Ben voyons!!
Dans notre série:
« y’en a qui ne doutent vraiment de rien! »
Dans notre série:
« y’en a qui ne doutent vraiment de rien! »
Commis de boutique, garçons de café ou livreurs, dans la capitale de la Campanie, des milliers d’enfants ont abandonné l’école et travaillent illégalement pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Dans l’indifférence quasi générale
Sept heures du matin, San Lorenzo, au coeur de Naples. Un gamin se faufile dans le labyrinthe des ruelles humides, une lourde caisse de conserves à bout de bras. Survêtement délavé, capuche sur la tête et baskets défoncées, le petit Gennaro commence sa journée de travail. Personne ne s’étonne de le voir trimer de si bonne heure. En septembre 2011, Gennaro a été embauché dans une épicerie. Six jours sur sept, dix heures par jour, il garnit les étals, décharge des caisses et livre les courses dans le quartier. Gennaro rêvait de devenir informaticien, il est commis de boutique, le métier le plus répandu chez les enfants travailleurs de Naples. Il travaille au noir, à moins de 1 euro de l’heure, et gagne, au mieux, 50 euros par semaine. Gennaro vient d’avoir 14 ans. Lire la suite…
Ci-dessous, quelques informations reçues sur des luttes d’occupation de terres agricoles dans la région d’Andalousie en mars 2012, qui pourraient être susceptibles, en dépassant l’autonomie ouvrière et l’auto-gestion coopérative de la production, de produire des activités d’écarts avec notre détermination dans les formes sociales capitalistes, comme on a pu parfois en voir des prémisses dans la frange la plus lucide du mouvement des piqueteros agentins dans les années 2000 (voir la brochure de Bruno Astarian, son texte Activité de crise et communisation – notamment la 3ème partie – ou encore le texte de Roland Simon, Le moment actuel dans la revue SIC, n°1). Nous savons que durant la Guerre d’Espagne et notamment dans les campagnes d’Aragon en 1936-1937, le pays a connu une immense expérience historique d’expropriation, racontée par exemple dans le livre de Félix Carrasquer [1]….
Palim Psao
la suite, sur le site : http://palim-psao.over-blog.fr/
Quatrième et dernière partie du texte « Qu’est-ce que la production », trouvé sur le site « In Limine »
« La révolution devra investir la production pour l’abolir en tant que moment particulier des rapports entre les hommes et abolir par là même le travail dans l’abolition du travail salarié. C’est là le rôle déterminant du travail productif et de ceux qui à un moment donné sont les porteurs directs de sa contradiction, parce qu’ils la vivent dans leur existence pour le capital à la fois nécessaire et superflue. Ils possèdent objectivement la capacité de faire de cette attaque une contradiction pour le capital lui-même, de retourner la contradiction qu’est l’exploitation contre elle-même et contre eux-mêmes. Le chemin de l’abolition de l’exploitation passe par l’exploitation elle-même ; comme le capital, la révolution est encore, elle aussi, un processus objectif. »1
Si l’affirmation du prolétariat dans le cours des luttes est devenu une limite à ces luttes comme on a pu le voir dans la troisième partie, c’est que la production elle-même est devenue une limite à l’émancipation de l’humanité du cycle infernal de l’accumulation pour elle-même, de la dynamique tautologique du travail abstrait pour la perpétuelle reproduction de lui-même. Lire la suite…
https://sites.google.com/site/sicmeeting2012/
English version below, Castelano y catala, despues! Deutsche Version weiter unten; version italienne, version tchèque, plus bas
Une rencontre internationale en lien avec la revue Sic se tiendra près d’Avignon, là où une précédente réunion avait eu lieu en 2008. Elle aura lieu du 10 au 17 aout. L’organisation matérielle de la rencontre est assurée par Théorie communiste, et les discussions devraient se concentrer autour de 3 axes principaux :
— Des textes envoyés au préalable et publiés ici : site
— La situation actuelle : crise majeure en Grèce, « révolutions » arabes, mouvements « indignés » et Occupy Wall Street, etc.
