Ce commentaire de RS vient à la suite de ceux qui ont suivis la publication du texte « Gilets jaunes, revenus et rapport à l’Etat ». La longueur du texte nous contraint à en faire un article à part entière. dndf
« On voudrait seulement vivre un peu mieux »
…oui mais voilà c’est pas possible.
(commentaires sur le texte « Gilets Jaunes, revenus et rapport à l’Etat » et sa critique par AC)
C’est toujours un peu gênant de défendre un texte (« Gilets Jaunes, revenus et rapport à l’Etat ») dont on n’est pas l’auteur quand on peut supposer que l’auteur (lacanaille) est bien à même de se défendre lui-même. Donc ce ne sera que ma lecture du texte que je « défendrai ».
Il est sûr que ce texte ne présente « aucun progrès théorique notable » (AC). Ceux-ci sont extrêmement rares, mais souvent appliquer et reformuler à bon escient quelques « banalités » quand elles rendent compte efficacement d’une situation est plus important que ces « progrès notables ».
Les classes n’apparaissent pas « comme toutes constituées » (AC) parce que ce n’est pas le sujet de ce texte. La première phrase du texte « lacanaille » nous l’annonce : « La question centrale du mouvement, c’est je crois, celle de sa composition … », ce qui suppose que l’hétérogénéité sociale est posée comme une constatation de fait et que c’est elle qu’il va falloir expliquer. Loin d’apparaître comme « toutes constituées », les classes apparaissent comme se constituant et s’opposant (dans le cours de l’action) au travers de ce qui spécifiquement, dans cette lutte là, les réunit. On ne peut pas reprocher au texte de parler « d’amalgame » et « fusion » et simultanément lui reprocher de parler de « clarification » dans le cours de la lutte. Les deux tendances sont en constante interaction et si l’on dit que c’est là l’originalité, les problèmes et la dynamique de cette lutte, il n’y a là aucun « normativisme » visant « l’action pure de la classe » (AC). Lire la suite…
Une émission de France Culture avec Didier Lapeyronnie et Ahmed Boubeker
« L’idée que les problèmes sociaux étaient de nature sociale, et non raciale, a longtemps évacué la dimension structurelle des phénomènes de ségrégation. (Didier Lapeyronnie) »
Gilets jaunes et théorie #1 Thèses provisoires sur l’interclassisme dans le moment populiste
Cette contribution peut être lue comme un ensemble de réflexions préliminaires, qui nous semblent nécessaires à la compréhension du mouvement en cours. Dans le feu de l’action, on ne saurait trancher directement les questions importantes qui se posent aujourd’hui. Cependant, pour prendre la situation au sérieux, il nous a semblé nécessaire d’aplanir le terrain en commençant par qualifier ces questions et le lieu théorique où elles se posent. Cette contribution sera suivie d’un deuxième volet, s’attaquant à l’identification de certaines limites dans la théorie de la communisation, qui empêchent de prendre en compte ce mouvement dans sa singularité et, plus généralement, qui parasitent la compréhension de la séquence dans laquelle nous nous trouvons. Il s’agit donc d’une ambition introductive et on espère pouvoir répondre, dès que possible, aux questions qu’on ne fait qu’essayer de poser ici.
Nécessité de l’interclassisme
C’est dans le cours des luttes qui ont immédiatement suivi la crise de 2008, notamment dans la séquence de luttes qui a commencé en Grèce en 2009 et avec les insurrections arabes de 2011, que la question de l’interclassisme a commencé à se poser comme centrale, une condition des luttes actuelles. Si ces luttes ont été défaites, c’est dans l’interclassisme, dans la reconduction du caractère nécessaire du capital comme lien entre toutes les classes de la société capitaliste, dans la revendication d’une autonomie de la société civile qui ne pouvait avoir pour horizon que l’Etat. Ce fut le cas en Egypte comme en Grèce, malgré des luttes ouvrières puissantes, avec les résultats divers que l’on sait. C’est donc logiquement, à partir de la forme de cette défaite elle-même que le populisme, comme forme interclassiste se cristallisant autour de la relation entre peuple et Etat, s’est imposé comme la formalisation des limites des luttes actuelles. Lire la suite…
On a reçu ça, on a trouvé ça TRES intéressant… on publie! dndf
Gilets Jaunes, revenu et rapport à l’État.
