Pour mémoire, c’est 2 200 salariés à la porte de l’usine et 6 000 en tenant compte des sous traitants
Belgique Caterpillar: les syndicats invitent les ouvriers à respecter leurs contrats de travail
Un millier de travailleurs assistaient selon les syndicats à la première assemblée générale lundi matin, depuis l’annonce de la fermeture de l’usine Caterpillar à Gosselies.
D’autres rencontres de ce type sont prévues durant la journée au moment des pauses de travail
Les syndicats de l’entreprise Caterpillar Belgium ont invité les travailleurs du site de Gosselies à se présenter chaque jour à l’usine durant la période de la procédure Renault.
« Il n’est pas question de se mettre en porte-à-faux par rapport au contrat de travail », a indiqué Ivan Del Percio, président de la délégation syndicale ouvrière (FGTB), à l’issue de la première assemblée générale qui s’est tenue lundi matin à Gosselies (Charleroi). Le représentant syndical a toutefois précisé que se présenter au travail ne signifiait pas travailler tout le temps.
Selon ce dernier, depuis vendredi, la colère est montée chez les travailleurs mais « nous ne voulons pas apparaître comme des terroristes ».
Création d’une nouvelle rubrique sur ddt21 (notes de lecture)
Un court message pour vous informer qu’une nouvelle rubrique vient de voir le jour sur le blog DDT21, elle est consacrée a la publication de très courtes notes de lecture. Pour débuter ces « Petites recensions », deux livres passent sur la table de dissection :
Nouvel article sur le blog DDT21 : « Sur la « question » des « femmes » », G. D., juillet2016.
Début du texte :
« Si, comme dit Marx dans les Manuscrits de 1844 en reprenant une idée de Fourier, le rapport entre sexes « permet de juger de tout le degré du développement humain », il doit permettre aussi de juger du degré du développement des révolutions. Mesurées à ce critère, les insurrections passées ont piètre figure, car on aurait du mal à en trouver où la domination masculine n’ait pas prévalu. Ce fait indéniable, la théorie radicale ne le prend guère au sérieux. Traditionnellement, l’anarchisme n’y voyait pas une question particulière : la libération de l’humanité libérerait les femmes et les hommes. Depuis les années 1970 et la montée d’un mouvement féministe, de nombreux groupes anarchistes traitent les femmes comme une catégorie de plus – trop longtemps oubliée – à ajouter à la liste des catégories opprimées et porteuses de potentialités révolutionnaires. Quant aux marxistes, sous prétexte de replacer la partie « femmes » dans le tout « prolétariat » et de distinguer entre bourgeoises et prolétaires (distinction certainement essentielle), la plupart dissolvent « la femme » dans la classe. Malheureusement, sans cette partie-là, la totalité n’existe pas. Nous estimons au contraire impossible de penser l’émancipation des femmes comme une simple conséquence de l’émancipation humaine en général : c’en est une composante indispensable. »
« Califat et barbarie : En attendant Raqqa» fait suite et prolonge « Califat & Barbarie », texte de Tristan Leoni publié en deux épisodes en novembre et décembre 2015, considérant cette fois moins l’État islamique lui-même que le sort de ses voisins immédiats, rebelles syriens, forces kurdes ou habitants cherchant à fuir cette zone de chaos.
« L’État islamique (EI) reculant sur tous les fronts et Raqqa, sa capitale politique, semblant sur le point de tomber aux mains des forces armées réunies de la liberté, de la démocratie, de la laïcité et peut-être même du féminisme. C’était fin 2015, mais huit mois plus tard c’est toujours le cas. Mais si le Califat n’en finit pas de mourir, la situation a évolué et une page se tourne. » LA SUITE ICI : https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1030
Le premier numéro de la revue « Chuang » vient de paraître . Cette revue se reconnait dans le « cadre théorique de collectifs éditoriaux similaires à Endnotes, Sic, Kosmoprolet et d’autres qui parlent du communisme au présent. »
Quand la dynastie Qing a commencé son lent effondrement, des milliers de paysans ont été concentrés dans les villes portuaires pour remplir les docks et les sweatshops actifs, alimentés par l’argent étranger. Lorsque ces migrants sont morts du travail éreintant et de la violence de la vie dans les ports, leurs familles durent souvent envoyer l’argent pour ramener les corps chez eux dans une pratique appelée «transporter un cadavre sur plus de mille li (mile chinois) » (qian li xing shi), sinon les âmes risquaient de se perdre et le malheur s’abattre sur toute la lignée.
La logistique de cette cérémonie était complexe. Après les bénédictions et les rituels prodigués par un prêtre taoïste, « les conducteurs de cadavres » devaient lier les corps debout en file indienne le long de poteaux de bambou, attachant les bambous à chaque extrémité de sorte que, quand ils marchaient, les corps rigides tendus entre eux semblent sauter de leur propre gré. Voyageant seulement de nuit, les « pilotes de cadavres » devaient faire sonner des cloches pour éloigner les vivants, la vue des migrants morts étant considérée comme apportant la malchance. Bien que quelque peu apocryphes, de nouveaux mythes sont nés de cette pratique, comme la transformation des cadavres sauteurs en Jiangshi, créatures vampiriques amenées à se nourrir de la force de vie des autres. Leur propre sang ayant été siphonné par les quais et les usines, ces travailleurs migrants ont été transformés en monstres digne d’une nouvelle réalité, celle des empires en ruine, des guerres civiles et de l’expansion insatiable de marchandises. Lire la suite…
« … le sujet abstrait, hypostase de l’individu isolé de la société bourgeoise. Nous avons là le « défaut » majeur de toutes les philosophies : leur incapacité à s’émanciper des apparences immédiates de la société marchande qui les fonde et qu’elles acceptent comme l’unique réalité. C’est à partir de l’acceptation non critique de la situation de l’individu dans la société bourgeoise que va se nouer l’essentiel de la problématique philosophique»