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Récréation
Ca ne peut faire de mal à personne…..
Les paroles ci-dessous Lire la suite…
« Pour en finir avec la critique du travail »
En contrepoint du texte de la Banquise, publié ci-dessous, il nous a paru pertinent de proposer à la réflexion ce texte de Théorie Communiste N°17, sorti en septembre 2001.
« Pour en finir avec la critique du travail »
La critique du travail ne peut avoir d’objet et se justifier elle-même que si elle construit son objet antérieurement aux rapports sociaux, mais alors elle devient purement spéculative ; inversement si ce sont les rapports sociaux historiquement déterminés qu’elle se met à critiquer, elle entre alors en contradiction avec son premier moment de formalisation abstraite de son objet. La critique du travail voudrait le travail comme rapport social antérieurement à tout rapport social. La critique du travail est une impasse. Premièrement, elle construit un objet d’analyse qui est le travail en soi ; deuxièmement, elle veut déduire de l’analyse de cette activité, qui telle qu’elle l’a posée est une abstraction spéculative, les rapports sociaux contradictoires dans lesquels évoluent les hommes. Cela, soit par un développement contradictoire interne de cette activité, soit de par un caractère irréductible à l’aliénation que, par nature, cette activité possèderait. Les modulations particulières de cette impasse générale aboutissent toutes à la transformation de la critique de la société capitaliste et de son rapport social fondamental, l’exploitation, en critique du travail, critique de l’activité.
Le sujet abordé ici est en conséquence un peu paradoxal. Il s’agit de définir le travail pour dire que le travail n’est pas un objet de la critique théorique. Cela pour deux raisons : la « critique du travail » est comme théorie une impasse ; l’abolition du travail ne passe pas par la « critique du travail ». Notre démarche est cependant nécessaire, car, si le travail n’est pas un objet de la critique théorique et si sa critique ne mène à rien, la critique théorique ne peut en revanche faire l’impasse sur les idéologies de la « critique du travail ». C’est donc comme un moment de la critique de ces idéologies, qu’il est nécessaire de critiquer la notion de travail en tant qu’objet de cette critique et parce que cette notion de travail joue un rôle actif, pratique, de mise en forme des luttes dans les courants les plus radicaux du démocratisme radical. Lire la suite…
Coup de gueule
Partout sur les murs, la dernière campagne pour le parfum Bad de Diesel.
On est pas sorti de l’auberge!!

« Turquie : Erdogan, Gülen et la bourgeoisie pieuse et …l’armée »
Ces pages ont été écrites il y a un peu plus d’un an dans le cadre de la rédaction d’un ouvrage sur les turbulences qui affectent le Proche et le Moyen Orient (inachevé). Il ne s’agit pas d’une analyse directe des événements actuels en Turquie mais elles peuvent fournir un éclairage intéressant sur eux.
Turquie : Erdogan, Gülen et la bourgeoisie pieuse et …l’armée
« Tous les peuples n’ont pas les mêmes dispositions pour la production capitaliste. Quelques peuples d’origine très ancienne, comme les Turcs, n’en ont ni le tempérament ni les dispositions. Mais ce sont là des exceptions » (Marx, Théories sur la plus-value, Ed. Sociales, t. 3, p. 532.)
La réalisation d’une totale libéralisation économique en Turquie a favorisé l’émergence d’une « bourgeoisie pieuse » parfaitement intégrée aux marchés internationaux[1]. En revanche, en Egypte, un programme de libéralisation plus contrôlé et réduit a limité le niveau de développement et d’intégration de cette bourgeoisie pieuse. Selon Sebnem Gumuscu, ce nouveau type de bourgeoisie se distingue des « classes populaires » de musulmans pieux par son niveau de revenus et de consommation et de la bourgeoisie séculière par sa piété et le maintien de ses croyances et pratiques religieuses.
