« La source de vie du capitalisme »
Trouvé sur le site de la revue Contretemps
La source de vie du capitalisme : la base domestique et sociale de l’exploitation
Tithi Bhattacharya, l’une des organisatrices de la grève de femmes du 8 mars dernier, développe dans cet entretien les points forts et les implications de la théorie de la reproduction sociale. Marx avait exploré la manière dont s’organise la production de marchandises en régime capitaliste, mais comment le capitalisme reproduit-il la force de travail ? Quels rôles jouent le genre et la race dans ces processus de reproduction ? Comment la théorie de la reproduction sociale se rapporte-t-elle aux approches en termes d’intersectionnalité ?
Ce sont ces questions, et d’autres encore, que cet entretien vient démêler en proposant par ailleurs un modèle dynamique de la transformation sociale et politique, et en montrant notamment comment la grève du 8 mars a été une manière de mettre la théorie de la reproduction sociale à l’épreuve d’une pratique politique.
Pour quelqu’un qui n’a jamais rencontré ce terme avant, qu’est-ce que la théorie de la reproduction sociale ?
La théorie de la reproduction sociale (TRS) semble assez intimidante, mais les grands mots masquent ici une question relativement simple : si la production capitaliste est fondamentalement la production de marchandises, et que ce sont les travailleur.se.s qui produisent ces marchandises, qui produit les travailleur.se.s ? La TRS théorise les processus sociaux à travers lesquels la force de travail (la capacité du travailleur à travailler[1]) est reproduite sous le capitalisme et la relation que de tels processus ont avec la production de marchandises. Lire la suite…















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