Mylène GAULARD « Les dangers de la suraccumulation en Chine : une analyse marxiste »
« Les dangers de la suraccumulation en Chine : une analyse marxiste » from Les Films de l’An 2 on Vimeo.
« Intermittents, vous n’avez rien compris »
Texte trouvé sur le site http://paris-luttes.info/
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« Intermittents, vous n’avez rien compris »
Publié le 4 juillet 2014 |
Un texte d’analyse et de critique du mouvement d’opposition à la réforme de l’assurance chômage, et sur la capacité des coordinations des intermittents et précaires à intégrer de nouvelles personnes dans un mouvement qui dure depuis de longues années
NOUS CRITIQUONS
comme nos prédécesseurs les lascars du LEP électronique en 1986 dans la lutte étudiante menée alors, nous disons :
TOUT CE QUI EST CRITIQUABLE DOIT ÊTRE CRITIQUÉ, NOUS CRITIQUONS
NOUS, intérims, précaires, chômeurs et chômeuses, seniors et laisséEs pour compte en tous genres, nous avons du mal à trouver notre place dans la lutte des CIP.
ET ÇA URGE
INTERMITTENTS VOUS N’AVEZ RIEN COMPRIS
Nous sommes le bas de l’échelle, les employés et travailleuses corvéables, les inactives et les chômeurs inutiles, sans accès à rien.
Isolés, esseulées, dans l’urgence permanente, dans le stress constant de tout, sur tout, nous n’avons pas la possibilité de nous mettre en grève, nous n’avons pas la possibilité de faire blocage.
Nous sommes tenus par une multitude de pressions : les crédits, le loyer, la charge de nos proches, l’impossibilité de lutter vient de l’impossibilité de se faire entendre, l’impossibilité de faire grève, le chantage à l’emploi, et la paralysie de l’angoisse de chaque lendemain, c’est ÇA la précarité. C’est ÇA que l’agrément renforce encore pour nous autres, juste après le passage en force de l’ANI. Lire la suite…
Les femmes et la subversion sociale
Traduction par nos soins de l’introduction du dernier article mis en ligne sur le site des camarades de Il Lato cattivo
Les femmes et la subversion sociale
Mariarosa Dalla Costa (1972)
Ces quelques observations sont une tentative de définition et d’analyse de la « question féminine » déterminant la question même du « rôle féminin » que la division capitaliste du travail a produit.
Nous mettons en avant dans ces pages la figure de la « femme au foyer » comme figure centrale de ce rôle, tout en présupposant que toutes les femmes travaillant hors de la maison continuent à être encore des femmes au foyer. Donc, mondialement, c’est bien cette question spécifique du travail domestique, non seulement du point de vue de la quantité que la qualité des relations, qui détermine la position de la femme quel que soit l’endroit où elle se trouve et la classe à laquelle elle appartient.
Le fait que nous avons ici polarisé l’analyse sur la femme de la classe ouvrière ne veut en rien prétendre que seules les femmes de la classe ouvrière sont exploitées. Mais cela confirme, aussi, que le rôle du travail domestique de la classe ouvrière a été indispensable à la production capitaliste et déterminant pour la position de toutes les autres femmes.
mise au point sur la communisation
mise au point publiée sur le blog DDT21
C’est déjà beaucoup (mise au point sur la communisation)
Quelques camarades ont récemment annoncé DDT21 comme un « nouveau blog sur la communisation ». Peut-être parce que le mot, et l’idée, étaient présents dans les deux premiers textes. Chacun est évidemment libre de ses appréciations mais celle-ci, bien qu’elle n’ait rien d’infamante, mérite une rapide mise au point.
Que veut dire communisation ?
Que dès ses débuts, et donc sans « période de transition », une révolution future commencera à transformer les rapports sociaux capitalistes en rapports sociaux communistes : destruction du travail salarié, de la propriété privée, de l’échange marchand, de la division sociale et de la division sexuelle du travail, de l’État et tutti quanti.
Ce concept est essentiel.
Il ne résume, ni ne remplace, ni n’absorbe en lui l’ensemble des « fondamentaux » de la critique communiste : il leur donne seulement le sens et la portée nécessaires à notre époque.
C’est déjà beaucoup.
Nos lecteurs ne s’étonneront donc pas de retrouver, sous une forme ou une autre, la communisation dans nombre des articles de ce blog.
Mais nous savons aussi que « la communisation » fait l’objet d’une mode intellectuelle et universitaire des deux côtés de l’Atlantique, mêlée à des idées et des pratiques n’ayant que peu de rapports avec le communisme, sinon un certain vocabulaire. Dès lors qu’une théorie ou un concept correspond à une époque, confusion et « récupération » sont inévitables. A nous de savoir nous en garder[1].
DDT21
[1] La confusion atteint peut-être un maximum avec l’emploi du mot communisateur pour désigner ceux qui aujourd’hui théorisent la communisation : les seuls communisateurs seront ceux qui communiseront effectivement le monde dans et par une révolution – non encore advenue.
Afrique du Sud : la grève des mineurs est finie, mais le patronat s’équipe pour la prochaine
« repousser les manifestants sans intervention des forces de l’ordre sur le terrain » pas de dégât du côté des flics ce qui ne veut pas dire que les futurs grévistes n’en prendront pas plein la gueule
les groupes miniers sud-africains s’équipent de drones anti-manifestations en prévision des prochaines grèves
http://www.rfi.fr/emission/20140623-bientot-drones-contre-greves-mineurs-afrique/
Bientôt des drones face aux grévistes dans les mines sud-africaines ? Une société basée à Pretoria (Desert Wolf) vient d’annoncer qu’elle avait vendu un exemplaire de ces engins téléguidés à un groupe minier international et qu’elle était aussi en train de finaliser plusieurs ventes en Afrique du Sud, à des compagnies minières et des sociétés de sécurité privées.