— Possible contenu du second numéro de la revue et bilan du premier. Lire la suite…
Jours d’émeute dans le nord du Maroc
Depuis plusieurs semaines, la région de Beni Bouayache au nord-est du Maroc, connaît de fortes « tensions sociales ». Depuis la semaine dernière, les événements se sont accélérés, et diffusés jusqu’à d’autres villes (Nador, Tanger, etc.). Quelques liens et informations en attendant mieux
La suite sur le site de juralib
Un texte des camarades de Blaumachen (Grèce)
« Un spectre hante l’Europe : le spectre de la cagoule émeutière. Toutes les forces de la vieille Europe se sont unies en une sainte alliance pour chasser ce spectre : le ministre britannique David Cameron et la secrétaire générale Aleka Papariga, le ministre de l’Intérieur italien Roberto Maroni, Adonis et Takis Fotopoulos, les Italiens de la COBAS et les policiers allemands. »[1]
Extrait du site rioter.info
Le dimanche 12 février a été un de ces moments historiques où les contradictions d’une société capitaliste se rencontrent dans le temps et l’espace et se déchaînent de façon explosive, conduisant à la production d’une nouvelle réalité. La lutte des classes renouvelle sa dynamique et cette nouvelle dynamique devient la nouvelle limite interne qu’elle se doit de dépasser. Ce qui importe n’est pas l’événement lui-même (aucun événement isolé n’importe de façon décisive en ce qui concerne la révolution), mais son rôle dans le processus historique de l’émergence du (non-)sujet dans la conjoncture actuelle. Lire la suite…
Tout se déroule en quelques secondes. Quand le jeune homme franchit le portillon du métro, le chien renifleur, tenu en laisse à proximité par une policière, se précipite, repérant l’odeur de drogue. Deux officiers en civil, méconnaissables au milieu de la foule, avec leurs jeans et pulls, interviennent immédiatement, attrapant l’individu par les bras. Quelques instants plus tard, celui-ci est envoyé vers le fourgon de police, tellement surpris qu’il n’oppose aucune résistance. Lire la suite…
Nuit d’émeutes à Saint-Denis de la Réunion, à la Réunion, le 21 février 2012.
Le calme est revenu au lever du jour, ce mercredi à Saint Denis de La Réunion, dans le quartier populaire du Chaudron, et au Port, dans l’ouest de l’île, où quinze commerces ont été pillés ou saccagés, lors d’une nuit d’affrontements entre groupes de jeunes et police, a-t-on appris de source préfectorale. Un policier a été légèrement blessé par un jet de pierre et huit interpellations ont eu lieu à Saint-Denis, dont six dans la ville du Port, au cours de cette flambée de violences qui a éclaté en marge d’une manifestation des routiers contre le prix du carburant et la vie chère. Lire la suite…
Un demi-million de manifestants à Madrid, 400 000 à Barcelone, 150 000 à Valence, selon les syndicats* : une marée humaine, agitant des drapeaux rouges, a envahi les villes espagnoles dimanche pour protester contre la réforme du travail. Alors que quelques centaines de personnes défilaient à Athènes contre de nouvelles mesures d’austérité, Mardrid s’est mobilisée en masse pour lutter contre la politique du nouveau gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Afin de lutter contre un chômage de près de 23% -un record parmi les pays industrialisés-, cette réforme adoptée le 11 février prévoit des mesures pour l’emploi des jeunes, mais aussi davantage de flexibilité et des indemnités de licenciement réduites. Lire la suite…
Il n’y aura pas eu de deuxième soir d’insurrection à Athènes, de nombreuses petites manifestations ont eu lieu dans la plupart des villes, des attaques de banques, des occupations d’hôtels de ville, des procès en accéléré (on dénombre 70 arrestations au total), mais la capitale connaîtra la terreur répressive : les migrants coursés dans les rues par les flics un peu partout, des arrestations sans aucun prétexte, des perquisitions, un quadrillage sévère autour d’Exarchia avec des coups de tension (un bâtiment a cramé sur la bordure pour les tenir en respect). La moindre tentative de rassemblement a donné lieu à des arrestations, tandis que la ville « panse ses plaies » comme aime à dire la démocratie bourgeoise : des bâtiments fumaient encore en journée, avec plusieurs brigades de pompiers qui parvenaient enfin à maîtriser le « sinistre », et c’est le recyclage des traces de combat. Lire la suite…
Voila qui pourra relancer le débat sur l’autogestion, socialisation VS communisation, auto organisation comme première étape de la communisation etc, etc. (dndf)
L’hôpital de Kilkis en Grèce est maintenant sous contrôle ouvrier. Les travailleurs hospitaliers ont déclaré que les problèmes du Système national de santé (ESY) duraient depuis trop longtemps et ne pouvaient être résolus.
Les travailleurs ont réagi à l’orientation fasciste du régime en occupant l’hôpital et le plaçant sous leur contrôle total et direct. Toutes les décisions seront dorénavant prises par une Assemblée générale des travailleurs.
