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« Guerre Mondiale ou communisation? »
Le dernier texte de François Danel. dndf
GUERRE MONDIALE OU COMMUNISATION ?
Dans le moment actuel de la crise de l’économie capitaliste, alors que les luttes des prolétaires ne s’écartent en général pas, du moins au centre pleinement développé du système, de la simple défense de la condition prolétarienne et qu’une nouvelle grande guerre s’annonce à partir des deux zones déjà en guerre d’Ukraine et du Moyen-Orient, on peut se demander si la théorie de la communisation reste « crédible ». Mais il ne s’agit pas de croire en la communisation ; il s’agit de comprendre dans quel maëlstrom nous sommes à présent tous et toutes entraînés, comme prolétaires et communistes, avec et contre la classe qui nous exploite et domine. Je ne reviens pas ici sur la question du rapport entre exploitation et domination, reproduction du capital total et reproduction de son idéologie, la seconde, fondée sur la première, naturalisant le processus qui la fonde. Je pose une autre question, aussi importante mais plus brûlante : celle de savoir où va la lutte de classe du prolétariat qui est à la fois la dynamique de la reproduction et celle de la destruction du capitalisme. Car à lire les analyses qui circulent en ce moment dans notre milieu, on ne dirait pas qu’une troisième guerre mondiale risque d’écraser toutes nos luttes ; la menace y est traitée au mieux sous la formule, pas fausse mais rituelle : la guerre, c’est la paix sociale pour le capital. Dans ce texte, par contre, la menace est traitée comme le problème actuel de la communisation. Il s’agit d’abord de dégager la perspective de la communisation de l’analyse du cycle actuel du capitalisme, celui de la mondialisation de l’exploitation ; ensuite de montrer que la crise de ce cycle a engendré une nouvelle dynamique de guerre mondiale ; puis d’examiner comment cette dynamique s’organise dans les mesures prises par les fractions concurrentes de la classe capitaliste globale ; enfin, d’analyser les limites de l’embarquement du prolétariat dans la fuite en avant guerrière des grandes puissances capitalistes.
En libraire le 29 mai prochain…
« Contes de l’extrême gauche (française)»
Publié dans le numéro 2 du magazine « heatwave magazine », traduction DeepL.dndf
« Contes de l’extrême gauche (française)»
L’histoire ne se répète pas, mais elle rime souvent. Gilles Dauvé, qui nous régale avec « Contes de l’extrême gauche (française) », met en évidence la ressemblance troublante entre la gauche électorale française d’aujourd’hui et celle d’antan, en mettant particulièrement l’accent sur La France Insoumise (LFI). Lire la suite…
« La loi de la valeur en crise : montée de l’extrême droite et décomposition des « gauches »
Toujours de notre camarade du mexique, l’original à la suite de cette traduction DeepL. dndf
« La loi de la valeur en crise : montée de l’extrême droite et décomposition des « gauches »
La montée contemporaine de l’extrême droite ne peut être comprise ni comme un phénomène idéologique autonome, ni comme une dérive culturelle régressive, mais comme une forme spécifique de manifestation de la loi de la valeur dans sa phase de crise, c’est-à-dire comme une expression politique des contradictions internes du capital dans son processus de valorisation et de dévalorisation à l’échelle mondiale. La loi de la valeur, en tant que principe structurant de la société capitaliste, ne régule pas seulement la production et la circulation des marchandises, mais impose une forme historique déterminée de médiation sociale fondée sur le travail abstrait, l’équivalence générale et la subordination de la vie à l’impératif de valorisation. Dans la phase actuelle du capitalisme, caractérisée par la suraccumulation, la baisse du taux de profit, l’expansion du capital fictif et l’automatisation croissante, il se produit une tendance structurelle à l’expulsion de la main-d’œuvre du processus productif, ce qui implique une crise de la substance même de la valeur, c’est-à-dire du travail vivant en tant que source de valorisation. Lire la suite…
Iran 2026
Texte modifié
Comme nous l’annoncions lors de la précédente publication, RS est revenu sur ce texte écris à chaud et a fait un certain nombre de modifications. dndf
Iran 2026
« Que la politique puisse être mal orientée, et se faire le meilleur serviteur des ambitions, des intérêts particuliers ou de la vanité des dirigeants, cela ne nous regarde pas pour le moment. »
(Clausewitz, De la guerre, éd. De Minuit, p.705)
L’État en Iran : un État immergé
Comprendre ce qu’il se passe en dehors de son horreur.
