Les années de guerre: Occupy, la communisation et la question militaire
Remerciement à ML pour la traduction du texte de Benjamin Noys
. http://www.academia.edu/2397355/The_War_of_Time_Occupy_Communization_and_the_Military_Question
Il peut y avoir une insurrection prolétarienne, à condition que les autres ne sortent pas leurs puissances de feu. S’ils vous balancent deux divisions mécanisées dans le nez, alors la révolution prolétarienne ne vaudra plus rien – André Malraux (Virilio 2006, 115)
Le mot Occupy a évidemment une connotation militaire. Il s’agit d’un détournement du terme et de la pratique de, non seulement une activité militaires (en Irak ou en Afghanistan), mais aussi de l’occupation quotidienne de l’espace et du temps par le capital et l’État. Malgré cette référence, la question militaire – la question du rôle, de la puissance et de la létalité d’une intervention militaire – n’a pas été vraiment centrale dans les débats autour des stratégies d’occupation. Certes, le problème a été crucial durant les révoltes du «Printemps arabe»: du rôle équivoque de l’armée en Égypte à la répression militaire à Bahreïn et en Syrie, et à la lutte militarisée ambiguë de la «résistance» en Libye, avec le soutien de l’ONU.
Dans les mouvements de protestation, en particulier les mouvements Occupy dans des pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Espagne (en Grèce les choses étaient différentes), la question militaire a eu tendance à être présente au travers de la militarisation de la police. Dans le cas du Royaume-Uni, l’utilisation du gaz lacrymogène et de la violence comme une réponse aux manifestations d’étudiants et d’émeutes « pour la première fois dans la Grande-Bretagne (hors Irlande du Nord) », se réfère à l’expérience coloniale en Irlande et aux services secrets de la police militaire qui ont toujours été testés dans ce « laboratoire » en tant que contre-insurrection. La question de la violence est restée, certainement du côté des manifestants, à un niveau d’interrogation relativement bas. Lire la suite…











Traduction dndf d’un article envoyé par un camarade de passage à Istanbul