L’hôpital a considéré que « le gouvernement ne s’est pas acquitté de ses responsabilités financières. Si ses revendications n’étaient pas satisfaites, les travailleurs se retourneront vers la communauté locale et au-delà pour avoir le soutien le plus large possible afin de sauver l’hôpital, défendre la santé publique et gratuite, renverser le gouvernement et toute politique néolibérale. » Lire la suite…
3° communiqué des occupants de la fac de droit à Athènes
Laissez-nous clarifier ceci : nous ne recherchons pas notre ennemi dans la face de Papademos, en Allemagne, au FMI, chez les impérialistes ou les banquiers. Aucun gouvernement ne pourra nous représenter parce que nous cherchons la fin de toute autorité. Pour nous l’autorité ce n’est pas seulement l’État et le Capital, mais aussi les façons dont les structures de domination (école, famille, patriarcat, religion, sexe) sont produites dans la vie de tout les jours et dans les relations inter-personnelles, de manière forcée ou volontaire, institutionnelle ou non-statutaire. Lire la suite…
Deuxième communiqué de la faculté de droit occupée à Athènes
L’ère de la « prospérité » est terminée. Le rêve d’accès à la consommation et à la promotion, comme l’exprime le triptyque « m’as-tu-vu, consommation, carrière » est soudainement devenu le cauchemar suprême.
Mais maintenant il n’y a aucun retour possible.
Les temps où les employeurs confinaient les étrangers dans les fermes et les chantiers, les temps où vous vous avanciez comme fier volontaire des Jeux Olympiques, ou vous aviez à la maison des femmes de ménage comme esclaves, ne reviendront jamais.
Vous apercevez la place ou votre racisme mettait les migrants depuis le début, devenir la votre et celle de vos enfants.
Et cela vous fait peur. Lire la suite…
Les ouvriers indonésiens multiplient les actions spectaculaires pour améliorer un salaire souvent limité à une centaine d’euros par mois, inquiétant des employeurs qui rêvent de faire de leur pays le nouvel « atelier du monde », avec une main-d’œuvre encore meilleur marché qu’en Chine.
Dix heures de bouchon : même pour la mégapole Djakarta, habituée à une circulation infernale, l’immense embouteillage a fait monter la moutarde au nez de plus d’un automobiliste. C’était l’effet recherché par les quelque 20.000 ouvriers travaillant à Bekasi, dans la banlieue de la capitale indonésienne, qui ont déposé leurs outils pour bloquer une autoroute à péage. Lire la suite…
Rapidement :
La grève générale de 48 heures a débuté ce matin. Environ 25’000 personnes à Athènes dont 12-15’000 staliniens, 3-4000 anarchistes avec qui se sont fédérés les combattants trotskistes anti-staliniens et le reste population de diverses tendances.
Des affrontements ont éclaté et duré plus de trois heures dans le centre d’Athènes avec deux zones de combat principales. Cocktails contre grenades explosives ont tonné au bas de la place Syntagma (et non devant le Parlement) suite à une offensive répressive alors que l’initiative émanait des combattants anarchistes qui ont tenté d’incendier le ministère des Finances. Lire la suite…
MADRID (AFP) – Le nombre de chômeurs en Espagne dépasse désormais la barre historique des 5 millions, soit un taux de 22,85%, un record en près de 17 ans, alors que le pays, au bord de la récession, multiplie les mesures de rigueur pour assainir ses comptes.
La progression est dramatique chez les moins de 25 ans, dont plus d’un sur deux (51,4%) est sans travail, tandis que plus d’un million et demi de foyers ont tous leurs membres au chômage.
Sur les trois derniers mois de 2011, ce sont près de 300.000 personnes qui ont rejoint les rangs des sans-emploi, qui sont 5.273.600.
La situation s’aggrave: au troisième trimestre, le nombre de nouveaux chômeurs était inférieur de moitié (148.000), et au deuxième le chômage avait même légèrement reculé. Lire la suite…
Lecture et compréhension des textes parus dans SIC (revue internationnale pour la communisation).
Les premiers rendez- vous sont:
Le samedi 28 janvier à 15h : Comment peut-on encore revendiquer quand aucune revendication ne peut être satisfaite.
Le samedi 4 février à 15h : Qu’est ce que la communisation ?