Baptisé Shunk, « putois » en anglais, ce drone est censé repousser les manifestants sans intervention des forces de l’ordre sur le terrain, puisque par définition, l’engin est guidé à distance. Il compte quatre petits canons qui peuvent projeter des armes non létales sur les manifestants : balles en plastiques, munitions au poivre, mais aussi de la peinture pour identifier les manifestants, du rouge pour ceux qui seraient armés, propose le site du fabricant, du bleu pour ceux qui commettraient des actes de vandalisme. Le drone est aussi muni de caméras, de lasers aveuglants et de haut-parleurs pour s’adresser à la foule… Coût de l’engin : 50 000 dollars.
lutte des classes en inde
Au moins 17 personnes ont été blessées le 23 juin dernier après des affrontements entre les travailleurs et le personnel de sécurité de Tata Steel dans son usine sidérurgique de Kalinganagar.
« une simple lettre»
Brésil «On a senti le poing du gouvernement s’abattre sur nous»
Gabriel Amorim, 27 ans, fait partie des employés du métro de São Paulo qui ont fait grève pour leurs salaires et conditions de travail. Non seulement leurs revendications n’ont pas été entendues, mais 42 personnes ont été licenciées.
La grève du métro de São Paulo, qui menaçait de perturber le lancement du Mondial, s’est achevée en début de semaine dernière. Les employés réclamaient une augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail mais ils ont cédé face au gouvernement de l’Etat de São Paulo. Non seulement, il n’a pas accédé à leurs revendications et a réprimé sévèrement les manifestations mais en plus 42 personnes ont été virées sans ménagement. L’une d’entre elles, Gabriel Amorim, 27 ans, témoigne pour cette chronique du contre-Mondial de la manière dont il a été licencié, «par une simple lettre».
«Le problème, c’est que notre syndicat a été trop faible sur ce coup. Alors que les gens savaient que plusieurs d’entre nous avaient été renvoyés, la reprise du travail a été votée à une courte majorité. Pour nous, mais aussi pour toute la classe ouvrière du Brésil, c’est un signal terrible qui est envoyé. Ça veut dire que si l’on fait grève et que le gouvernement reste dur, voire accentue la répression, il gagnera à chaque fois. Clairement, on s’est battu, on a senti le poing du gouvernement s’abattre sur nous, et on a perdu.
un nouveau site dédié à la communisation

un camarade nous a fait parvenir cette information ainsi que le texte de présentation qui l’accompagne
deux constatations :
1-le débat autour des thèmes de la communisation est nécessaire ;
-il enrichit la théorie de la communisation (exemple des réflexions récentes sur le genre)
-il constitue le meilleur moyen pour comprendre les thèses qui y sont développées, en confrontant la lecture que nous faisons de ce corpus conceptuel avec la compréhension que d’autres en ont.
-il permet aux personnes adhérant aux thèses de la communisation de partager et de « vivre leur passion » pour la réflexion à haut niveau d’abstraction sur notre époque.
-pour certains, ce débat est considéré comme étant un premier pas vers la révolution, et est nécessaire d’un point de vue « révolutionnaire ».
2- le débat autour des thèmes de la communisation est pour beaucoup difficile à l’heure actuelle, et il se cantonne:
-aux cercles de discussion orale situés géographiquement autour des épicentres de la communisation (Marseille et Paris)
-à ceux (rares) ayant les capacités de rédaction et de formulation de leurs pensée par écrit sous formes de textes longs, a même d’être publiés et débattus sur dndf, tant qu’il, ddt21…
sont actuellement à l’écart de ce débat :
– tout ceux qui n’ont pas l’assurance ou les capacités de produire un texte long et « assumé » et de le soumettre à la critique des ours de la communisation en le publiant sur des sites « journaux » (quand on voit la critique qu’a pu recevoir incendo à la suite de la publication de son texte sur le genre, on peut comprendre qu’il puisse y avoir une appréhension à exposer sa pensée sous forme de textes longs… )
– tout ceux éloignés géographiquement des « épicentres de la communisation ».
-tout ceux qui adhérent à la théorie de la communisation sans pour autant faire partie du « réseau affinitaire » des amis de la communisation lié a meeting, sic….
Conclusion : le débat sur la communisation mérite d’être ouvert à ces catégories de participants. Lire la suite…
Combien de lutte des classes faut-il pour faire une révolution?
extrait d’un article trouvé sur le site américain http://www.brooklynrail.org/2014/05/field-notes/fragments-of-europe
Fragments de l’Europe
La Grèce a eu huit grèves générales, deux insurrections, mais encore, l’austérité continue sans entrave comme une balle. En France, les raffineries de pétrole ont été bloquées, les travailleurs enlèvent leurs patrons et menacent de faire sauter leurs usines, les anarchistes et les paysans arrêtent l’évolution de trains à grande vitesse en occupant des terres, et encore le pays va de plus en plus vers la droite. En Espagne, un million d’ensembles fleuri mais les gens sont retournés dans leurs emplois informels, quels qu’ils soient. Comment une assemblée générale peut être plus importante que l’argent pour la nourriture? le Brésil semble être le seul endroit au monde où les luttes sociales massives gagnent. Lorsque les tarifs d’autobus ont été augmentés de 20 %, des émeutes massives ont eu lieu. Les tarifs ont été arrêtés. Quand les éboueurs ont été filetées avec des licenciements, des grèves massives ont eu lieu, soutenue par des actions de rue. Cela a forcé le gouvernement non seulement à reculer mais d’augmenter leurs salaires. Est-ce en raison de la Coupe mondiale à venir, la croissance économique du Brésil, ou le pouvoir des gens qui sont descendus dans les rues ? Le soulèvement en Turquie l’été dernier et ses répercussions en cours ont également eu lieu au milieu d’une période de croissance économique, de développement des infrastructures et changements politiques bien accueilli par les puissances d’Europe occidentale. Mais la lutte à Istanbul pour sauver un parc, déposer un président et / ou changer la société dans son ensemble, a échoué. La société n’a pas changé, mais les gens l’ont fait. Mais les gens sont la société, alors pourquoi ça ne change pas? Malheureusement, les gens ne font pas la société, le capital la fait. Pour changer la société, il faut modifier la structure du capital. Combien de gens peuvent supporter la colère avant qu’ils craquent? Combien de saisies, d’expulsions, d’augmentations de loyer, de réduction des retraites, de licenciements et de réductions de salaire les gens peuvent accepter avant qu’ils se révoltent? Combien de protestations, de manifestations, de rassemblements, de grèves, d’émeutes, de barrages, de sommets et de professions peuvent se produire avant qu’il y ait un changement? Combien de lutte des classes faut-il pour faire une révolution?
