« Contes de l’extrême gauche (française)»
Publié dans le numéro 2 du magazine « heatwave magazine », traduction DeepL.dndf
« Contes de l’extrême gauche (française)»
L’histoire ne se répète pas, mais elle rime souvent. Gilles Dauvé, qui nous régale avec « Contes de l’extrême gauche (française) », met en évidence la ressemblance troublante entre la gauche électorale française d’aujourd’hui et celle d’antan, en mettant particulièrement l’accent sur La France Insoumise (LFI).
16 avril 2026
Le Parti communiste en déclin
En France, jusque dans les années 1960, distribuer des tracts radicaux aux portes des usines pouvait valoir de se faire tabasser par les gros bras staliniens de la Confédération générale du travail (CGT, le syndicat contrôlé par le Parti communiste français). Un jeune membre de l’organisation étudiante du Parti communiste (PC) m’avait un jour fièrement montré la matraque qu’il avait récemment utilisée contre des trotskistes dans sa banlieue ouvrière. Le PC se disait le parti de la classe ouvrière, ou passait souvent pour tel, et le numéro un de la CGT siégeait toujours au bureau politique du parti. Dans les années 70, plus de 7 millions de Français vivaient dans une ville dirigée par un maire du PC.
Cette époque est révolue. Avec un nombre d’adhérents inférieur à celui de la Confédération française démocratique du travail, plus ouvertement conciliante, la CGT n’est plus la plus grande confédération, et aucun dirigeant de la CGT n’a de siège réservé au bureau national du PC (le terme « politburo » semblait trop orwellien). En réalité, l’actuelle secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, n’a jamais appartenu au PCF et a longtemps été membre du Parti socialiste. Aux élections législatives, le PCF est passé d’environ un quart des voix (près de 30 % en 1946) à moins de 3 % en 2024. Ses tracts et ses affiches évitent le discours de classe et préfèrent parler des « gens ». Au XXIe siècle, un PC inoffensif apparaît raisonnablement modéré, n’est plus perçu comme une menace pour l’identité nationale, et personne ne songerait à le dénoncer, comme l’a fait un ministre de l’Intérieur il y a cinquante ans, comme « un parti totalitaire aux tendances fascistes ». (En fait, en 1927, un autre ministre de l’Intérieur s’était exclamé : « Le communisme, voilà l’ennemi ! » Le slogan d’aujourd’hui serait plutôt : « La Russie est l’ennemi ! »)
À peine digne d’une « peur rouge » ressuscitée
Contrairement au Parti communiste français, désormais respectable, La France Insoumise (LFI) est aujourd’hui régulièrement présentée aux yeux du public (c’est-à-dire des médias, y compris les réseaux sociaux) comme le méchant de la scène politique française. En particulier, comme toute critique sérieuse du sionisme est actuellement assimilée à de l’antisémitisme, une opinion largement répandue est que LFI (un peu comme Corbyn en Grande-Bretagne) est intrinsèquement antisémite. Les gestes symboliques provocateurs de LFI au Parlement (agiter des drapeaux palestiniens et brandir des photos d’enfants tués à Gaza) seraient la preuve d’une haine d’Israël et d’une acceptation du terrorisme du Hamas (nous reviendrons sur Israël plus loin dans ce texte). La politique se nourrit de boucs émissaires.
