Réflexions de parcours sur les développements récents du printemps québécois.
Une idée sur les médias sociaux et en l’espace de quelques jours cette idée est dans toutes les têtes et par sa pratique généralisée, elle est devenue réelle. Une idée qui se réalise dans la lutte est une idée qui coïncide avec les nécessités du mouvement et en devient donc sa propre production : le mouvement se transforme lui-même en transformant les conditions de sa lutte : l’application (impossible) de la loi spéciale, par exemple. Voilà comment la lutte produit sa propre théorie.
Devant l’adoption de la loi spéciale (loi 78), la solidarité exprimée par les profs et les parents trouve là une raison suffisante pour s’étendre à ceux et celles qui partagent le sentiment d’injustice et d’indignation envers un gouvernement qui exagère ou carrément abuse de ses pouvoirs répressifs dans la résolution du conflit étudiant. Mais il reste néanmoins que beaucoup de monde sympathise avec le mouvement sans toutefois vouloir prendre le risque de manifester dans la rue leur mécontentement face à des policiers armés et dangereux. L’idée des casseroles apparaît ici comme une pratique répondant au besoin de la population d’exprimer leur légitime colère publiquement sans danger pour leur sécurité. Les développements du rapport de force entre le gouvernement Charest et les manifestants dans le conflit étudiant ont produit une conjoncture où une frange de la population a prit spontanément la rue et par cette initiative a produit une situation dans laquelle une autre partie de la population n’attendait que l’occasion de manifester leur soutient et leur désaccord : c’est la lutte qui a produit la nécessité du concert de casseroles. Lire la suite…
« C’est une nouvelle très réjouissante : La formation de la classe ouvrière anglaise d’Edward P. Thompson vient d’être réédité en poche dans la collection “Points Histoire”.
« L’ouvrage, paru en anglais en 1963 est rapidement devenu un classique. En 1980, introduisant une présentation de l’ouvrage dans Le Débat Patrick Fridenson écrivait : “Edward Thompson n’est pas seulement un des historiens les plus importants de notre époque, c’est aussi un des principaux artisans de l’évolution récente des sciences humaines”. Tous en soulignant que “En France, la diffusion de son oeuvre est restée beaucoup plus limitée que partout ailleurs. Son livre majeur, jusqu’ici non traduit, a pris par cette absence même des proportions presque légendaires”. (Le Débat, n° 3, juillet-août 1980, pp. 175-192). La traduction française de l’ouvrage français ne paru que huit ans plus tard, à l’initiative de Miguel Absensour dans la collection “Hautes Études” des éditions Gallimard et du Seuil (voir sur le site des éditions de l’EHESS). Lire la suite…
les éditions Senonevero
seront au Salon du Livre libertaire 11, 12 et 13 mai 2012
à l’Espace des Blancs Manteaux
48 Rue Vieille du Temple
75004 Paris Métro lignes 1 ou 11 : station Hôtel de Ville ou Saint- Paul
Jusqu’à présent, la théorie de la communisation a lu et utilisé Marx sans tenir compte vraiment du fait que le point de vue nouveau qu’elle adopte dans l’analyse de la contradiction des classes et du passage du capitalisme au communisme diffère très sensiblement de celui de Marx. Ce dernier envisageait la révolution comme la victoire du prolétariat sur la bourgeoisie et (au moins dans un premier temps, celui de la société de transition) comme la dictature du prolétariat. La théorie de la communisation rejette la notion de transition, et pose que la révolution n’a pas le communisme comme but lointain mais comme contenu même. La révolution crée le communisme comme moyen d’abattre la bourgeoisie et le prolétariat, simultanément. La suite sur le blog de Bruno Astarian
Ce texte est déjà paru sur dndf. Il revient en première page du site à l’occasion des discussions qui animent le « milieu » à l’occasion de la sortie du n°1 de la revue SIC. On trouvera les sources des textes de BA, pour certains publiés ici, à l’adresse suivante: http://www.hicsalta-communisation.com/
A propos de deux textes de Bruno Astarian :
Le texte qui suit est un commentaire critique de deux textes de Bruno Astarian (B.A) . Le premier intitulé La communisation comme sortie de crise (texte désigné par CSC) a été publié dans le numéro 139 (hiver 2009-2010) de la revue Echanges, le second Activité de crise et communisation (texte désigné par ACC) a servi de base à un atelier lors d’une rencontre internationale organisée en août 2010 par les animateurs de cette même revue.