« Les 28 thèses », édition augmentée
Les camarades de « La sociale » à Montréal ont édité une brochure à partir des 28 thèses , auxquelles ils ont ajouté la critique faite par la revue Théorie Communiste et la réponse des « amies et amis de la société sans classes » (Freundinnen und Freunde des klassenlosen Gesellechaft)
Le pdf de la brochure
28theses
Le pdf de la couverture:
28theses_couv
En marge de « Caliban et la sorcière »
Nos camarades de « La sociale » à Montréal ont publié une petite brochure d’entretien avec Silvia Federici
Le PDF est disponible ici
La couverture de la brochure:
Rencontre à Marseille
Marseille : Débat public avec Mylène Gaulard sur la crise économique en Chine
Publié par Ben.Malacki le 1 juin 2014
Le jeudi 12 Juin à 18h30, Tantquil Marseille et la bibliothèque Mille Bâbords organisent une rencontre/débat avec Mylène Gaulard qui vient de publier son nouveau livre : Karl Marx à Pékin, les racines de la crise en Chine capitalisme. Lire la suite…
Turquie : la police disperse violemment les manifestants
Le Monde.fr avec AFP | 31.05.2014
La police turque est intervenue samedi 31 mai à Istanbul et à Ankara avec du gaz lacrymogène et des canons à eau contre des milliers de manifestants qui s’étaient réunis pour célébrer le premier anniversaire des rassemblements anti-gouvernementaux de juin 2013 qui avaient fait au moins huit morts et plus de huit mille blessés en Turquie.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/05/31/premier-anniversaire-de-la-revolte-en-turquie_4429711_3214.html
Anniversaire : affrontements à Istanbul et Ankara – 31 mai 2014 – avec vidéos
Encore sur le FN et la disparition de l’identité ouvrière
Puisque le succès du FN aux dernières élections européennes font causer et défiler quelques milliers de jeunes étudiants, nous redonnons à lire un article paru initialement sur le blog « LAngleMort », blog qui n’est plus accessible.
M. LE PEN ET LA DISPARITION DE L’IDENTITÉ OUVRIÈRE
Les dernières élections présidentielles en France ( avril-mai 2002) posent un seul sujet théorique : le Front National est le premier parti ouvriers-chômeurs-précaires lors des élections. Cela n’est pas vraiment nouveau, la chose était visible depuis quelque temps, elle est devenue incontournable.
L’objet de ce texte n’est pas d’expliquer le vote de tous les ouvriers, d’être exhaustif, mais d’expliquer pourquoi et comment le vote massif pour le Front National s’ancre dans la disparition d’une identité ouvrière confirmée et légitimée dans la reproduction du capital. C’est ce vote là qui est notre sujet ce qui ne présuppose pas que la disparition de cette identité conduise mécaniquement à ce vote. Il y eut également le vote d’extrême gauche et surtout l’abstention. Si nous nous intéressons particulièrement au vote Le Pen c’est qu’il donne explicitement la clé pour comprendre les deux autres attitudes qui relèvent de la même détermination fondamentale : cette disparition. Ramener ces trois attitudes électorales à une même détermination ce n’est pas les confondre mais, si l’une d’entre elles est le vote Le Pen, c’est s’autoriser des interrogations sur les deux autres. Prendre le vote Le Pen comme forme de manifestation de la disparition de l’identité ouvrière c’est refuser de se bercer d’illusions sur les deux autres attitudes et surtout sur la plus susceptible d’illusions parce que la plus susceptible d’interprétations selon ses propres désirs : l’abstention. « Ce n’est pas en tant que classe que les prolétarisés se sont exprimés, mais en tant qu’électeurs ou abstentionnistes. (…) Il est particulièrement difficile de faire de l’abstentionnisme l’expression d’une critique prolétaire de la démocratie représentative. Il faut se méfier du double langage, travers auquel n’échappe pas la critique la mieux intentionnée. En effet, on ne peut pas dire d’un côté que les élections ont peu d’importance, que cela ne signifie pas grand chose, que c’est la lutte sur le terrain qui compte et donc ce que les prolétaires seront contraints de faire et d’un autre côté, dire que le nombre d’individus qui ne s’inscrivent pas sur les listes ou qui s’abstiennent de voter est révélateur d’un niveau de conscience et d’un rapport de force. « (Chronique d’une excrétion, brochure hors série de Temps Critiques, mai 2002, BP 2005, 34024 Montpellier cedex 01). Lorsque l’OCL (Courant Alternatif, été 2002) se lance dans des affirmations audacieuses sur l’abstention, nous en restons au niveau déclamatoire sans que soit avancée la moindre analyse : » Pour une fois l’abstention avait un sens et pouvait être revendiquée. « De même le court texte de l’Oiseau Tempête (c/o Ab Irato, BP 328, 75525, Paris cedex 11) intitulé Fascisme de la misère, misère de l’antifascisme présente l’abstention comme la » première étape nécessaire mais non suffisante « vers le » combat anti-capitaliste permanent et autonome « : » Beaucoup n’utilisent encore (souligné par nous) que l’abstention pour jeter à la poubelle les politiciens (Le Pen inclus) ”. L’abstention demeure toujours une comptabilité relative à une élection et la somme des individus additionnés comme abstentionnistes ne peut que faire référence au même individu que celui qui vote, à la même existence de l’individu. On peut tourner dans tous les sens les pourcentages et les chiffres absolus d’une élection, exercice auquel se livre Courant