Conjoncture épidémique… 2° partie
CONJONCTURE ÉPIDÉMIQUE, crise écologique, crise économique et communisation
(2° partie)
1 – Pour comprendre la crise déclenchée par la pandémie, il ne suffit pas de déterminer ce qu’est essentiellement le mode de production capitaliste (production et reproduction du rapport d’exploitation capital / prolétariat), il faut aussi et surtout déterminer ce qu’il est devenu historiquement, dans le cycle d’accumulation et de luttes qui maintenant s’achève. Il y a, d’une part, déconnexion (tendancielle) entre valorisation du capital et reproduction du prolétariat ; d’autre part, destruction (également tendancielle) de la base naturelle de l’exploitation, le milieu naturel vivant dont fait partie notre espèce. Mais dans la mesure même où le capital subsume réellement ce milieu naturel – que Marx concevait, en bon théoricien du programme prolétarien, comme le grand laboratoire des forces productives (càd des conditions objectives du travail, face à la subjectivité du travailleur collectif) – l’aspect destruction de la nature vivante est subsumé sous l’aspect déconnexion de la reproduction des deux classes du rapport d’exploitation.[1] C’est pourquoi cette nature dont l’humain reste partie apparaît comme simple environnement, dont la dégradation, même reconnue comme grave, n’engage pas directement la reproduction des classes en lutte. Pourtant, dans la crise en cours, le rapport capital / nature est impliqué. Lire la suite…























