Présentation du livre La Matérielle de C. Charrier
Fichier audio de la présentation de la Matérielle, faite le 24 janvier par Roland Simon à la librairie Publico
https://soundcloud.com/user-458726162/10453a
Fichier audio de la présentation de la Matérielle, faite le 24 janvier par Roland Simon à la librairie Publico
https://soundcloud.com/user-458726162/10453a
La dernière production du site « CARBURE »
Gilets jaunes et théorie #1 Thèses provisoires sur l’interclassisme dans le moment populiste
Cette contribution peut être lue comme un ensemble de réflexions préliminaires, qui nous semblent nécessaires à la compréhension du mouvement en cours. Dans le feu de l’action, on ne saurait trancher directement les questions importantes qui se posent aujourd’hui. Cependant, pour prendre la situation au sérieux, il nous a semblé nécessaire d’aplanir le terrain en commençant par qualifier ces questions et le lieu théorique où elles se posent. Cette contribution sera suivie d’un deuxième volet, s’attaquant à l’identification de certaines limites dans la théorie de la communisation, qui empêchent de prendre en compte ce mouvement dans sa singularité et, plus généralement, qui parasitent la compréhension de la séquence dans laquelle nous nous trouvons. Il s’agit donc d’une ambition introductive et on espère pouvoir répondre, dès que possible, aux questions qu’on ne fait qu’essayer de poser ici.
C’est dans le cours des luttes qui ont immédiatement suivi la crise de 2008, notamment dans la séquence de luttes qui a commencé en Grèce en 2009 et avec les insurrections arabes de 2011, que la question de l’interclassisme a commencé à se poser comme centrale, une condition des luttes actuelles. Si ces luttes ont été défaites, c’est dans l’interclassisme, dans la reconduction du caractère nécessaire du capital comme lien entre toutes les classes de la société capitaliste, dans la revendication d’une autonomie de la société civile qui ne pouvait avoir pour horizon que l’Etat. Ce fut le cas en Egypte comme en Grèce, malgré des luttes ouvrières puissantes, avec les résultats divers que l’on sait. C’est donc logiquement, à partir de la forme de cette défaite elle-même que le populisme, comme forme interclassiste se cristallisant autour de la relation entre peuple et Etat, s’est imposé comme la formalisation des limites des luttes actuelles. Lire la suite…
On a reçu ça, on a trouvé ça TRES intéressant… on publie! dndf
Gilets Jaunes, revenu et rapport à l’État.

Notes sur le mouvement des Gilets Jaunes, autour de Noël 2018
NB : ces notes ont été écrites fin décembre ; depuis, le mouvement a déjà en partie changé d’allure, et ce texte est à certains égards obsolète. Cependant je le propose à dndf tel quel, afin de susciter d’éventuelles discussions.
La question centrale du mouvement, c’est je crois, celle de sa composition, plutôt que celle de son idéologie (facho, pas facho), celle-ci découlant au demeurant de celle-là. En l’analysant, cette composition, on doit analyser l’État et la forme qu’il a pris, en France, en s’introduisant partout, jusque dans les derniers recoins des rapports sociaux, en étant l’intermédiaire absolu de tout, et particulièrement en tant que pourvoyeur de revenu (direct ou indirect). Au fond si les gens s’en prennent à l’État c’est bien parce qu’il médie tous les rapports, et en particulier la répartition du surproduit social. On ne s’en prend pas à son patron (quand on en a un) parce qu’on se sent plus ou moins comme une sorte de « salarié » de l’État, comme sous sa dépendance.
Un article publié sur Paris luttes info qui fait le point du mouvement en ce début d’année, en lien avec la crise financière annoncée ça et là.
Ca rappelle un peu les débats que nous avions fin 2018 avec Robin, entre autres….dndf

On est beaucoup de gilets jaunes à ne pas savoir où aller en janvier… Que faire ? La répression, la propagande, et l’étirement du mouvement semblent parfois avoir eu raison de lui depuis début décembre… Et pourtant, tout reste insaisissable, beaucoup restent déters, occupent et passent Noël sur les ronds-points… D’autant plus que l’Acte VIII du 5 janvier a clairement marqué un rebond dans la mobilisation… Alors, la suite ?