Alternatif, on n’y trouvera jamais un rapport de force entre des classes. La preuve de la radicalité de l’abstention est fournie par un curieux raisonnement par l’absurde : puisqu’on cherche à culpabiliser les abstentionnistes, c’est qu’ils étaient coupables contre la démocratie, donc ils étaient subversifs. S’il est exact que le discours de l’entre-deux-tours était culpabilisant, la conclusion quant à elle n’a pas un rapport transitif à la prémisse. L’OCL est un bon exemple de la pente sur laquelle entraîne cette valorisation de l’abstentionnisme pour laquelle on revendique un sens que l’on suppose sinon révolutionnaire tout au moins subversif. Cette pente c’est le petit jeu du compte voix cherchant à délimiter cette chimère que serait un vote » lutte de classe ”. Courant Alternatif nous livre commune par commune dans la région de Longwy les résultats des listes PC et extrême gauche (comparant les résultats des présidentielles à ceux des législatives), l’analyse découvre une porosité certaine entre ces listes et de façon modeste conclut : » Cette porosité n’est-elle pas le signe qu’un électorat (souligné par nous) relativement important n’a pas perdu ses références » luttes de classes « (magie des guillemets, nda). » Restons optimistes « comme nous y encourage Courant Alternatif qui fait flèche de tout bois, outre les abstentionnistes il existerait un » électorat lutte de classes flottant ”. Voilà qui ne peut qu’augurer d’ »une élévation du niveau de la lutte des classes « qui si ce n’est pas encore le cas ne saurait tarder à se traduire par » des mouvements d’ampleur nationale ”, la preuve c’est que la bourgeoisie réalise » un formidable effort pour construire l’union nationale ”. Tentative que nous avons déjouée…dans les urnes. En de nombreux pays l’abstention est déjà massive depuis de nombreuses annés, si cela n’est pas sans importance il est audacieux d’en tirer un sens immédiat pour le niveau des luttes de classe. Lire la suite…
Reprise économique en Grande Bretagne ?
« Le visage de la pauvreté au Royaume-Uni sera celle d’un enfant, généralement dans une famille ouvrière « .
les chiffres des enfants vivant dans la pauvreté pourrait en fait augmenter de 1,4 million d’ici là – une hausse de 41 % sur les 3,5 millions d’enfants vivent dans la pauvreté.
« Beaucoup trop de nos enfants vivent dans des maisons froides et humides, sans nourriture saine, avec des parents qui ne voient pas la fin de leur situation » a averti Justin Forsyth, directeur de Save the Children.
Deux tiers des enfants vivant dans la pauvreté vivent maintenant dans des ménages qui travaillent, une hausse de 20 % depuis 2003.
« Le Royaume-Uni reste l’un des pays les plus injustes dans le monde développé – la loterie de la naissance détermine encore des millions de chances dans la vie des enfants »
Et d’ici 2020 la pauvreté infantile pourrait « être dans le plus élevé jamais enregistré au Royaume-Uni, et le plus élevé pour une génération. Le visage de la pauvreté au Royaume-Uni sera celle d’un enfant, généralement dans une famille ouvrière « .
La pauvreté des enfants en nombre
77% Augmentation du coût de la dernière décennie d’une place en crèche pour un enfant de moins de deux ans
28% Proportion des enfants à Londres qui sautent des repas
1,4 million de hausse prévue du nombre d’enfants vivant dans la pauvreté d’ici à 2020
« Douter de tout… pour tenir l’essentiel ».
un nouveau blog sur la communisation,
Ce blog ne remplace pas le site Troploin, qui est en reconstruction, et reparaîtra cet été.
Nous sommes heureux de vous annoncer la venue au monde de DDT 21,
blog critique et dubitatif : http://ddt21.noblogs.org/
« Douter de tout… pour tenir l’essentiel ».
Y figurent pour l’instant deux articles :
– « Malaise dans l’insurrection ». Autour du livre de Kamo et Eric Hazan,
Premières mesures révolutionnaires.
– « La boulangère et le théoricien ». Sur la théorie de la forme-valeur.
Turquie: deux morts et plusieurs blessés lors de violents affrontements à Istanbul
mise à jour à 18h30
A la mi-journée, de nouveaux incidents sporadiques se sont déroulés à Okmeydani. Une dizaine de manifestants s’en sont pris à une voiture de police dont les occupants ont fait usage de leurs armes pour disperser le groupe.
Les échauffourées ont repris ce vendredi à Istanbul, après la mort d’un deuxième manifestant dans de violents affrontements nocturnes entre la police et des manifestants anti-gouvernementaux.
Des policiers anti-émeutes sautent de leur bus qui vient d’être attaqué par des manifestants le 23 mai 2014 à Istanbul (Photo Ozan Kose. AFP)
mise à jour à 11h50
Un deuxième mort après les affrontements de la nuit en Turquie
Une deuxième personne est morte vendredi des suites de ses blessures après de violents affrontements nocturnes entre la police et des manifestants dans un quartier populaire d’Istanbul, a déclaré vendredi à la presse le gouverneur de la ville, Huseyin Avni Mutlu.
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http://www.liberation.fr/monde/2014/05/23/violentes-manifestations-a-istanbul-un-homme-tue-d-une-balle-dans-la-tete_1024733
Une personne est morte et une dizaine d’autres ont été blessées à Istanbul dans la nuit de jeudi à vendredi, au cours de violents affrontements qui se poursuivaient encore au milieu de la nuit entre manifestants hostiles au gouvernement et policiers.