Avant sa création en 2016, LFI est issu du Parti de Gauche, fondé en 2008 à la suite d’une scission du Parti socialiste. L’une des principales raisons qui ont poussé l’aile gauche du parti à prendre son indépendance était le résultat du référendum de 2005. Les électeurs avaient été invités à se prononcer sur la ratification par le gouvernement français de la Constitution proposée pour l’Union européenne. Le « non » l’a emporté, 55 % des électeurs ayant rejeté le traité sur un taux de participation de 69 %. (Même les Verts français étaient divisés sur cette question : un vote interne au parti n’avait donné que 53 % de « oui »). La décision de l’ e a ensuite été annulée par le Parlement français. (La même année, un processus similaire s’est déroulé aux Pays-Bas : bien que 61 % des votants se soient opposés au traité, la Constitution européenne a été acceptée par le Sénat néerlandais.) La plupart des médias et des commentateurs politiques ont attribué le vote « non » à l’expression d’un mécontentement ignorant et de la xénophobie des classes populaires, par opposition au « oui » éclairé à l’Europe de la classe moyenne éduquée et ouverte d’esprit. Quant à la gauche socialiste, elle a interprété cet événement comme une opportunité de se positionner à l’extrême gauche, avec de potentiels gains électoraux importants. En réponse à la dérive générale vers la droite des partis socialistes, illustrée par le virage français vers l’austérité en 1983 et le New Labour de Blair, une minorité socialiste importante a estimé qu’il était possible d’inverser la tendance qui menait aux privatisations, à la flexibilité du marché du travail, à la libéralisation des échanges, à la déréglementation bancaire, aux baisses d’impôts pour les riches, à l’aggravation des inégalités sociales, etc. En bref, LFI, dirigé par Jean-Luc Mélenchon, espère remédier à la crise d’identité des partis de gauche en proposant une alternative crédible au social-libéralisme.
Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon
Mais qu’y a-t-il dans un nom ? Et à notre époque, qu’y a-t-il dans un logo ?
Aussi confus et déroutants que puissent être les mots, lorsqu’un groupe ou un parti se qualifie de communiste, socialiste, travailliste, anarchiste — ou conservateur, libéral, national —, il donne au moins une idée de ce qu’il défend. Les emblèmes ont eux aussi une signification politique directe ; le marteau et la faucille sont le symbole des masses ouvrières que l’extrême gauche prétend représenter.
« Insoumis » signifie « qui ne se soumet pas », « rebelle », « indompté ». En français, ce terme désigne également un soldat qui déserte son unité ou ne se présente pas à la conscription obligatoire. Il ne véhicule aucun message politique spécifique, et encore moins un programme. Par ailleurs, le logo de LFI est la lettre grecque φ (phi), qui en français se prononce exactement comme « FI ». « Nous avons choisi le symbole phi parce qu’il est à l’origine du mot philosophie [et aussi] par affection pour ceux qui nous ont enseigné la démocratie », a déclaré Mélenchon. La lettre est toutefois redessinée d’une manière particulière, ce qui a amené le chef du parti à ajouter : « Certains y verront un petit homme serrant le poing, d’autres le symbole d’un genre féminisé, d’autres encore y verront ce qu’ils veulent vraiment y voir. »
Que veulent les membres et les électeurs de LFI ? Le nom et le symbole de LFI mettent l’accent sur une rébellion inspirée par un amour philosophique de la sagesse, et non par la subversion ou l’action directe ; lorsque LFI descend dans la rue, c’est toujours pour soutenir l’action législative parlementaire. Et ne prenons pas « insoumission » au pied de la lettre : LFI n’a jamais suggéré que les soldats français devraient déserter, et lorsque, en 2024, des dizaines de soldats ukrainiens ont déserté la brigade d’élite Anne de Kiev pendant leur entraînement en France, ce n’était certainement pas avec l’approbation ou l’aide de LFI.
LFI s’adresse et parle au nom du « peuple », défini comme ceux qui travaillent et contribuent à la richesse réelle, ce qui soulève la question de savoir ce qui est inclus et qui est exclu. Les jet-setters, les courtiers en bourse et les traders à haute fréquence n’en font bien sûr pas partie. Il reste donc un peuple représentant près de 99 % de la population. L’inclusivité de LFI concerne toutefois le peuple français, c’est-à-dire ceux qui s’inscrivent dans un cadre national. Certes, contrairement à la politique d’extrême droite, la nation de LFI est multiethnique et laïque, elle englobe les Européens ainsi que les non-Blancs, et ne fait pas de discrimination à l’égard des immigrés et des sans-papiers. Mais elle continue de penser en termes de nation, bien qu’ouverte et accueillante. L’internationalisme de LFI est limité à ce que le mot signifie : une association de nations, c’est-à-dire d’États-nations engagés dans une coopération politique et économique étendue. LFI accepte un monde où les populations sont politiquement structurées en États-nations, qui coexisteront en paix s’ils sont dirigés par des gouvernements véritablement représentatifs de leur peuple. Cela reproduit la politique de la Deuxième Internationale : s’inscrire dans un système national, espérer le meilleur des nations, et se contenter du pire lorsque la guerre éclate en 1914.