Par son étude comparative de la Turquie et de l’Egypte, Sebnem Gumuscu veut expliquer pour quelles raisons cette bourgeoisie pieuse s’est puissamment développée en Turquie tandis qu’elle est demeurée relativement faible en Egypte. Pour elle, la raison principale tient à la différence de degré de libéralisation économique entre les deux pays. En Turquie, principalement en Anatolie, une classe de petits entrepreneurs (marchands et industriels) ont bénéficié d’un vaste programme de libéralisation favorisant les exportations. En intégrant le marché mondial, ils ont connu une importante croissance de leur production et de leurs profits. Cette bourgeoisie qui avait tout à perdre dans une confrontation avec l’Etat a évité de s’engager dans des mouvements islamistes trop radicaux et a choisi des partis modérés à l’intérieur de l’islam politique, marginalisant tous ceux qui avaient une ligne dure. A l’inverse, en Egypte, la grande bourgeoisie pieuse, du fait d’une libéralisation constamment sous contrôle et inachevée (si ce n’est même en trompe-l’œil dans le cas des privatisations), demeure lourdement dépendante de l’Etat et pour cela doit préserver une grande distance avec les mouvements politiques islamiques, tandis que la petite bourgeoisie relativement plus indépendante soutient ces mouvements dont la tendance modérée des Frères musulmans. Le caractère particulier de la libéralisation en Egypte renforce le « big business » et refuse toutes chances de croissance au « small business ». La bourgeoisie pieuse apparait alors faible et divisée entre grande et petite bourgeoisies et ayant de grandes difficultés pour influencer le cours de l’islam politique. Lire la suite…
Nous vivons une époque moderne….
« L’EXPLOITATION CAPITALISTE, c’est aussi la PAUVRETÉ qu’elle produit »
«Les Américains les plus pauvres ont cessé de faire les courses, sauf pour le strict nécessaire »
http://www.zerohedge.com/news/2016-07-08/26-million-americans-are-now-too-poor-shop-study-finds
Une nouvelle étude révèle que près de 26 millions d’Américains restent «trop pauvres pour faire des courses »
Ces 26 millions d’ Américains doivent jongler avec deux à trois emplois, gagnant juste autour de 27.000 $ par an
Près de la moitié de tous les Américains n’ont pas vu une augmentation de salaire au cours des cinq à sept dernières années, et un autre 28 % ont vu leur salaire net réduit des déductions d’assurance médicale plus fortes ou d’emplois à temps partiel , ARG trouvé. « C’est effrayant quand vous commencez à voir les choses que vous avez jamais vu auparavant»
Il Lato Cattivo : « pour une lecture du vote Brexit »
traduction d’un texte paru sur la page facebook de nos camarades italiens
https://www.facebook.com/Il-Lato-Cattivo-839072959543347/timeline/
« pour une lecture du vote Brexit »
(extrait de «Il Lato Cattivo», n. 2, juin 2016)

[…] bien que le prolétaire ne se prive pas de revendiquer plus de démocratie et de libertés civiques, aujourd’hui, le plus souvent, on le pointe du doigt comme populiste, particulariste, passéiste, «communautariste», raciste, fasciste o islamiste, en somme comme pas-assez-démocratique. Nous allons donc conclure ce paragraphe avec quelques considérations (non exhaustives) sur la traduction des rapports de classe dans le domaine politique et/ou étatique. […] La mondialisation du capital a été en premier lieu une redéfinition des aires de péréquation du taux de profit. En lieu des monopoles fortement ancrés aux États-nations typiques de la période « fordiste », nous avons aujourd’hui une double péréquation du taux de profit, qui reste essentiellement nationale pour les petites et moyennes entreprises, et mondiale pour ce qui concerne les grands capitaux de l’automobile, de l’informatique, du pétrole et ainsi de suite . Le détachement de ces derniers des réalité nationales a, d’un côté, donné lieu aux attaques du Welfare State du deuxième après-guerre et, de l’autre, conduit à une déstabilisation de l’État-nation (ce qui ne signifie nullement disparition ou déclin irréversible) – «par le haut», par l’intermédiaire de l’intégration internationale; «par le bas», par la mise en concurrence de parties croissantes des diverses classes ouvrières «nationales» sur le marché mondial (délocalisations, migrations de masse, etc.). Lire la suite…
« Printemps sans soleil », une réponse aux critiques…..
@ AC, RS et les autres
Voici quelques éléments de réponse à vos critiques.
