Accueil > Des sites qui nous ont intéressés...., Du coté de la théorie/Around theory > « La loi de la valeur en crise : montée de l’extrême droite et décomposition des « gauches »

« La loi de la valeur en crise : montée de l’extrême droite et décomposition des « gauches »

Toujours de notre camarade du mexique, l’original à la suite de cette traduction DeepL. dndf

« La loi de la valeur en crise : montée de l’extrême droite et décomposition des « gauches »

La montée contemporaine de l’extrême droite ne peut être comprise ni comme un phénomène idéologique autonome, ni comme une dérive culturelle régressive, mais comme une forme spécifique de manifestation de la loi de la valeur dans sa phase de crise, c’est-à-dire comme une expression politique des contradictions internes du capital dans son processus de valorisation et de dévalorisation à l’échelle mondiale. La loi de la valeur, en tant que principe structurant de la société capitaliste, ne régule pas seulement la production et la circulation des marchandises, mais impose une forme historique déterminée de médiation sociale fondée sur le travail abstrait, l’équivalence générale et la subordination de la vie à l’impératif de valorisation. Dans la phase actuelle du capitalisme, caractérisée par la suraccumulation, la baisse du taux de profit, l’expansion du capital fictif et l’automatisation croissante, il se produit une tendance structurelle à l’expulsion de la main-d’œuvre du processus productif, ce qui implique une crise de la substance même de la valeur, c’est-à-dire du travail vivant en tant que source de valorisation.

Cette crise de la valorisation ne génère pas automatiquement des formes émancipatrices, mais ouvre un champ de recomposition violente du capital, où l’impossibilité d’intégrer de larges masses de population dans le circuit productif se traduit par leur gestion différentielle en tant que population excédentaire. Dans ce contexte, les extrêmes-droites émergent comme des formes politiques fonctionnelles à cette reconfiguration, non pas comme des anomalies externes au capital, mais comme sa radicalisation interne. Leur fonction n’est pas simplement idéologique, mais opérationnelle : réorganiser la reproduction sociale dans des conditions de crise de la valorisation, par l’intensification des mécanismes d’exclusion, de violence, de disciplinement et de hiérarchisation de la main-d’œuvre mondiale. Le racisme, le nationalisme, le patriarcat renforcé et la violence étatique ou parastatale ne doivent pas être interprétés comme des vestiges archaïques ou des régressions culturelles, mais comme des dispositifs de segmentation de la main-d’œuvre dans des conditions où la loi de la valeur ne peut plus opérer de manière expansive et intégratrice, mais restrictive et sélective.

L’extrême droite, en ce sens, ne propose pas une alternative au capital, mais une forme de gestion de sa crise, où la valorisation repose de plus en plus sur des formes de dévalorisation violente : guerre, extractivisme extrême, économies criminelles, travail précaire et spoliation. Au lieu de résoudre les contradictions du capital, elle les déplace vers une intensification de la barbarie, comprise non pas comme un effondrement externe, mais comme une forme interne de fonctionnement du capital dans sa phase dégénérative. L’articulation entre capital légal et illégal, entre économie formelle et trafic de drogue, entre État et violence parastatale, n’est pas un accident, mais une forme de recomposition de la valorisation dans des conditions où la production de valeur devient de plus en plus insuffisante pour soutenir l’accumulation.

Cependant, cette avancée de l’extrême droite ne peut s’expliquer sans prendre simultanément en compte la crise structurelle de la gauche à l’échelle mondiale, qui n’est pas simplement une crise de représentation, de leadership ou de discours, mais une crise inscrite également dans la loi de la valeur. La gauche historique, sous ses diverses formes — social-démocratie, stalinisme, progressisme contemporain — a fonctionné essentiellement comme une forme de médiation interne au capital, c’est-à-dire comme une gestion politique de la force de travail dans les limites de la valorisation. Son horizon a été la redistribution de la valeur, la régulation du marché, l’expansion de l’emploi et l’intégration sociale par le travail, sans remettre en cause la forme même de la valeur en tant que médiation sociale.

