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Rapprochement….

AIR FRANCE, 2015 une employée face aux cadres

Reprise aux usines Wonder, 68. Une ouvrière face aux bureaucrates syndicaux

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  1. Stive
    10/10/2015 à 13:44 | #1

    Le bureaucrate : tu travailles chez Wonder ? … alors n’en parle pas !

    Excellent d’avoir mis en parallèle ces deux séquences que séparent près d’un demi-siècle. Il y a des similitudes ( entre autre, deux voix de femmes et tout ce que cela contient de signification du point de vue de la contradiction de genre…), mais aussi d’importantes différences quant au cycle du capital : début de la crise de restructuration et “la crise du rapport salarial en 2007″ et surtout la perte d’identité de la classe. Voir à ce propos ” Une séquence particulière” de Théorie Communiste Avril 2014 pour comprendre la séquence en cours. Vous pouvez chercher partout, vous ne trouverez pas une analyse aussi pertinente. Sinon vous aurez droit aux sempiternels mots d’ordre progammatiques des groupes de la gauche communiste qui n’ont pas varié depuis la fin de la guerre, idem pour les gauchistes, mais surtout aucune capacité à analyser les modifications structurelles, sociologiques et politiques que la restructuration du capital provoque dans les rapports de classes (blocage psycho-programmatique) : ” La subsomption réelle est la “constitution du capital en société”. Mais la constitution en société c’est le mode de production capitaliste comme société salariale c’est le mode de production capitaliste comme société salariale”. La société salariale c’est un continuum de position et de compétences dans lequel les rapports de production capitalistes ne sont vécus que comme rapports de distribution, l’exploitation comme un partage injuste des richesses, les classes sociales comme le rapport entre riches et pauvres (Une séquence particulière).
    C’était bien autour de cela qu’a tourné la discussion de “Ce soir ou jamais” (vendredi soir) entre Me Pinçon (la violence des riches), Shlomo Sand, une philosophe, un économiste pour qui il n’ avait pas de crise du capital mais crise technologique (à surmonter), un ex DRH pour qui c’est une crise de compétence et de compassion (dans le chef des dirigeants), et Michele Marzianno, et David Graeber en vedette (on se demande pourquoi ) qui ne cassait pas des briques avec son concept de bureaucratisation . Tous conviennent que la classe ouvrière a perdu ses organes de défense (partis, syndicats) (perte d’identité selon les communisateurs, meilleur concept qui n’élimine pas la lutte des classes ) certains pour s’en réjouir, d’autres pour s’en plaindre. Mais chacun avait sa petite solution dans le cadre stricte selon les distinctions reprises dans la citation ci-dessus car il faut bien remplir un vide.

  2. pepe
    10/10/2015 à 17:32 | #2

    Oui et ça fait vraiment plaisir de voir amené dans le débat médiatique un point de vue de classe très clair, offensif, avec les interventions de Monique Pinson Charlot.

    Voir l’émission ici:
    http://www.france2.fr/emissions/ce-soir-ou-jamais

  3. AUBERT
    12/10/2015 à 08:07 | #3

    Passionnant. Avec des nuances à apporter. Trop long. Un seul point. Il y a bien sûr un retour non dit de 68 dans tout cela, sur lequel les “penseurs” se pencheront de plus en plus, car la contradition s’exacerbe. À développer.

    Eh bien sûr, la vidéo appelle le film sur “Wonder”, sauf que… dans un cas, c’est une personne “licenciable” face à des cadres qui peuvent LA VIRER.

    Dans l’autre, une gréviste qu’un délégué incite À RENTRER car la grève a cessé (en ayant peu obtenu).

    Mais il y a un point commun : un écœurement “de classe”, disons-le comme cela. Je condense ici ce qui appellerait bien des commentaires.

  4. adé
    12/10/2015 à 13:07 | #4

    Alors que deux dirigeants du groupe Air France ont été violemment pris à partie ce matin lors du Comité central d’entreprise, l’ensemble des organisations syndicales a dénoncé des “événements graves”.

    “Ces violences sont le fait d’individus isolés(…) Le dialogue social ne saurait être entaché par de tel actes”

    “On ne voulait pas que le CCE soit envahi”, a réagi auprès de l’AFP Mehdi Kemoune (CGT), affirmant être intervenu pour tenter de protéger Xavier Broseta.

  5. adé
    12/10/2015 à 13:19 | #5

    Selon RTL, les premières lettres de licenciement doivent être envoyées lundi. Depuis l’arrivée d’Alexandre de Juniac, en 2011, à la tête de la compagnie aérienne, pas moins de quatre vagues de suppressions de postes ont été annoncées, soit près de 15 000 personnes sur un effectif de 63 000 en 2012.

    La direction a cependant renoué vendredi le dialogue avec les syndicats de pilotes au cours d’une réunion qui s’est « très bien passée », selon le Syndicat national des pilotes de ligne. Cette semaine, elle va reprendre les discussions avec les autres organisations, à commencer lundi par les stewards et hôtesses.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/10/12/quatre-arrestations-apres-les-violences-a-air-france_4787442_1656994.html#DLxVto9VdpCKV7di.99

  6. adé
    12/10/2015 à 18:00 | #6

    https://www.youtube.com/watch?v=3txYIXV175U

    you should be careful (in this time)

    par Mattew Mac Anuff (1986-2012)

  7. adé
    12/10/2015 à 18:14 | #7

    « On ne voulait pas que le CCE soit envahi », a réagi auprès de l’AFP Mehdi Kemoune (CGT), affirmant être intervenu pour tenter de protéger Xavier Broseta.

    Le délégué qui n’est bien entendu pas traître du tout a voulu protéger son maître et saigneur, bon sang, mais c’est bien sûr : Implication Réciproque (alias : Kolabeau de Klass, aka : Lavoa du Patron,etc…)

  8. Anonyme
    13/10/2015 à 13:40 | #8

    Xavier Mathieu au Grand Journal : “J’ai été pacifiste toute ma vie. Mais je n’y crois plus”

    le 12 octobre 2015 à 22:14 •

    L’ancien délégué syndical de la CGT de Continental à Clairoix, devenu comédien, Xavier Mathieu, était l’invité du Grand Journal de Canal + ce 12 octobre, pour débattre de la situation à Air France, et des fameuses chemises arrachées à deux dirigeants de l’entreprise.

    Passablement énervé par la manière dont le sujet a été traité en général dans les médias, selon lui systématiquement en défaveur des salariés licenciés – qualifiés de “voyous” par Manuel Valls -, il a tenu à rendre “hommage à la classe ouvrière”.

    Interrogé sur l’usage de la violence par les salariés, il affirme : “J’ai été un pacifiste toute ma vie. Mais malheureusement je n’y crois plus. […] Les puissants n’ont peur que de la violence”. Et rappelle que la violence du capital sur le monde du travail existe aussi bel et bien : “Cinq Contis se sont suicidés [suite aux licenciements dans l’usine de Clairoix dans le cadre d’une délocalisation, ndlr]. C’est quoi ça, c’est rien ?”