Tout d’abord, je rappelle que Printemps sans soleil est un tract. Pour ceux/celles (dont moi) qui l’ont écrit et diffusé au cours de la manif du 14 juin parmi les différentes composantes de la manif («cortège de tête» aussi bien que «syndicales»), il s’agissait de faire un bilan d’étape où l’on tentait de restituer (du moins une partie de) ce qu’on avait vu et vécu dans les manifs, dans les blocages, dans les assemblées etc. auxquelles ils nous est arrivé de participer. Le tract fut ensuite transcrit et publié sur DNDF, personne ne l’avait demandé, le tract n’était pas fait pour ça, cela s’est produit quand même : c’est bien si c’est pour «alimenter le débat», c’est décidément moins intéressant si ça devient une compétition à qui pisse plus loin. Il me semble archi-évident qu’un tract de ce type ne peut pas être lu ni critiqué comme un véritable texte théorique sur le mouvement, qui – outre une prétention d’exhaustivité d’autre portée – aurait aussi d’autres visées en ce qui concerne sa réception possible ou souhaitée. (Soit dit au passage, s’il fallait décortiquer tous les textes qui s’écrivent «à chaud» de la même manière que l’on fait avec la théorie lourde, il aurait fallu dire bien de choses sur le tract des grecs «beau comme du Lénine» en annexe à Tel Quel (TC 24), qui faisait tout un flan des affrontements entre KKE et émeutiers variés devant le parlement grecque… comme si c’était nouveau que les SO des partis staliniens tapent sur les gens qui les débordent. Lire la suite…
A voir dans les prochaines manifs ?
Qu’on se le dise
dernière info à 13h
Un petit tour autour du bassin de l’Arsenal, un trajet de 1,6 km et puis ……..
Sympa le parcours de la manif du 23juin à Paris : Bastille – Bastille!
Loi travail : finalement, la manifestation est autorisée
Selon la CGT, les syndicats sont finalement autorisés à défiler jeudi à Paris sur un parcours proposé par le ministère de l’Intérieur, c’est-à-dire de la place de la Bastille, en passant par le bassin de l’Arsenal puis avec un retour à Bastille.
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Une première depuis 1962 et le préfet Papon, il faut en effet remonter à… la guerre d’Algérie !
Quant à l’interdiction d’une manifestation organisée par des syndicats en opposition à une loi sociale, « c’est totalement inédit »
Loi travail : la préfecture de police interdit la manifestation de jeudi à Paris
Après vingt-quatre heures de négociations avec les syndicats, la préfecture de police a annoncé l’interdiction de la manifestation contre le projet de loi travail prévue pour jeudi à Paris.
Toujours sur le refus de la Loi travail
(réponse à How high the moon de AC et LG)
Il est vrai que je maîtrise mal « l’objet commentaire ». Admettons que j’ai mal lu les 256 mots d’AC, j’invoque pour ma défense qu’il a fallu 11 pages à AC et LG (AL) pour en fournir la bonne et véritable lecture. Le ton de ma réponse était un peu sec, mais à peine. Il y avait un désaccord et il était dit, c’est tout. Ma dernière phrase, celle sur la « tasse de café », était une « vacherie », c’est vrai. Elle répondait à la dernière phrase du commentaire dont aucune argumentation ne supprimera la condescendance. C’est tout aussi vrai.
Je découperai ma réponse en trois parties en précisant que les deux dernières n’ajoutent pas grand-chose à la première qui peut être lue indépendamment.
Premièrement, les objections et critiques d’AL reconnaissent le même fondement central au luttes actuelles (l’illégitimité de la revendication) mais n’ont qu’une vision unilatérale des ambivalences que je souligne dans mes deux courts textes. Ce fondement demeure alors un décor sans effet sur ce qui se déroule sur scène. Lire la suite…
PRINTEMPS SANS SOLEIL (Tentative de bilan en cours de route)
Pour alimenter les discussions en cours, nous reproduisons un tract distribué à la manifestation parisienne du 14 juin
PRINTEMPS SANS SOLEIL (Tentative de bilan en cours de route)
Ce texte se veut une contribution à l’auto-compréhension du mouvement social actuel ; il n’aspire pas pour autant à la neutralité ni à faire l’unanimité, c’est une tentative de bilan critique et engagée qui se propose de mettre en relief surtout la spécificité et les limites de ce mouvement. Face à ces dernières, nous n’avons pas de solution-miracle à mettre en avant, mais nous pensons qu’elle doivent être d’abord nommées et discutées pour que d’autres voies soient tout simplement pensables, d’autant plus que le risque d’un enterrement du mouvement à court terme n’est pas négligeable. Le mouvement social des derniers mois marque sur plusieurs points une rupture avec le passé : c’est un de ses aspects les plus positifs ; malgré ou peut-être à cause de cela, il est malheureusement plus facile de dire ce qu’il se laisse derrière que de voir vers quoi il pourrait se diriger. Lire la suite…
« ce n’est pas la manifestation qui déborde, c’est le débordement qui manifeste ».
