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Archives pour 09/2013

A visionner : « Pouvoir ouvrier à Porto Marghera »

27/09/2013 Aucun commentaire

Un camarade nous signale que le film accompagnant le livre « Pouvoir ouvrier à Porto Marghera » est visionnable sur youtube. Voici le lien >http://youtu.be/8WceMzco7go 


Il s’agit d’entretiens avec des « ancien-ne-s combattant-e-s » montés disons en « bout à bout » ; ces luttes « revivent » en quelque sorte via leurs paroles… Rien de nouveau sous le Capital certes, mais agréable à regarder.
Ce qu’en dit l’éditeur : « Le DVD est constitué d’interviews, réalisées entre 2004 et 2008, d’anciens membres du comité et de l’Assemblée, toujours vifs et lucides tant sur la situation d’hier que celle d’aujourd’hui. Elles montrent que, dans les yeux des interviewés, passent les lueurs des luttes d’hier, qui leur confèrent aujourd’hui, malgré la défaite, une dignité et une humanité qui sont les privilèges de ceux et de celles qui ont tenté avec audace et ténacité d’aller à l’assaut du ciel.  » (http://les.nuits.rouges.free.fr/spip.php?article38)

« S’ils ne peuvent plus acheter de nourriture… »

26/09/2013 un commentaire

« Quand ils ne peuvent plus acheter de nourriture, les gens commencent à se servir tout seuls. Ce sera l’anarchie. Je suis sérieux!  » – Gordon Brown octobre 2008

Un sujet intéressant dans « The Independent » sur ​​la proximité de l’ «l’anarchie » qu’a approché le Monde pendant la crise financière il ya cinq ans :

Gordon Brown a envisagé l’envoi de troupes dans les rues et l’institution d’un couvre-feu tant la crise s’était aggravé, a révélé son ancien conseiller.

Les craintes de M. Brown anticipaient la prise de conscience du public au sujet de la gravité de la crise financière.

Damian McBride  déclarait que le Premier ministre se préparait à  » l’anarchie  » à travers le pays si les banques fermaient leurs portes et empêchaient les gens d’utiliser leurs cartes bancaires. Lire la suite…

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Bangladesh: ouvriers incontrôlables et attaques d’usines

23/09/2013 6 commentaires

bon, le titre de cet article ne correspond pas à la réalité du moment puisque l’on voit sur la photo qui l’accompagne des ouvrierEs

Bangladesh: les ouvriers du textile manifestent pour de meilleurs salaires

PUBLIÉ LE 23/09/2013

Par Dacca (AFP)© 2013 AFP

Des dizaines de milliers d’ouvriers du textile au Bangladesh ont bloqué des rues, mis le feu à des usines et se sont heurtés à la police lundi, exigeant un salaire mensuel minimum équivalent à 100 dollars.

Jusqu’à 200.000 ouvriers ont manifesté lundi pour le troisième jour consécutif, selon Abdul BAten, chef de la police du district de Gazipur, près de la capitale Dacca, où plusieurs centaines d’usines textiles sont implantées.

Quelque 300 usines ont été fermées pour prévenir toute attaque d’usines de la part de manifestants, a précisé son adjoint, Mustafizur Rahman.

« La situation est très volatile. La police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser les ouvriers incontrôlables », a-t-il ajouté, précisant que plusieurs dizaines d’ouvriers et quelques policiers avaient été blessés. Lire la suite…

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States : « Laissez-les mourir de faim »

20/09/2013 Aucun commentaire

20 Septembre 2013 

Les législateurs américains votent pour réduire les prestations de coupons alimentaires à partir de 2014

Le projet de loi permettrait d’économiser 39 milliards $ (24 milliards €) plus d’une décennie, mais affecter quatre millions de personnes sur le programme.

Il vient un jour après que les données du recensement montrent que 15% des Américains vivent dans la pauvreté.