Extrait de « Class and Disaster in Valencia » dans le premier numéro de Heatwave :
Le peuple peut être l’ensemble des citoyens soumis à l’autorité d’un gouvernement particulier. Ou bien, le peuple peut être défini de manière plus restrictive par la langue, la cuisine, les traditions, la religion, la race. Généralement, ces deux définitions se superposent. Dans les deux cas, les institutions étatiques sont l’élément le plus important qui crée le peuple : soit le fait abstrait d’être soumis à un gouvernement spécifique, soit des institutions plus concrètes comme le système scolaire, l’application des lois sur l’immigration, les lois linguistiques, les subventions pour certains types d’événements culturels. Être un peuple est, dans une large mesure, une question d’avoir un État, et les États justifient leur pouvoir en étant l’État d’un peuple particulier.
Pas étonnant que les dirigeants de LFI se réfèrent autant au rationalisme des Lumières du XVIIIe siècle, à la laïcité et au droit constitutionnel, et bien plus aux Jacobins de la Révolution française qu’au communiste de la première heure Babeuf. L’un des principaux efforts de LFI consiste à construire un large consensus en proposant la formation d’une nouvelle République, une sixième après la cinquième établie par de Gaulle en 1962. En d’autres termes, un changement social soutenu par un changement constitutionnel, grâce à un référendum – un vrai, cette fois, contrairement au fiasco de 2005.
Il n’y a pas de mal à ajouter une touche de rouge vif au rose socialiste délavé.
Pourtant, malgré une politique aussi inoffensive, la chasse aux communistes est de retour. Bien que l’élite dirigeante française n’ait rien à craindre de LFI, il est devenu courant pour les commentateurs politiques de les dépeindre comme « dangereusement extrémistes », « une véritable menace pour les Juifs de France », « pro-terroristes », « un désastre pour la gauche », « totalitaires », etc.
La vérité est plus terre-à-terre.
À l’heure actuelle en France, la droite est trop faible, la gauche trop divisée et l’extrême droite inacceptable pour le moment. Le centre-droit mène la danse, tout en se déplaçant davantage vers la droite, le Premier ministre Bayrou affirmant que l’immigration conduit à un « sentiment de submersion ».1 L’absence de majorité claire ne pose pas de problème majeur, car un gouvernement minoritaire du « bloc du centre » peut obtenir le soutien de l’extrême droite sur les questions d’ordre public (plus de pouvoirs à la police), et celui de la droite et des socialistes modérés sur les politiques antisociales (moins de budgets sociaux et d’allocations chômage).
Les personnes bien intentionnées recherchent une « vraie » gauche, mais qu’est-ce que la vraie et la fausse gauche ? Avant 1914, seuls quelques anarchistes et quelques marxistes (notamment Anton Pannekoek) avaient compris que la révolution était un « complément » à l’activité réformiste quotidienne de presque tous les partis socialistes. Un exemple frappant est celui du marxiste convaincu Jules Guesde, adversaire acharné de l’approche réformiste de Jean Jaurès, chef de file des « intransigeants » et farouche opposant à la participation socialiste aux gouvernements bourgeois. En 1914, la défense nationale contre l’invasion allemande devint la priorité absolue de Guesde, qui entra au gouvernement jusqu’à la fin de 1916.
Le terme « socialistes modérés » comporte un mot de trop.