Le premier de ces textes a fait l’objet d’une critique dans le numéro 23 de Théorie Communiste (mai 2010), critique dont je reprendrai ici certains éléments. Cependant, le second texte justifie une révision substantielle de cette critique. En effet, alors que le premier se limite à un exercice que l’on peut qualifier de « communisation-fiction », c’est-à-dire de description de la révolution et du dépassement à venir du mode de production capitaliste (exercice vain quand il est effectué pour lui-même), le second répond en partie aux critiques qui étaient faites en cherchant à ancrer le dépassement communiste du capitalisme dans les luttes actuelles et l’époque présente du mode de production capitaliste. Lire la suite…
Dans le contexte de la grève générale autour du dernier plan d’austérité, un texte de l’Assemblée ouverte de la faculté de droit occupée
Pour nous libérer de la dette, il nous faut détruire l’économie
Le spectacle politique et financier a maintenant perdu toute confiance en lui-même. Ses actes sont totalement convulsifs. Le gouvernement « d’urgence » qui a pris en charge le maintien de la cohésion sociale est un échec tant pour la reproduction de la main-d’œuvre, que pour la consommation de la population. Les nouvelles mesures, avec lesquelles l’État vise à assurer la survie de la nation grecque dans le monde financier international, conduit à une suspension complète des paiements dans le monde du travail. L’abaissement du salaire minimum, maintenant lui aussi en fausse monnaie, est cohérent avec la suspension totale de toute forme de salaire direct ou social.
Tout coût pour notre reproduction disparaît. Les structures de santé, les lieux d’enseignement, le «welfare» les allocations et tout ce qui nous rend productifs dans le système dominant est maintenant chose du passé. En nous pressurant totalement ils nous jettent maintenant directement dans la faim et la paupérisation. Lire la suite…
Le surtravail ( par rapport au travail nécessaire) étant la source de toute richesse dans les sociétés de classes (1) (c’est à dire , en gros, dans toute l’histoire humaine ou presque….)
« Pas de surtravail sans travail , pas de travail sans population comme principale force productive; là où nous avons exploitation, nous avons la création de la catégorie femme et l’asservissement de toutes les femmes par tous les hommes.
La construction simultanée de la contradiction de genre et de classe (la structure même du rapport d’exploitation), introduit les clivages de chacune de ces catégories dans l’autre, mais aussi les contradictions propres à la construction sociale de chacune de ces catégories qui deviennent des contradictions inhérentes à l’autre » Extrait d’un document de travail de la revue Théorie Communiste
Il y a des jours comme ça, on tombe sur des phrases lumineuses………Lire la suite…
Editoriale di «Théorie Communiste», n.14, dicembre 1997
La ristrutturazione del modo di produzione capitalistico si avvia verso il proprio compimento; nuove modalità di accrescimento dello sfruttamento si fanno strada. È ciò che alcuni definiscono “nuovi compromessi”.
Tutte le caratteristiche del processo di produzione immediato e della riproduzione della forza-lavoro, tutto ciò che faceva della classe una determinazione della riproduzione del capitale (ancoraggio dell’accumulazione alle aree nazionali, “ripartizione dei guadagni di produttività”, inflazione strisciante, servizi pubblici), tutto ciò che poneva il proletariato, tanto socialmente quanto politicamente, come un interlocutore nazionale – in breve, tutto ciò che fondava un’identità operaia – viene a essere eroso o sovvertito.