 

Un homme sans domicile fixe cherche de la nourriture dans une poubelle à Hollywood, en Californie, en 2009 (AFP)

On estime qu’un Américain sur sept – en majorité des enfants, des personnes âgées ou des handicapées – reçoivent des coupons alimentaires. Lire la suite…

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Grèce : affrontements police/manifestants après le meurtre d’un anti-fasciste

18/09/2013 5 commentaires

Des affrontements ont éclaté mercredi soir ( 18 septembre ) entre la police et des manifestants qui protestaient, à Athènes et Salonique, contre le meurtre d’un rappeur antifasciste par un militant néonazi présumé, a annoncé l’agence de presse grecque ANA.

Dans une banlieue d’Athènes, la police a tiré des grenades lacrymogènes pour disperser un groupe de manifestants qui lançaient des pierres et des morceaux de bois sur les forces de l’ordre, selon la même source.

La manifestation, qui rassemblait environ 5.000 personnes, selon des sources policières, avait été organisée sur les lieux du drame, à Keratsini, un quartier populaire de l’ouest d’Athènes.

Des médias locaux ont montré des images de poubelles incendiées par des manifestants.

Selon un photographe de l’AFP, la plupart des manifestants étaient des militants d’extrême gauche et des alternatifs.

A Salonique, la deuxième ville du pays, deux manifestations antifascistes réunissant environ 6.000 personnes ont été émaillées d’affrontements avec les forces de l’ordre, qui ont tiré des gaz lacrymogènes sur des manifestants qui s’en prenaient à des vitrines, selon l’agence ANA.

La police n’a pas signalé de blessés ou d’arrestations.

Dans la nuit de mardi à mercredi, un musicien et militant antifasciste âgé de 34 ans, Pavlos Fyssas, a été tué à coups de stylet par un homme identifié, selon la police, comme étant un membre présumé du parti néonazi Aube dorée.

Le meurtre a été condamné par plusieurs dirigeants syndicaux et manifestants au cours d’un défilé qui a réuni environ 10.000 personnes, plus tôt dans la journée dans le centre d’Athènes, pour protester contre une réforme brutale du secteur public.

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L’humain d’abord ?

16/09/2013 2 commentaires

Voici la version intégrale d’un texte d’un camarade de « Il Lato Cattivo »

L’humain d’abord ?

 

« On dirait que l’ancienne profondeur s’est étalée, est devenue largeur: Le devenir illimité tient tout entier maintenant dans cette largeur retournée. Profond a cessé d’être un compliment […] Les événements sont comme les cristaux, ils ne deviennent et ne grandissent que par le bords, sur les bords […] Et s’il y a rien a voir derriére le rideau, c’est que tout le visible, ou plutôt toute la science possible est le long du rideau, qu’il suffit de suivre assez loin et assez étroitement, assez superficielement, pour en inverser l’endroit […] »

Gilles Deleuze, Logique du sens

Introduction

Il faut apposer différentes prémisses à ce texte, dans lequel – comme on peut déduire du titre – on va articuler une critique de l’humanisme. La première est qu’il n’a pas la prétention de dire grande chose de nouveaux ou d’ »original », parce que, en premier lieu, les fondements de cette critique ont déjà été posés depuis longtemps, et – à notre avis – elle est déjà (au moins en partie) partagée par ce milieu, qui est la rédaction de SIC ; donc il s’agit surtout – pour nous –  d’insister et d’approfondir certains aspects.

La deuxième prémisse est que de façon prévisible, dans la mesure où les hypothèses exprimées par la rédaction de SIC sur le présent et le futur de l’actuel cycle de luttes sont correctes, dans la mesure où la théorie de la communisation sera de plus en plus une “détermination objective”[1] incontournable de l’actuel cycle de luttes, la nécessité de se présenter avec clarté devant les cercles d’individus et groupes jusqu’ici restés en dehors du débat sur la communisation, mais qui vont manifester de l’intérêt à propos de « nos » formulation, sera de plus en plus urgent ; à notre avis, dans le développement de ces rapports, l’antihumanisme sera très souvent, de façon implicite ou explicite, le « nœud » à partir duquel les accords et les discordes, les rapprochements et les séparations vont se produire; pour cette raison, nous avons considéré qu’un texte sur l’humanisme pouvait se révéler utile.

