Récréation
Rien à voir avec la communisation, tout à voir avec la critique des sciences, de la vulgarisation, des évidences sur le genre, entre autres….
OBSERVATOIRE CRITIQUE DE LA VULGARISATION
Rien à voir avec la communisation, tout à voir avec la critique des sciences, de la vulgarisation, des évidences sur le genre, entre autres….
OBSERVATOIRE CRITIQUE DE LA VULGARISATION
On va pas se la jouer « cyber attack », on est pas la CIA, mais depuis quelques jours, on a des symptômes bizarres: des articles intempestivement publiés à notre insu, la disparition d’abonnés et un administrateur qui reçoit un message sur sa messagerie personnelle lui annonçant… son code d’accès à dndf!!….
Bref, les aléas de la vie sur Internet.
On est aux aguets, on nettoie, on corrige…. Désolés pour le désagrément (entre autre pour les avis de publications qui partent automatiquement et envahissent la messagerie des abonnés…….) dndf
On peut se prétendre le maitre étalon de l’insolence post soixante-huitarde et rejoindre la horde franchouillarde et sexiste de la beaufosphère qui se déchaine depuis quelques temps….

Décidément, le concept d’insoumission a du plomb dans l’aile, depuis quelques temps….
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Sur le site :« Sortir du capitalisme »
Une analyse du populisme degôche (Mélenchon), keynésien, « patriote » et interclassiste, et de droite (Marine Le Pen) – avec Alain de Théorie Communiste
Avec une analyse du populisme degôche comme successeur du « programmatisme » (ouvriérisme), s’achevant au cours des années 1970 du fait d’une crise du fordisme et d’une restructuration du capitalisme, et au « démocratisme radical » (altermondialisme), s’achevant au cours des années 2000 du fait d’un regain de crise du capitalisme mondial en 2008, forme nouvelle mais récupérant des éléments de ces cycles de luttes. L’émission s’achève sur une définition de la communisation comme théorie et comme processus historique [1 heure]
Coïncidence pas si fortuite, au moment ou tout le monde ou presque se prépare à choisir pour la x° fois son homme ou sa femme providentielle, ARTE diffuse ce soir ce qui semble se présenter comme le film le plus complet sur l’histoire de l’anarchisme à ce jour.
Présentation ici par l’auteur, Tancrède RAMONET (un vrai nom d’anarchiste, ça!!): Interview

Ce texte, qui peut être lu comme une introduction, est le premier d’une suite d’articles à venir sur la guerre civile en Syrie. »
A lire sur CARBURE Lutte des classes / Guerre civile / Communisation
« Comment expliquer l’ascension de l’homme? » par Yuval Noah Harari
A la suite de notre post sur le bouquin de Michelle Zancarini-Fournel, « les luttes et les rêves », dans notre rubrique « dndf, le Télérama de la communisation », toujours en rapport avec le débat classes/genres/races, il nous faut signaler le très intéressant ouvrage de Caroline Rolland-Diamond « Black América » paru en 2016 à la Découverte. Toujours dans la veine d’une histoire des vaincus VS celle des vainqueurs, encrée et articulée aux luttes de classes, aux affrontements de genres, dans et hors les problématiques de races.

Martin Luther King, Malcolm X, Rosa Parks. Dans la mémoire collective, ces trois noms résument trop souvent à eux seuls le long combat des Noirs américains pour l’égalité, la justice et la dignité. Au-delà du récit convenu centré sur ces grandes figures héroïques, Black America retrace la lutte des Afro-Américains, depuis l’émancipation des esclaves en 1865 jusqu’à nos jours, en redonnant toute leur place aux acteurs – et aux actrices – anonymes mais essentiels de cette histoire inachevée.
Proposant une analyse globale des mouvements de revendications noirs, l’auteure décrit avec talent la longue sortie de la ségrégation dans l’ancien Sud esclavagiste et les luttes radicales engagées par les Noirs pour y mettre un terme. Mais elle raconte aussi une histoire moins connue : celle de l’« apartheid américain » dans le Nord et l’Ouest et des mobilisations quotidiennes des Afro-Américains pour l’amélioration de leurs conditions de vie.
Alors que l’élection de Barack Obama en 2008 à la Maison-Blanche semblait annoncer l’avènement d’une Amérique post-raciale, le mouvement Black Lives Matter, né en réaction aux violences policières dont les Noirs sont victimes, rappelle que le problème des discriminations et des inégalités raciales reste entier.
Grâce à des recherches originales dans les archives, à une analyse minutieuse de la presse afro-américaine et à un suivi précis des recherches les plus récentes sur ces sujets, l’auteure offre avec Black America une grande fresque appelée à devenir une référence incontournable sur cette question essentielle de l’histoire des États-Unis.