La police a fait usage de gaz lacrymogène, de balles en caoutchouc mais également de balles réelles contre des opposants au gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. | AP
La police a fait usage jeudi d’armes à feu dans le quartier d’Okmeydani pour disperser des dizaines de manifestants venus dénoncer les morts de la mine de Soma et le décès en mars d’un adolescent victime de violence policière pendant le mouvement de Gezi.
Après avoir tiré en l’air, à balles réelles, les forces de l’ordre ont visé la population, ont rapporté des témoins sous couvert d’anonymat à l’AFP, confirmant des informations de presse.
La police, en grand nombre dans les rues d’Istanbul, dresse un peu partout des barrages pour empêcher tout rassemblement et procède à de nombreuses interpellations.
Sao Paulo (Brésil) : Grèves sauvages dans les transports, bus incendiés et pillages de supermarchés
Trouvé sur la toile [Reformulé de la presse brésilienne par Le Chat Noir Émeutier, 20-21/05/2014]
19 et 20 mai 2014 et mercredi 21 mai 2014
Mardi 20 mai, des chauffeurs de bus du réseau de transport en commun de la ville (SP Trans) de Sao Paulo se sont mis en grève sauvage. Cette grève spontanée rompt avec les nombreuses journées de grève planifiées et organisées par les centrales syndicales dans les transports qui ont lieu ces derniers temps dans les grandes villes brésiliennes (qui pour la plupart accueilleront la coupe du monde en juin). Le principal syndicat des travailleurs du transport de la ville s’est clairement démarqué et a condamné ce mouvement spontané de la part d’une minorité, car échappant à tout contrôle des bureaucrates syndicaux. Par conséquence, la circulation dans la ville et sa périphérie en a été fortement perturbée.
Parallèlement à cela, au moins cinq bus ont été incendiés, dont trois ont été entièrement détruits, dans la soirée à Grajaù au sud de Sao Paulo. Ces destructions incendiaires viennent s’ajouter à celles de la veille en début de soirée (19/05/2014) au sud de la ville à Jardim São Luís. D’après les transports en commun de la ville, il y aurait eu 71 bus détruits par le feu depuis le début de l’année 2014 rien qu’à Sao Paulo. Depuis, une vaste campagne du réseau des transports a été lancée afin d’inciter la population à balancer les enragés aux flics.
Les appels à manifester sont quasi-quotidiens et divers, venant de la part des enseignants, du Mouvement des Travailleurs Sans-Toit, du Mouvement Un Pas Libre et des chauffeurs de transports qui revendiquent à peu près tous une augmentation de salaires… : ce mardi une manif – qui d’après les flics serait à l’initiative des chômeurs – a tourné aux pillages de supermarchés sur l’Avenue Dona Belmira Marin d’après g1globo et des barricades de poubelles bloquaient les rues du quartier. D’après les flics, un manifestant a été arrêté en possession d’essence.
Plutôt dans la journée, des sans-abris ont envahi le siège social de l’entreprise Viver Incorporadora, propriétaire d’un terrain côté est de la ville qui est actuellement occupé par des sans-abris.
Mis-à-jour 21/05/2014 à 19h00 :
Le mouvement de grève spontanée continue ce mercredi 21 mai à Sao Paulo contre les mauvaises conditions de travail et les faibles salaires alors que lundi les syndicats ont accepté à l’unanimité la proposition de hausse de salaires de 10%, ce qui est rejeté par une large partie des travailleurs. Plusieurs travailleurs expriment leurs volonté de poursuivre la grève jusqu’au déroulement de la coupe du monde.
Belem Par ailleurs à Belem dans le nord du pays ce mardi 20 mai, des centaines de manifestant-es contre la coupe du monde ont envahi l’espace São José Liberto, où était exposé le trophée du mondial. Plusieurs personnes cagoulées ont alors attaqué le bâtiment à coups de pierres et de morceaux de bois. Les organisateurs de la cérémonie ont été contraints d’annuler l’événement après avoir retiré la coupe par sécurité.
A suivre…
A propos des “émeutes anti-chinoise”
Lors des violences qui ont éclaté la semaine dernière et qui auraient fait entre 2 et 10 morts selon l’AFP ou Reuters, provoquées par un projet de forage pétrolier chinois dans une zone en mer de Chine méridionale revendiquée par le Vietnam, c’est le groupe taïwanais Formosa Plastics Group, qui a été l’une des entreprises le plus touchées lors des émeutes antichinoises
Entre 500 et 1000 entreprises, selon les sources, ont été détruites mais aussi des usines taïwanaises, coréennes et singapouriennes ont également été visées par les émeutiers.
Nous publions des extraits d’un article de la BBC qui tempère la vision de la presse française sur une fièvre chauvine pour ne pas dire xénophobe dont seraient sujet les prolétaires vietnamiens quant on ne nous parle pas d’un conflit allant à la guerre
Reuters/Incendie d’une usine dans la province vietnamienne de Binh Duong.
http://www.bbc.com/news/world-asia-27435612
“La réalité est un peu plus complexe. Bien que les passions sont certainement à la hausse sur le sort de quelques grains de roche dans la mer de Chine du Sud, ce n’est pas simplement le chauvinisme au travail. Les images dramatiques de travailleurs vietnamiens qui vandalisent les usines appartenant à des Chinois semblent être une preuve de plus que la colère nationalisme s’installe en Orient et en Asie du Sud-Est…….”
Et d’abord de faire remarquer
“Les journalistes n’ont pas accès aux parcs industriels où les manifestations ont été concentrées de sorte que nous ne pouvons que faire des suppositions éclairées sur ce qui se passe et pourquoi……”
Rappelant les faits, « Le parti est furieux de l’installation par la Chine d’une plate-forme pétrolière près des îles Paracel. Un peu d’action de rue contribue à renforcer sa position dans les négociations avec ses frères communistes de Pékin et permet aux têtes brûlées de laisser échapper un peu de vapeur.
