Archive
Quels rôles pourraient jouer les classes moyennes algériennes ?
La constitution de nombreuses sociétés privées a permis l’émergence d’élites managériales privées, parfois à la tête d’entreprises de grande envergure.
Les récentes manifestations populaires, qui se sont récemment produites en Algérie, ont, en grande partie, tourné à l’émeute, parce qu’elles n’ont trouvé ni élite ni organisations suffisamment fortes et représentatives pour les encadrer et traduire de manière claire les causes du mécontentement et les aspirations précises des manifestants. Ces élites et ces organisations susceptibles de capter le mécontentement, lui donner un sens et le traduire sous forme de doléances à adresser aux autorités politiques existent pourtant bien en Algérie, en dépit des prédations multiformes que le pouvoir mène contre elles pour les affaiblir, les récupérer ou carrément pour les torpiller. Lire la suite…
ÉGYPTE – Au Caire, la police réprime les manifestations
Plusieurs mouvements d’opposition égyptiens ont appelé les jeunes à manifester sur le modèle tunisien
La police égyptienne a tiré des gaz lacrymogènes contre des milliers de manifestants réunis dans le centre du Caire pour protester contre le gouvernement, a constaté mardi une journaliste de l’AFP.
Les manifestants brandissant des drapeaux égyptiens et lançant des slogans pour des réformes politiques et sociales sont rassemblés sur la grande place Tahrir, proche de nombreux bâtiments officiels, face à un important dispositif policier. La manifestation a un peu reculé mais ne s’est pas dispersée. La police a en retour essuyé quelques jets de pierre. Un peu plus loin, la police a utilisé des canons à eau contre des manifestants aux abords du Parlement. Lire la suite…
Bolivie : des manifestations contre la vie chère dégénèrent en pillages
Des manifestations contre la hausse des prix alimentaires ont dégénéré et donné lieu à des pillages de magasins lundi à Llallagua, dans le sud-ouest de la Bolivie, selon la police et les médias locaux.
Les prix de certains aliments ont grimpé en Bolivie depuis fin décembre, avec la hausse brutale de l’essence (environ 80%) après la décision de l’État de cesser les subventions aux carburants. Le gouvernement a depuis fait marche arrière sous la pression de la rue, mais les prix ont tardé à baisser. Lire la suite…
Archives internet sur la Tunisie
Archives des blogs tunisiens depuis 2007 à aujourd’hui sur le site
globalvoices
« ils ne voleront pas notre révolution »
Premiers affrontement depuis la chute de Ben Ali, ce matin lundi 24 janvier.
Appel à la grève illimité pour les enseignants de Tunisie
Tunis, «le peuple vient faire tomber le gouvernement»
La pression de la rue à Tunis pour exiger la démission du gouvernement de transition et des ministres issus du régime Ben Ali a pris dimanche une nouvelle dimension, avec le siège du palais du Premier ministre, initié par un millier de jeunes déshérités venus du centre du pays.
La poursuite des manifestations tout au long du week-end à Tunis a relancé les spéculations sur la capacité du gouvernement provisoire à résister à la pression populaire, alors qu’un appel à la grève illimitée des enseignants du primaire a été lancé pour lundi, date théorique de reprise des cours. Lire la suite…
Chine: la police tire sur des manifestants
La police chinoise a blessé au cours du week-end dernier au moins cinq manifestants par balles dans la région autonome du Guangxi (sud), a affirmé un groupe de défense des droits de l’Homme basé à Hong Kong.
Le Centre d’information sur les droits de l’Homme et la démocratie (CHRD) a indiqué dans un communiqué hier que la police était intervenue alors que plus de 100 manifestants, essentiellement des travailleurs migrants, se dirigeaient dimanche dernier vers des édifices publics de la ville de Wuzhou pour protester contre leurs faibles salaires. Au moins cinq manifestants ont été blessés par balle et au total une vingtaine hospitalisés, a affirmé le CHRD. Lire la suite…
Tensions sociales en Chine du Sud : vers une grève générale ?
L’ère des ouvriers chinois obéissants et mal payés touche à sa fin. Une étude du CNRS dans le Sud de la Chine montre une combativité nouvelle qui pourrait déboucher sur une grève générale.
Si le Sud de la Chine – particulièrement la province du Guangdong – est devenu l’atelier du monde, cela est dû à plusieurs raisons ; mais la plus mentionnée est celle de l’existence d’une main d’œuvre travailleuse, obéissante, et acceptant sans rechigner bas salaires et mauvaises conditions de travail.