La crise qui vient
Remarques générales
Nous n’allons pas nous attarder sur les habituels débats tenus entre gauchistes sur le mouvement des Gilets Jaunes. Tout de même, voici quelques remarques d’ordre plus ou moins général histoire de clarifier d’où l’on parle.
Nous participons aux gilets jaunes depuis la première semaine de mobilisation. Le 17, nous étions sceptiques. Le 18, nous étions forcés de constater qu’il se passait quelque-chose d’autre qu’une simple sortie publique de l’électorat d’extrême-droite. Le 19, il nous fallait aller voir sur les ronds-points et les péages les plus proches de nous. Depuis, notre excitation ne faiblit pas. Lire la suite…
Présentation publique à Paris de
« La Matérielle »
de Christian Charrier
Publié par SENONEVERO aux éditions ENTREMONDE
PARIS, le 24 janvier à 19h à la librairie PUBLICO
Présentation de l’ouvrage:
De l’essence révolutionnaire de la théorie à l’actualité de la lutte des classes
Les apports de la Matérielle se laissent le mieux saisir dans l’objet auquel elle entend donner la primauté : la situation actuelle. Le fait qu’au cours du grèves de mai-juin 2003 « la lutte » soit devenue le « seul horizon des luttes »[1] n’est pas à voir comme un simple manque, comme le signe de ce que rien ne s’est passé. C’est au contraire la dimension positive d’une situation sans médiations politiques ou syndicales susceptibles de donner un sens aux activités des grévistes au-delà de celui qu’ils développent au cours des grèves elles-mêmes. Cette dimension est une détermination objective à part entière et non l’aiguillon de la recomposition d’un nouveau sujet révolutionnaire à l’instar de l’ouvrier social de Hardt et Negri[2]. Il s’agit de se confronter à ce qui est : en mai-juin 2003, toute unité du prolétariat brille par son absence, et les négociations entre prolétaires et capitalistes se sont progressivement déplacées du niveau de l’État à celui, local, de l’entreprise[3]. Lire la suite…
Sur la voie rapide d’Arles…
Référence à la révolution française?
Appel à un Référendum d’Initiative Citoyenne sur le rétablissement de la peine de mort?
Signalé par Patloch, le deuxième appel de Commercy.
Le texte de l’appel est ici.
Le premier appel se trouve ici. dndf
Trouvé sur Agitations. dndf
Réflexions provisoires sur les Gilets Jaunes
Le texte suivant est issu des réflexions de camarades vivant en France, en Suisse et en Allemagne, et a pour but de présenter la situation actuelle en France à un public allemand (puis vaille que vaille, traduira qui voudra). Nous partageons ses conclusions avec seulement quelques réserves, notamment par rapport à l’utilisation de l’enquête du Monde dont nous trouvons la méthodologie peu satisfaisante, biaisant de ce fait la représentation des composantes sociales du mouvement, et surtout leur politisation (sur la présence de l’extrême droite particulièrement).
1. Le « peuple » et le prix du litre
C’était la goutte de trop. Une hausse des taxes sur le carburant qui fait exploser la colère de celles et ceux qui subissent de plein fouet la mise à mal de l’Etat social. Mais pourquoi la goutte fut-elle dans la hausse des taxes sur le carburant, et pas dans la casse du code du travail amorcée par la loi El Khomri et approfondie par les ordonnances de Macron, ou encore dans la privatisation des chemins de fer ? Parce qu’un réservoir vide, c’est une assignation à résidence. Pour les individus relégués aux périphéries de l’espace social, dans ses marges périurbaines et rurales, la voiture est la dernière garantie d’une socialisation résiduelle. Elle permet de « sortir » de la zone. Sous ces conditions, il n’est pas rare que la voiture soit perçue comme un facteur de socialisation central. Lire la suite…
Après réflexion, pour garder une cohérence aux échanges du fil, nous laissons ce texte de contribution de RS dans le fil des commentaires de l’article en réponse à Patloch. Désolé pour le cafouillage. la soute de dndf
En réponse aux commentaires de Patlotch sur la note de Théorie Communiste relative au mouvement des Gilets jaunes.