Dès la citation en exergue, le style du texte – et celle-ci est la dernière prémisse – pourrait paraître plutôt « philosophique » ; en réalité, plutôt que de faire de la philosophie, il s’agit de sonder les manières dont nous lisons la réalité, voire la réalité actuelle : ce qui est en jeu, donc, c’est toujours la compréhension de la phase où nous sommes. En outre il faut tenir compte que le concret, quoiqu’il soit à tout instant une prémisse du processus de pensée, il ne se donne jamais à lui de façon immédiate : il peut paraître juste à la fin d’un processus spécifique, comme « produit ». Nous ne pouvons pas garantir si ce qui va suivre sera une simple spéculation « philosophique »  ou un moment réel (bien que limité) de théorie du prolétariat – elle aussi conçue comme processus. Mais quiconque écrit sur la révolution ou le communisme, même en termes plus probablement « concrets », ne peut  avancer, sur ce point, aucune garantie. Lire la suite…

no comment

13/09/2013 Aucun commentaire

 

Théorie communiste, la soute

13/09/2013 Aucun commentaire

La revue TC met en ligne le blog des textes travaillés en interne, qu’ils soient écrits dans ou hors la revue. Ce site est ouvert aux commentaires….

Trouvé sur la toile : Les classes moyennes dans la tourmente

13/09/2013 un commentaire

Article paru dans la revue de l’OCL de cet été

A lire également sur ce sujet deux textes rédigés par des camarades de la revue Théorie Communiste

Notes sur les classes moyennes et l’interclassisme AC

Commentaires sur les classes moyennes RS

Les classes moyennes dans la tourmente

Confisquer directement dans la masse monétaire détenue par une catégorie de personnes relativement ou très fortunées, c’est finalement le schéma ultime adopté pour sauver le système. Pour les très fortunés, les risques sont limités et, de par leur position au sein du bloc de pouvoir politico-économique, on peut leur faire confiance : leur capacité à être informés préalablement des éventuelles mesures confiscatoires les met à l’abri et leur permet d’organiser la fuite de leurs capitaux sous des cieux plus cléments, comme on a pu le voir en Argentine en 2001 juste avant la dévaluation du peso et à Chypre en mars 2013.

C’est donc un cran ou deux en-dessous, dans la grande masse des catégories solvables, que commence à se faire jour une véritable menace. Dans l’Etat espagnol, la crise bancaire, redevable de l’éclatement de la bulle immobilière, n’est pas résolue alors même que des centaines de milliers de petits et moyens propriétaires se sont retrouvés à la rue, tout en restant endettés. En Irlande, le krach banquier a été évité grâce à la nationalisation des établissements financiers et au transfert de la dette « privée » vers la dette publique avec, à la clé, des mesures drastiques de coupes budgétaires pour la financer. Contrairement à ces deux pays, dans le cas de Chypre, il ne s’agit plus seulement de tailler dans l’Etat-providence, il ne s’agit plus seulement de mettre à contribution les « contribuables » en général, ce sont les couches aisées européenne qui reçoivent spécifiquement un sérieux avertissement de la part des instances dirigeantes de l’UE : vos avoirs monétaires, votre épargne, déjà de plus en plus imposés fiscalement, sont dans notre viseur et nous passerons à l’action en cas de risque pour le système. Lire la suite…

L’usine autogérée de la crise grecque

11/09/2013 un commentaire

Article paru dans un quotidien du capital

Pour l’analyse des pratiques autogestionnaires, nous renvoyons au texte d’une camarade de la revue grecque « Blaumachen « : À la limite: Auto-organisation en Grèce

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L’usine autogérée de la crise grecque

Angélique Kourounis

La Libre Belgique

Publié le lundi 09 septembre 2013


Le pays reste dans l’incertitude : le Premier ministre Antonis Samaras n’a pas exclu une aide « supplémentaire » européenne.