Le samedi 11 février à 15h : Le moment actuel. Lire la suite…
Non à l’EPM, non à toutes les prisons En taule pour des tags et du lisier ? [lettre d’un inculpé]
La répression des mouvements « subversifs » comme moment d’une totalité
Ce texte n’a aucune prétention particulière, si ce n’est proposer un retour sur l’affaire du 15 novembre et une rapide analyse d’un moment de la totalité, d’un moment de la lutte de classe au sein du mode de production capitaliste, dans le contexte historique à la lisière d’une crise de la valeur jamais apparue auparavant. Le titre peut paraître trompeur mais il n’est en aucun cas question, dans ce texte d’indignation face à une quelconque démesure judiciaire mais plutôt d’une réflexion par démonstration autour de l’utilissation de la symbolique et de diverses formes idéologiques dont la bourgeoisie se munit afin d’assurer la reproduction des rapports sociaux capitalistes. La Justice en est un exemple. Lire la suite…
Les difficultés des pays développés pénalisent les pays émergents qui «doivent se préparer au pire» souligne la banque mondiale.
La croissance mondiale est réduite à 2,5% en 2012 et une baisse absolue n’est pas exclue.
Les pays émergents ne sortiront pas indemnes de la crise que traverse la zone euro. Dans ses nouvelles prévisions pour 2012 et 2013, la Banque mondiale s’attend à un net infléchissement de la croissance dans le monde, qui ne serait que de 2,5% cette année et 3,1% l’an prochain (au lieu de 3,6% dans les prévisions annoncées l’été dernier). Lire la suite…
La Chine enregistre depuis quelques semaines plusieurs mouvements de mécontentement de travailleurs. Ici, un millier d’employés de la firme Hi-P International ont fait grève début décembre à Shanghaï.
Confrontées au manque de main d’œuvre ou aux troubles sociaux qui touchent certaines régions chinoises, plusieurs métropoles ont décidé de relever le salaire minimum.
A Shenzhen, grande métropole du Sud frontalière de Hongkong, le salaire minimal sera relevé de près de 14 % à 1 500 yuans (185 euros) à compter du mois de février, selon un communiqué du gouvernement local. A Pékin, il a progressé de presque 9 % à compter du 1er janvier pour atteindre 1 260 yuans par mois (155 euros), tandis que dans la province intérieure du Sichuan (Sud-Ouest), les hausses de salaire atteignent au moins 23 %, selon l’agence Chine nouvelle. Lire la suite…
Un texte qui vient de tomber, de Loren Goldner…. (cité sur le site des IWW de Montréal)
Nous vous écrivons pour vous informer du sérieux affrontement de classe qui se déroule sur la côte nord-ouest des USA à Longview (Etat de Washington) (1)
Dans cette petite ville, une compagnie céréalière internationale EGT , possédée conjointement par trois firmes ( Bunge North America (américaine),Itochu (japonaise) et STX Pan Ocean (Coréenne), a investi 200 millions de dollars (160 millions d’euros) dans la construction d’un nouveau terminal céréalier dernier cri.
Alors que débutaient les travaux, ECT avait annoncé qu’il emploierait les 225 adhérents du syndicat local « ILWU local 21 » de Longview, conservant ainsi les liens avec la solide implantation du syndicat ILWU (International Longshore Workers Union) depuis les années 1930 dans les ports de la côte ouest des USA .
Mais, quand la construction du terminal fut achevée, EGT s’adressa à un syndicat « jaune » -General Construction and Operating Engineers local 701 , avec l’intention de contraindre les dockers d’ILWU à accepter un « bon » contrat qui, d’après les estimations réduirait les coûts annuels du travail sur le terminal d’un million de dollars par an (800 000 euros) Lire la suite…
Le communisme est et reste le seul dépassement possible de la société capitaliste; cependant sa forme et son contenu ne sont pas invariants, mais ils sont historiques et discontinus. Une époque – celle du mouvement ouvrier – s’est terminée, et ne reviendra plus. L’héritage théorique des luttes passées ne manquera pas de manifester son obsolescence. Il s’agit alors, pour ceux qui se posent le problème de la révolution, d’en tirer toutes les conséquences. Il s’agit de comprendre le rapport qui actuellement existe entre les luttes quotidiennes du prolétariat, la révolution et le communisme. Il s’agit néanmoins de saisir finalement cette compréhension comme un élément qui est entièrement à l’intérieur de ce rapport: sans lutte, pas de théorie; sans théorie, pas de révolution. Lire la suite…
Une présentation plus complète sur le site « tant qu’il y aura de l’argent…. »
QUI SOMMES NOUS ?