Il est toujours risqué de rendre publiques des notes ou un texte non abouti (dans la mesure où une telle chose, « le texte abouti », existe), la chose sera toujours considérée comme « achevée » et le lecteur se chargera de l’achever en trouvant son inachèvement comme symptomatique de sa problématique, considérant, comme Patlotch, que sa « cohérence tient à tout ce qu’il manque ou évacue ». Le terme même de « cohérence » témoigne bien que, avec raison, personne ne tient compte du caractère de « notes » d’un texte. Quel bel hommage, au passage, à la « lecture symptomale » que de reprendre le thème de « l’interdit d’une problématique ».
Elément de contexte. Un texte de Joshua Clover, traduit par le site Agitations
« Après avoir légué au monde les concepts de gauche et de droite, la France semble désormais explorer les dynamiques d’une nouvelle situation où ce spectre établi de longue date n’opère plus comme à l’accoutumée. A un niveau abstrait, la topographie actuelle ressemble à un triangle isocèle. La Droite correspond au Rassemblement National et aux groupuscules de Droite radicale qui se sont radicalisés sur la voie nationaliste. Ayant souffert d’un processus de Pasokification qui a conduit à l’érosion du Parti Socialiste, seule demeure une Gauche radicale par défaut. Toutes deux sont condamnées à affronter le Centre technocratique dans une configuration qui semble les rassembler dans une alliance formelle : les nationalistes chauvins de même que ceux qui peuvent encore se réclamer du communisme ou de l’anarchisme s’opposent nécessairement à un ennemi commun. En dehors de cette lutte ils sont néanmoins conduits à s’affronter très souvent dans la rue lors de combats directs durant lesquels le médiateur, né Macron aka « ni de gauche ni de droite » est éliminé. «
Traduction de l’article « Yellow is not the color of spring », paru sur le site a « ruthless critique against everything existing » et qui nous a été envoyé par un camarade grec.dndf
Pendant que nous écrivons ces lignes, les rues de Paris sont encore pleines d’une foule variée, pleine de rêves pour un monde meilleur. Mais aucune foi et aucun rêve n’ont jamais apporté le paradis sur Terre, à la fois parce qu’un monde meilleur n’exige pas simplement la satisfaction d’une demande préexistante, mais également le changement radical dans la façon dont les gens interagissent entre eux. La révolution signifie un changement qualitatif et non quantitatif des relations sociales. Aucune révolution n’est politique au sens courant du terme. Que dire alors des gilets jaunes ? Lire la suite…
Nous continuons à relayer les textes qui ont attirés notre attention critique ça et la, chemin faisant dans ce mouvement. Celui ci est plus un texte de « point de vue sur la phénoménologie du mouvement » qu’une vrai analyse en profondeur. Reste qu’il nous propose une approche intéressante. Nous manifestons tout de même notre agacement croissant devant les introductions de textes qui nous expliquent tous ou presque que personne (à part eux, donc!) n’avait rien compris et sont à jeter aux poubelles de l’histoire…
On aimerait bien, des fois, relayer des textes qui commenceraient par nous dire « nous aussi on est scottchés, on avait pas vu ou pas bien analysé… » Non, la tradition post situ dans ce pays fait encore bien des ravages littéraires…dndf
« Viser juste, donc, mais aussi durer, avant toute chose. » paru dans lundimatin, le 6 décembre 2018
S’il peut bientôt s’avérer fragile, l’un des principaux mérites de la mobilisation actuelle demeure pour l’heure d’avoir renvoyé au Musée Grévin la rhétorique et le répertoire pratique des mouvements de gauche du siècle passé, tout en réclamant plus de justice et d’égalité, et ce sans reproduire pour autant la geste antifiscale de droite et d’extrême-droite de l’après-guerre. Après l’effondrement des sociaux-démocrates signalé en France par l’élection de Macron, voici donc maintenant celui des communistes, (in)soumis, gauchistes, anarchistes, membres de l’« ultra-gauche » et autres professionnels de la lutte de classes ou porte-paroles radicaux chic : et une majorité d’entre eux, après avoir fait la fine bouche ou s’être pincé le nez, de courir désormais, défaits, à toutes jambes après le mouvement, avec leur groupuscules, syndicats, partis, interventions de presse et billets de blog. Bienvenue dans l’arrière-garde !