Ces vingt dernières années, la croissance a été ininterrompue et les salaires ont peu bougé. Les statistiques officielles chinoises montrent même que ces salaires auraient plutôt diminué en proportion du produit industriel brut. Lire la suite…
Une « manifestation pour la démocratie » sévèrement réprimée en Algérie
Plus de quarante manifestants ont été blessés à Alger le 22 janvier, lors d’un rassemblement de l’opposition interdit et dissout manu militari par les autorités.
Il serait sans doute hâtif de faire état d’une contagion révolutionnaire, mais sans parler de l’Albanie, à l’évidence au Maghreb et dans le monde arabe, en Egypte, en Mauritanie, en Algérie, en Jordanie et même en Arabie Saoudite où un homme de 65 ans aurait tenté de s’immoler par le feu, la chute du dictateur tunisien Ben Ali a réveillé les aspirations des peuples à la démocratie. Lire la suite…
Autour des événements de Tunisie…..
Il pourrait être intéressant d’amorcer ici un échange sur les émeutes en Tunisie.
Voici, à mon avis quelques thèmes qui pourraient structurer pas forcément la compréhension mais au moins la mise en forme pensée de ces événements.
1)Première question : le caractère semble-t-il interclassiste de ces émeutes, mais comment selon les différences sociales les gens y prennent part ? Cela va des classes moyennes (avocats, enseignants…) aux masses de chômeurs structurels en passant par les fonctionnaires, travailleurs au noir et économie informelle, travailleurs occasionnels, paysans ayant abandonné leur terre et réfugiés dans les bourgs de l’intérieur du pays, jeunes diplômés sans emploi (là-dessus, attention, la baisse de la natalité en Tunisie est réelle mais elle est une baisse moyenne, elle n’a que peu touché l’intérieur du pays) et les ouvriers (il semble que contrairement à l’Algérie les émeutes ne sont pas concomitantes de grèves : ports, santé, habitat-bâtiment).
Il y a là une question importante dans une perspective de compréhension communisatrice des luttes actuelles : rapport du prolétariat aux classes moyennes, dissolution de celles-ci dans les luttes en même temps qu’elles font entendre leur musique propre (mouvement politique responsable et revendicatif liberté d’expression et d’organisation, question de la représentation). Lire la suite…
Renversez un dictateur, perdez un point chez Moody’s
Les agences de notations financières sont remplies de jeunes gens doués, spécialistes de calculs d’intérêts et d’évaluation des financiers. Ils ne travaillent pas à l’affect, ils sont froids comme le bistouri d’un médecin-légiste.
L’agence Moody’s a demandé à ces spécialistes d’examiner la situation de la Tunisie, après l’incroyable révolution qui a conduit à la liberté d’un peuple. Ils ont soupesé les risques de défaut de paiement. Et décidé de rétrograder la note du pays. La dictature avait droit à un « Baa2 », la liberté n’aura qu’un « Baa3 ». Lire la suite…
« En Tunisie, la révolution est en ligne », une enquête du Monde
Tunis Envoyée spéciale – A leurs yeux, elle n’a pas de couleur, comme l’orange, par exemple, en Ukraine. Ils ne disent pas la « révolution du jasmin », comme on disait autrefois la « révolution des oeillets » au Portugal. C’est beaucoup plus simple que cela. Entre eux, les jeunes tunisiens l’appellent la « révolution Facebook ». Elle a marié le virtuel et le réel, la technologie moderne et la manifestation traditionnelle. « Le jour, on était dans la rue. La nuit, devant l’écran », sourit Ichem, 41 ans, professeur et cybermilitant. Lire la suite…
Des centaines de manifestants à nouveau dans la rue à Tunis
En Tunisie, le rejet du parti de Ben Ali ébranle le gouvernement
Les premiers couacs de l’après-révolution n’ont pas tardé en Tunisie : cinq ministres issus de l’opposition ont démissionné mardi du gouvernement de Mohamed Ghannouchi, moins de 24 heures après l’annonce de sa formation. La contestation du RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique), l’ancien parti de Ben Ali, s’étend dans le pays où des permanences du parti ont été investies par la foule.
Ces images, tournées ce mardi par un vidéaste amateur à Sousse, l’une des principales villes du pays, sur la côte méditerranéenne, montrent comment la foule de manifestants a occupé le siège du RCD en chantant l’hymne national tunisien. (Voir la vidéo) Lire la suite…
Tunisie: des milliers de manifestants en province, violente dispersion à Tunis
La police tunisienne a violemment dispersé mardi un millier de manifestants,parmi lesquels des islamistes, hostiles à la présence de membres de l’équipe du président déchu Ben Ali dans le gouvernement de transition formé lundi.
