Tunisie, Egypte : quand un vent d’est balaie l’arrogance de l’Occident
Le vent d’est l’emporte sur le vent d’ouest. Jusqu’à quand l’Occident désœuvré et crépusculaire, la « communauté internationale » de ceux qui se croient encore les maîtres du monde, continueront-ils à donner des leçons de bonne gestion et de bonne conduite à la terre entière ? N’est-il pas risible de voir quelques intellectuels de service, soldats en déroute du capitalo-parlementarisme qui nous tient lieu de paradis mité, faire don de leur personne aux magnifiques peuples tunisiens et égyptiens, afin d’apprendre à ces peuples sauvages le b.a.ba de la « démocratie » ? Quelle affligeante persistance de l’arrogance coloniale ! Dans la situation de misère politique qui est la nôtre depuis trois décennies, n’est-il pas évident que c’est nous qui avons tout à apprendre des soulèvement populaires du moment ? Lire la suite…



Lundi, au cinquième jour de la révolte, des manifestants anti- Kadhafi se sont rassemblés dans les rues de la capitale Tripoli et pillent des bâtiments, des chefs de tribu rejoignent la contestation et une unité de l’armée a rallié les rangs de l’opposition à Benghazi – aujourd’hui aux mains des émeutiers –, dans l’Est du pays.
La police anti-émeute sud-africaine s’est engagée mercredi dans la guerilla urbaine qui oppose depuis trois jours les forces de l’ordre aux manifestants d’un bidonville du bassin charbonnier du pays, lassés de vivre dans la pauvreté et le chômage.
Le Caire, 11 février 2011. Hier, au cours d’une allocution télévisée, le président Hosni Moubarak annonce qu’il a l’intention de rester au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat. Depuis 17 jours, ce sont des millions d’Égyptiens qui réclament son départ et, de plus en plus, les chefs d’États du monde entier qui se joignent à leur appel.
« Les deux jeunes femmes dorment à tour de rôle, au milieu de dizaines d’hommes qu’elles ne connaissent pas. C’est impensable en Egypte »