Dans la mesure où la loi de la valeur entre en crise, ces stratégies deviennent structurellement viables. Il n’est pas possible de redistribuer ce qui n’est pas produit, ni d’intégrer au travail des populations qui sont structurellement exclues du processus productif. La crise de la gauche est donc la crise de sa fonction historique en tant que gestionnaire de la reproduction élargie du capital dans des conditions de croissance. Incapable de tenir ses promesses d’inclusion, de bien-être et de mobilité sociale, la gauche perd sa base matérielle, et pas seulement sa légitimité idéologique. Sa dérive vers le progressisme culturel, la gestion technocratique ou le moralisme politique n’est pas la cause de sa crise, mais son symptôme : une forme de déplacement de la contradiction fondamentale vers des terrains où la loi de la valeur n’est pas remise en cause.

En ce sens, la polarisation entre l’extrême droite et la gauche n’exprime pas une opposition réelle au sein du capital, mais deux formes différenciées de gestion de sa crise. Alors que la gauche tente de maintenir des formes de médiation qui présupposent une valorisation en expansion qui n’existe plus, l’extrême droite assume l’impossibilité d’une telle expansion et propose une réorganisation ouvertement violente de la reproduction sociale. Le succès de l’extrême droite réside précisément dans son adaptation plus directe aux conditions actuelles du capital : elle ne promet pas l’inclusion, mais l’ordre ; elle ne promet pas le bien-être, mais la survie ; elle ne promet pas l’égalité, mais la hiérarchie.

La loi de la valeur, dans sa phase de crise, ne produit pas des sujets émancipés, mais des formes de plus en plus extrêmes de concurrence, de fragmentation et de violence. La décomposition de la classe ouvrière en tant que sujet politique unifié, la prolifération des formes de travail précaire, informel ou illégal, et l’impossibilité d’articuler des intérêts communs dans un cadre de valorisation en déclin, génèrent un terrain fertile pour des formes autoritaires d’organisation sociale. L’extrême droite ne crée pas ce terrain, elle en tire profit.

Ainsi, la montée de l’extrême droite et la crise de la gauche ne sont pas des phénomènes indépendants ni contingents, mais des moments d’une même dynamique : la crise de la loi de la valeur en tant que forme de médiation sociale. En l’absence d’une rupture avec cette forme, les alternatives politiques restent prisonnières de la gestion de sa décomposition. La barbarie n’est pas l’extérieur du capital, mais sa forme actuelle d’existence, et l’extrême droite en est l’expression politique la plus cohérente dans ce contexte, tandis que la gauche, incapable de transcender la loi de la valeur, se décompose avec elle, incapable d’offrir une issue autre que la gestion de plus en plus précaire d’un ordre en crise.


https://www.facebook.com/Neurobordiguist

La ley del valor en crisis: ultraderecha ascendente y descomposición de las « izquierdas ».