Notes sur le mouvement des Gilets Jaunes, autour de Noël 2018
NB : ces notes ont été écrites fin décembre ; depuis, le mouvement a déjà en partie changé d’allure, et ce texte est à certains égards obsolète. Cependant je le propose à dndf tel quel, afin de susciter d’éventuelles discussions.
La question centrale du mouvement, c’est je crois, celle de sa composition, plutôt que celle de son idéologie (facho, pas facho), celle-ci découlant au demeurant de celle-là. En l’analysant, cette composition, on doit analyser l’État et la forme qu’il a pris, en France, en s’introduisant partout, jusque dans les derniers recoins des rapports sociaux, en étant l’intermédiaire absolu de tout, et particulièrement en tant que pourvoyeur de revenu (direct ou indirect). Au fond si les gens s’en prennent à l’État c’est bien parce qu’il médie tous les rapports, et en particulier la répartition du surproduit social. On ne s’en prend pas à son patron (quand on en a un) parce qu’on se sent plus ou moins comme une sorte de « salarié » de l’État, comme sous sa dépendance.
Un article publié sur Paris luttes info qui fait le point du mouvement en ce début d’année, en lien avec la crise financière annoncée ça et là. Ca rappelle un peu les débats que nous avions fin 2018 avec Robin, entre autres….dndf
On est beaucoup de gilets jaunes à ne pas savoir où aller en janvier… Que faire ? La répression, la propagande, et l’étirement du mouvement semblent parfois avoir eu raison de lui depuis début décembre… Et pourtant, tout reste insaisissable, beaucoup restent déters, occupent et passent Noël sur les ronds-points… D’autant plus que l’Acte VIII du 5 janvier a clairement marqué un rebond dans la mobilisation… Alors, la suite ?
La crise qui vient
Remarques générales
Nous n’allons pas nous attarder sur les habituels débats tenus entre gauchistes sur le mouvement des Gilets Jaunes. Tout de même, voici quelques remarques d’ordre plus ou moins général histoire de clarifier d’où l’on parle.
Nous participons aux gilets jaunes depuis la première semaine de mobilisation. Le 17, nous étions sceptiques. Le 18, nous étions forcés de constater qu’il se passait quelque-chose d’autre qu’une simple sortie publique de l’électorat d’extrême-droite. Le 19, il nous fallait aller voir sur les ronds-points et les péages les plus proches de nous. Depuis, notre excitation ne faiblit pas. Lire la suite…
Présentation publique à Paris de « La Matérielle » de Christian Charrier Publié par SENONEVERO aux éditions ENTREMONDE
PARIS, le 24 janvier à 19h à la librairie PUBLICO 145, Rue Amelot, 75011 Paris
Présentation de l’ouvrage:
De l’essence révolutionnaire de la théorie à l’actualité de la lutte des classes
Les apports de la Matérielle se laissent le mieux saisir dans l’objet auquel elle entend donner la primauté : la situation actuelle. Le fait qu’au cours du grèves de mai-juin 2003 « la lutte » soit devenue le « seul horizon des luttes »[1] n’est pas à voir comme un simple manque, comme le signe de ce que rien ne s’est passé. C’est au contraire la dimension positive d’une situation sans médiations politiques ou syndicales susceptibles de donner un sens aux activités des grévistes au-delà de celui qu’ils développent au cours des grèves elles-mêmes. Cette dimension est une détermination objective à part entière et non l’aiguillon de la recomposition d’un nouveau sujet révolutionnaire à l’instar de l’ouvrier social de Hardt et Negri[2]. Il s’agit de se confronter à ce qui est : en mai-juin 2003, toute unité du prolétariat brille par son absence, et les négociations entre prolétaires et capitalistes se sont progressivement déplacées du niveau de l’État à celui, local, de l’entreprise[3]. Lire la suite…
Sur la voie rapide d’Arles… Référence à la révolution française? Appel à un Référendum d’Initiative Citoyenne sur le rétablissement de la peine de mort?