Est ce que l’État islamique iranien est au bout de son existence d’ « État non-séparé » de par la situation intérieure et aussi (les deux se conjuguent) de sa faiblesse extérieure ? Israël (États-Unis) lui ont coupé les ailes. Qu’est-ce que cela signifie globalement dans la crise présente à l’échelle du Moyen-Orient ? Ailleurs, dans d’autre pays, dans d’autres situations de violences, d’autres configurations politiques, et étatiques, après avoir tué plus ou moins de personnes, la classe dominante peut se distinguer de son État et lui déléguer la suite des événements et la réorganisation des rapports d’exploitation et de domination (à tous les niveaux, y compris régionaux). L’État iranien ne possède pas cet espace, cette marge de manœuvre il est piégé et, de par sa propre nature, il doit toujours monter aux extrêmes. La République islamique est au bout de son existence, aussi bien dans les configurations de classes iraniennes, dans la configuration propre de la classe dominante et, last but non least, dans son insertion mondiale.
Mexique : « Extrême gauche, identité et crise : la communisation comme symptôme »
Un piqure de rappel, à chaud!
Quand la frénésie médiatique, dans le contexte des élections à venir, s’approprie des notions uniquement utilisées à écraser l’adversaire politique, il est bon de rappeler qu’il existe des façons de comprendre le monde au travers d’ouvrages qui ont fait date en leur temps, qui sont devenus des références sur leur sujet.
L’ultragauche, voila le sujet qui occupe tout ce beau monde depuis quelques semaines.
Les éditions Senonevero ont publié en leur temps une « histoire critique de l’ultragauche », un des seuls ouvrages qui fasse un tour d’horizon historique, théorique et critique de la véritable ULTRA GAUCHE.
La première édition comportait ce joli sous titre « trajectoire d’une balle dans le pied« . On se demande pourquoi il a disparu!
La quatrième de couverture ci-dessous.
Ce bouquin peut encore être commandé chez votre libraire ou en passant par ici. dndf
Théorie Communiste N° 28 est en librairie
A Montréal, un point de vente, comme toujours:
Librairie l’Insoumise, blvd St Laurent
Points de vente à Paris, dans les librairies suivantes:
- Michele Firk, 9 rue François Debergue, Montreuil
- La Régulière, 43 rue Myrha, 75018
- Le pied à terre, 9 rue Custine, 75018
- L’odeur du Book, 60 rue Hermel, 75018
- Parallèles, 47 rue St Honoré, 75001
- Le Tiers-Mythe, 21 rue Cujas, 7500
- Quilombo, 23 rue Voltaire, 75011
- Publico, 145 rue Amelot, 75011
- La Brèche, 22 rue Taine, 75012
- Le merle moqueur, 51 rue de Bagnolet, 75020
- Le Monte en l’air, 2 rue de la Mare, 75020
- Le Nouvel Équipage, 104 rue Alexandre Dumas, 75020
A Marseille
- Librairie L’hydre à mille têtes, la Plaine
- Librairie l’Odeur du temps, rue Pavillon
- On peut également l’emprunter à la médiathèque de Mille Bâbords, 61 rue Consolat
Ci dessous, la 4° de couverture puis le « Propos d’étape » qui introduit le numéro et enfin le sommaire du numéro. dndf
La quatrième de couverture:
La contradiction constitutive du mode de production capitaliste, l’appropriation de surtravail et la plus-value, avec la théorie de la population qui en découle, se diffracte en une multitude de facettes mettant en mouvement et en jeu des classes et des catégories sociales hétérogènes aux frontières et intérêts mouvants se cristallisant dans un jeu politique au niveau des États ou des blocs étatiques qui en retour les formalisent et produisent les idéologies sous lesquelles les contradictions sociales ou de classes, la contradiction de genre, les segmentations raciales opèrent. Les contradictions sociales ou politiques sont toujours des contradictions de classes ou de genre, mais les considérer sans la multitude de médiations qui construisent les secondes en les premières c’est ne pas comprendre ces contradictions de classes elles-mêmes.
