurs ouvrages ont été significativement écrits presque en totalité par des auteurs étrangers-, cette absence paraît confirmer la sentence bordiguiste selon laquelle les événements espagnols de 1936 n’ont fait que corroborer en négatif les leçons théoriques apprises bien des années auparavant par la Gauche communiste en Allemagne comme en Italie. Lire la suite…

« KURDISTAN? »

30/01/2015 4 commentaires

Un nouvel article est en ligne sur DDT21 :  » KURDISTAN ? « 

Quand les prolétaires sont contraints de prendre leurs affaires en mains pour assurer leur survie, ils ouvrent la possibilité d’un changement social.

Des Kurdes sont forcés d’agir dans les conditions qu’ils trouvent et qu’ils tentent de se créer au milieu d’une guerre internationalisée peu favorable à l’émancipation.

Nous ne sommes pas là pour les « juger ». Ni pour perdre la tête.

La suite  ici :

http://ddt21.noblogs.org/?page_id=324

Kurdistan : Tout commence par la contrainte

30/01/2015 un commentaire

Texte écrit initialement pour SIC , revue internationale pour la communisation,  et publié sur le site http://peaceinkurdistancampaign.com/2014/12/22/a-revolution-in-daily-life/ et repris sur libcom.org

Tout commence par la contrainte

Canton de Cizîrê, Rojava

« Le rapport d’exploitation contient de façon immanente un rapport de domination directe, d’assujettissement et de contrôle social et policier. Mais si on prend le rapport de domination, d’assujettissement, pour l’ensemble du rapport d’exploitation, la partie pour le tout, on perd en route le rapport d’exploitation et les classes. Le moment de la coercition, pris comme point de départ et posé comme la totalité du rapport de l’individu à la société, sombre inéluctablement dans le point de vue de l’individu isolé et de la critique de la vie quotidienne. »

Théorie Communiste, Le Plancher de verre.

Une révolution dans la vie quotidienne

Dans tous  les secteurs administratifs du canton de Cizîrê, les gens travaillent, principalement sur la base du volontariat, pour mener à bien d’ambitieuses transformations de la société. Des médecins veulent construire un système moderne d’assurance maladie gratuite mais aussi, nous ont-ils dit, collecter  et diffuser  le savoir local sur les remèdes qui avaient été étouffé et changer les conditions de vie dans leur ensemble. Ils nous ont expliqué que leur objectif était de construire un mode de vie libéré des séparations (entre les gens et entre les gens et la nature) qui sont la cause des maladies physiques et mentales. Les universitaires veulent orienter l’éducation vers les problèmes sociaux actuels. Ils ont l’intention, c’est eux qui le disent, d’abandonner les examens et de d’abolir  les clivages entre professeurs et étudiants et entre les disciplines en vigueur. La nouvelle discipline de la « gynologie » (la science des femmes) élabore  une interprétation alternative de la mythologie, de la psychologie, des sciences et de l’histoire. Toujours et partout, nous a-t-on dit, les femmes sont les principaux acteurs économiques et ce sont elles qui sont chargées des questions concernant « l’éthique et l’esthétique », « la liberté et la beauté », « le fond et la forme ». La révolution vise à dépasser les limitations posées à  ces activités quand l’État est pris comme modèle du pouvoir. Lire la suite…

A propos de Charlie (suite)

29/01/2015 6 commentaires

Du citoyen Charlie à la « dernière instance »

(sur le commentaire n° 10 de Rataxès)

 Je suis désolé de la longueur de cette réponses, mais les questions soulevées par Rataxès, parfois en un ou deux mots, nécessitent d’ouvrir beaucoup de tiroirs pour y répondre.

            Je suis en gros d’accord avec le commentaire (n° 10) de Rataxès (R) : « chaque classe sera renvoyée à sa propre situation », c’est aussi ce que suggère, paraphrasant la citation des Luttes de classes en France, la fin de ma réponse précédente (commentaire 9). Mais comment se fait ce « renvoi », quel est sa mécanique et au final : qu’est-ce qu’une classe ?