Toujours en lien avec les débats actuels autour des problématiques classes/genre/race, vient de paraitre cette somme sur l’histoire de France de 1685 à nos jours.
Le point de vue est celui d’une historienne « marxienne » et il se place délibérément au coeur des affrontements coloniaux, des luttes de femmes, des luttes de classes en général, depuis le code qui régit l’esclavage jusqu’aux luttes post coloniales, le tout traversant l’ensemble des rapports de classes de la France et de ses colonies dans la longue période considérée. C’est un travail qui trouve sa place aux coté de Edward P. Thomson ou Howard Zinn, le parti pris féministe en plus.
Présentation du bouquin par son auteur sur FC ici (ca commence à 9 mn 20 secondes)
« 1685, année terrible, est à la fois marquée par l’adoption du Code Noir, qui établit les fondements juridiques de l’esclavage « à la française », et par la révocation de l’édit de Nantes, qui donne le signal d’une répression féroce contre les protestants. Prendre cette date pour point de départ d’une histoire de la France moderne et contemporaine, c’est vouloir décentrer le regard, choisir de s’intéresser aux vies de femmes et d’hommes « sans nom », aux minorités et aux subalternes, et pas seulement aux puissants et aux vainqueurs.
C’est cette histoire de la France « d’en bas », celle des classes populaires et des opprimé.e.s de tous ordres, que retrace ce livre, l’histoire des multiples vécus d’hommes et de femmes, celle de leurs accommodements au quotidien et, parfois, ouvertes ou cachées, de leurs résistances à l’ordre établi et aux pouvoirs dominants, l’histoire de leurs luttes et de leurs rêves.
Pas plus que l’histoire de France ne remonte à « nos ancêtres les Gaulois », elle ne saurait se réduire à l’« Hexagone ». Les colonisés – des Antilles, de la Guyane et de La Réunion en passant par l’Afrique, la Nouvelle-Calédonie ou l’Indochine – prennent ici toute leur place dans le récit, de même que les migrant.e.s qui, accueilli.e.s « à bras fermés », ont façonné ce pays. »
Dans le cadre des échanges (parfois violents), actuellement en cours autour de l’articulation classe/genre/race, nous signalons la parution de ce petit bouquin

Nous relayons ici le très intéressant article de Serge Halimi dans le Monde Diplomatique de décembre 2016, au sujet de la victoire de Mr Donald TRUMP.
« (…) Le gouvernement du peuple par le peuple est le seul système dans lequel j’aie envie de vivre, mais au fond, qu’est-ce que je connais du peuple ? Je vis à Paris, puis là je suis à Genève ; je fréquente des écrivains, des journalistes, des cinéastes. Je vis complètement déconnecté de la souffrance du peuple. Ce n’est pas une autocritique, c’est un simple constat sociologique. Je sillonne le pays, mais les gens que je rencontre s’intéressent à la culture — une minorité d’intellectuels non représentatifs de la révolte profonde du pays. » Frédéric Beigbeder
La déroute de l’intelligentsia par Serge Halimi
Les Américains n’ont pas seulement élu un président sans expérience politique : ils ont également ignoré l’avis de l’écrasante majorité des journalistes, des artistes, des experts, des universitaires. Le choix en faveur de M. Donald Trump étant souvent lié au niveau d’instruction des électeurs, certains démocrates reprochent à leurs concitoyens de ne pas être assez cultivés.
Il existe un pays au moins où les élections ont des effets rapides. Depuis la victoire de M. Donald Trump, le peso mexicain s’écroule, le coût des prêts immobiliers s’élève en France, la Commission européenne desserre l’étau budgétaire, les sondeurs et les adeptes du microciblage électoral rasent les murs, le peu de crédit accordé aux journalistes agonise, le Japon se sent encouragé à réarmer, Israël attend le déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, et le partenariat transpacifique est mort. Lire la suite…
Emission de radio sur « Offensive sonore » avec
un des camarades du collectif auteur du bouquin.
De débordements en imbordements jusqu’à l’épuisement
Traduction anglaise/English translation
Débordements, imbordements et épuisement (suite)
Traduction anglaise/English translation
Le blog de travail de « Théorie communiste » vient de faire une mise à jour en rapport avec les discussions actuelles autour de la racisation, entre autres, voir le post ci dessous « Ou t’es? TC ou t’es? » et autres post précédents.
Cliquer ci-dessous pour y aller
Ca ne peut faire de mal à personne…..