Traduction de la présentation faite à Athènes par un camarade de Blaumachen lors de la soirée consacrée à SIC à Athènes et distribuée à Paris.
Éléments communs dans l’élaboration théorique effectuée par les participants au projet SIC
La théorie de l’abolition du capital comme théorie de la production du communisme et communisation.
Dans le cours de ses luttes revendicatives le prolétariat s’attaquera concrètement aux moyens de production en tant que tels, c’est-à-dire à leur rôle de moyens de production (comme le font par exemple les ouvriers au Bangladesh au même moment qu’ils revendiquent leur salaire; on peut s’imaginer la généralisation d’une telle situation). Si la révolution continue comme une réaction en chaîne, comme révolution dans la révolution, cette attaque mènera à l’abolition des moyens de production comme valeur, à leur décapitalisation.
C’est l’attaque des banques, où les prolétaires possèdent des comptes avec leur argent, qui va inévitablement poser la question de comment sera une vie sans argent; il ne s’agira pas d’une décision d’abolir l’argent.
L’attaque des commissariats va poser la question de l’armement de la révolution afin qu’elle puisse faire face aux conséquences de ses actes.
L’occupation des réseaux des télécommunications ou de transport va poser la question de la communication des insurgés ou du blocage de la communication entre les forces de répression.
L’attaque des magasins et le pillage des marchandises va poser la question de l’absence d’échange et de distribution à un niveau primaire, pour un laps de temps qui sera petit mais critique.
La continuation de la lutte dans l’espace public, l’impossibilité du retour à la maison, va mettre en question la distinction entre sphère privée et publique et va poser la question du genre. Lire la suite…
«Dans la situation actuelle, les gens ne descendront dans la rue que quand ils auront peur. Et ils descendront d’un coup, tous ensemble… A ce moment-là on va leur mettre le KKE ( PC grec) en travers , pour qu’il les arrête». Ce pronostic étonnamment exact a été émis en 2007 par un vieux trotskiste dans une discussion de café. Dans ce texte nous allons nous efforcer de comprendre ce que signifie cette apparition ouverte du KKE (PCG) en tant que police – cet événement important du 20 octobre – pour l’évolution de la lutte des classes en Grèce et quel est son rapport avec le cours de la crise. Lire la suite…
Au cœur de la société capitaliste, une nécessaire rupture
Depuis plusieurs mois en Europe sur la place de la « Puerta del Sol » à Madrid comme aux Etats-Unis avec le mouvement « Occuper Wall Street », des dizaines de milliers de gens qualifiés d’ « indignés » descendent dans les rues, mais l’on s’indigne de quoi au juste ? Pour s’indigner à un moment de l’histoire de la forme de vie capitaliste, il faut qu’auparavant l’on ait pu se sentir sinon fier du moins digne – en l’ayant accepté sans trop savoir et sans trop choisir (on s’y est fait doucement en échange d’un certain confort – le niveau de vie) d’avoir vécu de manière simple et honnête, et avec le sentiment du « travail bien fait », dans une telle forme de vie sociale que l’on nous présente comme naturelle, évidente, transhistorique, c’est-à-dire indépassable. Dans un premier temps nous pourrions donc dire que la forme de conscience contemporaine s’indigne aujourd’hui de l’évolution « pas très agréable » et « finalement pas si terrible » de la dynamique absurde de la forme de vie capitaliste. Lire la suite…
La revue « Théorie Communiste » se dote enfin d’un vrai site complet, archive de tous les numéros parus, des textes divers publiés ou non, en français et en anglais.
« Nous répondons rapidement à un courriel concernant notre position sur le concept de communisation.
Nous retrouvons plus particulièrement cette formulation du communisme théorique qui se veut pratique dans certains écrits récents de Gilles Dauvé et Karl Nesic (troploin.fr) mais aussi dans la publication en ligne Meeting proche des éditions Senonevero.
