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Un piqure de rappel, à chaud!

Quand la frénésie médiatique, dans le contexte des élections à venir, s’approprie des notions uniquement utilisées à écraser l’adversaire politique, il est bon de rappeler qu’il existe des façons de comprendre le monde au travers d’ouvrages qui ont fait date en leur temps, qui sont devenus des références sur leur sujet. 

L’ultragauche, voila le sujet qui occupe tout ce beau monde depuis quelques semaines.

Les éditions Senonevero ont publié en leur temps une « histoire critique de l’ultragauche », un des seuls ouvrages qui fasse un tour d’horizon historique, théorique et critique de la véritable ULTRA GAUCHE.

La première édition comportait ce joli sous titre « trajectoire d’une balle dans le pied« . On se demande pourquoi il a disparu!

La quatrième de couverture ci-dessous.

Ce bouquin peut encore être commandé chez votre libraire ou en passant par ici. dndf


 

Quatrième de couverture :
Ici un territoire se dessine, des critiques de gauche de la social-démocratie à l’Internationale situationniste en passant par la Gauche germano-hollandaise ; la Gauche dite italienne et les multiples groupes et publications qui en sont issus ; Socialisme ou Barbarie et sa descendance ; le communisme libertaire avec Noir et Rouge. Territoire théorique pour une histoire qui ne serait pas générale, mais critique.

Pour l’ultragauche, la révolution et le communisme consistent en libération du travail et affirmation du prolétariat comme classe dominante, mais toutes les médiations rationnelles et pratiques conduisant à ce but sont critiquées et supprimées : syndicats, partis de masse, parlementarisme, critique même de l’intervention dans la lutte de classe. Tout y est suspendu à une mystique de l’autonomie (comme contenu de la révolution)/auto-organisation (comme forme) ou du Parti, qui doit être la révélation de l’être véritablement révolutionnaire du prolétariat, faisant exploser son existence de classe.

Il existe une relation incontournable entre le prolétariat, classe de ce mode de production — le capitalisme — et cet être révolutionnaire dont l’ultragauche attendait la libération ; relation qu’elle a échoué à comprendre et à théoriser. Pourtant, elle nous a suggéré que la révolution n’était pas l’affirmation de la classe telle qu’elle existe, tout en la comprenant comme l’affirmation d’une nature révolutionnaire propre : c’était là sa dynamique et sa contradiction, et par là, elle nous a amenés jusqu’au point où nous pouvons la quitter.

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