Ils ont les mains calleuses, les bleus de travail tachés, la cigarette au bec et un grand sourire de lendemains qui chantent. C’est qu’ils ont réussi l’impensable, retrouver une dignité perdue, une raison de continuer même s’ils ne sont toujours pas payés et cela fait maintenant deux ans que cela dure. Ils ? Ce sont les quelque 36 ouvriers de l’usine de matériaux de construction Bio. Me à Thessalonique dans le nord de la Grèce. Le plus dur a été de croire en eux…

Tous les jours, ils se rendent dans cette usine à l’arrêt, et décident, en commun au cours de l’assemblée générale de début de journée, qui va faire quoi. “Le plus dur a été de se plonger dans les livres de comptes et d’essayer de comprendre ce qui se passait et de croire en nous”, explique Dimitris Mokkas le plus ancien du groupe. “Cela fait 22 ans que je travaille ici. Je suis un ouvrier qui a juste terminé l’école primaire. Avant cette occupation je n’avais pas idée de ce qu’était un bilan, ou un équilibre des comptes, mais comme tout le monde je m ‘y suis mis”. Lire la suite…

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Turquie : Un jeune manifestant tué lors de heurts avec la police

10/09/2013 6 commentaires

Un manifestant de 22 ans a été tué lundi soir dans le sud du pays lors de heurts avec la police.

La police antiémeute turque.
Image: AFP 

Un jeune manifestant a été tué lors de heurts avec la police dans le sud de la Turquie.

La veille, des affrontements ont opposé à Istanbul la police à des manifestants rassemblés pour soutenir un adolescent plongé dans le coma depuis la fronde antigouvernementale de juin.

Le jeune homme touché à la tête par une grenade lacrymogène et qui a perdu la vie lundi soir faisait partie d’un groupe rassemblé à Antakya à la mémoire de l’une des victimes de la fronde de juin contre le gouvernement.

A Istanbul, plusieurs manifestants ont été légèrement blessés lundi, principalement à cause du gaz. L’un d’eux s’est brûlé la main suite à l’explosion d’un cocktail Molotov. Plusieurs personnes ont été arrêtées, selon cette source.

Vendredi, la police turque était déjà intervenue à plusieurs reprises près d’un campus universitaire à Ankara pour disperser des dizaines d’étudiants qui dénonçaient un projet de construction de route qui doit traverser une forêt de leur établissement.(ats/Newsnet)

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Turquie : affrontements entre étudiants et policiers sur un campus

07/09/2013 2 commentaires

La police turque est intervenu à plusieurs reprises avec des tirs de gaz lacrymogène, vendredi, pour disperser des dizaines d’étudiants près d’un campus universitaire d’Ankara. Ces derniers manifestaient contre un projet municipal déboisant une partie du terrain de leur établissement. Quatorze protestataires ont été interpellés lors d’une première intervention, dans l’après-midi, par les forces de l’ordre, déployées en nombre sur les lieux et qui ont fait usage de bâtons.

 

Archives. Nouvelles manifestations réprimées à Ankara.

Dans la soirée, plusieurs centaines de manifestants ont affronté la police anti-émeute, lançant des pierres et érigeant des barricades devant l’entrée principal de l’Université. La police a de nouveau tiré des grenades lacrymogène ainsi que des balles en caoutchouc.

Depuis plusieurs semaines, les étudiants d’ODTU, l’Université Technique du Moyen-Orient à Ankara, et des habitants sont mobilisés contre un projet d’autoroute qui provoquerait un déboisement partiel du campus.  Connu pour ses déclarations à l’emporte-pièce et ses polémiques, Melih Gökçek, maire d’Ankara du parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste d’Erdogan), au pouvoir, a récemment annoncé que la construction de l’autoroute commencerait bientôt.