El ascenso contemporáneo de las ultraderechas no puede ser comprendido como un fenómeno ideológico autónomo ni como una deriva cultural regresiva, sino como una forma específica de manifestación de la ley del valor en su fase de crisis, es decir, como una expresión política de las contradicciones internas del capital en su proceso de valorización y desvalorización a escala global. La ley del valor, en tanto principio estructurante de la sociedad capitalista, no sólo regula la producción y circulación de mercancías, sino que impone una forma histórica determinada de mediación social basada en el trabajo abstracto, la equivalencia general y la subordinación de la vida al imperativo de la valorización. En la fase actual del capitalismo, caracterizada por la sobreacumulación, la caída de la tasa de ganancia, la expansión del capital ficticio y la automatización creciente, se produce una tendencia estructural a la expulsión de fuerza de trabajo del proceso productivo, lo que implica una crisis de la propia sustancia del valor, es decir, del trabajo vivo como fuente de valorización.
Esta crisis de la valorización no genera automáticamente formas emancipatorias, sino que abre un campo de recomposición violenta del capital, donde la imposibilidad de integrar grandes masas de población en el circuito productivo se traduce en su gestión diferencial como población sobrante. En este contexto, las ultraderechas emergen como formas políticas funcionales a esta reconfiguración, no como anomalías externas al capital, sino como su radicalización interna. Su función no es simplemente ideológica, sino operativa: reorganizar la reproducción social bajo condiciones de crisis de la valorización, mediante la intensificación de mecanismos de exclusión, violencia, disciplinamiento y jerarquización de la fuerza de trabajo global. El racismo, el nacionalismo, el patriarcado reforzado y la violencia estatal o paraestatal no deben ser leídos como restos arcaicos o regresiones culturales, sino como dispositivos de segmentación de la fuerza de trabajo en condiciones donde la ley del valor ya no puede operar de manera expansiva e integradora, sino restrictiva y selectiva.
La ultraderecha, en este sentido, no propone una alternativa al capital, sino una forma de gestión de su crisis, donde la valorización se sostiene cada vez más sobre formas de desvalorización violenta: guerra, extractivismo extremo, economías criminales, trabajo precarizado y despojo. En lugar de resolver las contradicciones del capital, las desplaza hacia una intensificación de la barbarie, entendida no como colapso externo, sino como forma interna de funcionamiento del capital en su fase degenerativa. La articulación entre capital legal e ilegal, entre economía formal y narcotráfico, entre Estado y violencia paraestatal, no es un accidente, sino una forma de recomposición de la valorización bajo condiciones donde la producción de valor se vuelve cada vez más insuficiente para sostener la acumulación.
Sin embargo, este avance de las ultraderechas no puede ser explicado sin considerar simultáneamente la crisis estructural de la izquierda a escala global, la cual no es simplemente una crisis de representación, de liderazgo o de discurso, sino una crisis inscrita también en la ley del valor. La izquierda histórica, en sus diversas formas —socialdemocracia, estalinismo, progresismo contemporáneo— ha operado fundamentalmente como una forma de mediación interna al capital, es decir, como una gestión política de la fuerza de trabajo dentro de los límites de la valorización. Su horizonte ha sido la redistribución del valor, la regulación del mercado, la expansión del empleo y la integración social a través del trabajo, sin cuestionar la forma misma del valor como mediación social.
En la medida en que la ley del valor entra en crisis, estas estrategias se vuelven estructuralmente inviables. No es posible redistribuir lo que no se produce, ni integrar al trabajo a poblaciones que son expulsadas estructuralmente del proceso productivo. La crisis de la izquierda es, por tanto, la crisis de su función histórica como gestora de la reproducción ampliada del capital bajo condiciones de crecimiento. Al no poder sostener sus promesas de inclusión, bienestar y movilidad social, la izquierda pierde su base material, no sólo su legitimidad ideológica. Su deriva hacia el progresismo cultural, la gestión tecnocrática o el moralismo político no es la causa de su crisis, sino su síntoma: una forma de desplazamiento de la contradicción fundamental hacia terrenos donde la ley del valor no es confrontada.
En este sentido, la polarización entre ultraderecha e izquierda no expresa una oposición real al interior del capital, sino dos formas diferenciadas de gestionar su crisis. Mientras la izquierda intenta mantener formas de mediación que presuponen una valorización en expansión que ya no existe, la ultraderecha asume la imposibilidad de dicha expansión y propone una reorganización abiertamente violenta de la reproducción social. El éxito de la ultraderecha radica precisamente en su adecuación más directa a las condiciones actuales del capital: no promete inclusión, sino orden; no promete bienestar, sino supervivencia; no promete igualdad, sino jerarquía.
La ley del valor, en su fase de crisis, no produce sujetos emancipados, sino formas cada vez más extremas de competencia, fragmentación y violencia. La descomposición de la clase trabajadora como sujeto político unificado, la proliferación de formas de trabajo precario, informal o ilegal, y la imposibilidad de articular intereses comunes en un marco de valorización en declive, generan un terreno fértil para formas autoritarias de organización social. La ultraderecha no crea este terreno, lo capitaliza.
Así, el ascenso de las ultraderechas y la crisis de la izquierda no son fenómenos independientes ni contingentes, sino momentos de una misma dinámica: la crisis de la ley del valor como forma de mediación social. En ausencia de una ruptura con esta forma, las alternativas políticas quedan atrapadas en la gestión de su descomposición. La barbarie no es el exterior del capital, sino su forma actual de existencia, y la ultraderecha es su expresión política más coherente en este contexto, mientras que la izquierda, al no poder trascender la ley del valor, se descompone junto con ella, incapaz de ofrecer una salida que no sea la administración cada vez más precaria de un orden en crisis.

