A la radio : « FACE A FACE »

Par les camarades de Sortir du capitalisme

Une analyse critique bienveillante du mouvement des gilets jaunes, au-delà d’un populisme acritique et d’un anti-fascisme réducteur – avec des membres d’Agitations autonomes, participant-e-s à ce mouvement.

Avec une analyse des trajectoires du mouvement, d’un refus d’une hausse du prix du carburant à un blocage des ronds-points, des émeutes urbaines et des revendications variées ; de sa nature différente des mouvements sociaux traditionnels, puisqu’il s’agit principalement au départ d’une mobilisation des classes populaires péri-urbaines et rurales contre une nouvelle offensive fiscale dans une période de désengagement de « l’État-providence » ; du rapport au prix de l’essence, aux véhicules motorisés et aux déplacements des différentes classes ; du transfert des entrepreneurs aux ménages du poids des impôts ; de sa composition de classe (principalement des employé-e-s, des ouvrièr-e-s et des chômeurs, avec un faible interclassisme d’ailleurs déclinant au fil du temps, et moins important que celui des mouvements sociaux des syndicats, des étudiants et des fonctionnaires) ; de sa composition politique et de son idéologie populiste, citoyenniste et confuse, mais qui n’est guère spécifique à ce mouvement ; de sa « radicalisation » émeutière, d’où une condamnation politico-médiatique croissante ; de sa répression violente ; des transformations de l’espace, des transports et de l’habitat au cours des dernières décennies ; du rapport ambivalent des gilets jaunes à l’Etat, vu comme État bourgeois et en même temps comme potentielle solution sous une forme « participative » (avec, en arrière-fond, une nostalgie des « Trente Glorieuses ») ; de sa qualification comme « populisme par en bas » ou « démocratisme radical » ; de sa référence à la Révolution française (la Marseillaise, drapeaux français, volonté de rupture démocratique) mais pas au mouvement ouvrier ; des réactions du pouvoir ; du mouvement lycéen en parallèle ; et de la relative visibilisation des violences policières grâce au mouvement [1 heure]

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