La police tunisienne a violemment dispersé mardi un millier de manifestants,parmi lesquels des islamistes, hostiles à la présence de membres de l’équipe du président déchu Ben Ali dans le gouvernement de transition formé lundi, ont constaté des journaliste de l’AFP. Lire la suite…
78 morts au moins….. pour ça??
«C’est un véritable putsch, les Tunisiens sont furieux»
Après l’opposant historique tunisien Moncef Marzouki dénonçant une «mascarade», c’est au tour de l’avocate tunisienne et militante des droits de l’homme, Radhia Nasraoui, de monter au front depuis Tunis contre un gouvernerment d’union nationale qu’elle juge «illégitime».
Ce lundi après-midi, Mohammed Ghannouchi, dernier Premier ministre du président tunisien déchu Ben Ali, a en effet annoncé la formation d’un gouvernement d’union nationale chargé de gérer le pays jusqu’à la tenue de prochaines élections présidentielle et législatives. Celles-ci auront lieu dans un délai de 6 mois. Lire la suite…
La régression servile de Mirafiori
Le soir même où tous nos yeux étaient rivés à la Tunisie enfin débarrassée de Ben Ali, un dépouillement singulier se terminait à Turin, dans les usines de la Fiat du site de Mirafiori. Il s’agissait de savoir si quelques milliers de travailleurs avaient approuvé par référendum un accord forcé qui les privait gravement de droits. Il s’attaquait à leurs horaires, à leurs rythmes de travail, à leurs pauses, à leur vie familiale, à leurs possibilités de congés pour maladies, etc., en échange d’une promesse d’investissements permettant de sauver le site et de leur assurer un emploi pour l’avenir. Lire la suite…
Dispositif antiémeute dans les rues d’Alger
La capitale sous haute surveillance
Lorsque la rue gronde, les pouvoirs tremblent. La révolution tunisienne, qui a fini par faire fuir le premier bourreau de Carthage, fait craindre aux voisins un effet de contagion. Les rues d’Alger sont quadrillées depuis vendredi dernier par un important dispositif sécuritaire. La crainte de voir la rue algérienne, qui semble envier la révolte tunisienne, se «rebeller», a fait sortir un nombre important de camions de casques bleus. Lire la suite…
L’onde de choc tunisienne atteint les pays arabes
Et si le mouvement tunisien inspirait d’autres Etats arabes ? C’est la question que posait Le Monde, samedi, évoquant l’éventualité d’un « printemps démocratique arabe », et qui semble faire son chemin dans les têtes des dirigeants et des peuples du Maghreb et du Proche-Orient.
La prudence des réactions des diplomaties de la région est particulièrement éloquente, reflétant la peur de soulèvements populaires des dirigeants arabes. Si les pays occidentaux souhaitent désormais ouvertement la démocratisation de la Tunisie, les capitales arabes restent discrètes, inquiètes du caractère spontané du mouvement ayant mis fin aux vingt-trois ans de régime policier de Zine El-Abidine Ben Ali. Lire la suite…
Ni barbus, ni militants….chapeau!
Selon des sources proches du gouvernement citées par l’AFP,
le président Ben Ali a quitté le pays
Jordanie/ vie chère : manifestations
Les manifestations contre la cherté de la vie qui secouent une partie du Maghreb ont atteint vendredi la Jordanie, où des centaines de protestataires sont descendus dans les rues de plusieurs villes, dont la capitale Amman. A Karak, dans le sud du royaume, les manifestants ont scandé des slogans hostiles au Premier ministre Samir al Rifaï.
Cette manifestation, qui s’est déroulée dans le calme, a eu lieu malgré les mesures annoncées à la hâte par le gouvernement concernant une baisse des prix de certaines denrées et du carburant. Lire la suite…
Tunisie: la situation heure par heure
Dans notre série « c’est pas les révolutionnaires qui font les révolutions… »
QUE SE VAYAN TODOS!
A Tunis, des chars de l’armée ont pris place ce vendredi 14 janvier 2011 devant le ministère de l’Intérieur, où la police a dispersé à coups de grenades lacrymogènes des milliers de manifestants qui réclamaient le départ du président Ben Ali.
Au même moment où les unités anti-émeutes traquaient les jeunes manifestants jusque dans les cages d’escaliers des immeubles alentour, les blindés de l’armée ont été déployés devant le ministère de l’Intérieur.
Auparavant, la police venait de charger les manifestants pour les empêcher de se fondre à un autre groupe de protestataires. Il n’aura fallut que quelques minutes aux forces de l’ordre pour vider l’avenue Habib Bourguiba de la foule des manifestants. Certains ont lancé en direction des policiers des pierres et aussi des chaises récupérées sur les terrasses des cafés.