Cependant, l’ampleur et l’étendue du vandalisme et les émeutes que nous avons vu au cours des derniers jours est quelque chose de nouveau et choquant. Il a une explication différente. »
le journaliste note “Il ya d’autres facteurs à l’œuvre…”…..
“Au cours des dernières années il ya eu des dizaines de grèves dans les usines à capitaux étrangers au Vietnam. Les plaintes concernant les bas salaires, les mauvaises conditions de travail (mauvaise alimentation de la cantine, des limites à l’utilisation des toilettes et ainsi de suite) et de la gestion de l’intimidation ont déclenché des conflits.”
Et de souligner : “Beaucoup des usines ciblées sont détenues par des sociétés qui ne sont pas chinoises”
“Ce à quoi nous assistons au Vietnam est un sens rudimentaire de la colère – en partie contre la Chine mais plus urgente contre les mauvais employeurs”
Jacques Camatte y el eslabón perdido de la crítica social contemporánea
Une présentation et introduction à l’oeuvre de Camatte par Fédérico Corriente traitant de nombreux sujets, certains très contemporains.
Il s’agit, d’après le camarade qui nous a signalé ce texte en espagnol, d’un panoramique à partir de Camatte des courants de l’ultra-gauche qui inclut à Critique radicale de la Valeur (Postone, Jappe, Krisis,etc…), Endnotes et Théorie Communiste ( courant « communisateur »), Dauvé, Trop Loin, etc…
Jacques Camatte y el eslabón perdido de la crítica social contemporánea
La obra de Jacques Camatte, que desde 1968 viene publicándose en las sucesivas series de la revista Invariance[1], asombra tanto por la extensión, la riqueza y la variedad de su temática como por la escasa difusión de la que a primera vista ha gozado. Por sí sola, la serie I de la revista, consagrada en gran parte a una colosal tarea de divulgación y análisis de escritos inéditos o inasequibles del joven Marx y de las izquierdas comunistas que rompieron con la IIIª Internacional (el KAPD alemán, Gorter, Pannekoek, Bordiga), bastaría para otorgar a Invariance y a su principal animador un lugar muy destacado en el panorama de la crítica social contemporánea. Si a esto le añadimos el extenso e innovador estudio sobre el célebre Capítulo VI inédito del Libro I de El Capital publicado por aquellos años en las páginas de Invariance bajo el título Capital et Gemeinwesen, además de pormenorizados y exhaustivos análisis sobre la historia del movimiento comunista, la evolución del capitalismo contemporáneo y los movimientos de revuelta social más importantes de la época, la perplejidad y el asombro ante el desconocimiento que rodea a Camatte no pueden sino aumentar. Dejando a un lado el papel que pueda haber desempeñado la incomprensión pura y simple de sus escritos, todo apunta a que el origen de este clamoroso silencio radica en su implacable análisis de la lógica que domina los «racketts»[2] militantes y su crítica no menos terminante de la política, contenidos en textos tan esclarecedores como « Mai-Juin 1968 : théorie et action (1968) », « Perspectives » (1969), « De l’organisation » (1969) o « Transition » (1970). Por si fuera poco y como motivo añadido de censura, estos escritos, ya de por sí muy polémicos, fueron los primeros pasos de un recorrido que, lejos de conducir a Camatte a una «reafirmación del programa proletario», le llevaron a proclamar su caducidad y a explorar no sólo las «vías muertas» olvidadas de los procesos revolucionarios del siglo xx, sino también la dimensión comunitaria de todo el pasado de la especie humana. Lire la suite…
Accident minier en Turquie : affrontement sur le site et à Ankara
Mise à jour le 16 mai :bilan des tués 284
La police réprime une manifestation sur les lieux du drame minier
SOMA (Turquie), 16 mai 2014 (AFP) – La police turque a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc contre environ 10.000 personnes qui manifestaient vendredi sur les lieux de la catastrophe minière de Soma, dans l’ouest de la Turquie, a constaté une journaliste de l’AFP.
Avant l’intervention policière dans la ville minière située à proximité du puits de charbon où l’accident est survenu mardi, les manifestants en colère ont refusé de se disperser malgré les appels de la police. Ils criaient « Gouvernement démission » ou encore « Ne dort pas Soma, n’oublie pas les mineurs ».
Les manifestants ont répondu à la police qui a également fait usage de canons à eau par des jets de pierres.
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Sur l’ensemble des pays du monde, la Turquie possède le plus grand nombre de morts dans des accidents miniers par tonne de charbon extrait, selon un rapport de 2010 publié par la Fondation turque de recherche en politiques économiques (TEPAV). En 2008, le nombre de morts par million de tonnes de charbon extrait en Turquie était de 7,22, soit cinq fois plus que la Chine et 361 fois plus que les Etats-Unis. Le rapport, intitulé «Un rapport d’évaluation sur les accidents miniers et leurs conséquences», précise que le nombre de morts le plus faible par tonne de charbon extrait a été enregistré en 2006 (256 morts). En 2013, ce nombre était de 923.
Le taux de mortalité sur le lieu de travail le plus élevé d’Europe
Sur les trois dernières années, la Turquie a eu le plus grand nombre d’accidents miniers mortels, devançant ainsi la Chine, selon l’Organisation internationale du travail (OIT). Sur les 31 dernières années, il y a eu 14 accidents miniers en Turquie. En 2012, l’OIT déclarait que la Turquie avait le taux de mortalité sur le lieu de travail le plus élevé d’Europe et qu’elle figurait au troisième rang mondial
Accident minier en Turquie : manifestation contre le Premier ministre sur le site de l’explosion
Les autorités chiffrent à 238 le nombre de morts et à environ 120 le nombre de mineurs restés piégés sous terre.