Blog RÉALITÉ : « Persistance et transformation de la question agraire en Chine »
« Dans les débats contemporains, qu’ils soient mainstream ou « critiques », le capitalisme chinois est de plus en plus souvent présenté comme un capitalisme tout à fait mature, désormais prêt à faire la course en tête, voire à se lancer dans la conquête de l’« hégémonie mondiale » – ce qui, inévitablement, porte de l’eau au moulin des hystériques du « péril jaune ». Dans toutes ces analyses, on ne voit que très rarement apparaître la situation des campagnes chinoises, ou alors seulement de façon sensationnaliste. Où en est-elle vraiment la transition vers le capitalisme dans l’agriculture chinoise ? Qu’est-ce que son état d’avancement réel peut nous dire, de plus général et fondamental, de l’évolution du capitalisme en Chine et de ses spécificités, ainsi que de celles du prolétariat qui s’y est développé et de ses perspectives de lutte ? Telles sont les questions auxquelles nous nous proposons de répondre dans cet article. »
https://realite.world/2026/02/12/persistance-et-transformation-de-la-question-agraire-en-chine/
Temps Libre : « Retour sur une fuite en avant : Théorie Communiste face à la question des classes sociales »

« Ce texte de réponse paraît pratiquement trois ans après les critiques formulées dans le vingt-septième numéro de la revue Théorie Communiste (TC) à l’encontre des thèses défendues dans Temps Libre no 2. Plutôt que de chercher à répondre à ces critiques de façon exhaustive, il nous a semblé plus pertinent de nous confronter directement aux développements théoriques positifs de TC no 27. En ce sens, le texte qui suit s’organise autour de la problématisation des idées centrales développées dans ce dernier numéro : le « passage à la vie quotidienne », la priorité accordée aux apparences et la mise au second plan du mouvement réel et, enfin, le prolétariat pensé comme un « moment » de la classe ouvrière. À travers cette discussion, ce texte se veut l’occasion de dénouer certains nœuds théoriques qui, s’ils ont été tenus à l’écart du troisième numéro de Temps Libre, méritent néanmoins d’être traités pour eux-mêmes. Ou autrement dit, abstraction faite du sentiment de devoir rendre hommage à l’énergie que TC a déployée pour nous répondre, c’est la volonté de faire progresser la théorie communiste des classes, en nous attaquant à ce qui la retient en arrière, qui nous pousse à revenir sur ces différents éléments. »
« Le travail palestinien et Israël »

« Juste parce qu’on peut le faire – Trump, Venezuela et guerre commerciale »
« Nous traduisons ici le texte d’un camarade grec animant le site Alerta Communista afin d’éclairer le sous-texte des récents événements au Vénézuela. Il nous semble en effet nécessaire de faire un pas de côté vis-à-vis des analyses habituelles que l’on entend à gauche, se contentant de répéter les mêmes mantras à chaque intervention états-unienne. »

Ce texte permet de réinscrire l’intervention états-unienne dans la guerre commerciale en cours avec la Chine et permet d’en comprendre une partie des effets sur la forme internationale du capitalisme. Il souligne par conséquent que si la question de l’accaparement des réserves pétrolières constitue un enjeu réel, le cœur de la dynamique se développant actuellement en Amérique latine est celle de la priorité donnée par les États-Unis — et leur fameuse nouvelle « doctrine Donroe » — à l’éloignement impératif des intérêts chinois du continent et à l’endiguement de toute tentative d’autonomisation réelle des BRICS.