Si nous avons quelques affinités avec ces « groupes », elles relèvent plus particulièrement de notre dégoût commun du vieux monde.
En revanche nous sommes étrangers à ce concept plus proche de la métaphysique (anti-dialectique) que du mouvement réel. Lire la suite…
Every attempt to go beyond capitalism has ended in failure. But are capitalism’s present problems putting anti-capitalist revolution back on the agenda? To answer this question, this article looks at past revolutions, with particular emphasis on class struggle, while rethinking aspects of the Marxist, anarchist and feminist traditions.
IS CAPITALISM’S CRISIS PUTTING REVOLUTION BACK ON THE AGENDA? –
In the 20th century, every attempt to go beyond capitalism ended in failure. Either people looked to socialist politicians, whose reforms made capitalism even more secure, or they supported revolutions that degenerated into repression and mass killing. Consequently, today, few people have much hope that humanity could ever successfully transcend capitalism. Lire la suite…
Un texte (en anglais) des camarades de Blaumachen.
En cours de traduction en français
The capital relation cannot overcome its reproduction crisis. This crisis, now, is not merely a financial one. It is increasingly taking the form of a generalised social crisis. Capital would have a chance to overcome the crisis, only if the destructive process produced by the crisis was to function in a full scale. A new cycle of accumulation could only start through a devaluation or an immediate destruction of productive capital of significant value (more importantly, through the devaluation / renewal of fixed capital), followed by a restructuring of the mode of production. Lire la suite…
Nous avons déjà signalé ici l’émission de la chaîne « Arrêt sur image » qui invitait Lola Lafon au sujet de son bouquin
« Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce ».
Nous n’avons pas encore lu le bouquin mais nous avons finalement décidé de proposer l’accès libre à l’intégralité de cette émission sur dndf.
Pourquoi ?
Les thèmes abordés lors de cette émission, en dehors de l’intérêt d’entendre un auteur parler de son bouquin, nous paraissent concerner au premier chef les problématiques qui traversent aujourd’hui nos débats : L’assignation de genre dans le détail et le refus de sa violence , le viol et en particulier le viol domestique, le rapport à l’insurrection, à l’émeute, le printemps arabe et les indignés…
Mais aussi Barthes et le « fascisme de la langue », les mamies qui fabriquent les coktails molotovs comme des gateaux à Oaxaca…..“je me méfie des mouvements insurrectionnels glorifiés par la presse conventionnelle. Faut pas se raconter d’histoires. A un moment, il faut détruire des choses”
Last but not least, la posture de lola lafon, qui installe un personnage (dans son roman et à l’écran) à l’opposé du « héros rebelle auto satisfait » nous intéresse aussi….
À part le désaccord exprimé par ceux de ses membres appartenant au Parti républicain, désaccord manifestement fondé sur du vent, la Commission d’enquête sur la crise financière aurait difficilement pu prévoir que le rapport qu’elle a produit en janvier suscite un grand émoi. Au bout d’un an et demi de recherches et de recueil de témoignages d’universitaires et autres économistes, ce rapport n’a rien produit de plus que ce que dictait déjà le bon sens populaire, à savoir que la récession économique qui éclata publiquement en 2007 aurait pu être évitée, ayant résulté d’une combinaison de règles étatiques laxistes et d’une prise de risques excessive par les prêteurs et les emprunteurs, en particulier dans le secteur immobilier. Lire la suite…
Ce « court » texte, produit pour présenter « Théorie Communiste » dans un bouquin anglophone, résume de façon très claire les positions actuelles de cette revue parfois difficile à aborder…. Il y manque les derniers développements produits autour de la distinction de genre qui devraient faire partie du N° 24 de TC, à paraître…
Dans le cours de la lutte révolutionnaire, l’abolition de l’Etat, de l’échange, de la division du travail, de toute forme de propriété, l’extension de la gratuité comme unification de l’activité humaine, c’est-à-dire l’abolition des classes, sont des « mesures » abolissant le capital, imposées par les nécessités mêmes de la lutte contre la classe capitaliste. La révolution est communisation, elle n’a pas le communisme comme projet et résultat, mais comme contenu.