Les paroles ci-dessous Lire la suite…
En contrepoint du texte de la Banquise, publié ci-dessous, il nous a paru pertinent de proposer à la réflexion ce texte de Théorie Communiste N°17, sorti en septembre 2001.
« Pour en finir avec la critique du travail »
La critique du travail ne peut avoir d’objet et se justifier elle-même que si elle construit son objet antérieurement aux rapports sociaux, mais alors elle devient purement spéculative ; inversement si ce sont les rapports sociaux historiquement déterminés qu’elle se met à critiquer, elle entre alors en contradiction avec son premier moment de formalisation abstraite de son objet. La critique du travail voudrait le travail comme rapport social antérieurement à tout rapport social. La critique du travail est une impasse. Premièrement, elle construit un objet d’analyse qui est le travail en soi ; deuxièmement, elle veut déduire de l’analyse de cette activité, qui telle qu’elle l’a posée est une abstraction spéculative, les rapports sociaux contradictoires dans lesquels évoluent les hommes. Cela, soit par un développement contradictoire interne de cette activité, soit de par un caractère irréductible à l’aliénation que, par nature, cette activité possèderait. Les modulations particulières de cette impasse générale aboutissent toutes à la transformation de la critique de la société capitaliste et de son rapport social fondamental, l’exploitation, en critique du travail, critique de l’activité.
Le sujet abordé ici est en conséquence un peu paradoxal. Il s’agit de définir le travail pour dire que le travail n’est pas un objet de la critique théorique. Cela pour deux raisons : la « critique du travail » est comme théorie une impasse ; l’abolition du travail ne passe pas par la « critique du travail ». Notre démarche est cependant nécessaire, car, si le travail n’est pas un objet de la critique théorique et si sa critique ne mène à rien, la critique théorique ne peut en revanche faire l’impasse sur les idéologies de la « critique du travail ». C’est donc comme un moment de la critique de ces idéologies, qu’il est nécessaire de critiquer la notion de travail en tant qu’objet de cette critique et parce que cette notion de travail joue un rôle actif, pratique, de mise en forme des luttes dans les courants les plus radicaux du démocratisme radical. Lire la suite…
Partout sur les murs, la dernière campagne pour le parfum Bad de Diesel.
On est pas sorti de l’auberge!!

Ces pages ont été écrites il y a un peu plus d’un an dans le cadre de la rédaction d’un ouvrage sur les turbulences qui affectent le Proche et le Moyen Orient (inachevé). Il ne s’agit pas d’une analyse directe des événements actuels en Turquie mais elles peuvent fournir un éclairage intéressant sur eux.
Turquie : Erdogan, Gülen et la bourgeoisie pieuse et …l’armée
« Tous les peuples n’ont pas les mêmes dispositions pour la production capitaliste. Quelques peuples d’origine très ancienne, comme les Turcs, n’en ont ni le tempérament ni les dispositions. Mais ce sont là des exceptions » (Marx, Théories sur la plus-value, Ed. Sociales, t. 3, p. 532.)
La réalisation d’une totale libéralisation économique en Turquie a favorisé l’émergence d’une « bourgeoisie pieuse » parfaitement intégrée aux marchés internationaux[1]. En revanche, en Egypte, un programme de libéralisation plus contrôlé et réduit a limité le niveau de développement et d’intégration de cette bourgeoisie pieuse. Selon Sebnem Gumuscu, ce nouveau type de bourgeoisie se distingue des « classes populaires » de musulmans pieux par son niveau de revenus et de consommation et de la bourgeoisie séculière par sa piété et le maintien de ses croyances et pratiques religieuses.