« La loi de la valeur en crise : montée de l’extrême droite et décomposition des « gauches »

La montée contemporaine de l’extrême droite ne peut être comprise ni comme un phénomène idéologique autonome, ni comme une dérive culturelle régressive, mais comme une forme spécifique de manifestation de la loi de la valeur dans sa phase de crise, c’est-à-dire comme une expression politique des contradictions internes du capital dans son processus de valorisation et de dévalorisation à l’échelle mondiale. La loi de la valeur, en tant que principe structurant de la société capitaliste, ne régule pas seulement la production et la circulation des marchandises, mais impose une forme historique déterminée de médiation sociale fondée sur le travail abstrait, l’équivalence générale et la subordination de la vie à l’impératif de valorisation. Dans la phase actuelle du capitalisme, caractérisée par la suraccumulation, la baisse du taux de profit, l’expansion du capital fictif et l’automatisation croissante, il se produit une tendance structurelle à l’expulsion de la main-d’œuvre du processus productif, ce qui implique une crise de la substance même de la valeur, c’est-à-dire du travail vivant en tant que source de valorisation.

Cette crise de la valorisation ne génère pas automatiquement des formes émancipatrices, mais ouvre un champ de recomposition violente du capital, où l’impossibilité d’intégrer de larges masses de population dans le circuit productif se traduit par leur gestion différentielle en tant que population excédentaire. Dans ce contexte, les extrêmes-droites émergent comme des formes politiques fonctionnelles à cette reconfiguration, non pas comme des anomalies externes au capital, mais comme sa radicalisation interne. Leur fonction n’est pas simplement idéologique, mais opérationnelle : réorganiser la reproduction sociale dans des conditions de crise de la valorisation, par l’intensification des mécanismes d’exclusion, de violence, de disciplinement et de hiérarchisation de la main-d’œuvre mondiale. Le racisme, le nationalisme, le patriarcat renforcé et la violence étatique ou parastatale ne doivent pas être interprétés comme des vestiges archaïques ou des régressions culturelles, mais comme des dispositifs de segmentation de la main-d’œuvre dans des conditions où la loi de la valeur ne peut plus opérer de manière expansive et intégratrice, mais restrictive et sélective.

L’extrême droite, en ce sens, ne propose pas une alternative au capital, mais une forme de gestion de sa crise, où la valorisation repose de plus en plus sur des formes de dévalorisation violente : guerre, extractivisme extrême, économies criminelles, travail précaire et spoliation. Au lieu de résoudre les contradictions du capital, elle les déplace vers une intensification de la barbarie, comprise non pas comme un effondrement externe, mais comme une forme interne de fonctionnement du capital dans sa phase dégénérative. L’articulation entre capital légal et illégal, entre économie formelle et trafic de drogue, entre État et violence parastatale, n’est pas un accident, mais une forme de recomposition de la valorisation dans des conditions où la production de valeur devient de plus en plus insuffisante pour soutenir l’accumulation.

Cependant, cette avancée de l’extrême droite ne peut s’expliquer sans prendre simultanément en compte la crise structurelle de la gauche à l’échelle mondiale, qui n’est pas simplement une crise de représentation, de leadership ou de discours, mais une crise inscrite également dans la loi de la valeur. La gauche historique, sous ses diverses formes — social-démocratie, stalinisme, progressisme contemporain — a fonctionné essentiellement comme une forme de médiation interne au capital, c’est-à-dire comme une gestion politique de la force de travail dans les limites de la valorisation. Son horizon a été la redistribution de la valeur, la régulation du marché, l’expansion de l’emploi et l’intégration sociale par le travail, sans remettre en cause la forme même de la valeur en tant que médiation sociale.