Des policiers se tiennent prêts à Istanbul Lire la suite…

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Mexique : Diane chasseresse bute les chauffeurs d’autobus

05/09/2013 4 commentaires

A Ciudad Juárez, Diane chasseresse bute les chauffeurs d’autobus

Olivier Perrin

«Pas une de plus», dit cette pancarte brandie par les Women in Black qui avaient manifesté contre la violence faite aux femmes à Ciudad Juárez en novembre 2009. (Keystone)

Une justicière de femmes violées est activement recherchée à la frontière nord du Mexique. Elle est soupçonnée de deux assassinats de conducteurs des transports publics. Une corporation qu’on a souvent accusée, ces vingt dernières années, d’agressions sexuelles perpétrées dans la «capitale mondiale du meurtre», où le trafic d’êtres humains est monnaie courante

Cette dernière est «connue pour avoir été le théâtre d’une vague sans précédent de meurtres de femmes, accompagnés de violences sexuelles, dans les années 1990 et au début des années 2000», lit-on dans 20 minutes France. Des chiffres qui affolent les statistiques, selon CNN. D’ailleurs, plusieurs chauffeurs ont été arrêtés en relation avec ces forfaits, lit-on encore sur le site de la BBC.Venganza en Ciudad Juárez! Les autorités mexicaines sont à la recherche d’une justicière de femmes violées dans cette ville située à la frontière avec les Etats-Unis – qui a revendiqué les assassinats de deux conducteurs d’autocar, a annoncé le Ministère public de l’Etat de Chihuahua. Les deux conducteurs ont été abattus d’une balle dans la tête la semaine dernière au cœur de cette cité voisine d’El Paso, au Texas.

Deux cent mille ouvrières sur place Lire la suite…

« L’autre pensée 68 »

04/09/2013 un commentaire

Avec les limites de la pensée philosophique, avec le coté agaçant et péremptoire d’Onfray
A écouter ou podcaster sur le site de France Culture

Diffusion estivale des conférences animées par le philosophe Michel Onfray en 2012-2013 dans le cadre de l’Université populaire de Caen.  Le thème de cette 11è année : « L’autre pensée 68 ».

Noyau rationnel, mouvement réel: Badiou et Théorie Communiste à l’âge des émeutes

02/09/2013 Aucun commentaire

Traduction automatique d’un article de Nathan Brown édité par le journal Lana Turner

Rational KernelReal MovementBadiou and Theorie Communiste

Dans le premier chapitre de Le Réveil de l’Histoire , Alain Badiou reprend une question souvent posée à propos de son travail: sa relation avec le marxisme. Il raconte un échange avec Antonio Negri lors de la conférence 2009 sur «L’Idée du communisme», dans lequel Negri lui a pris comme un exemple de ceux qui prétendent être des communistes sans même être marxistes-à laquelle Badiou répond que c’est mieux que d’être marxiste sans même être communiste. Ce qui est en jeu dans cet échange n’est pas tant la relation de Badiou au marxisme, ni de Negri au communisme, que la relation actuelle entre le marxisme et le communisme. C’est ce que je veux aborder sous l’impulsion d’un livre vivifiant de Badiou.

Pour Badiou, le «marxisme authentique » est « la connaissance organisée des moyens politiques nécessaires pour défaire la société actuelle et de réaliser enfin, un chiffre rationnel égalitaire de l’organisation collective dont le nom est le communisme. » Il propose cette définition contre un marxisme qui consiste à assignant un rôle déterminé pour l’économie et les contradictions sociales qui en découlent. Il s’agit d’un marxisme vulgaire économiste ou à qui, Badiou affirme, les courtiers et les conseillers des hommes politiques sont au moins aussi habiles que les théoriciens qui épousent il.