Le site Médiapart publie ce lundi 13 juin 2016 un long entretien avec Julien Coupat: «La loi travail est l’affront qui fait monter au front» dont nous avons extrait quelques passages.
La totalité du texte ICI
Pas une seule référence de classe, comme d’hab…. Et très très optimiste!!!
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« Ce qui se passe actuellement dans ce pays, c’est que la politique classique n’offre de toute évidence aucune issue à une situation devenue intolérable, et que de plus en plus de gens en prennent acte………………….
Ce que joue Philippe Martinez dans ce conflit, c’est la légitimité contestataire de son organisation par rapport aux autres formations syndicales, et sa propre légitimité contestataire au sein de cette organisation – légitimité qui lui faisait parfaitement défaut même après le dernier congrès de la CGT. Cela étant, à voir dans tant de villes le nombre de CGTistes qui rejoignent le cortège autonome de tête et défilent, drapeaux au vent, avec les jeunes masqués, quand ils ne s’organisent pas carrément avec eux, on ne peut sous-estimer la distance qui s’est faite, en bien des endroits, entre la direction et sa base. On ne s’explique d’ailleurs pas les postures prises par Philippe Martinez ces derniers temps si l’on ne mesure pas la nécessité, pour la direction, de résorber cette distance
Récréation
Ils font chier, ces cégétistes qui gâchent la belle et saine émulation de la fête du foot-ball!!!
Vieux port de Marseille, samedi aprem
Loi travail : Vers une réquisition des grévistes ?
« S’il faut utiliser demain les réquisitions, nous le ferons » a affirmé le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies sur Europe 1 vendredi 10 juin 2016
Ça serait une première depuis 1953.
La réquisition des personnels grévistes ne peut être ordonnée que par décret du Conseil des ministres ou par arrêté du préfet «lorsque l’atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publiques l’exige», selon l’article L2215-1 du Code général des collectivités territoriales. En cas de refus, les grévistes sont passibles d’une peine de six mois d’emprisonnement et de 10 000 euros d’amende.
Euro 2016 : François Hollande prêt à prendre « les mesures nécessaires » face aux grèves
extraits
« l’Etat prendra toutes les mesures qui seront nécessaires »
S’il refuse d’évoquer publiquement le recours possible aux réquisitions (« Pour l’instant, nous n’en sommes pas là ») il délivre un message des plus fermes : « Soyez sûrs que les services publics seront assurés et que l’Etat prendra toutes ses responsabilités. »
les conducteurs des lignes de transport ferroviaire (RER B et D) qui desservent le Stade de France, où aura lieu vendredi soir le match d’ouverture de l’Euro 2016, France-Roumanie, ont prévenu qu’ils seraient massivement en grève.
De son côté, le premier ministre, Manuel Valls, a prévenu jeudi soir qu’il n’excluait « aucune hypothèse » pour acheminer les supporteurs vers le Stade de France vendredi.
« Nous avons reçu »
Stratégie quand tu nous tiens !!
« grève, blocage, sabotage… et stratégie »
« Dans le mouvement plutôt atypique de ces derniers mois, il y a des salariés qui participent aux journées de mobilisation d’une part, et ceux qui ne savent pas trop où se mettre mais voudraient continuer une fois passées les manifestations. Pour ces quelques militants, différentes alternatives se sont composées, aboutissant à des résultats sensiblement semblables : comités d’action, assemblées de luttes, segments radicaux des Nuits debout se sont conjointement développés dans la tendance aux actions de blocage. Ces blocages ont pu être de natures différentes : blocage de lieux de production (port de Gennevilliers, blocage de Macdo…) ou blocage de flux (rails, périphériques…). Mais quelles qu’aient été les lieux ou la nature du blocage (on parle ici uniquement des blocages organisés par des militants extérieurs, sont exclues les blocages dans le cadre d’un conflit de travail comme c’est le cas pour les routiers), ils semblent composer une stratégie obsolète à ce stade du mouvement, une stratégie qui n’est pas payante. Stratégie sur laquelle le mouvement aurait tout intérêt à prendre du recul, et à discuter. C’est sans mépris pour ceux qui font – et parmi lesquels nous nous trouvons – et en saluant les nombreuses initiatives qui ont lieu, ce qui est toujours mieux que rien, que nous rédigeons ce texte.