Dans la mesure où la loi de la valeur entre en crise, ces stratégies deviennent structurellement viables. Il n’est pas possible de redistribuer ce qui n’est pas produit, ni d’intégrer au travail des populations qui sont structurellement exclues du processus productif. La crise de la gauche est donc la crise de sa fonction historique en tant que gestionnaire de la reproduction élargie du capital dans des conditions de croissance. Incapable de tenir ses promesses d’inclusion, de bien-être et de mobilité sociale, la gauche perd sa base matérielle, et pas seulement sa légitimité idéologique. Sa dérive vers le progressisme culturel, la gestion technocratique ou le moralisme politique n’est pas la cause de sa crise, mais son symptôme : une forme de déplacement de la contradiction fondamentale vers des terrains où la loi de la valeur n’est pas remise en cause.

En ce sens, la polarisation entre l’extrême droite et la gauche n’exprime pas une opposition réelle au sein du capital, mais deux formes différenciées de gestion de sa crise. Alors que la gauche tente de maintenir des formes de médiation qui présupposent une valorisation en expansion qui n’existe plus, l’extrême droite assume l’impossibilité d’une telle expansion et propose une réorganisation ouvertement violente de la reproduction sociale. Le succès de l’extrême droite réside précisément dans son adaptation plus directe aux conditions actuelles du capital : elle ne promet pas l’inclusion, mais l’ordre ; elle ne promet pas le bien-être, mais la survie ; elle ne promet pas l’égalité, mais la hiérarchie.

La loi de la valeur, dans sa phase de crise, ne produit pas des sujets émancipés, mais des formes de plus en plus extrêmes de concurrence, de fragmentation et de violence. La décomposition de la classe ouvrière en tant que sujet politique unifié, la prolifération des formes de travail précaire, informel ou illégal, et l’impossibilité d’articuler des intérêts communs dans un cadre de valorisation en déclin, génèrent un terrain fertile pour des formes autoritaires d’organisation sociale. L’extrême droite ne crée pas ce terrain, elle en tire profit.

Ainsi, la montée de l’extrême droite et la crise de la gauche ne sont pas des phénomènes indépendants ni contingents, mais des moments d’une même dynamique : la crise de la loi de la valeur en tant que forme de médiation sociale. En l’absence d’une rupture avec cette forme, les alternatives politiques restent prisonnières de la gestion de sa décomposition. La barbarie n’est pas l’extérieur du capital, mais sa forme actuelle d’existence, et l’extrême droite en est l’expression politique la plus cohérente dans ce contexte, tandis que la gauche, incapable de transcender la loi de la valeur, se décompose avec elle, incapable d’offrir une issue autre que la gestion de plus en plus précaire d’un ordre en crise.


https://www.facebook.com/Neurobordiguist

La ley del valor en crisis: ultraderecha ascendente y descomposición de las « izquierdas ».