Mais le marxisme n’est pas l’économie politique du genre pratiqué par Tim Geithner ou Milton Friedman, mais une critique de l’économie politique, qui relie l’analyse historique du capitalisme comme mode de production et le système de relations sociales à la théorie et la pratique de la lutte de classe au sein de et contre elle. Comprise comme une critique partisane de l’économie politique et comme une analyse rationnelle de la lutte de classe, les véritables porteurs contemporaines de la tradition marxiste ne sont pas Antonio Negri ou Christian Marazzi, ni marxologues académiques enregistrement des cours sur le capital, mais des groupes comme Notes (au Royaume-Uni et aux États-Unis), Blaumachen (en Grèce), Riff Raff (en Suède), Kosmoprolet (en Allemagne), et, plus important encore, Théorie Communiste (en France). En ce qui concerne la relation entre le marxisme et le communisme, c’est le travail de ce dernier groupe que je veux étudier aux côtés de l’analyse de Badiou sur le moment présent, ce qu’il appelle l’âge des émeutes Lire la suite…

L’abolition de la valeur (sixième épisode) – Chap. 7: Socialité de la valeur ? Crise de la valeur ? par Bruno Astarian

01/09/2013 Aucun commentaire

vient de paraître sur le blog de Bruno Astarian

Résumé des chapitres précédents:

Après avoir étudié, dans le premier chapitre de notre feuilleton, la façon dont Marx envisage l’abolition de la valeur et le dépassement du capitalisme, nous avons examiné, dans le chapitre 2, la théorie marxienne de la valeur telle qu’elle se présente dans le premier chapitre du Capital. Nous y avons notamment trouvé une acception du travail abstrait comme « dépense de force humaine », acception nécessitant de donner à l’échange un rôle primordial dans la définition de la valeur. Roubine est très conscient des problèmes de cette approche, mais n’arrive pas à en dépasser les ambiguïtés, qui sont la marque de l’époque où Marx et Roubine ont théorisé la valeur.

Pour des raisons pratiques, le troisième chapitre est en attente de rédaction. Le chapitre 4 est consacré à notre conception de la théorie de la valeur : il s’est agi de promouvoir une compréhension de la valeur qui situe résolument celle-ci dans la sphère de la production, à partir de la division sociale du travail comme recherche de la productivité. Cela nous a notamment amenés à redéfinir la notion de valeur d’usage par rapport à la façon dont en parle tous les marxistes, et à constater que le travail abstrait se définit comme quelque chose de concret.

Le chapitre 5 complète les recherches du chapitre 4 sur la valeur en proposant une définition du travail productif qui soit vraiment discriminante. Cependant, si la distinction entre travail productif et travail improductif est indispensable à la théorie de la valeur, la question se pose de son enjeu au regard de la théorie du prolétariat comme sujet révolutionnaire.

Le chapitre 6 conclut la deuxième partie de notre projet. Il est entièrement consacré à une lecture critique de Postone. Il apparaît que les développements très sophistiqués que Postone apporte à la théorie du fétichisme de la marchandise ne le font pas aboutir pour autant à une vision convaincante de la contradiction fondamentale du mode de production capitaliste. La théorie critique de la valeur (celle de Postone tout au moins) est impropre à critiquer le MPC jusqu’au point où celui-ci rend possible le communisme.

Le chapitre 7 commence la troisième partie de notre projet, consacrée à la crise et à la question de l’abolition de la valeur, et en particulier à la définition du sujet révolutionnaire. Le chapitre 7 reprend et approfondit les conclusions du chapitre 6, pour montrer que la théorie critique de la valeur n’est pas à même, sur ses propres bases, de penser la crise comme moment de la possibilité, pour le prolétariat, de dépasser la contradiction qui définit la société capitaliste.

Aller au chapitre 7: Socialité de la valeur? Crise de la valeur?