C’est là où j’ai du mal à partager la belle assurance de R ou celle de Marx dans La Sainte Famille (voir plus loin). Comme si ce qu’il se passe n’était finalement qu’une sorte de mauvais moment à passer, je ne parle pas ici forcément de la situation actuelle mais plus globalement de la relation entre d’une part le cours quotidien de la lutte des classes, les formes dans lesquelles elle n’apparaît pas « en clair » et, d’autre part, son concept dans lequel existerait ce que l’on sait comme nécessaire de son aboutissement (ce qui devrait bien un jour ou l’autre nous « tomber sur la tête du fait de la loi de la pesanteur » comme dit R).

Dans l’appréhension ordinaire, convenue, allant de soi de la lutte de classe, tout se passe comme si on avait d’un côté les classes dans leur situation, leur contradiction, ce qu’elles doivent être et faire conformément à leur être. Comme disait Marx dans La Sainte famille : « Il ne s’agit pas de savoir quel but tel ou tel prolétaire, ou même le prolétariat tout entier, se représente momentanément. Il s’agit de savoir ce que le prolétariat est et ce qu’il sera obligé de faire, conformément à cet être. » (Marx, op. cit., éd. Soc., p. 48. ) ; et de l’autre, des circonstances, des dires, des façons d’être immédiates, des idéologies, en un mot des accidents. Et, entre les deux, rien. Comme si cet autre coté ne venait que comme une gêne ou une entrave momentanées, extérieures à l’être et à son devenir nécessaire. En bref, quelque chose dont on ne saurait pas trop quoi faire, sinon qu’il faut « faire avec ». Pour reprendre les questions abordées dans le texte A propos de Charlie c’est comme si l’on disait que l’ « ordre républicain », la citoyenneté nationale, la définition de « l’Autre » etc., ne faisaient que perturber désagréablement la structure des relations et des contradictions de classes qui ne sauraient manquer d’affirmer leurs prérogatives. C’est vrai, mais comment ? Lire la suite…

GRECE : Le lundi la fête est finie

26/01/2015 2 commentaires

http://www.wsws.org/en/articles/2015/01/24/syri-j24.html

Dans son principal rassemblement final avant l’élection de dimanche, SYRIZA (Coalition de la gauche radicale) le chef de file Alexis Tsipras c’est adressé à une foule d’environ dix mille personnes à Athènes pour appeler à « une nouvelle alliance patriotique. » Il a promis que, si son parti arrive au pouvoir, il garantirait l’ordre politique et social existant.

Tsipras a commencé en faisant appel à «tous les hommes et les femmes grecques pour une nouvelle harmonie nationale, une nouvelle alliance sociale et patriotique … à mettre en pratique la nouvelle libération. »

Tspiras a de nouveau frappé le tambour nationaliste, en déclarant: «Le lundi la fête est finie et nous sommes de retour à la légalité pour tout le monde sans distinction … Le lundi, humiliation nationale sera terminée ».

Dans un appel spécial pour les forces de l’Etat, il a déclaré, « Nous allons donner aux gens en uniforme la capacité de faire leur travail en harmonie avec les citoyens et à des conditions dignes, pour permettre aux policiers de protéger les citoyens contre la criminalité et de leur côté en cas de besoin, mais aussi pour les gens dans l’armée au service de la patrie loin de leurs familles « .