Glané quelque part sur Facebook. dndf
AVEC OU SANS GILETS, IL EST TEMPS DE S’Y METTRE !
Les débuts du mouvement des « Gilets Jaunes » furent laborieux. Le poujadisme qui y régnait en maître avait quelque chose d’écœurant. Les exactions racistes et homophobes de certains, avaient fini de nous convaincre de la nature fasciste de ce mouvement.
Pourtant, chose imprévisible il y a 15 jours encore, des individus éparses, épuisés par la lutte pour la survie quotidienne, se sont agrégés sur les barrages. Non pas pour défendre un programme, un drapeau ou une banderole, mais simplement parce qu’ils n’y arrivent plus. Sur ces barrages se sont développées des solidarités. Ces solidarités ont permis à beaucoup de reprendre goût aux autres ; d’avoir de nouveau une vie sociale et affective à laquelle ils n’avaient plus accès. Lire la suite…
Ca ne prouve rien, il ne faut pas lui faire dire plus que ce que cela dit, ça a des odeurs un peu « programmatiques » (« le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple », « C’est l’égalité. C’est la justice. C’est la liberté. Voilà ce que nous voulons ! ») mais ça se passe, alors on montre:
Le texte de l’appel en bas de page Lire la suite…
Ce texte vient du site de Patloch. Nous le relayons en raison de son importance dans le débat actuel sur le mouvement des gilets jaunes. dndf
1. les gilets jaunes, l’État, et le capital
remarques critiques sur l’analyse de Théorie communiste
A ce jour, la Note sur le mouvement des gilets jaunes de Théorie Communiste est le meilleur texte sur la question… du point de vue du structuralisme prolétarien*, ou si l’on préfère la meilleure analyse de classe de ce mouvement.
* voir à ce sujet Althusser n’est pour rien dans le ‘structuralisme prolétarien’, de TC ou de quiconque
1) ce texte est la meilleure analyse de classe… (citations résumées en substance) :
– la critique de « l’interclassisme », « coexistence et non somme d’intérêts communs fondés sur une revendication commune, ici sur la question du niveau de vie, des revenus, qui de question économique devient immédiatement politique. »
– celle du populisme : « les taxes, les impôts, c’est l’Etat » et cette « résultante » revendicatrice « consacre l’hégémonie d’une de ses composantes : les artisans et petits patrons qui fédèrent le « peuple ».