Par son étude comparative de la Turquie et de l’Egypte, Sebnem Gumuscu veut expliquer pour quelles raisons cette bourgeoisie pieuse s’est puissamment développée en Turquie tandis qu’elle est demeurée relativement faible en Egypte. Pour elle, la raison principale tient à la différence de degré de libéralisation économique entre les deux pays. En Turquie, principalement en Anatolie, une classe de petits entrepreneurs (marchands et industriels) ont bénéficié d’un vaste programme de libéralisation favorisant les exportations. En intégrant le marché mondial, ils ont connu une importante croissance de leur production et de leurs profits. Cette bourgeoisie qui avait tout à perdre dans une confrontation avec l’Etat a évité de s’engager dans des mouvements islamistes trop radicaux et a choisi des partis modérés à l’intérieur de l’islam politique, marginalisant tous ceux qui avaient une ligne dure. A l’inverse, en Egypte, la grande bourgeoisie pieuse, du fait d’une libéralisation constamment sous contrôle et inachevée (si ce n’est même en trompe-l’œil dans le cas des privatisations), demeure lourdement dépendante de l’Etat et pour cela doit préserver une grande distance avec les mouvements politiques islamiques, tandis que la petite bourgeoisie relativement plus indépendante soutient ces mouvements dont la tendance modérée des Frères musulmans. Le caractère particulier de la libéralisation en Egypte renforce le « big business » et refuse toutes chances de croissance au « small business ». La bourgeoisie pieuse apparait alors faible et divisée entre grande et petite bourgeoisies et ayant de grandes difficultés pour influencer le cours de l’islam politique. Lire la suite…
«Les Américains les plus pauvres ont cessé de faire les courses, sauf pour le strict nécessaire »
http://www.zerohedge.com/news/2016-07-08/26-million-americans-are-now-too-poor-shop-study-finds
Une nouvelle étude révèle que près de 26 millions d’Américains restent «trop pauvres pour faire des courses »
Ces 26 millions d’ Américains doivent jongler avec deux à trois emplois, gagnant juste autour de 27.000 $ par an
Près de la moitié de tous les Américains n’ont pas vu une augmentation de salaire au cours des cinq à sept dernières années, et un autre 28 % ont vu leur salaire net réduit des déductions d’assurance médicale plus fortes ou d’emplois à temps partiel , ARG trouvé. « C’est effrayant quand vous commencez à voir les choses que vous avez jamais vu auparavant»
traduction d’un texte paru sur la page facebook de nos camarades italiens
https://www.facebook.com/Il-Lato-Cattivo-839072959543347/timeline/
« pour une lecture du vote Brexit »
(extrait de «Il Lato Cattivo», n. 2, juin 2016)

[…] bien que le prolétaire ne se prive pas de revendiquer plus de démocratie et de libertés civiques, aujourd’hui, le plus souvent, on le pointe du doigt comme populiste, particulariste, passéiste, «communautariste», raciste, fasciste o islamiste, en somme comme pas-assez-démocratique. Nous allons donc conclure ce paragraphe avec quelques considérations (non exhaustives) sur la traduction des rapports de classe dans le domaine politique et/ou étatique. […] La mondialisation du capital a été en premier lieu une redéfinition des aires de péréquation du taux de profit. En lieu des monopoles fortement ancrés aux États-nations typiques de la période « fordiste », nous avons aujourd’hui une double péréquation du taux de profit, qui reste essentiellement nationale pour les petites et moyennes entreprises, et mondiale pour ce qui concerne les grands capitaux de l’automobile, de l’informatique, du pétrole et ainsi de suite . Le détachement de ces derniers des réalité nationales a, d’un côté, donné lieu aux attaques du Welfare State du deuxième après-guerre et, de l’autre, conduit à une déstabilisation de l’État-nation (ce qui ne signifie nullement disparition ou déclin irréversible) – «par le haut», par l’intermédiaire de l’intégration internationale; «par le bas», par la mise en concurrence de parties croissantes des diverses classes ouvrières «nationales» sur le marché mondial (délocalisations, migrations de masse, etc.). Lire la suite…
@ AC, RS et les autres
Voici quelques éléments de réponse à vos critiques.
Tout d’abord, je rappelle que Printemps sans soleil est un tract. Pour ceux/celles (dont moi) qui l’ont écrit et diffusé au cours de la manif du 14 juin parmi les différentes composantes de la manif («cortège de tête» aussi bien que «syndicales»), il s’agissait de faire un bilan d’étape où l’on tentait de restituer (du moins une partie de) ce qu’on avait vu et vécu dans les manifs, dans les blocages, dans les assemblées etc. auxquelles ils nous est arrivé de participer. Le tract fut ensuite transcrit et publié sur DNDF, personne ne l’avait demandé, le tract n’était pas fait pour ça, cela s’est produit quand même : c’est bien si c’est pour «alimenter le débat», c’est décidément moins intéressant si ça devient une compétition à qui pisse plus loin. Il me semble archi-évident qu’un tract de ce type ne peut pas être lu ni critiqué comme un véritable texte théorique sur le mouvement, qui – outre une prétention d’exhaustivité d’autre portée – aurait aussi d’autres visées en ce qui concerne sa réception possible ou souhaitée. (Soit dit au passage, s’il fallait décortiquer tous les textes qui s’écrivent «à chaud» de la même manière que l’on fait avec la théorie lourde, il aurait fallu dire bien de choses sur le tract des grecs «beau comme du Lénine» en annexe à Tel Quel (TC 24), qui faisait tout un flan des affrontements entre KKE et émeutiers variés devant le parlement grecque… comme si c’était nouveau que les SO des partis staliniens tapent sur les gens qui les débordent. Lire la suite…