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A propos de Charlie

16/01/2015 63 commentaires

« le citoyen, l’Autre et l’Etat »

(english translation below)

Il y eut Reiser et son prolo, baguette sous le bras, béret sur la tête et clope au bec, tout triste en apprenant de Georges Marchais qu’il ne serait jamais dictateur ; toujours Reiser avec son Vietnamien sur son vélo disant « Aujourd’hui la paix, demain l’usine » ; il y eut aussi le « bal tragique » et « Georges le tueur ». Pour les gens comme moi, de ma génération, ce n’est pas sans un pincement au cœur qu’on apprend le massacre des dessinateurs de Charlie, bien sûr Charlie ce n’était plus ça depuis longtemps, mais ils avaient été les dessinateurs de l’Enragé en 68, alors…

Ce ne sont pas quatre millions d’ « idiots utiles » qui sont descendus dans la rue, en France, le dimanche 11 janvier. Ils ne réclamaient pas une « opération militaire intérieure » mobilisant 10 000 soldats déployés sur le « territoire national » (déclaration du gouvernement le lundi 12). Dès l’après-midi et la soirée du mercredi 7 (le jour de la tuerie à la rédaction de Charlie) c’est spontanément que se sont organisés les premiers rassemblements et les premières manifestations citoyennes sur les « valeurs de la République » et la « liberté d’expression », contre « la barbarie », et qu’est apparu le slogan « Je suis Charlie ». Il n’était pas besoin de « l’exhortation de l’Etat » et de la mise en branle qui a suivi de l’écrasante machine de propagande. L’Etat a pris le train en marche, non sans quelques maladresses au départ comme celle de l’organisation des manifestations sous l’égide d’un cartel des organisations politiques. Le 11 janvier, le personnel politique était plutôt discret face à un cadeau en partie empoisonné pour la nature actuelle de l’Etat que l’on ne peut plus qualifier simplement de national. Lire la suite…

« Charlie, c’était mieux avant! »

16/01/2015 un commentaire

68, année théorique, etc.

13/01/2015 un commentaire

Une nouvelle brochure de Théorie Communiste

On peut appeler ultragauche, toute pratique, organisation, théorie, qui définissent la révolution comme affirmation du prolétariat et simultanément critiquent et rejettent toutes les médiations qui sont la montée en puissance de la classe à l’intérieur du mode de production capitaliste (organisations politiques, syndicalisme, parlementarisme…) par laquelle seulement peut exister cette affirmation. En cela, l’ultragauche est une contradiction en procès.

Au travers des luttes de la «  période 68  », puis durant les années 1970-80, émerge par bribes, de façon heurtée, par des impasses et des critiques successives, un nouveau paradigme de la lutte de classe, de la révolution et du communisme  : la théorie de la communisation. Autonomie, autonégation du prolétariat, refus du travail, révolution à titre humain, la théorie de la communisation est née d’un bricolage théorique dans le cours chaotique des luttes et de la restructuration du capital.

La distinction de genre, l’idéologie, la pratique révolutionnaire comme autotransformation des individus et conjoncture font de la théorie de la communisation un chantier permanent.

118 pagesCouverture_Brochure_Mai_687€

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Je ne suis pas Charlie

09/01/2015 6 commentaires

L’idée de la publication de ce texte de réaction est d’essayer de faire état d’autres expressions que le torrent de consensus compassionnel républicain, de frontisme que provoque l’évènement du massacre à Charlie.
Et même si on y trouve des notions qui nous sont complètement étrangère, « je suis citoyenne…notre pays… » , et tout le verbiage gauchiste sur les manquements de l’Etat….

En voici un autre, pas complètement satisfaisant non plus mais bon….
http://www.millebabords.org/spip.php?article27281

et celui-ci, proposé en commentaire:
http://www.non-fides.fr/?Je-ne-suis-pas-Charlie-et-je-t

Lu sur le site mondialisme.org

Au-delà de l’émotion, et si on réfléchissait un peu ? (Marie-Cécile Plà)

Reçu un énième sms avec « Je suis Charlie » en 25 langues, qui me demande d’allumer une bougie à ma fenêtre et je n’en ferai rien. Je vais peut-être me faire des ennemis mais tout ce compassionnel m’insupporte.

Je ne suis pas Charlie, j’ai un nom à moi merci et je suis une citoyenne de ce pays, enfin j’essaie.