Le texte suivant est issu des réflexions de camarades vivant en France, en Suisse et en Allemagne, et a pour but de présenter la situation actuelle en France à un public allemand (puis vaille que vaille, traduira qui voudra). Nous partageons ses conclusions avec seulement quelques réserves, notamment par rapport à l’utilisation de l’enquête du Monde dont nous trouvons la méthodologie peu satisfaisante, biaisant de ce fait la représentation des composantes sociales du mouvement, et surtout leur politisation (sur la présence de l’extrême droite particulièrement).
1. Le « peuple » et le prix du litre
C’était la goutte de trop. Une hausse des taxes sur le carburant qui fait exploser la colère de celles et ceux qui subissent de plein fouet la mise à mal de l’Etat social. Mais pourquoi la goutte fut-elle dans la hausse des taxes sur le carburant, et pas dans la casse du code du travail amorcée par la loi El Khomri et approfondie par les ordonnances de Macron, ou encore dans la privatisation des chemins de fer ? Parce qu’un réservoir vide, c’est une assignation à résidence. Pour les individus relégués aux périphéries de l’espace social, dans ses marges périurbaines et rurales, la voiture est la dernière garantie d’une socialisation résiduelle. Elle permet de « sortir » de la zone. Sous ces conditions, il n’est pas rare que la voiture soit perçue comme un facteur de socialisation central. Lire la suite…
Après réflexion, pour garder une cohérence aux échanges du fil, nous laissons ce texte de contribution de RS dans le fil des commentaires de l’article en réponse à Patloch. Désolé pour le cafouillage. la soute de dndf
En réponse aux commentaires de Patlotch sur la note de Théorie Communiste relative au mouvement des Gilets jaunes.
Il est toujours risqué de rendre publiques des notes ou un texte non abouti (dans la mesure où une telle chose, « le texte abouti », existe), la chose sera toujours considérée comme « achevée » et le lecteur se chargera de l’achever en trouvant son inachèvement comme symptomatique de sa problématique, considérant, comme Patlotch, que sa « cohérence tient à tout ce qu’il manque ou évacue ». Le terme même de « cohérence » témoigne bien que, avec raison, personne ne tient compte du caractère de « notes » d’un texte. Quel bel hommage, au passage, à la « lecture symptomale » que de reprendre le thème de « l’interdit d’une problématique ».
Elément de contexte. Un texte de Joshua Clover, traduit par le site Agitations
« Après avoir légué au monde les concepts de gauche et de droite, la France semble désormais explorer les dynamiques d’une nouvelle situation où ce spectre établi de longue date n’opère plus comme à l’accoutumée. A un niveau abstrait, la topographie actuelle ressemble à un triangle isocèle. La Droite correspond au Rassemblement National et aux groupuscules de Droite radicale qui se sont radicalisés sur la voie nationaliste. Ayant souffert d’un processus de Pasokification qui a conduit à l’érosion du Parti Socialiste, seule demeure une Gauche radicale par défaut. Toutes deux sont condamnées à affronter le Centre technocratique dans une configuration qui semble les rassembler dans une alliance formelle : les nationalistes chauvins de même que ceux qui peuvent encore se réclamer du communisme ou de l’anarchisme s’opposent nécessairement à un ennemi commun. En dehors de cette lutte ils sont néanmoins conduits à s’affronter très souvent dans la rue lors de combats directs durant lesquels le médiateur, né Macron aka « ni de gauche ni de droite » est éliminé. «
Pendant que nous écrivons ces lignes, les rues de Paris sont encore pleines d’une foule variée, pleine de rêves pour un monde meilleur. Mais aucune foi et aucun rêve n’ont jamais apporté le paradis sur Terre, à la fois parce qu’un monde meilleur n’exige pas simplement la satisfaction d’une demande préexistante, mais également le changement radical dans la façon dont les gens interagissent entre eux. La révolution signifie un changement qualitatif et non quantitatif des relations sociales. Aucune révolution n’est politique au sens courant du terme. Que dire alors des gilets jaunes ? Lire la suite…