Manifestation à Ankara (Turquie) le 14 mai 2014 pour protester contre l’accident minier survenu dans l’ouest du pays. ( REUTERS)
« Caliban et la Sorcière », enfin !
Coédité par
les éditions Senonevero et Entremonde
Silvia Federici
sera à Paris en juin pour présenter son livre
Samedi 7 juin 19h30
à la librairie
Violette and Co 102 rue de Charonne 75011 Paris
Dimanche 8 juin
librairie
Envie de lire 16 rue Gabriel Péri 94 Ivry sur Seine
Plus de détails sur la rencontre du dimanche 8 juin à 16h proposée par Penser l’émancipation , en partenariat avec les Éditions Entremonde et la librairie Envie de lire:
Rencontre avec Silvia Federici, en discussion avec Morgane Merteuil, à l’occasion de la parution de « Caliban et la sorcière ».
Silvia Federici poursuit une recherche intellectuelle et militante retraçant les racines du patriarcat dans l’histoire longue des expropriations, dépossessions des communs, enclosures. De la chasse aux sorcières aux plans d’ajustement structurels, Federici propose une relecture féministe de l’histoire du capitalisme.
Elle engagera une discussion autour du travail reproductif avec Morgane Merteuil, porte-parole et secrétaire générale du Syndicat des travailleurs et travailleuses du sexe.
dimanche 8 juinà 16:00
salle voltaire, attenante à la librairie Envie de lire 5 place Voltaire à Ivry-sur-Seine M° Mairie d’Ivry
Retrouvez l’événement sur facebook : https://www.facebook.com/events/1491577194387115
Mardi 10 juin,
librairie
Quilombo au CICP 21 ter rue Voltaire 75011 Paris Lire la suite…
Argentine : affrontements à Resistencia (Chaco) entre enseignants, travailleurs de la santé et la police
Les affrontements ont éclaté mercredi après des centaines de membres des syndicats qui se sont réunis sur la place centrale de la capitale provinciale, Resistencia, pour exiger une augmentation de salaire.
La police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui tentaient de marcher vers un bâtiment du gouvernement. Certains des manifestants ont répondu en lançant des pierres sur la police.
Selon les médias locaux, un certain nombre de personnes ont subi des blessures au cours des affrontements.
Les syndicats ont déjà dénoncé une proposition de 25 pour cent d’augmentation du salaire comme insuffisante au milieu de la hausse de l’inflation dans le pays sud-américain.
Plus tôt, les membres du Syndicat des travailleurs de la Fédération argentine, le plus grand syndicat du pays sud-américain, sont descendus dans les rues de la capitale, Buenos Aires, exhortant le gouvernement à doubler le salaire minimum actuel, qui s’élève à 3 600 pesos (457 dollars), face à la hausse de l’inflation et dévaluation de la monnaie.
Argentine a enregistré un taux d’inflation de 11 pour cent en 2013, mais les économistes indépendants disent que le taux réel est de plus de 30 pour cent.
« Soulèvement arabe : classes / genre »

Dernière parution de la revue Théorie Communiste.
On pourra la trouver au Salon du Livre Libertaire, à Paris, ce week-end… ou dans les librairies ou vous pourrez la commander… ou par ce site!
Pour Montréal, s’adresser à La sociale.
4° de couverture:
Dans le cours des luttes de classes du soulèvement arabe, l’occultation conflictuelle des ouvrières sous leur définition de femmes les renvoie en tant que telles à la sphère du privé.Leur présence dans la sphère publique de la production, des grèves ou des manifestations,toujours subordonnée et permettant leur assignation en tant que femmes, est constitutive d’une définition masculine de la classe ouvrière. Un ouvrier est un prolétaire, une ouvrière est une femme. Cela n’amenuise en rien la conflictualité du rapport entre la classe ouvrière et le capital, mais indique dans quel rapport interne il se construit.
L’étrange combinaison entre libéralisme et bureaucratie d’Etat qui définit l’Etat et la classe dominante dans les pays arabes depuis le début des années 1970 parvenue à ses limites de développement a craqué de toute part. La recomposition de la classe dominante et de l’Etat, en Egypte comme dans toute la région, ne peut être menée de façon endogène, le soulèvement arabe est un processus de long terme. Cette recomposition demeure l’enjeu général du mouvement de longue durée amorcé dans les pays arabes, il absorbe, pour l’instant les pratiques de tous les acteurs.
Les contradictions de classes et de genre, dans leur spécificité, ne peuvent exister séparément. A l’intérieur de la crise économique et politique de la configuration de la classedominante et de son Etat, la thèse centrale de ce texte désigne la distinction de genre comme opérateur intérieur déterminant du devenir politique de la lutte de classe comme revendication civile. Lire la suite…
Les éditions Senonevero au Salon du Livre libertaire
les éditions Senonevero
seront au
Salon du Livre libertaire 9, 10 et 11 mai 2014
à l’Espace des Blancs Manteaux
48 Rue Vieille du Temple
75004 Paris
Métro lignes 1 ou 11 : station Hôtel de Ville ou Saint- Paul
« Ou en sommes nous dans la crise ? »
Réunion de discussion organisée par la revue Théorie Communiste
Le Rémouleur
106, rue Victor Hugo 93170 Bagnolet (M° Robespierre ou M° Gallieni)
Vendredi 9Mai à 19h30
« Il Lato Cattivo » sur la Bosnie
Traduction par nos soins de l’introduction du texte Dossier-Bosnia http://illatocattivo.blogspot.fr/2014/04/dossier-bosnia.html des camarades italiens comprenant entre autre « Retour de Bosnie » paru initialement début mars sur dndf.