– les approches sociologiques en terme de « France périphérique » (Christophe Guilluy), formule performative qui fait exister ce qu’elle est censée désigner »
– « une revendication économique où le salaire n’est qu’un rapport de distribution (bien sûr injuste) et corollairement le mode de production est occulté, réduit au détournement du travail du peuple. [Ici] des luttes, des pratiques désignent les rapports de distribution précisément comme « l’envers des rapports de production », c’est-à-dire qui se situent dans la réflexivité. Tout en sachant qu’il peut y avoir de nombreuses situations intermédiaires. La distinction peut traverser une même pratique et/ou un même groupe social (subdivisions de classe) […] Dans [ce] cas, la revendication contre l’injustice, la pauvreté, l’Etat dénationalisé, désignerait les rapports de production à l’intérieur même de la façon dont les rapports de distribution sont attaqués. Et, il est impossible de dire que dans les mobilisations des gilets jaunes la chose est absente. […] Il y a toujours jeu et non dichotomie entre rapports de production et rapports de distribution. »
« Théorie Communiste » vient de publier un texte de travail au sujet du mouvement en cours sur son blog, « la soute »

La France qui roule des clopes et fume au diésel
(Elle fait aussi griller des merguez et apprécie « le jaune », pas seulement en gilet)
« Dans le mouvement des gilets jaunes, la revendication commune porte sur le niveau de vie et plus précisément, à l’intérieur de ce qui l’affecte, l’ensemble des dépenses contraintes et parmi elles, celle que tout le monde désigne comme « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase » : l’augmentation du prix des carburants (principalement le gazole). La question est celle du niveau de vie, des revenus. Mais cette question ne demeure pas une question économique, elle devient immédiatement politique. Les taxes, les impôts, c’est l’Etat. C’est dans cette immédiate mutation de l’économie en politique que l’interclassisme trouve sa forme qui le définit et le conforte. La résultante n’est jamais socialement neutre mais consacre dans l’interclassisme, l’hégémonie d’une de ses composantes : les artisans et petits patrons qui fédèrent le « peuple».
« On aimerait bien y croire, dans la capacité des choses à être autre chose que ce qu’elles sont. Oui mais… »
La problématique n’est pas absolument d’une actualité brûlante mais, Internet étant une grande caisse de « raisonance », très poreuse, les camarades de la revue « Théorie Communiste » ont eu vent du fait qu’il était question, sur certains réseaux sociaux, de leur structuralisme et, en particulier, de leur intérêt passé et présent pour Althusser. Du coup, ils nous demandent de rendre public ce petit travail sur le sujet en forme de participation au débat. dndf
A propos du « structuralisme » de Théorie Communiste et plus précisément de son « structuralisme althussérien »
Que Théorie Communiste soit « structuraliste » ou plus précisément « structuraliste althussérien », où est le problème ? S’il s’agit seulement de faire une généalogie conceptuelle cela n’a pas grand intérêt. Supposons même la question résolue par l’affirmative, c’est-à-dire un structuralisme de TC et même horresco referens : un « structuralisme althussérien ». C’est bien ou c’est pas bien ? Où est la question, où est l’enjeu ?
La question est importante à partir du moment où on la situe, où on la positionne théoriquement ce qui signifie politiquement.
Il semblerait que ce n’est pas « bien » d’être « structuraliste » ou pis « structuraliste althussérien », il y aurait comme un problème. Personne n’a jamais posé, de la même façon, de questions sur les niaiseries humanistes héritées de Rubel (icône de l’ultragauche), comme si elles allaient de soi, ou sur les grandes envolées hégéliennes relatives au travail et son dépassement, toujours assez chics et « radicales ». Ce ne sont que péchés véniels. Ce qui fait problème avec le structuralisme, c’est qu’on ne tend plus aux « gens » un miroir où ils pourront se reconnaître comme « personnes ». Lire la suite…
Depuis quelques temps, nous avons repéré la propension de certains internautes à confondre dndf et la revue « Théorie communiste ». Le pamphlet « Telenovela confusionniste » dit « (TC) publait sur leur site dndf », Patloch dit « dndf donc TC » (désolé, nous avions promis de ne plus jamais parler de vous comme vous nous le demandiez mais on ne peut pas toujours tenir promesse)
Rien d’infamant à être confondus avec « Théorie Communiste ». Cela pourrait même être flatteur, parfois.