Nous continuons à relayer les textes qui ont attirés notre attention critique ça et la, chemin faisant dans ce mouvement. Celui ci est plus un texte de « point de vue sur la phénoménologie du mouvement » qu’une vrai analyse en profondeur. Reste qu’il nous propose une approche intéressante. Nous manifestons tout de même notre agacement croissant devant les introductions de textes qui nous expliquent tous ou presque que personne (à part eux, donc!) n’avait rien compris et sont à jeter aux poubelles de l’histoire…
On aimerait bien, des fois, relayer des textes qui commenceraient par nous dire « nous aussi on est scottchés, on avait pas vu ou pas bien analysé… » Non, la tradition post situ dans ce pays fait encore bien des ravages littéraires…dndf
« Viser juste, donc, mais aussi durer, avant toute chose. » paru dans lundimatin, le 6 décembre 2018
Décomposés
S’il peut bientôt s’avérer fragile, l’un des principaux mérites de la mobilisation actuelle demeure pour l’heure d’avoir renvoyé au Musée Grévin la rhétorique et le répertoire pratique des mouvements de gauche du siècle passé, tout en réclamant plus de justice et d’égalité, et ce sans reproduire pour autant la geste antifiscale de droite et d’extrême-droite de l’après-guerre. Après l’effondrement des sociaux-démocrates signalé en France par l’élection de Macron, voici donc maintenant celui des communistes, (in)soumis, gauchistes, anarchistes, membres de l’« ultra-gauche » et autres professionnels de la lutte de classes ou porte-paroles radicaux chic : et une majorité d’entre eux, après avoir fait la fine bouche ou s’être pincé le nez, de courir désormais, défaits, à toutes jambes après le mouvement, avec leur groupuscules, syndicats, partis, interventions de presse et billets de blog. Bienvenue dans l’arrière-garde !
Les débuts du mouvement des « Gilets Jaunes » furent laborieux. Le poujadisme qui y régnait en maître avait quelque chose d’écœurant. Les exactions racistes et homophobes de certains, avaient fini de nous convaincre de la nature fasciste de ce mouvement.
Pourtant, chose imprévisible il y a 15 jours encore, des individus éparses, épuisés par la lutte pour la survie quotidienne, se sont agrégés sur les barrages. Non pas pour défendre un programme, un drapeau ou une banderole, mais simplement parce qu’ils n’y arrivent plus. Sur ces barrages se sont développées des solidarités. Ces solidarités ont permis à beaucoup de reprendre goût aux autres ; d’avoir de nouveau une vie sociale et affective à laquelle ils n’avaient plus accès. Lire la suite…
Ca ne prouve rien, il ne faut pas lui faire dire plus que ce que cela dit, ça a des odeurs un peu « programmatiques » (« le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple », « C’est l’égalité. C’est la justice. C’est la liberté. Voilà ce que nous voulons ! ») mais ça se passe, alors on montre:
Ce texte vient du site de Patloch. Nous le relayons en raison de son importance dans le débat actuel sur le mouvement des gilets jaunes. dndf
1. les gilets jaunes, l’État, et le capital remarques critiques sur l’analyse de Théorie communiste A ce jour, la Note sur le mouvement des gilets jaunes de Théorie Communiste est le meilleur texte sur la question… du point de vue du structuralisme prolétarien*, ou si l’on préfère la meilleure analyse de classe de ce mouvement.
1) ce texte est la meilleure analyse de classe… (citations résumées en substance) :
– la critique de « l’interclassisme », « coexistence et non somme d’intérêts communs fondés sur une revendication commune, ici sur la question du niveau de vie, des revenus, qui de question économique devient immédiatement politique. »
– celle du populisme : « les taxes, les impôts, c’est l’Etat » et cette « résultante » revendicatrice « consacre l’hégémonie d’une de ses composantes : les artisans et petits patrons qui fédèrent le « peuple ».