Toutefois, nous sommes en désaccord avec plusieurs points du texte qu’il nous semble important de signaler. Nous abondons dans le sens que la situation du prolétariat venezuélien ne devrait pas drastiquement changer dans l’immédiat à moins d’un approfondissement de l’attaque militaire. Cependant, si les tendances actuelles se confirment, nous pouvons considérer que, le prolétariat vénézuélien dépendant massivement d’une économie informelle, les politiques imposées par Washington de modernisation de l’industrie pétrolière et de fin des sanctions pourraient — à moyen terme — avoir un impact significatif sur les luttes de classe, notamment du fait de des perspectives de salarisation importante. Nous laissons libre à chacun l’interprétation politique de cette éventualité. De plus, bien que nous rejoignons la critique de certaines lectures anti-impérialistes qui finalement ne font que choisir le camp d’un impérialisme non-hégémonique contre l’impérialisme états-unien, le choix qui est fait d’opérer une comparaison entre Netanyahou et Maduro, ainsi que la mise en équivalence de la décision sans conséquence de la CPI et de l’intervention étatsunienne, nous semble pour le moins aventureuse. Partant de là, ce texte relève d’une contribution importante sur l’actualité, c’est pourquoi nous le publions. »
https://artifices.blog/2026/01/09/juste-parce-quon-peut-le-faire/
« Le temps est une invention des hommes incapables d’aimer »
Nous avons un peu hésité à publier ce très gros texte sur Camatte paru dans la revue EndNotes. Il n’est pas obligatoirement évident de s’attarder autant sur le parcours de Camatte, du bordiguisme à « ce monde qu’il faut quitter », pour le dire très vite, mais le personnage a occupé une place si importante dans les milieux d’ultra gauche et/ou communisateur que nous le proposons tout de même à la lecture.
Il a été traduit par Deepl et relu par nos soins, ce qui limite, comme toujours, la valeur de la traduction mais pas l’intérêt de le porter à la connaissance d’un public non anglophone. dndf

Le temps est une invention des hommes incapables d’aimer
“La connaissance humaine n’est pas (ou ne suit pas) une ligne droite, mais une courbe qui se rapproche sans cesse d’une série de cercles, d’une spirale.”
— V. I. Lénine, Sur la question de la dialectique
Quel genre d’intellectuel était Jacques Camatte ? Camatte aurait refusé d’être qualifié d’intellectuel, considérant cette étiquette comme une domestication de sa vie et de son œuvre, une trahison de ce qu’il considérait comme une nécessité : la compulsion d’écrire et de penser. Né à Cannes en 1935, Camatte a travaillé comme professeur de sciences de la terre et de la vie à Toulon et Rodez, et est décédé le 19 avril 2025, à l’âge de 90 ans. Politiquement, il était le produit de ce que Léon Trotsky décrivait en 1929 comme « la pensée révolutionnaire vivante, musclée et pleine de fougue d’Amadeo Bordiga » [1]
Des nouvelles de la revue « Théorie Communiste »
Librairie
TC annonce pour dans quelques semaines la sortie de son N° 28!
En parallèle, le N° 26, « le kaléidoscope du prolétariat », a été réimprimé pour répondre à une demande récurrente de lecteurs. On le trouve à nouveau dans les librairies parisiennes suivantes (et en commande par pepe@dndf.org ailleurs) :
- Librairie Le pied à terre, 9 ue Custine, 75018
- Librairie la régulière, 43 rue Myrrha, 75018
- Librairie La Brèche, 27 rue Taine, 75012
- Librairie L’odeur du Book, 60 rue Hermel, 75018
- Librairie Le point du jour, 58 rue Gay Lussac,
Enfin, le changement d’adresse Internet de « La soute » est l’occasion de publier les notes de lecture produites dans la perspective de la sortie d’un ouvrage autour de « Etats-nation et capitalisme ». Vous en trouverez le sommaire ci-dessous.
« L’évolution des conflits de classe » au Québec
Les camarades de la revue Temps Libre, à Montréal, nous ont demandé de relayer ce qui suit. dndf

Cinquante ans après la dernière analyse systématique des classes sociales de la société québécoise, le troisième numéro de Temps Libre, paru cet automne, propose un portrait des classes sociales du Québec qui tente de rendre compte des transformations structurelles subies par le capitalisme lors des dernières décennies. L’extrait qui suit représente le quatrième et dernier texte de ce numéro et tente de mesurer l’effet du passage au cycle néolibéral sur la manière dont se jouent les conflits entre les classes.
