Compte-rendu et analyse parcellaire de la situation à Istanbul (16 juin)
un camarade nous a fait parvenir ce texte à partir d’Istanbul
A choisir la manière forte, le pouvoir marche sur des œufs. Le mouvement semblait s’essouffler quand la police a évacué avec une grande brutalité le parc Gezi hier soir samedi. Le moment actuel est critique. Aujourd’hui, Erdogan a fait un meeting fleuve devant des dizaines de milliers de ses partisans, répétant que les manifestants étaient des terroristes. Des manifestations pro-AKP commencent à se former, elles croisent les autres, le risque de confrontation est grand. A l’heure où j’écris, les affrontements continuent dans les quartiers autour de la place Taksim. Il ne fait pas de doute que la violence de la répression alimente la poursuite d’un mouvement qui est lui-même né en réaction à une répression brutale et qui semblait avoir des difficultés à tracer des perspectives lui permettant de s’étendre et de se renforcer.

Hier soir, après une évacuation au cours de laquelle la police a moins que jamais fait dans la dentelle (les blessés se comptent par dizaines, alors même que les occupants avaient un comportement plutôt pacifique), les manifestants se sont dispersés dans le quartier, faisant face des heures durant aux flics qui gazaient à tout-va. Parallèlement, des cortèges se sont formés un peu partout dans la ville, bloquant des axes, scandant des slogans, tapant dans des casseroles, cela jusque tard dans la nuit. Aujourd’hui, les manifestants se confrontant avec la police formaient des dizaines de groupes dans un périmètre assez large autour de la place Taksim.
En choisissant de mettre fin à l’occupation de la place lundi et à celle du parc (qui jouxte la place) samedi, le pouvoir espère mettre fin à un mouvement aux contours flous en lui retirant son lieu de regroupement. Mais parallèlement il prend parallèlement le risque de voir les manifestations se répandre géographiquement dans la ville – il prend le risque de la saturation et de la généralisation des points de blocage. Lire la suite…







Traduction dndf d’un article envoyé par un camarade de passage à Istanbul











Le bilan de l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de confection au Bangladesh s’établit désormais à 402 morts, annonce l’armée, une semaine après l’accident le plus meurtrier dans l’histoire industrielle du pays. Un général de l’armée a un peu plus tôt déclaré que 149 personnes étaient par ailleurs portées disparues sous les décombres du Rana Plaza, l’immeuble qui s’est effondré à la périphérie de Dacca mercredi dernier.