La communisation et le communisme sont des choses à venir, mais c’est au présent que nous devons en parler. C’est le contenu de la révolution à venir que les luttes annoncent, dans le cycle de luttes actuel, chaque fois que le fait même d’agir en tant que classe, dans la lutte contre le capital, apparaît comme une contrainte extérieure, une limite à dépasser. C’estla lutte en tant que classe qui est, à l’intérieur d’elle-même, devenue le problème, sa propre limite. Par là, elle annonce et produit comme son dépassement la révolution comme communisation. Lire la suite…
Une nouvelle brochure de Gilles Dauvé et Karl Nésic vient de paraître.
« Communisation »
Ce texte fait un point théorique et historique sur la notion de communisation dans le mouvement communiste en général, posant le point de vue des auteurs dans les débats actuels qui animent le « milieu », en évitant soigneusement de se situer ( et de les citer, d’ailleurs, sinon dans la bibliographie) par rapport à d’autres courants ou positions: « le mouvement se chargera de faire le tri »…. La brochure insiste beaucoup, dans sa deuxième partie , sur ce que pourrait être concrètement l’amorce de la communisation, le bouleversement des rapports humains qui en découlerait, le rapport à la violence, à la destruction de l’Etat, etc, etc…
The era of riots has started… « Rien n’explose comme un puits de pétrole, et les émeutiers ont tendance à mettre le feu.. » (Déclaration d’un économiste à Al-Jazeera)
L’étape transitoire de la crise : De la restructuration à la révolte
Jour après jour, le vent de la révolte qui balaie l’Afrique et le Moyen-Orient se fait de plus en plus sentir. L’un après l’autre, les pays font les gros titres de la presse internationale, mais le sujet reste identique : des heurts entre manifestants et la police et/ou les nervis para-étatiques de tel ou tel régime, généralement totalitaire. Malgré toute la peine que se donne le spectacle mondial pour dissimuler le caractère prolétarien des émeutes et pour mettre l’accent sur les contradictions internes, en présentant les évènements comme de simples mouvements politiques « pour la démocratie », ou comme des confrontations politiques entre les partisans de tel et tel politicien local, rien n’y fait : c’est classe contre classe. Lire la suite…
Le texte qui suit est la réponse de B.Astarian à la critique de RS de « Communisation sortie de crise ». Il est à noter que cette réponse ne tient pas compte de la seconde critique de RS qui englobe « Communisation sortie de crise » et « Activité de crise et communisation ». On peut trouver cette deuxième critique ICI
A la suite de la publication d’une critique sévère de mon article La Communisation comme Sortie de Crise[1] dans le n° 131 de Echanges et Mouvement, rédigée par RS et publiée sur le site DNDF sous le titre C’est au présent qu’il faut parler de communisation, où mon article avait été placé à mon insu, j’ai voulu lire Le Moment Actuel[2] pour comprendre le point de vue d’où cette critique venait. On trouvera ci-dessous des notes de lecture sur Le Moment Actuel, avec quelques réponses à C’est au présent… au passage, suivi d’une réponse partielle aux critiques de RS. Lire la suite…
« … le sujet abstrait, hypostase de l’individu isolé de la société bourgeoise. Nous avons là le « défaut » majeur de toutes les philosophies : leur incapacité à s’émanciper des apparences immédiates de la société marchande qui les fonde et qu’elles acceptent comme l’unique réalité. C’est à partir de l’acceptation non critique de la situation de l’individu dans la société bourgeoise que va se nouer l’essentiel de la problématique philosophique»