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Poutine braqué par un prolo

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A partir d’aujourd’hui, tous les Premiers ministres de la planète vont changer de montre avant toute visite officielle d’usine.
Piégé au débotté, Vladimir Poutine vient de laisser « spontanément » sa Blancpain à un ouvrier qui réclamait un souvenir !
••• UN AN DE SALAIRE, LA BLANCPAIN ! •••
L’anecdote va faire le tour de la planète : en visite officielle dans une usine d’armement, à Tula, le Premier ministre russe Vladimir Poutine est interpellé par un ouvrier goguenard. « Eh, Vladimir Vladimirovitch, tu ne pourrais pas me laisser un souvenir de ta visite ? »

Le Telegraph britannique qui raconte l’affaire décrit un Poutine un peu désarçonné, qui répond à l’ouvrier : « Qu’est-ce que tu veux ? ». Ce dernier lui réplique : « Pourquoi pas ta montre ? ».

Interloqué, Vladimir Poutine se sent obligé de faire un geste. Il ne peut pas refuser, d’autant qu’il vient de prononcer un discours où il admettait que les temps étaient durs pour les pauvres. Les témoins et son entourage le voient alors retirer sa Blancpain du poignet et la tendre à l’ouvrier…

Prix russe de la Blancpain : à peu près 6 000 euros (9 000 CHF), soit un an de salaire pour un ouvrier de cette manufacture d’armement. C’est loin d’être la plus chère des montres de l’ex-président Poutine, grand amateur de montres, qui a fini par convaincre les cercles dirigeants russes de porter, comme lui, leur montre au poignet droit. Dans sa collection, on l’a déjà vu porter une Patek Philippe, une FP Journe et beaucoup de Franck Muller, la marque officieuse des nouvelles élites russes.

Le mois dernier, Vladimir Poutine avait tout aussi « spontanément » offert la montre qu’il portait au poignet au fils d’un pauvre berger sibérien…

••• DÉSTOCKAGE OU PÉNITENCE ? •••

Ce délestage de poignet aura en tout cas le mérite de faire marcher le commerce : les « amis » et les obligés de l’ex-président russe vont se faire un devoir de lui offrir quelques pièces de remplacement.

Pourvu qu’un des conseillers de Nicolas Sarkozy lui raconte l’anecdote avant le prochain déplacement officiel : on imagine déjà les ouvriers français réclamer, sur l’air des lampions, « La montre, la montre ! ». Et c’est la Patek Philippe offerte par Carla qui a aujourd’hui le privilège de parer le poignet présidentiel…

  1. A.D.
    30/09/2009 à 22:09 | #1

    De l’or, du sang…
    La montre, dont l’histoire coincide avec celle du mode de production comptable qu’est le capitalisme, le mécanisme des explosifs, des munitions et des kalachnikovs :du sang qui vaut de l’or, tic-tac on encaisse, qui son compte, qui une montre de prix, de valeur marchande, un an de salaire-de la peur et plus pour les futur(e)s flingué(e)s-, du sang, du temps, de l’or…
    Ouvrier mendiant, premier ministre grand prince: des armes, une montre, la mort est tout sourire.

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