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Baltimore : Le spectre des émeutes des années 1960 ?

 

Le gouverneur du Maryland a déclaré l’état d’urgence à Baltimore

http://www.lemonde.fr/ameriques/portfolio/2015/04/28/scenes-d-emeutes-a-baltimore_4623770_3222.html

ferguson

L’état d’urgence déclaré après des émeutes à Baltimore

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/27/baltimore-nouveaux-affrontements-apres-les-funerailles-d-un-jeune-noir_4623749_3222.html

La garde nationale va faire l’objet d’un déploiement massif et l’Etat du Maryland a requis 5 500 hommes supplémentaires en renfort.

Après Ferguson l’été dernier, une autre ville américaine est le théâtre de violentes émeutes. Les autorités du Maryland ont annoncé, lundi 27 avril dans la soirée, le déploiement massif de la garde nationale et imposé un couvre-feu nocturne pour ramener le calme à Baltimore, où des violences et des pillages ont éclaté juste après les funérailles de Freddie Gray, un jeune Noir, mort dans des circonstances encore inexpliquées après son arrestation par la police.

et pour ceules qui lisent l’anglais

http://www.zerohedge.com/node/505587

«Obama est rattrapé par la question raciale»

http://www.liberation.fr/monde/2015/04/28/obama-est-rattrape-par-la-question-raciale_1274336

INTERVIEW Spécialiste de l’histoire sociale des Etats-Unis, particulièrement des minorités, Pap Ndiaye décrypte les émeutes de Baltimore.

Obama paye aujourd’hui le prix de son éloignement stratégique du monde noir et des questions qui le préoccupent. Plus généralement, c’est la question des inégalités au mieux stagnantes, au pire croissantes, entre Blancs et Noirs qu’Obama n’a jamais abordée de front. Ces inégalités ont une composante sociale, bien entendu, mais aussi une composante raciale spécifique qu’il faut bien aborder sans biaiser, sans avancer l’argument malhonnête du «post-racial».

Les émeutes à Baltimore et le spectre d’un « été long et chaud »

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/04/28/baltimore-et-le-spectre-dun-ete-long-et-chaud/

The Baltimore Sun a effectué un gigantesque travail de collecte et de traitement de données sur les violences policières, qu’il a publié en 2014. Les anecdotes, multiples, éclairent le sentiment d’impunité des forces de l’ordre.

Regarder l’infographie : Aux Etats-Unis, la longue histoire des brutalités policières

Le spectre des émeutes des années 1960

Dans le traitement des émeutes de Baltimore, la presse américaine a fait le parallèle avec celles de Ferguson, dans le Missouri, qui avaient duré plusieurs jours en 2014 après la mort du jeune Michael Brown, tué par un policier. Ici, la différence est qu’il n’est pas nécessaire d’attendre un rapport du ministère de la justice pour documenter ces abus, estime The Atlantic.

La différence, surtout, selon le journaliste du Financial Times Gary Silverman, est“que les émeutes ont eu lieu dans le centre-ville de Baltimore”, alors que les plus récentes se sont déroulées “dans des endroits plus isolés : les banlieues et les villes plus petites où la population noire est devenue majoritaire récemment à mesure que la population blanche de classe moyenne déménageait”. 

“Le cas classique est Ferguson, une ville d’à peine plus de 21 000 personnes (…). Walter Scott, qui a été tué par balle dans le dos par un policier, est mort à North Charleston, en Caroline du Sud, et Eric Garner a été tué à Staten Island, l’arrondissement le moins peuplé de New York. Mais cette fois, le feu a pris dans le centre-ville, le chaudron des pires émeutes raciales dans l’histoire des Etats-Unis.”

En ayant en tête les émeutes des années 1960, Silverman pense que “pour la première fois, depuis longtemps, les Américains ont des raisons de redouter ce qu’on appelait ‘un été long et chaud'”, une expression apparue en 1967 lorsqu’une centaine d’émeutes urbaines, de Detroit à Chicago, en passant par Minneapolis, ont eu lieu en à peine deux mois.

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