El ascenso contemporáneo de las ultraderechas no puede ser comprendido como un fenómeno ideológico autónomo ni como una deriva cultural regresiva, sino como una forma específica de manifestación de la ley del valor en su fase de crisis, es decir, como una expresión política de las contradicciones internas del capital en su proceso de valorización y desvalorización a escala global. La ley del valor, en tanto principio estructurante de la sociedad capitalista, no sólo regula la producción y circulación de mercancías, sino que impone una forma histórica determinada de mediación social basada en el trabajo abstracto, la equivalencia general y la subordinación de la vida al imperativo de la valorización. En la fase actual del capitalismo, caracterizada por la sobreacumulación, la caída de la tasa de ganancia, la expansión del capital ficticio y la automatización creciente, se produce una tendencia estructural a la expulsión de fuerza de trabajo del proceso productivo, lo que implica una crisis de la propia sustancia del valor, es decir, del trabajo vivo como fuente de valorización.
Esta crisis de la valorización no genera automáticamente formas emancipatorias, sino que abre un campo de recomposición violenta del capital, donde la imposibilidad de integrar grandes masas de población en el circuito productivo se traduce en su gestión diferencial como población sobrante. En este contexto, las ultraderechas emergen como formas políticas funcionales a esta reconfiguración, no como anomalías externas al capital, sino como su radicalización interna. Su función no es simplemente ideológica, sino operativa: reorganizar la reproducción social bajo condiciones de crisis de la valorización, mediante la intensificación de mecanismos de exclusión, violencia, disciplinamiento y jerarquización de la fuerza de trabajo global. El racismo, el nacionalismo, el patriarcado reforzado y la violencia estatal o paraestatal no deben ser leídos como restos arcaicos o regresiones culturales, sino como dispositivos de segmentación de la fuerza de trabajo en condiciones donde la ley del valor ya no puede operar de manera expansiva e integradora, sino restrictiva y selectiva.
La ultraderecha, en este sentido, no propone una alternativa al capital, sino una forma de gestión de su crisis, donde la valorización se sostiene cada vez más sobre formas de desvalorización violenta: guerra, extractivismo extremo, economías criminales, trabajo precarizado y despojo. En lugar de resolver las contradicciones del capital, las desplaza hacia una intensificación de la barbarie, entendida no como colapso externo, sino como forma interna de funcionamiento del capital en su fase degenerativa. La articulación entre capital legal e ilegal, entre economía formal y narcotráfico, entre Estado y violencia paraestatal, no es un accidente, sino una forma de recomposición de la valorización bajo condiciones donde la producción de valor se vuelve cada vez más insuficiente para sostener la acumulación.
Sin embargo, este avance de las ultraderechas no puede ser explicado sin considerar simultáneamente la crisis estructural de la izquierda a escala global, la cual no es simplemente una crisis de representación, de liderazgo o de discurso, sino una crisis inscrita también en la ley del valor. La izquierda histórica, en sus diversas formas —socialdemocracia, estalinismo, progresismo contemporáneo— ha operado fundamentalmente como una forma de mediación interna al capital, es decir, como una gestión política de la fuerza de trabajo dentro de los límites de la valorización. Su horizonte ha sido la redistribución del valor, la regulación del mercado, la expansión del empleo y la integración social a través del trabajo, sin cuestionar la forma misma del valor como mediación social.
En la medida en que la ley del valor entra en crisis, estas estrategias se vuelven estructuralmente inviables. No es posible redistribuir lo que no se produce, ni integrar al trabajo a poblaciones que son expulsadas estructuralmente del proceso productivo. La crisis de la izquierda es, por tanto, la crisis de su función histórica como gestora de la reproducción ampliada del capital bajo condiciones de crecimiento. Al no poder sostener sus promesas de inclusión, bienestar y movilidad social, la izquierda pierde su base material, no sólo su legitimidad ideológica. Su deriva hacia el progresismo cultural, la gestión tecnocrática o el moralismo político no es la causa de su crisis, sino su síntoma: una forma de desplazamiento de la contradicción fundamental hacia terrenos donde la ley del valor no es confrontada.
En este sentido, la polarización entre ultraderecha e izquierda no expresa una oposición real al interior del capital, sino dos formas diferenciadas de gestionar su crisis. Mientras la izquierda intenta mantener formas de mediación que presuponen una valorización en expansión que ya no existe, la ultraderecha asume la imposibilidad de dicha expansión y propone una reorganización abiertamente violenta de la reproducción social. El éxito de la ultraderecha radica precisamente en su adecuación más directa a las condiciones actuales del capital: no promete inclusión, sino orden; no promete bienestar, sino supervivencia; no promete igualdad, sino jerarquía.
La ley del valor, en su fase de crisis, no produce sujetos emancipados, sino formas cada vez más extremas de competencia, fragmentación y violencia. La descomposición de la clase trabajadora como sujeto político unificado, la proliferación de formas de trabajo precario, informal o ilegal, y la imposibilidad de articular intereses comunes en un marco de valorización en declive, generan un terreno fértil para formas autoritarias de organización social. La ultraderecha no crea este terreno, lo capitaliza.
Así, el ascenso de las ultraderechas y la crisis de la izquierda no son fenómenos independientes ni contingentes, sino momentos de una misma dinámica: la crisis de la ley del valor como forma de mediación social. En ausencia de una ruptura con esta forma, las alternativas políticas quedan atrapadas en la gestión de su descomposición. La barbarie no es el exterior del capital, sino su forma actual de existencia, y la ultraderecha es su expresión política más coherente en este contexto, mientras que la izquierda, al no poder trascender la ley del valor, se descompone junto con ella, incapaz de ofrecer una salida que no sea la administración cada vez más precaria de un orden en crisis.

  1. Pas encore de commentaire