« Une société de classe sans caste »
Une traduction du texte publié ici: https://isr.press/Casteless_Class_Society/index.html
dndf
Une société de classe sans caste
Quelques notes supplémentaires sur la théorie des classes
La relation de classe n’apparaît pas immédiatement dans les catégories utilisées par l’entendement sociologique pour regrouper la population en diverses strates sur la base de divers critères ; lorsque de tels groupes se sont affirmés par le passé dans le langage de la classe, la dynamique négative de la relation de classe a disparu dans l’apparition d’une (quasi-)caste particulière existant positivement, du type de celle qui constituait la structure sociale des modes de production précapitalistes basés sur la domination directe et des formes matérielles et stables de richesse. La “bourgeoisie” et le “prolétariat”, tels qu’ils étaient traditionnellement compris, étaient des formes politiques d’apparition de la relation de classe sous forme de caste, avec leurs propres cultures, styles, institutions, etc.
« CONTRE-FEU : À propos de la cata du 10 septembre »
On a reçu ça, qui nous paraît bien intéressant ….dndf
CONTRE-FEU
À propos de la cata du 10 septembre
Le mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre 2025, comme on s’en doutait, n’a été qu’un médiocre revival du mouvement contre la réforme des retraites de 2023 en accéléré. La différence, c’est un encadrement encore plus parfait prenant en charge les moindres aspects du mouvement avant même qu’il n’existe. En dehors de ça, c’est toujours la même chose : beaucoup de monde dans les manifestations en ville, des actions grand spectacle assez peu suivies et peu efficaces, des réunions d’organisation tenues par des militants, quasi aucune Assemblée Générale sur les lieux de travail, des petites grèves isolées un peu partout sans rapport de force, des dates qui s’égrènent en suivant un calendrier politique et syndical… Pourtant les appels à la mobilisation avaient d’abord émergé loin de ces cadres bien connus. Ils s’opposaient en premier lieu au très impopulaire plan d’austérité de Bayrou annoncé le 15 juillet. Celui-ci prévoyait tout simplement une redistribution des richesses vers le haut, en coupant drastiquement dans le budget du social afin de financer les investissements dans l’économie et la défense. Autrement dit, une attaque directe contre les conditions de vie matérielles de tous les exploités. Mais la mobilisation du 10 n’a pas vu émerger de lutte sur ce terrain ; au contraire, ce à quoi nous avons assisté, c’est à l’évanouissement de la colère sociale dans les méandres d’une mobilisation impuissante de la gauche. Si nous faisons ce constat amer c’est bien que cette date était la seule perspective intéressante du moment et qu’il nous semble nécessaire d’en tirer le bilan critique.
Après cette débâcle, l’avenir semble bien sombre. Combien de temps avant qu’un nouveau mouvement puisse émerger si les dernières tentatives de lutte ressemblent à de la défaite en barre ?
Blog « ARTIFICES » : « comprendre les formes sinueuses et insolentes que revêtent les luttes de notre temps.»
« Le 14 octobre dernier, nous avons organisé une discussion autour de la question de la définition des classes sociales et tout particulièrement de l’énigmatique classe moyenne, à l’heure où la participation de cette population aux contours flous, coincée entre le marteau et l’enclume du prolétariat et du capital, est régulièrement mise en avant pour discréditer un mouvement social ou, au contraire, dissoudre toute perspective de classe dans le grand bain enthousiaste du « peuple révolté ». Dans la foulée du 10 septembre, nous nous étions fixé l’objectif de questionner les réflexes, tant mouvementistes qu’attentistes, vis-à-vis des luttes de classes considérées dans la réalité de leurs manifestations. Ce texte est donc une reprise de la présentation que nous avons faite, enrichie et adaptée grâce aux discussions qui en ont découlé. Ce travail – toujours en cours – constitue une brève introduction aux riches débats sur cette question animant la théorie révolutionnaire, mais aussi une invitation à penser les mouvements contemporains à l’aune de l’analyse de classe, seule à même de comprendre les formes sinueuses et insolentes que revêtent les luttes de notre temps.»