Je n’ai aucun souci à défendre la liberté d’expression et je suis comme vous, horrifiée par ce qui vient de se produire . Cela dit, je tente de réfléchir un peu à cette question dérangeante : « Mais à qui profite le crime ? »

Alors je n’irai pas manifester avec les hérault de l’unité nationale, tous unis contre la barbarie, suivez mon regard. Je ne dis pas comme un gentil toutou : « Oui je suis Charlie », parce que ça ne signifie absolument rien. Je n’étais pas plus juive allemande que je suis une sans-papiers , je ne suis pas sans droit ou sans toit mais je suis avec eux . Howard Zinn disait que dans l’histoire il y a les victimes, les bourreaux et les passants, ceux qui jettent un œil avec « objectivité « sur le monde et ses horreurs. Moi je suis en mouvement, en action, enfin j’essaie.

Je n’accepte pas qu’au nom d’une prétendue liberté qu’on se garde bien de définir, on transforme mes rues, ma ville, mon quartier en forteresse assiégée. Croiser des uniformes avec des gros fusils, moi, ça m’angoisse. Et puis j’aimerais bien qu’on m’explique un jour en quoi des types armés de fusils mitrailleurs pourraient bien empêcher une bombe d’exploser ou en quoi multiplier les contrôles au faciès augmenterait ma sécurité ; je ne sais pas vous, mais moi ça augmente désespérément mon sentiment d’insécurité. Lire la suite…

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« Éloge du zombie »

30/12/2014 Aucun commentaire

Un « Éloge du zombie » sur DDT21 ? A partir du livre de Max Brooks « World War Z » ? Oui, c’est possible, et c’est même le nouvel article qui vient d’être publié sur ce blog.

DDT21.WWZ_.-Leningrad-1937-300x215

«  Nous avons à souffrir non seulement de la part des vivants, mais encore de la part des morts. Le mort saisit le vif ! »

(Karl Marx, Le Capital, préface de la 1ère édition, 1867.)

A découvrir sur http://ddt21.noblogs.org/?page_id=309

Bonne lecture !

La minute culturelle

25/12/2014 Aucun commentaire

Kate Tempest….

Les textes ici/ Lyrics there: End times

 

 

Ford Genk : foutage de gueule

18/12/2014 un commentaire

Deux minutes de bruit en hommage aux travailleurs de Ford Genk

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1783/Usines-d-auto/article/detail/2156459/2014/12/18/Deux-minutes-de-bruit-en-hommage-aux-travailleurs-de-Ford-Genk.dhtml

ford

UITGANG = SORTIE en néerlandais

L’action est une initiative de l’administration communale de Genk destinée à mettre du baume au coeur des quelque 5.300 personnes qui perdent, directement ou indirectement, leur emploi après une première vague de 1.288 licenciements

Vendredi, les travailleurs inscrits pourront encore prendre part à une sorte de fête d’adieu, au cours de laquelle ils recevront une photo et un livre comme souvenirs

A son apogée, en 1994, Ford Genk a compté jusqu’à 14.700 travailleurs

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chine : la « tribu rat »

09/12/2014 Aucun commentaire

http://www.zerohedge.com/news/2014-12-08/meet-chinas-morlocks-1-million-beijing-residents-live-undeground

 tribu rat

 PEKIN : Comme le rapporte NPR, avoir un appartement plus petit coûte une fortune (et 21 millions de personnes qui se battent pour l’espace), on a vu émerger une nouvelle option «abordable» de logement … en dessous des rues animées de la ville

Face aux prix de l’immobilier exorbitants, vivre clandestinement est souvent la seule option pour cette légion de travailleurs migrants à bas salaires, qui représente un tiers des quelque 20 millions d’habitants de Pékin.

Serveurs, hôtesses de karaoké, coiffeurs, cuisiniers, gardes de sécurité, travailleurs domestiques et  aides de cuisine, ces habitants du sous-sol sont l’épine dorsale de l’industrie des services de Beijing. Mais ils ont été méchamment surnommé la «tribu rat » pour avoir fait une maison dans les sous-sols et les 6000 abris de raid aérien de Pékin – environ un tiers de l’espace souterrain de la ville.

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