Ce qui n’était au départ qu’un rassemblement de quelques centaines de personnes s’est vite transformé en une foule impressionnante de plusieurs milliers d’individus.
(RFI)
Galerie de photos sur la manif d’aujourd’hui
La situation en direct sur lemonde.fr
Tunisie: les petits rentiers de la révolution
Les démocrates sont penchés sur les barricades.
Arriveront-ils à engranger les bénéfices des révoltes de la rue?
La période laisse t-elle la place à une nouvelle victoire bourgeoise sur une révolution?
Ce soir ou jamais (sic!)
la vidéo n’est plus visible sur le site..dommage!
Tunisie, Algérie : la révolution ne passera pas à la télévision
Les internautes sur Global Voices
Couvre-feu nocturne à Tunis et dans sa banlieue
Le gouvernement tunisien avait pourtant tenté de calmer le jeu, avec le limogeage du ministre de l’Intérieur et la libération de toutes les personnes arrêtées depuis le début des troubles, mais la situation est toujours très tendue en Tunisie. Et pour la première fois, les émeutes ont gagné Tunis où manifestants et forces de l’ordre se sont violemment affrontés le 12 janvier. Un couvre-feu nocturne dans la capitale et sa banlieue a été décrété, et l’armée y a été déployée. Le bilan actuel des troubles déclenchés, il y a un mois, est officiellement de 21 morts, 50 selon une source syndicale. Lire la suite…
Violents affrontements cette nuit à Tunis, malgré le couvre-feu

Affrontements entre la police et les manifestants à Cité Ettadhamen , près de Tunis, mercredi 12 janvier. (Reuters)
De violents affrontements ont opposé les forces de sécurité à des jeunes dans la banlieue de Tunis dans la nuit de mercredi à jeudi malgré le couvre-feu imposé dans la capitale tunisienne et ses environs, ont indiqué à l’AFP des témoins.
Ces témoins ont fait état de dégâts importants notamment dans des bâtiments publics qui ont été partiellement incendiés. Aucun bilan éventuel de ces violences n’était immédiatement disponible, et les forces de sécurité avaient quitté cette zone jeudi matin.
Les affrontements se sont produits dans les cités d’Ettadhamen et Intilaka, où vivent quelque 30.000 habitants, à environ 15 km du centre de Tunis. Lire la suite…
Tunisie : Embrasement dans la capitale
Des sources d’Assabilonline ont affirmé que la Commission Administrative de l’UGTT, réunie aujourd’hui mardi 11 janvier, avait décidé de façon extraordinaire de grèves régionales et sectorielles générales sur tout le territoire pour protester contre le tir à balles réelles sur les citoyens de Sidi Bouzid et Kasserine.
D’autre part, des témoins relatent que des soldats des unités de l’armée nationale ont dirigé leurs mitraillettes vers des dizaines de policiers, menaçant de les tuer s’ils ne renonçaient pas, tandis qu’un groupe de citoyens couraient vers les camions de l’armée pour se protéger de la traque des brigades anti émeutes.
Dans la cité Tadhamoun dans la capitale, le poste de police de la cité 105 a été incendié. Les manifestants ont encerclé le poste de la garde nationale avec les agents à l’intérieur. Lire la suite…
Tunisie: De nouveaux affrontements à Tunis
Le bilan s’établit à 21 morts selon le gouvernement…
De nouveaux heurts ont éclaté ce mardi entre des habitants du faubourg ouvrier d’Ettadamen, dans la banlieue de Tunis, et les forces de l’ordre, ont rapporté plusieurs témoins. Selon ces derniers, des groupes de manifestants ont saccagé des magasins et mis le feu à une banque. Les policiers se sont lancés à leur poursuite à l’aide de matraques. C’est la première fois que des violences graves sont signalés dans la capitale tunisienne depuis le début des émeutes à la mi-décembre. Lire la suite…
Infos Algérie
Un jeune en colère: «je ne suis pas sorti pour l’huile et le sucre !»Merouane Korso , Maghreb Emergent, 10 Janvier 2011
Les clameurs des jeunes qui sont sortis un peu partout en Algérie pour crier leur « ras le bol » devant une vie sans lendemains s’estompent progressivement. A Tazmalt, en Kabylie, ou à Bab el Oued à Alger, comme à Chteibo à Oran, il y a eu de la « casse », du pillage. Le gouvernement a répondu en faisant baisser le prix du sucre et de l’huile. Cela ne réduit pas la colère de Kheirredine, un jeune manifestant qui prend de revers la lecture officielle des évènements. Lire la suite…