Depuis 2008, nous sommes rentrés dans une crise du capitalisme d’une ampleur comparable à la crise de 1929. Si une série de phénomènes déjà bien présents : endettement massif, pauvreté, chômage, etc, s’accélèrent, la perspective de changements importants et rapides de notre mode de vie s’ouvrent dans une mesure qu’il est encore difficile d’estimer. Une chose est sûre : comme le récitaient en cœur les médias britanniques durant les émeutes de l’été 2011, le business doit continuer. Si la crise de 1929 a conduit à la plus grande guerre de l’histoire, une autre guerre est maintenant au programme de la relance : la guerre contre le prolétariat. Lire la suite…
LOUIS ADAMIC: » DYNAMITE ! Cent ans de violence de classe en Amérique »
« Le polar est l’histoire de la criminalité et du gangstérisme, c’est-à-dire histoire de la violence obligée des pauvres après la victoire du capital. Vous croyez que j’exagère ? Lisez donc Dynamite, de Louis Adamic (il faudrait vraiment que quelqu’un traduise ce texte passionnant). On y voit lumineusement comment le syndicalisme américain s’est transformé en syndicalisme criminel quand la possibilité de la révolution a disparu et quand, par conséquent, la question n’a plus été que celle des fameuses » parts du gâteau ». On y voit comment des militants ouvriers radicaux ont pu devenir racketters et bootleggers puisqu’il n’y avait plus d’autre moyen de jouir. »Jean-Patrick Manchette, octobre 1979 Lire la suite…
L’article suivant a été rédigé à New York pour la revue allemande Wildcat.
Depuis juillet [2011], les médias dominants parlent de plus en plus fréquemment d’une « récession » « à double plongée » aux Etats-Unis. Mais nous pouvons affirmer sans crainte que, pour la plupart des travailleurs, la « récession » n’a jamais pris fin, et qu’elle va s’aggraver.
ANTÉCÉDENTS
Pour comprendre la lutte des classes aux Etats-Unis depuis la crise financière de 2007-2008, il nous faut d’abord rappeler brièvement l’histoire des quatre décennies précédentes, depuis la fin de l’insurrection des dernières années 1960 et du début des années 1970. Comme on le sait, depuis 1973 environ, l’histoire de la classe ouvrière américaine est celle d’une régression et d’une suite quasiment ininterrompue de défaites. On l’a décrite comme « une guerre des classes au cours de laquelle un seul camp se battait ». Pendant cette période, les salaires réels ont baissé de 15 % au bas mot et dès 1960 on a assisté à la disparition de la famille ouvrière vivant sur un salaire unique. Lire la suite…
Faibles salaires, conditions harassantes… Les conflits sociaux se multiplient dans des usines où la production est touchée par le ralentissement de la demande européenne et américaine.
Dans une maison de thé de la banlieue est de Shanghai, Chen Ling, ouvrière en grève, parle au téléphone avec l’une de ses collègues : « Tu veux renoncer ? » demande-t-elle. Voilà une semaine qu’un millier de salariés ont cessé le travail dans l’usine du groupe Hi-P, un sous-traitant qui fabrique des pièces en plastique et des composants électroniques pour Apple, entre autres. Emmitouflés dans leurs manteaux d’hiver, les grévistes campent toute la journée devant les grilles de l’usine. Quelques-uns ont été arrêtés la veille par la police, et sont toujours en détention. Lire la suite…
La population a rejoint ce week-end le mouvement de grève des salariés du secteur pétrolier dans l’ouest de cette ancienne république soviétique d’Asie centrale. Le régime a réprimé sévèrement : on déplore 14 morts et des dizaines de blessés.
Le président Nazarbaev a décrété l’état d’urgence jusqu’au 20 janvier et instauré le couvre-feu jusqu’au 5 janvier à Janaozen. Cette ville du sud-ouest du pays, a été, le 16 décembre, jour de festivités à l’occasion du 20e anniversaire de l’indépendance, le théâtre de heurts entre les grévistes du secteur pétrolier et les forces de l’ordre. Ces violences ont fait 14 morts selon le bilan officiel, plus de 50 et des dizaines de blessés selon l’opposition. Lire la suite…
Le village entier s’est rassemblé, le poing levé : on aperçoit des écolières en uniforme qui éclatent en sanglots. De vieilles dames en pull-over. Un vieux monsieur coiffé d’un chapeau droit. Des enfants ravis de tant d’animation, et des mères de famille au visage déterminé. Sur les banderoles tendues par les villageois, on lit : « Les dettes de sang seront remboursées par le sang. »
Ce genre de confrontation comme celle qui oppose depuis plusieurs jours des milliers d’habitants de Wukan, un gros village côtier de l’est du Guangdong, dans la préfecture de Shanwei, aux forces de police qui en font le siège, est l’occasion de débats passionnés et d’une circulation quasi instantanée de l’information, et notamment les photos, via les réseaux sociaux. Lire la suite…