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Séquestration…suite.

Quatre cadres de Scapa, dont trois Britanniques, séquestrés dans l’Ain
Le directeur des opérations européennes du groupe Scapa, Derek Sherwin, le 8 avril 2009 dans l’usine de Bellegarde sur Valserine

Quatre cadres du fabricant britannique d’adhésifs Scapa, trois Britanniques et un Français, étaient séquestrés mercredi dans une usine du groupe à Bellegarde-sur-Valserine (Ain), menacée de fermeture, en signe de “désespoir” selon les salariés.[print_link]

Est notamment retenu le directeur des opérations européennes du groupe, Derek Sherwin, a annoncé à l’AFP le groupe britannique, dont le siège est à Manchester (Grande-Bretagne).

Le directeur financier et la directrice du personnel de Scapa France, également britanniques, ainsi que le directeur général de Scapa France, français, sont retenus avec lui depuis mardi soir.

“Ils sont libres de se déplacer à l’intérieur du site, mais pas d’en sortir”, a-t-on précisé de source syndicale.

A la mi-journée, aucun salarié n’était visible devant les grilles de l’entreprise à Bellegarde-sur-Valserine, à l’intérieur de laquelle une assemblée générale était organisée.

Les cadres séquestrés, visiblement en bonne forme, ont pu être brièvement vus à travers les grilles, sur lesquelles étaient suspendues des banderoles, telles que “merci pour notre futur”.

Ces cadres travaillent tous à Valence (Drôme), où se trouve le principal site du groupe en France. Ils ont été spontanément séquestrés par des salariés à l’issue d’une séance de négociation sur les indemnités de licenciement de 60 personnes concernées par le plan social.

La direction de Scapa prévoit de fermer l’usine de Bellegarde-sur-Valserine, spécialisée dans les adhésifs pour l’automobile, qui emploie une soixantaine de personnes, “en raison de la chute de 50% de ce marché en 2008?.

Une réunion était programmée mardi en début d’après-midi à la mairie de Bellegarde, en présence des cadres, salariés, du maire et du sous-préfet de Nantua (Ain), a-t-on appris de source syndicale.

info de MSN ce 8 avril 2009

Trois cadres dirigeants de Faurecia retenus cinq heures par des salariés

Des salariés de Faurecia ont retenu pendant cinq heures jeudi trois cadres dirigeants de l’équipementier automobile français, en réclamant de meilleures modalités financières pour le plan social annoncé en décembre, sans obtenir d’amélioration substantielle.
Trois cadres dirigeants de Faurecia retenus cinq heures par des salariés
L’action des salariés, qui retenaient depuis 18H00 trois responsables chargés de présenter les modalités financières du plan social devant le comité central d’entreprise (CCE), a pris fin jeudi soir un peu après 23H00, a-t-on indiqué de source syndicale et patronale.

« Nous n’avons obtenu aucune avancée », la réunion est suspendue et reprendra le 28 avril, a déclaré à la presse Emmanuel Pioche, secrétaire du Comité central d’entreprise (CCE).

« La réunion pour aujourd’hui est terminée, et le comité central d’entreprise est suspendu » a confirmé la direction auprès de l’AFP, sans plus de détail. Faurecia est une filiale à 70% du groupe PSA Peugeot Citroën.

Le site Faurécia de Brières-les-Scellés est constitué essentiellement de bureaux d’études et emploie un millier de « cols blancs », ingénieurs, techniciens et agents administratifs.

Quelque 360 emplois doivent disparaître sur ce site, les syndicats dénonçant à l’époque de l’annonce du plan social une « délocalisation » de la matière grise, avec le transfert prévu de plusieurs activités de Recherche et développement vers la Pologne, l’Inde, la Chine et le Brésil.

« Il est primordial que le gouvernement s’intéresse à notre cas », a estimé le délégué CFDT. Jeudi soir, les salariés réclamaient l’annulation du plan social, ou un plan qui soit « digne de ce nom », a-t-il poursuivi, et non « au rabais ».

Outre le directeur du site de l’Essonne, Jean-François Loyau, étaient « retenus » MM. Bruno Siret, directeur des Ressources humaines Monde pour la recherche-développement, et Franck Chiezal, directeur des Affaires sociales, avait indiqué à l’AFP le secrétaire du Comité central d’entreprise (CCE), Emmanuel Pioche (CFDT).

« Ca s’est passé de façon un peu tendue, mais on n’était pas dans un schéma de séquestration forte, mais de discussion un peu tangente », a déclaré Jean-Marc Judic, un autre délégué CFDT.

Les dirigeants sont partis discrètement, tandis que des cadres des ressources humaines sont sortis sans faire de déclaration à la presse, a constaté une journaliste de l’AFP.

Faurecia, premier équipementier automobile français qui a essuyé une perte de 547,8 millions d’euros en 2008, avait annoncé le 11 décembre un plan de réduction de 1.215 emplois en France entre 2009 et 2011, afin de réduire ses coûts.

Mercredi, des cadres du fabricant britannique d’adhésifs Scapa ont également été retenus dans usine de l’Ain. En mars, des cadres ont été retenus dans les usines Sony de Pontonx-sur-l’Adour (Landes), 3M de Pithiviers (Loiret) et Caterpillar (Grenoble).

Liberation.fr (9/04/09)

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