Le seul problème, c’est que c’est une erreur de compréhension que nous voudrions ici corriger. Nous supposons que ces internautes sont débordé(e)s par le nombre de leurs lectures et activités diverses et il leur aura échappé que dndf présente des différences absolument majeures avec TC et la première d’entre elles est notre volonté intraitable de relayer TOUT ce qui circule d’intéressant dans ce qu’il est convenu d’appeler « le milieu de la communisation » et ailleurs autour, dès lors que nous trouvons cela pertinent à relayer. Il ne vous aura pas échappé non plus que TC fait assez peu de mention non critique des productions de leurs petits camarades en communisation ( Dauvé, Astarian, Il latto cativo, etc, etc…)
Et comme nous ne sommes ni un parti ni une église, nous ne nous sentons même pas contraints d’accompagner systématiquement ces posts d’un chapeau critique. Le petit bassin des lecteur(trice)s de dndf est assez équipé pour trouver par lui-même ce qu’il faut penser de tel ou tel texte.
les soutiers de dndf
Les librairies parisiennes dans lesquelles TC 26 était en rupture de stock ont été réapprovisionnées. On a ajouté les deux librairies suivantes:
La librairie Compagnie; 58, rue des Ecoles 75005
La lucarne des écrivains, 115 rue de l’Ourcq, 75019
Ca faisait longtemps qu’on avait pas joué aux Télérama de la communisation.
Là, c’est vraiment de la vraie récré…. Du Krump, loin de L.A…..
Trouvé sur le net. Basique….c’est une première analyse… dndf

« Ce 17 novembre n’a pas encore eu lieu que pourtant déjà fleurissent un peu partout des commentaires qui érigent cet appel en « mouvement » . On parle ainsi d’agrégat de colères diverses et variées, de vent de révolte populaire au sens strict du terme, et de formes de mobilisation échappant aux organisations conventionnelles. Un mouvement social aux formes inédites et capable de dépasser la situation sociale actuelle serait en gestation ? Pour l’heure, le moteur et le seul trait commun de l’ensemble des appels à l’action est une grogne antifiscale, devant se manifester par le biais d’un blocage routier… »
Texte intégral de la traduction de « A state adequate to the task ».

Un Etat adéquat à sa tâche.
Conversation avec Lao Xie
Les membres de Chuǎng vivent et voyagent en Chine continentale depuis la fin des années 1980. En plus d’essayer de comprendre les tendances dominantes du développement capitaliste et les luttes au sein de la société continentale dans son ensemble, nous avons bien sûr été à la recherche de personnes qui partagent les mêmes perspectives politiques que nous. Pendant une grande partie de cette période, les résultats ont été rares. Nous avons rencontré une poignée d’anarchistes, mais leur intérêt pour la société s’est généralement limité à des conversations informelles, au domaine de l’art et à ses sous-cultures et à des actes occasionnels de protestation. Nous avons également rencontré quelques survivants de l' » extrême-gauche » de la révolution culturelle qui sont devenus libéraux ou qui continuent d’essayer de justifier leurs positions anti-étatiques parmi les maoïstes les plus courants en citant des citations exceptionnelles du Grand Timonier, plutôt qu’en examinant les structures et luttes du présent. Mais ces dernières années, cette situation a subtilement changé. Les habitants du continent qui nous ont le plus appris ont tendance à s’impliquer dans les petits groupes qui ont émergé de la vague de grève de 2010, lorsque des militants (principalement des étudiants et des jeunes diplômés, ainsi que quelques gauchistes plus âgés) de toutes les villes de Chine « ont découvert la nouvelle classe ouvrière », ont déménagé dans des districts industriels de la ceinture de soleil et y ont trouvé des emplois dans des usines. Lire la suite…
Trouvé sur le site de la revue Contretemps
La source de vie du capitalisme : la base domestique et sociale de l’exploitation
Tithi Bhattacharya, l’une des organisatrices de la grève de femmes du 8 mars dernier, développe dans cet entretien les points forts et les implications de la théorie de la reproduction sociale. Marx avait exploré la manière dont s’organise la production de marchandises en régime capitaliste, mais comment le capitalisme reproduit-il la force de travail ? Quels rôles jouent le genre et la race dans ces processus de reproduction ? Comment la théorie de la reproduction sociale se rapporte-t-elle aux approches en termes d’intersectionnalité ?