– les approches sociologiques en terme de « France périphérique » (Christophe Guilluy), formule performative qui fait exister ce qu’elle est censée désigner »
– « une revendication économique où le salaire n’est qu’un rapport de distribution (bien sûr injuste) et corollairement le mode de production est occulté, réduit au détournement du travail du peuple. [Ici] des luttes, des pratiques désignent les rapports de distribution précisément comme « l’envers des rapports de production », c’est-à-dire qui se situent dans la réflexivité. Tout en sachant qu’il peut y avoir de nombreuses situations intermédiaires. La distinction peut traverser une même pratique et/ou un même groupe social (subdivisions de classe) […] Dans [ce] cas, la revendication contre l’injustice, la pauvreté, l’Etat dénationalisé, désignerait les rapports de production à l’intérieur même de la façon dont les rapports de distribution sont attaqués. Et, il est impossible de dire que dans les mobilisations des gilets jaunes la chose est absente. […] Il y a toujours jeu et non dichotomie entre rapports de production et rapports de distribution. »
« Théorie Communiste » vient de publier un texte de travail au sujet du mouvement en cours sur son blog, « la soute »
La France qui roule des clopes et fume au diésel
(Elle fait aussi griller des merguez et apprécie « le jaune », pas seulement en gilet)
« Dans le mouvement des gilets jaunes, la revendication commune porte sur le niveau de vie et plus précisément, à l’intérieur de ce qui l’affecte, l’ensemble des dépenses contraintes et parmi elles, celle que tout le monde désigne comme « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase » : l’augmentation du prix des carburants (principalement le gazole). La question est celle du niveau de vie, des revenus. Mais cette question ne demeure pas une question économique, elle devient immédiatement politique. Les taxes, les impôts, c’est l’Etat. C’est dans cette immédiate mutation de l’économie en politique que l’interclassisme trouve sa forme qui le définit et le conforte. La résultante n’est jamais socialement neutre mais consacre dans l’interclassisme, l’hégémonie d’une de ses composantes : les artisans et petits patrons qui fédèrent le « peuple».
La problématique n’est pas absolument d’une actualité brûlante mais, Internet étant une grande caisse de « raisonance », très poreuse, les camarades de la revue « Théorie Communiste » ont eu vent du fait qu’il était question, sur certains réseaux sociaux, de leur structuralisme et, en particulier, de leur intérêt passé et présent pour Althusser. Du coup, ils nous demandent de rendre public ce petit travail sur le sujet en forme de participation au débat. dndf
A propos du « structuralisme » de Théorie Communiste et plus précisément de son « structuralisme althussérien »
Que Théorie Communiste soit « structuraliste » ou plus précisément « structuraliste althussérien », où est le problème ? S’il s’agit seulement de faire une généalogie conceptuelle cela n’a pas grand intérêt. Supposons même la question résolue par l’affirmative, c’est-à-dire un structuralisme de TC et même horresco referens : un « structuralisme althussérien ». C’est bien ou c’est pas bien ? Où est la question, où est l’enjeu ?
La question est importante à partir du moment où on la situe, où on la positionne théoriquement ce qui signifie politiquement.
Il semblerait que ce n’est pas « bien » d’être « structuraliste » ou pis « structuraliste althussérien », il y aurait comme un problème. Personne n’a jamais posé, de la même façon, de questions sur les niaiseries humanistes héritées de Rubel (icône de l’ultragauche), comme si elles allaient de soi, ou sur les grandes envolées hégéliennes relatives au travail et son dépassement, toujours assez chics et « radicales ». Ce ne sont que péchés véniels. Ce qui fait problème avec le structuralisme, c’est qu’on ne tend plus aux « gens » un miroir où ils pourront se reconnaître comme « personnes ». Lire la suite…
Depuis quelques temps, nous avons repéré la propension de certains internautes à confondre dndf et la revue « Théorie communiste ». Le pamphlet « Telenovela confusionniste » dit « (TC) publait sur leur site dndf », Patloch dit « dndf donc TC » (désolé, nous avions promis de ne plus jamais parler de vous comme vous nous le demandiez mais on ne peut pas toujours tenir promesse)
Rien d’infamant à être confondus avec « Théorie Communiste ». Cela pourrait même être flatteur, parfois.