Sortie du deuxième numéro papier de « Il Lato Cattivo »
Traduction d’un extrait de l’éditorial

[…] on ne peut sauver une construction théorique au mépris de la réalité ; de même, se livrer à un pur plaidoyer du présent ne peut se faire qu’ au détriment d’un solide cadre théorique. Nous sommes donc retournés, encore une fois, à la source – à Marx – en vue de parvenir à une compréhension de la phase actuelle qui soit la plus dialectique possible, qui contienne, aussi, la compréhension positive des choses ainsi que leur inéluctable déclin et leur nécessaire destruction. Celle qui, dans le premier n° de « Il Lato Cattivo », apparaissait comme « l’ère des émeutes » […], se précise comme la phase des révoltes politiques » marquée par l’interclassisme et l’hégémonie de la classe qui exprime le mieux cet interclassisme : la classe moyenne. Il nous serait facile de s’entendre sur le caractères transitoire de ces données, se dire simplement : cela passera. Il faut être en mesure d’expliquer pourquoi. C’est-à-dire : entrevoir ce qui pourrait constituer un dépassement de cette phase et de son inéluctable déclin ; montrer en somme que la révolution communiste n’est pas une immense manifestation des places ou un « mouvement social » étendu à la planète. Dans un texte de jeunesse, Marx écrit : la révolte industrielle[…] peut être partielle autant que le veut, elle recèle en soi une âme universelle ; la révolte politique peut être universelle autant qu’elle le veut, elle cache sous les formes les plus gigantesques un esprit étroit ». Pour reprendre et consacrer la formule, il était nécessaire de la transcrire dans la configuration actuelle du « symbolisme social » : distinguer les fondements de la « révolte politique » et de la « révolte industrielle », ainsi que la frontière qui les sépare ; il faut saisir le processus à travers lequel (aujourd’hui) la première absorbe la seconde ; il faut imaginer le processus inverse – renversement de la praxis – le moyen par lequel la seconde pourrait (demain?) dissoudre la première. Qu’est-ce aujourd’hui, cet « esprit étroit » de la révolte « politique » ? Qu’en est il de la « révolte industrielle » et de son « âme universelle » ? »
Quand la SNCF marche dans les pas de FIAT
Les phrases en gras sont de notre fait
http://www.liberation.fr/monde/01012315667-les-luttes-des-classes-version-western-spaghetti
En France, c’est l’impossibilité de déroger aux conventions collectives de branche et au code du travail (sauf pour la durée du travail) qui empêche ceux qui voudraient suivre l’exemple de Marchionne de le faire.
http://blogautomobile.fr/fiat-accord-syndicats-site-de-mirafiori-96255
« L’exclusion au sein de cette nouvelle co-entreprise des syndicats non signataires de l’accord. »
SNCF : l’accord sur l’organisation du travail suspendu à la signature de la CGT et SUD
extraits
Cependant, si les deux syndicats bloquent ce texte, « il n’y aura pas de nouvelles négociations, prévient-on au gouvernement. L’accord obtenu cette nuit n’entrera pas en vigueur et il y aura des mesures unilatérales de la direction de la SNCF ».
Le gros des débats a tourné autour de l’article 49, obtenu par la CFDT lors de sa négociation directe avec le gouvernement, fin mai. Cet article « a rendu folle la CGT ces derniers jours », confie un proche des négociations. SUD-Rail dénonce « l’introduction d’un régime dérogatoire qui permettrait à la direction de remettre en cause chaque disposition reprise dans l’accord », assure Eric Meyer, du syndicat.