Ce sont ces questions, et d’autres encore, que cet entretien vient démêler en proposant par ailleurs un modèle dynamique de la transformation sociale et politique, et en montrant notamment comment la grève du 8 mars a été une manière de mettre la théorie de la reproduction sociale à l’épreuve d’une pratique politique.
Pour quelqu’un qui n’a jamais rencontré ce terme avant, qu’est-ce que la théorie de la reproduction sociale ?
La théorie de la reproduction sociale (TRS) semble assez intimidante, mais les grands mots masquent ici une question relativement simple : si la production capitaliste est fondamentalement la production de marchandises, et que ce sont les travailleur.se.s qui produisent ces marchandises, qui produit les travailleur.se.s ? La TRS théorise les processus sociaux à travers lesquels la force de travail (la capacité du travailleur à travailler[1]) est reproduite sous le capitalisme et la relation que de tels processus ont avec la production de marchandises. Lire la suite…
Le premier étage de la fusée « Le kaléidoscope du prolétariat », ce fut la sortie de TC 26 il y a quelques semaines. Le troisième étage devrait être la sortie du livre aux éditions ENTREMONDE, dans la collection SENONEVERO, courant 2019.
Dans l’entre deux, voici ce qui ressemble plus à un abstract qu’un résumé de TC 26, en 20 pages. Le collectif de la revue « Théorie Communiste » nous demande de relayer un appel à traductions de ce 20 pages, en anglais et en espagnol au moins…. Merci d’envoyer vos propositions à pepe@communisation.net
dndf
Ce texte n’est pas un simple condensé du n° 26 de Théorie Communiste, la modification du plan en fait une approche plus directement théorique, fondamentale et abstraite de la nécessité et de l’objectivité, dans le mode de production capitaliste, de la production des distinctions raciales inhérentes à l’exploitation du travail par le capital dès qu’on la considère historiquement. S’il est fait référence à la fabrication et l’évolution de la racialisation en France, cela n’exclut pas de poser des concepts et des articulations théoriques susceptibles d’être retravaillés dans d’autres contextes nationaux et historiques.
Le kaléidoscope du prolétariat
Nécessité et aléa des assignations et segmentations raciales dans le mode de production capitaliste
Le pas que doit franchir toute théorie de la révolution se voulant actuelle se résume en une formule : lutter en tant que classe est la limite nécessaire de la lutte de classe ; c’est là sa contradiction, sa dynamique, son possible dépassement dans la destruction du mode de production capitaliste. C’est l’unique façon historique, non militante et non normative de parler au présent de la révolution comme communisation. Lire la suite…
Entretien avec Federici publié sur le site https://www.woz.ch/-8cd5 et traduit par les camarades des éditions Entremonde
Pour une critique de son best-seller traduit et publié par les éditions Senonevero et Entremonde, lire « Au sujet de « Caliban et la sorcière » » http://dndf.org/?p=13748
« Ils nous prennent vraiment pour des connes »
La philosophe féministe Silvia Federici milite depuis des décennies pour que le travail domestique soit enfin rémunéré. Mais dans ce domaine, même Karl Marx avait ses angles morts.
WOZ : Silvia Federici, vous êtes une féministe marxiste. Qu’avez-vous hérité de Marx ?
Silvia Federici : Je ne me qualifie pas comme une féministe marxiste, même si d’autres le font. Je me sépare de Karl Marx sur des points fondamentaux, bien que son analyse ait fortement influencé mon travail. Nous avons besoin de Marx pour comprendre notre monde actuel et la dynamique de la perpétuation du capitalisme. Marx a apporté une contribution majeure à la théorie féministe – par exemple, avec sa thèse centrale qu’il n’y a pas de « nature humaine », mais qu’à travers certaines luttes et en fonction des conditions historiques, les gens se font ce qu’ils sont. Cela nous a aidées à briser l’image de l’éternelle féminité et de sa conception essentialiste.
Et quelles sont vos différences fondamentales avec Marx ?