Le seul problème, c’est que c’est une erreur de compréhension que nous voudrions ici corriger. Nous supposons que ces internautes sont débordé(e)s par le nombre de leurs lectures et activités diverses et il leur aura échappé que dndf présente des différences absolument majeures avec TC et la première d’entre elles est notre volonté intraitable de relayer TOUT ce qui circule d’intéressant dans ce qu’il est convenu d’appeler « le milieu de la communisation » et ailleurs autour, dès lors que nous trouvons cela pertinent à relayer. Il ne vous aura pas échappé non plus que TC fait assez peu de mention non critique des productions de leurs petits camarades en communisation ( Dauvé, Astarian, Il latto cativo, etc, etc…)
Et comme nous ne sommes ni un parti ni une église, nous ne nous sentons même pas contraints d’accompagner systématiquement ces posts d’un chapeau critique. Le petit bassin des lecteur(trice)s de dndf est assez équipé pour trouver par lui-même ce qu’il faut penser de tel ou tel texte.
Trouvé sur le net. Basique….c’est une première analyse… dndf
« Ce 17 novembre n’a pas encore eu lieu que pourtant déjà fleurissent un peu partout des commentaires qui érigent cet appel en « mouvement » . On parle ainsi d’agrégat de colères diverses et variées, de vent de révolte populaire au sens strict du terme, et de formes de mobilisation échappant aux organisations conventionnelles. Un mouvement social aux formes inédites et capable de dépasser la situation sociale actuelle serait en gestation ? Pour l’heure, le moteur et le seul trait commun de l’ensemble des appels à l’action est une grogne antifiscale, devant se manifester par le biais d’un blocage routier… »
Les membres de Chuǎng vivent et voyagent en Chine continentale depuis la fin des années 1980. En plus d’essayer de comprendre les tendances dominantes du développement capitaliste et les luttes au sein de la société continentale dans son ensemble, nous avons bien sûr été à la recherche de personnes qui partagent les mêmes perspectives politiques que nous. Pendant une grande partie de cette période, les résultats ont été rares. Nous avons rencontré une poignée d’anarchistes, mais leur intérêt pour la société s’est généralement limité à des conversations informelles, au domaine de l’art et à ses sous-cultures et à des actes occasionnels de protestation. Nous avons également rencontré quelques survivants de l' » extrême-gauche » de la révolution culturelle qui sont devenus libéraux ou qui continuent d’essayer de justifier leurs positions anti-étatiques parmi les maoïstes les plus courants en citant des citations exceptionnelles du Grand Timonier, plutôt qu’en examinant les structures et luttes du présent. Mais ces dernières années, cette situation a subtilement changé. Les habitants du continent qui nous ont le plus appris ont tendance à s’impliquer dans les petits groupes qui ont émergé de la vague de grève de 2010, lorsque des militants (principalement des étudiants et des jeunes diplômés, ainsi que quelques gauchistes plus âgés) de toutes les villes de Chine « ont découvert la nouvelle classe ouvrière », ont déménagé dans des districts industriels de la ceinture de soleil et y ont trouvé des emplois dans des usines. Lire la suite…
« … le sujet abstrait, hypostase de l’individu isolé de la société bourgeoise. Nous avons là le « défaut » majeur de toutes les philosophies : leur incapacité à s’émanciper des apparences immédiates de la société marchande qui les fonde et qu’elles acceptent comme l’unique réalité. C’est à partir de l’acceptation non critique de la situation de l’individu dans la société bourgeoise que va se nouer l’essentiel de la problématique philosophique»