4 textes en espagnol
Voilá quatre textes (2 de Négation, 1 de Le Voyou et un autre de P. Daufouy et Ph. Van Straeten) en pdf, dndf.
– LA LUCHA DE CLASES EN EL ULSTER
– LA REVOLUCIÓN COMUNISTA EN IRLANDA
– EL ANTIFASCISMO EN UN VASO DE AGUA DE VICHY
Blog RÉALITÉ : De « Bloquons tout » à l’insoluble équation de gouvernement
De « Bloquons tout » à l’insoluble équation de gouvernement

« Nous publions ici la traduction d’un article paru le 9 octobre 2025 sur la revue en ligne italienne Machina. S’adressant à un public étranger, l’article offre un récit des événements politiques des derniers mois en France, avec quelques ouvertures plus théoriques. Nous le relayons car il résonne avec nos propres analyses de la situation française. Écrit avant la reconduction de Lecornu, certaines lignes ont déjà vieilli, mais nous jugeons que les perspectives d’ensemble sont toujours valides. »
• Robert Ferro
• 16 octobre 2025
Blog DDT21 : « Tirer le fil…entre automne moscovite et digressions parisiennes »
Nouvel article/recension de Tristan Leoni sur DDT21 à propos de la Russie des années 2020 et de la France des années 1980 : « Tirer le fil…entre automne moscovite et digressions parisiennes ».
C’est ici : https://ddt21.noblogs.org/?pag
En PDF ici :
https://ddt21.noblogs.org/file
À paraître chez La tempête en février 2026
« Théorie communiste », un piqûre de rappel…
Les camarades de la revue Théorie Communiste ont produit, pour les Archives Autonomies, un texte de présentation. Il nous apparaît très pertinent de le relayer ici, en cette période de chaos géopolitique et de quasi désert théorique. Une piqûre de rappel n’est jamais inutile pour continuer à faire connaître une revue dont nous sommes, c’est un secret pour personne, très proche. dndf.
Théorie Communiste (TC)
Le premier numéro de la revue Théorie Communiste est paru en 1977, le groupe qui en était à l’origine s’était constitué vers 1975, auparavant certains avaient publié la revue Intervention Communiste (deux numéros parus en 72 et 73) et avaient participé à la revue les Cahiers du Communisme de Conseils (éditée à Marseille entre 68 et 73, très liée à ICO qui est devenue ensuite Echanges), revue dont ils s’étaient séparés au moment où celle-ci commençait à fusionner avec » Révolution Internationale « (futur CCI). Depuis, outre la publication de 27 n° de TC (le 28 est en préparation) nous avons publié quelques livres sous les signatures de Théo Cosme, Louis Martin ou Roland Simon aux éditions Senonevero. Nous avons également participé à la revue Meeting (4 n° entre 2004 et 2008) et la revue Sic (2 n° de 2011 à 2014).
Temps Libre III disponible en librairie au Québec
- Librairie Le Port de tête (Le Plateau Mont-Royal)
- Librairie un livre à soi (Le Plateau Mont-Royal)
- Librairie Zone Libre (Quartier Latin)
- L’insoumise (Quartier Latin)
- Librairie Médiaspaul – Masson (Vieux-Rosemont)
- Bâtiment 7 / Archives Révolutionnaires (Pointe Saint-Charles)
Des empêcheurs de tourner en rond : « Je bloque donc je suis – Pour la critique des illusions de septembre »
Je bloque donc je suis – Pour la critique des illusions de septembre
Texte initialement publié sur le site Sans Treve
Après une fin d’année militante marquée par l’absence de mouvement social, nos milieux politiques se creusent la tête pour trouver quelque chose à faire dans ce qu’ils interprètent comme le calme obligé avant la tempête. Quoi de mieux que le spectre des Gilets jaunes, aperçu au travers d’appels sur les réseaux sociaux aussi inattendus que fourre-tout, pour raviver la flamme du stade suprême de l’aliénation : le militantisme [1]
Blog RÉALITÉ : « Misère et vanité de la voie française – Capitalisme en France, épisode 1. »
Misère et vanité de la voie française – Capitalisme en France, épisode 1.