Selon ce texte, si un chef d’établissement local souhaite déroger à l’accord d’entreprise afin d’améliorer sa compétitivité, en baissant ses coûts lors de la renégociation d’une convention avec une région par exemple, il pourra le faire si une majorité des signataires de l’accord d’entreprise sont d’accord au niveau national.
Autrement dit : si la CGT ou SUD-Rail refusent de signer l’accord d’entreprise national, ils seront ensuite sur la touche et ne pourront pas s’opposer à des dérogations locales.
Vient de paraître, à Montréal
Nos camarades de La Sociale à Montréal viennent de publier deux brochures:
Pour les commander: asociale@colba.net
« How High The Moon »
Tous les échanges actuels autour du mouvement contre la loi Travail prennent soit la forme de posts ici même, soit de commentaires. La longueur vraiment importante de ce texte de réponse au commentaire de RS sur l’article de AC justifie sa place centrale.
dndf
En réponse aux « Quelques remarques sur le commentaire d’AC » de RS
How high the moon
Is the name of this song
How high the moon
Though the words maybe wrong
We’re singin’ it because you ask for it
So we’re swingin’ it just for you
Pour commencer, un fait : le commentaire qui motive les « Quelques remarques » comporte 256 mots, auxquels RS répond par 1599 mots. Cette disproportion montre assez que répondre au commentaire n’est que secondairement l’objet des « Remarques », et que l’enjeu de cette réponse se situe ailleurs. On notera aussi le ton nettement agressif de RS, moins pour s’en offusquer que pour se demander ce qui le motive.
RS fait constamment à ce commentaire le reproche de ne pas contextualiser son propos ; il n’a guère contextualisé sa réponse, et il semblerait qu’il ne se soit pas demandé à quoi au juste il répondait. Il faut donc préciser : il s’agit d’une courte note qui tend à décrire, de façon forcément rapide, la situation du mouvement au moment où elle a été écrite. Ce commentaire, qui ne répond pas directement au texte qu’il commente, comporte trois paragraphes, dont les deux premiers commencent par « il me semble » et « il semblerait », et le dernier, d’une seule phrase, par « dans l’attente de » : il s’agit donc d’impressions (comme l’indique le verbe « sembler »), au conditionnel, et suspendues à la suite des événements. Lire la suite…
A taaaaabbbblllleee !!!
http://www.letelegramme.fr/france/phlippe-martinez-cgt-j-ai-eu-un-appel-de-manuel-valls-30-05-2016-11087729.php#closePopUp
« J’ai reçu un appel téléphonique de Manuel Valls, samedi matin. C’est plutôt mieux quand le Premier ministre n’est plus dans une posture et qu’on se parle, alors que nous n’avions pas de nouvelles depuis deux mois », a déclaré Philippe Martinez, sur sur BMFTV, dimanche soir.
Le dialogue semble renoué mais le secrétaire général de la CGT n’a toutefois pas voulu révéler la teneur de cet entretien téléphonique avec le Premier ministre, samedi 28 mai.
maintenant on sait
CGT « aucun préalable pour retourner à la table des négociations »
De son côté, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a assuré, sur RTL, ne plus vouloir « faire sauter » l’article 2, lors d’un débat avec son homologue de la CFDT, Laurent Berger, sur le projet de loi travail. Il a affirmé qu’il n’y avait « aucun préalable pour retourner à la table des négociations » : « La balle est dans le camp du gouvernement. »
En finir avec le SMIC
« Le salaire minimum pourrait être différencié en fonction de l’âge ou du territoire, ou selon les branches. »
Débordements, imbordements et épuisement (suite)
(toujours sur le mouvement de luttes contre la Loi travail)
english version https://libcom.org/library/outbreaks-inbreaks-exhaustion-follow-roland-simon
La perspective d’ « épuisement » du mouvement a retenu l’attention de quelques lecteurs du petit texte, publié sur Dndf, De débordements en imbordements jusqu’à l’épuisement. Quelques événements récents, blocages, grèves plus ou moins reconductibles et reconduites, paraissent infirmer cette perspective de l’épuisement. C’est exact, le mouvement rebondit, mais comment ? Il était normal que cet « épuisement » retienne l’attention car finalement ce qui compte ce sont les pratiques, les enjeux, l’action et les perspectives que l’on a et/ou que l’on crée et dans lesquelles on agit. Cependant, cette perspective de l’ « épuisement », si elle a retenu l’attention n’était pas la « thèse centrale » de ce texte.