Nous, dans la campagne Un salaire pour le travail ménager, avons été extrêmement critiques à l’égard de Marx et de la tradition politique qui l’a suivi dans les années 1970, pour laquelle le travail industriel contribue le plus à l’accumulation capitaliste. Il fait de l’ouvrier industriel un sujet révolutionnaire. Que Marx analyse le capitalisme comme un système d’exploitation est central – parce que « exploitation » signifie que le travail non rémunéré est extrait et accumulé. Nous situant du point de vue de la cuisine, cependant, nous avons pu observer que Marx ignorait une immense partie du travail qui est fondamentale à la production du capital, à savoir toute la reproduction du travail : manger, dormir, la proximité physique, produire les travailleurs de la prochaine génération. Marx n’a pas vu que cet autre travail était déjà réglementé par l’État à l’époque. Lire la suite…
Pour le paiement des TC 26 reçus, merci de voir en fin de page
NANTES:
Librairie vent d’Ouest, 5 Place du Bon Pasteur (celle près du manège et de la rue du calvaire, pas celle du Lu)
Bibliothèque B17, 17 de la rue Paul Bellamy
Café La Perle, 8 rue du Port aux Vins
Bientôt à La dérive, 1 Rue du Gué Robert
ARLES
Bouquinerie La fontaine des lunatiques, 12 rue Jouvéne,
SETE:
l’astragale 21 rue pierre semard
SAUVE:
Alterlivres, Cours des Artisans, 22 rue des Boisseliers
PARIS:
Le Point du jour 58 rue Gay Lussac 75005
Quilombo 23 rue Voltaire 75011
Publico 145 rue Amelot 75011
Violette and co 102 rue de Charonne 75011
La Brèche 27 rue Taine 75012
L’humeur vagabonde 44 rue du Poteau 75018
L’odeur du book 60 rue Hermel 75018
Le comptoir des mots 229 rue des Pyrénées 75020
Le merle moqueur 51 rue de Bagnolet 75020
Envie de lire 16 rue Gabriel Péri 94 Ivry
MARSEILLE:
L’ Hydre à mille têtes, rue st Savournin
L’Odeur du temps, rue Pavillon
Manifesten, 59 Rue Adolphe Thiers, 13001 à Marseille.
LYON:
Jusqu’ici, 169 Grande Rue de la Guillotière, 69007 à Lyon.
Québec:
Montréal
Librairie L’insoumise, boulevard St Laurent
Belgique:
ST GILLES
Libraire Aurora Avenue Jean Volders 34
Porte de Hal, Saint-Gilles
FOREST
La librairie Par chemins rue Berthelot 116 (arrêt Berthelot, tram 97).
Suisse:
GENEVE
Fahrenheit 451, 24 Rue Voltaire
Librairie du Boulevard, 34 Rue de Carouge
ORAIBI + BECKBOOKS,10 Rue des Vieux-Grenadiers Lire la suite…
Joshua CLOVER présentera son livre lors d’une tournée en Europe. Les dates et les lieux ici :
vendredi 8 juin 2018
20H00 La Parole errante / café librairie Michèle Firk, 9, rue François Debergue, Montreuil
lundi 11 juin 2018
19H00 la Maison de la Grève, 37, rue Legraverend, Rennes
mercredi 13 juin 2018
Suivi de la projection de The Spook Who Sat by the Door
19H00 la librairie L’Hydre aux mille têtes, 96, rue Saint Savournin, Marseille
vendredi 15 juin 2018
18H30 la librairie Oraibi + Beckbooks, 10, rue des Vieux-Grenadiers, Genève
samedi 16 juin 2018
Suivi de la projection de The Spook Who Sat by the Door
19H00 l’ERG, 87, rue du Page, Bruxelles
dimanche 17 juin 2018
Suivi de la projection de The Spook Who Sat by the Door
20H00 la Cafétéria Collective Kali, 32, rue Saint-Thomas, Liège
mercredi 20 juin 2018
Séminaire Conséquences — Rencontre avec Joshua Clover à l’occasion de la sortie de L’Émeute prime
Information sur le lieu à venir
19H00 Paris