Avec ce texte, nous entamons la publication d’une série d’articles consacrés à la France. En vue d’une rentrée qui s’annonce mouvementée, il nous a semblé opportun de commencer à esquisser une vision générale – aussi schématique soit-elle – du capitalisme français dans son devenir (jusqu’à aujourd’hui). Le but de cette série n’est pas de faire de l’érudition, mais de permettre une meilleure compréhension de notre environnement immédiat, des mouvements sociaux futurs et in fine une action plus percutante au sein de ceux-ci.
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Kolya L’Ours, 4 septembre 2025
Ill Will : « Franchir le Rubicon »
- Prasad 21 juillet 2025
S’appuyant sur des analyses antérieures des insurrections au Soudan, au Sri Lanka, au Kazakhstan et ailleurs, S. Prasad soutient que les manifestations de 2025 en Turquie nous donnent un aperçu de la forme que pourraient prendre les mouvements contre l’autocratie dans d’autres pays. Reconnaître cela pourrait nous permettre d’anticiper les limites que devront surmonter des troubles similaires, y compris les manifestations contre Trump plus près de chez nous.
« On sait qu’il existait autrefois un automate conçu pour contrer chaque coup d’un joueur d’échecs et s’assurer ainsi la victoire. Une marionnette vêtue d’un costume turc, une pipe à eau à la bouche, était assise devant un échiquier posé sur une large table. Un système de miroirs donnait l’illusion que cette table était transparente de tous les côtés. En réalité, un nain bossu, maître aux échecs, était assis à l’intérieur et contrôlait les mains de la marionnette à l’aide de fils. On peut imaginer un objet correspondant à cet appareil en philosophie. La marionnette appelée « matérialisme historique » est toujours censée gagner. Elle peut le faire sans autre forme de procès contre n’importe quel adversaire, tant qu’elle recourt aux services de la théologie, qui, comme chacun sait, est petite et laide et doit être tenue à l’écart. »
—Walter Benjamin, « Sur le concept d’histoire » Lire la suite…
blog Le serpent de mer : «L’État syrien et les fantômes du prolétariat »
Une camarade nous a signalé ce texte écrit par l’auteur de Gaza : “une militarisation extrême de la guerre de classe en Israël-Palestine”.

L’État syrien et les fantômes du prolétariat
Si la chute du régime a bouclé, un court instant, avec les espoirs de l’insurrection de 2011, le prolétariat surnuméraire syrien demeure repoussé aux marges de l’économie et clientélisé par des capitalistes en armes. C’est dans la forme rentière de l’État qu’il faut chercher le secret de ses mouvements au cours de la révolution et de la guerre civile.
Blog Artifice : « Les pires conditions matérielles sont excellentes – Résurgence de la nation et antiracisme patriotique »
Dernier texte mis en ligne sur le blog « Artitices »
Au cours de ces derniers mois, alors que l’atonie des luttes de classe en France nous contraignait à prendre du recul pour penser la séquence en cours, nous avons subi la popularité grandissante de litanies médiocres rabâchant la nécessité de construire une alliance, électorale autant que stratégique, entre les “petits Blancs” et les “indigènes” (ou, non sans un certain lyrisme, les “beaufs” et les “barbares”). Ce renouveau de la social-démocratie, incarné notamment par le webmedia Paroles d’Honneur et le parti-think-tank des Indigènes de la République, demeure encore cantonné à un espace médiatique marginal mais pénètre progressivement l’espace spongieux de la gauche. D’abord réticent·es à leur consacrer un article qui ne pourrait s’insérer dans aucun dialogue critique (à franchement parler, la perspective communiste leur est totalement étrangère), nous avons fini par décider de les traiter comme un symptôme de la séquence actuelle. En effet, depuis quelques temps s’est imposée une nouvelle idée dans leur agenda théorique : la réhabilitation de la nation et de son projet hégémonique à même de réconcilier “les tours et les bourgs”. Moins qu’une excuse pour entrer dans la danse de la polémique avec le PIR-PDH, c’est à une dissection de la résurgence nationaliste à gauche que nous nous attelons ici.






















