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« Tout le monde déteste la police »

Hazan dit: « il ne faut pas dire « tout le monde déteste la police » » (Emission « Arrêt sur image » Nuit debout,  39 mn 20s) Ca va être difficile, quand même….

  1. salle des machines
    03/05/2016 à 07:28 | #1

    Témoignage d’une StreetMedic lors de la manifestation du 1er Mai 2016 à Paris

    https://paris-luttes.info/temoignage-d-une-streetmedic-lors-5552

    extrait

    En tant que StreetMedic, nous avons eu à soigner, rassurer, prendre en charge d’innombrables blesséEs. Et quels que soient nos efforts de comptabilité, nous ne pouvons avoir accès qu’à un nombre restreint des victimes de la police, tant les affrontements sont massifs et étendus. Nous avons vu et soigné des blesséEs graves, des tirs tendus au flashball, aux grenades lacrymogènes, aux grenades de désencerclement. Des tirs au visage, dans les yeux, les mains, sur les membres, sur tout le corps. Nous avons vu des doigts à demi sectionnés, de la peau brulée, des personnes sous le choc, terrorisées.

    De mon point de vue de StreetMedic, cette journée a été un bain de sang. Nos interventions tiennent de plus en plus de la médecine de guerre

  2. adé
  3. salle des machines
    07/05/2016 à 15:20 | #3

    « La violence est d’abord le fait de l’État et du rapport social. »

    Un bilan provisoire et incomplet de la répression à Paris et en région parisienne lors du mouvement contre la loi travail

    https://paris-luttes.info/un-bilan-provisoire-et-incomplet-5615
    extraits

    Le groupe de défense collective (Defcol)
    Sur la période qui s’étend du 17 mars au 5 mai, nous avons tenté le bilan suivant, nécessairement incomplet, car il ne comptabilise que ce dont nous avons pu avoir connaissance directement ou indirectement. Il s’agit d’un bilan de la répression judiciaire, qui ne revient pas sur les multiples violences policières ou sur les sanctions disciplinaires prises par exemple à l’encontre de nombreux lycéens.

    Gardes à vue

    Le groupe de défense collective a dénombré au moins 93 gardes à vue qui ont concerné des manifestants arrêtés à Paris intra-muros (il n’est pas question ici des contrôles et vérifications d’identité qui se comptent par centaines, mais seulement des gardes à vue, dont beaucoup ont été prolongées et ont duré entre 24 et 48 heures). Ce nombre est un minimum et est sans doute largement sous-estimé. Ce chiffre tient compte des communiqués de la préfecture de police.

    Il faut y ajouter un nombre indéterminé de gardes à vue de lycéens en banlieue parisienne, dont les 47 convoqués à Nanterre avec 13 gardes à vue, et deux gardes à vue dans le 93 suite à une action de blocage de l’économie le 28 avril.
    Entre le 17 mars et le 5 mai, le groupe de défense collective a recensé 45 présentations de manifestants en comparution immédiate au tribunal (TGI) de Paris, 2 au TGI de Bobigny et une au TGI de Nanterre. Là encore, ce chiffre n’est pas exhaustif car certaines de ces comparutions immédiates ont pu nous échapper, surtout pour les TGI de Bobigny et Nanterre.
    Les principes de la défense collective

    Parce que la répression concerne tout le monde dans une lutte, l’action contre la répression judiciaire doit être large et auto-organisée. Autant que possible, il faut que l’anti répression soit réinvestie par le plus grand nombre et ne reste pas le domaine de spécialistes militants ou avocats. La défense collective suppose aussi de ne pas faire de tri entre de « bons » ou « mauvais » manifestants ou entre des manières de faire qui seraient légitimes et d’autres illégitimes. Tous les participants aux manifestations et actions du mouvement en cours, ainsi que les personnes présentes sur la place de la République ou à ses abords à l’occasion des assemblées et forums Nuit Debout doivent être défendus quel que soit leur forme d’implication dans la lutte (mais ni les fachos, ni les conspirationnistes, ni Alain Finkielkraut ne font partie de la lutte).

    La violence est d’abord le fait de l’État et du rapport social.

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