Pourquoi les Espagnols ne se révoltent pas ?
un article signalé par un participant à la revue SIC ainsi qu’une brève introduction du même camarade
Une bonne question, quelques réponses, mais l’élément central manque : la perte d’identité de la classe ouvrière et ses outils sociaux et politiques devenus obsolètes et inopérants. L’auteur met le manque de révolte sur le compte de l’absence de perspectives, mais c’est justement ces absences de perspectives dans le cadre du système capitaliste qui est la condition de l’explosion sociale. Or il semble que nous n’en sommes pas au point où le système aurait épuisé les moyens de faire croire que nous sommes pas loin de sortir de la crise. Je pense enfin que la classe moyenne n’est pas encore suffisamment touchée par la dégradation de ses conditions de vie.
De toute façon personne ne possède la martingale permettant de définir le point nodal de l’explosion sociale productive du communisme (ou du chaos).
Pourquoi les Espagnols ne se révoltent pas
6 mai 2013
INFOLIBRE MADRID
Une banderole avec le nombre de chômeurs lors des manifestations du 1er Mai 2013, à Madrid.
Cinq ans de crise, six millions de chômeurs, et des milliers d’expulsés de leur logement : malgré un lourd bilan social, les Espagnols subissent leur sort sans se révolter contre le gouvernement ou contre l’UE. Parce qu’ils craignent de perdre le peu qu’il leur reste, avance un sociologue.
Nous sommes aujourd’hui dans la cinquième année de crise. Le chômage augmente, tout comme la pauvreté et l’exclusion sociale ; des cas de malnutrition infantile commencent à apparaître ; des dizaines de milliers de familles ont été expulsées de leur domicile. Et les salaires continuent de baisser, ce qui n’est en revanche pas le cas du prix des biens et des services.
La population a, par ailleurs, compris qu’il ne s’agit pas d’une situation temporaire, et qu’elle peut perdurer encore de longues années. Dans ces conditions, comment se fait-il qu’il n’y ait pas d’explosion sociale ? Pourquoi le système ne vole-t-il pas en éclats ? Jusqu’où peut aller la tolérance de la société espagnole sans qu’un soulèvement n’éclate ? Lire la suite…


Le bilan de l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de confection au Bangladesh s’établit désormais à 402 morts, annonce l’armée, une semaine après l’accident le plus meurtrier dans l’histoire industrielle du pays. Un général de l’armée a un peu plus tôt déclaré que 149 personnes étaient par ailleurs portées disparues sous les décombres du Rana Plaza, l’immeuble qui s’est effondré à la périphérie de Dacca mercredi dernier.









