Débordements, imbordements et épuisement (suite)
(toujours sur le mouvement de luttes contre la Loi travail)
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La perspective d’ « épuisement » du mouvement a retenu l’attention de quelques lecteurs du petit texte, publié sur Dndf, De débordements en imbordements jusqu’à l’épuisement. Quelques événements récents, blocages, grèves plus ou moins reconductibles et reconduites, paraissent infirmer cette perspective de l’épuisement. C’est exact, le mouvement rebondit, mais comment ? Il était normal que cet « épuisement » retienne l’attention car finalement ce qui compte ce sont les pratiques, les enjeux, l’action et les perspectives que l’on a et/ou que l’on crée et dans lesquelles on agit. Cependant, cette perspective de l’ « épuisement », si elle a retenu l’attention n’était pas la « thèse centrale » de ce texte.
Le thème central de ces quelques lignes était l’illégitimité de la revendication salariale qui d’une simple situation subie (le ministre Sapin vient à nouveau de déclarer expressément que « les revendications n’étaient pas légitimes ») devient de façon partielle, balbutiante et spasmodique la propre compréhension du mouvement. La limite très problématique de cela était que ce contenu « flottait comme une conscience s’émancipant de ses limites », comme si cette conscience « devançait ses propres conditions de production ». C’était le fameux « plancher de verre » de la production auquel se sont heurtées de nombreuses luttes générales actuelles, les maintenant dans les instances de la reproduction.

