Le dossier que nous soumettons concerne la vague de lutte qui a traversé la Bosnie-Herzégovine en février 2014. Ce dossier contient deux textes : le premier est un ensemble de réflexions et d’anecdotes écrites à « chaud » par un camarade ayant participé au mouvement, augmenté d’un sommaire chronologique ; le second, de caractère plus théorique, permet d’éclairer les récents événements en Bosnie à la lumière de l’histoire de la lutte des classes dans l’aire balkanique, et de leur transformation et retransformation dans un « insoluble montage » des frontières nationales et des problématiques de la réalité ethnique.
C’est évidemment une bonne occasion pour montrer, une fois de plus, qu’aux racines de la « balkanisation » de l’ex-Yougoslavie (et des autres régions) il y a toujours le rapport capitaliste, et donc le rapport de classe entre le prolétariat et le capital : rien de ce qui advient dans la société n’est étranger à ce rapport. Ceci dit, s’en tenir à cette seule affirmation nous limiterait à la polémique et à la réaffirmation d’un principe. Nous voudrions avec ce « dossier », stimuler chez nos lecteurs une réflexion sur les nouvelles configurations dont la crise actuelle pourrait être génératrice. Comme mis en évidence par d’autres avant nous, la restructuration capitaliste, à partir des années 70, a mis en place une nouvelle organisation spatiale, surpassant – à travers la « contre-révolution libérale » des années 80, la chute du Mur, la construction de UE, les plans d’ajustements structurels des pays du Sud, l’apparition de pays « émergents », etc. – la division du globe en Occident, Bloc de l’Est et Tiers-Monde qui avait caractérisé la seconde après-guerre. S’est affirmé, ainsi, une organisation organisation tripartite : « des hypercentres capitalistes regroupant les hautes fonctions dans la hiérarchie de l’organisation des entreprises (finances, hi-tech, centres de recherches) ; une seconde partie, chargée d’activités nécessitant des technologies intermédiaires, qui regroupe la logistique, la distribution commerciale et séparée par des frontières fluides de la périphérie consacrée aux activités d’assemblage, souvent en outsourcing ; enfin, des zones de crises et de « décharges sociales », dans lesquelles prospère une économie informelle basée sur des produits légaux et illégaux […] à tous le niveaux, du monde jusqu’aux quartiers où l’on retrouve cette tripartition ». (R.S., The present moment, in «SIC», novembre 2011) Lire la suite…
A paraître le 5 mai prochain : KARL MARX À PÉKIN
un camarade nous signale la parution prochaine aux Éditions Demopolis de :
La crise économique se profile en Chine. Les difficultés s’y accumulent, de manière toujours plus apparente. L’espoir d’un renouveau venu d’Asie, pour un capitalisme mondial affaibli, prend fin. Au-delà de la rigidité du régime politique, ou des désastres écologiques facilement relevés par les observateurs les moins attentifs, la formidable croissance de la Chine la mène à cette crise inévitable. Et cela parce que depuis 1949, sous l’étendard d’un socialisme usurpé, le capitalisme et son cortège de contradictions s’y renforcent toujours plus. S’appuyant sur les outils théoriques élaborés par Karl Marx, ce livre est consacré à une analyse rigoureuse et critique de ce processus.
Chine : « Comment ne pas travailler, quand un homme armé d’un bâton et d’un casque se tient à côté de vous ? »
Chine : fin de grève forcée à l’usine de chaussures de Yue Yuen
LE SAMEDI 26 AVRIL 2014 À 10:51 France Info
La grève des 40.000 employés de l’usine de chaussures chinoise Yue Yuen a pris fin vendredi, contre l’avis des employés. Un retour forcé au travail, sous la pression de la police présente dans tous les bâtiments, sous couvert d’un accord a minima imposé aux salariés.
C’était l’une des grèves les plus importantes de ces dernières années en Chine, et elle touche à sa fin : les 40.000 ouvriers de l’usine géante de chaussures de Yue Yuen, située dans le sud de la Chine, ont repris le travail.
Les salariés étaient en grève depuis le 14 avril pour protester contre leur employeur, auquel ils reprochaient des arriérés de salaires impayés et, plus globalement, leurs conditions salariales et des carences dans leur couverture sociale. L’employeur taïwanais Yue Yuen, qui affirme être le premier sous-traitant de chaussures de sport avec 300 millions de paires produites par an, fournit notamment Nike, Adidas, New Balance, Converse, Asics ou encore Puma.
Après plusieurs jours de manifestations chaotiques devant les locaux et l’arrestation de certains ouvriers, le ministère du Travail a annoncé vendredi qu’il avait donné l’ordre à Yue Yuen de verser les arriérés de cotisations dûes aux employés. Depuis, 80% des travailleurs auraient repris le chemin de l’usine, mettant fin à la grève.
Retour forcé au travail
En réalité, les ouvriers ne croient pas que leur employeur régularisera ses versement, et ils ne sont pas retourné travailler de leur plein gré. Selon le China Labour Bulletin, site web d’une ONG militant pour les droits des travailleurs, les ouvriers ont largement été poussés à accepter les quelques concessions faites par l’usine. Le site raconte que la police et des brigades de milices sont présentes devant et dans les locaux pour empêcher toute manifestation.
« Comment ne pas travailler, quand un homme armé d’un bâton et d’un casque se tient à côté de vous ? » interroge Xie, contremaître dans l’usine.
Plusieurs travailleurs doutent que l’usine se plie au remboursement des arriérés et refusent de les croire sur parole. « Nous n’avons même pas le droit de consulter nos comptes pour savoir si l’argent y a été versé! » raconte un employé incrédule. D’autres récits rapportés par le China Labour Bulletin évoquent des policiers démantelant les pointeuses qui permettent de tenir les comptes de présence. « Ils font cela pour nous forcer à être notés absents lundi et pouvoir nous renvoyer sans compensation« , estime une travailleuse de l’usine.
Et la version du pcf qui crie victoire pour les ouvriers chinois