Le thème central de ces quelques lignes était l’illégitimité de la revendication salariale qui d’une simple situation subie (le ministre Sapin vient à nouveau de déclarer expressément que « les revendications n’étaient pas légitimes ») devient de façon partielle, balbutiante et spasmodique la propre compréhension du mouvement. La limite très problématique de cela était que ce contenu « flottait comme une conscience s’émancipant de ses limites », comme si cette conscience « devançait ses propres conditions de production ». C’était le fameux « plancher de verre » de la production auquel se sont heurtées de nombreuses luttes générales actuelles, les maintenant dans les instances de la reproduction.
Loi travail : Après les raffineries, le gaz et le nucléaire ?
Lu sur le site « Paris luttes info »
Après les raffineries, le gaz et le nucléaire ?
D’après Le Monde [1], la CGT et certaines sections FO appellent à une grève des travailleurs du nucléaire pour jeudi. Ils appellent à une baisse de charge et à des coupures sur le réseau électrique. Les propos du responsable de la CGT énergie sont étonnants :
A la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube), le personnel réuni en assemblée générale a voté dès mardi après-midi le principe d’une action forte à partir de mercredi à 22 heures. « La baisse de charge pourrait conduire à l’arrêt des deux réacteurs », précise Arnaud Pacot, secrétaire général de la CGT-Energie de l’Aube.
Ça a l’air si simple d’éteindre cette machine de mort, pourquoi ne pas l’avoir fait avant ? Une pensée pour les sous-prols du nucléaire que sont les intérimaires (à vie, ou plutôt à mort) pour qui la loi El Khomri s’applique déjà de fait.
La CGT Elengy (filliale de Engie (ex Gaz de France (ex GdF-Suez (ex GDF) – vous suivez ?)) exploitant les terminaux méthaniers – c’est à dire le gaz naturel – appelle à une grève reconductible à partir de ce soir, mardi 24, et jusqu’au 26 mai (et après ?). Elengy exploite 3 des 4 terminaux méthaniers de France (un près de Saint-Nazaire, et deux à Fos-sur-mer).
Notes
[1] http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2016/05/24/apres-les-raffineries-greve-annoncee-dans-les-centrales-nucleaires_4925723_1656968.html
« nous sommes la marge de la manifestation »
Ou trouver TC 25?
Nous publions ci-dessous les endroits ou vous trouverez d’ores et déjà TC 25.
Vous pouvez également la commander à cette adresse: theoriecommuniste2016@gmail.com
« On m’a ordonné de perdre mais j’ai choisi de mordre »
A la manifestation à Paris le 19 mai, plein de banderoles parmi laquelle « On m’a ordonné de perdre mais j’ai choisi de mordre » citation d’une chanson de Casey
Je veux mordre car tout m’emmerde,
I want to bite because everything annoys me,
me porte à croire qu’on me pousse à perdre.
leads me to believe that pushes me to lose.
Seul m’importent le verbe et ma horde.
Only important to me and my word horde.
Je suis à vie l’ennemi de l’ordre.
I am the enemy of life order.
BELGIQUE : L’autre loi du travail
extraits
En Belgique, la loi « travail » s’appelle Loi Peeters. Le projet de loi du Ministre de L’Emploi Kris Peeters permettrait entre autres d’augmenter le temps de travail hebdomadaire à 45 heures, instaurer un contrat zéro heures ou créer un contrat intérimaire à durée indéterminée.
Détaillons un peu : au cœur de la loi Peeters il y a l’annualisation généralisée du temps de travail et l’imposition de 100 heures supplémentaires non-récupérables et sans négociations préalables. Ces mesures feraient bondir la semaine travaillée de 38 heures aujourd’hui, à 45 heures demain. Autour de cette matrice on trouve une succession de régressions sociales. Distinguons en deux : une version belge du « zero-hour contract » britannique avec l’instauration de contrats à temps partiel sans indications d’horaires de travail, pour des salarié.e.s « à la demande » ; un contrat intérimaire à durée indéterminé, pour une précarité à vie………….