Front populaire : réalité et mythe
Le remède de LFI fait partie du mal. En juin 2024, il a promu un Nouveau Front Populaire associant LFI, le PC, les socialistes et les Verts, ainsi que quelques petits partis. On peut se demander si LFI pensait vraiment que son partenariat avec ceux qui ont mis en œuvre des politiques anti-ouvrières pendant des décennies pourrait changer le cours des événements. En réalité, aucun partenaire ne croyait sérieusement en cette alliance électorale (qui s’est déjà effondrée en 2025), qui n’a été utile que temporairement aux participants, le temps qu’ils se livrent à des manœuvres politiques. Dans le langage contemporain, la politique est un jeu à somme nulle : certains gagnent parce que d’autres perdent.
À cet égard, la référence au Front populaire de 1936 est un stratagème publicitaire fantaisiste, mais aussi une erreur historique. Le Front populaire français a bel et bien existé, mais il est aujourd’hui aussi un mythe. Il reposait sur trois piliers : le Parti républicain radical-socialiste (colonne vertébrale de centre-gauche de la plupart des gouvernements de la IIIe République), le Parti socialiste (qui disposait pour la première fois d’une majorité au Parlement) et le PCF (qui faisait partie du Front populaire mais avait choisi de ne pas occuper de postes ministériels). Ce qui a vraiment compté, ce sont les grèves sur le tas généralisées de mai-juin 1936, initiées pour la plupart par la base et qui ont poussé le gouvernement nouvellement élu à accorder de profondes réformes sociales. Mais la vague de grèves s’est essoufflée, le Parti socialiste n’est resté au pouvoir qu’un an, et dès le milieu de l’année 1937, le Front populaire n’avait plus qu’un nom. Les radicaux-socialistes revinrent au pouvoir, abolirent la semaine de 40 heures et introduisirent une politique anti-étrangers. En 1938, une tentative de grève générale lancée par les syndicats fut sévèrement réprimée et se solda par un échec total. Après l’invasion de la France par l’Allemagne en 1940, une large majorité des radicaux et des socialistes a accordé les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, qui a instauré un régime fantoche réactionnaire et farouchement antisémite.
Près d’un siècle plus tard, le Front populaire conserve encore une image positive, mais comme en 1936, même d’un point de vue purement pragmatique et réformiste, tout nouveau Front populaire est voué à être entravé par sa coalition structurelle avec des socialistes modérés. LFI s’associe désormais au parti dont il avait choisi de se séparer, comme si la gauche était une grande famille où les membres honorables doivent supporter des cousins insupportables lors d’occasions spéciales.
Le nouveau Front populaire est suffisamment large pour accueillir des composantes aussi diamétralement opposées que les trotskistes du Nouveau Parti anticapitaliste – L’Anticapitaliste (NPA-A) et les libéraux de gauche comme Raphaël Glucksmann.
La vie de Raphaël Glucksmann se lit comme un roman de Balzac du XXIe siècle racontant l’ascension d’un habile arriviste parfaitement adapté à la politique contemporaine mondialisée. En 2007, il a soutenu le candidat de droite Sarkozy aux élections présidentielles, et entre 2005 et 2012, il a été conseiller de Saakachvili, le président de la Géorgie. Son épouse de l’époque, également conseillère spéciale de Saakachvili, est ensuite devenue première vice-ministre de l’Intérieur de l’Ukraine de 2014 à 2016. De retour en France, en 2018, Glucksmann a fondé le parti politique de centre-gauche Place Publique, et en 2024, sa liste au Parlement européen a remporté plus de 13 % des voix (presque autant que les partisans du président Macron). Une curiosité et un signe des temps.
Comment un trotskiste du NPA-A peut-il fraterniser avec des gens comme Raphaël Glucksmann ? Mao expliquait que « les contradictions au sein du peuple ne sont pas antagonistes » — seules celles « entre le peuple et ses ennemis » le sont.2
Laissons de côté les méandres de la politique interne pour nous intéresser à la position de l’extrême gauche sur les questions de politique étrangère.
Du fleuve à la mer
Sans entrer dans les détails de la question israélo-palestinienne, rappelons que le sionisme a la particularité sans doute unique d’être né (et de rester) à la fois un mouvement national et colonial, avec pour conséquence que deux peuples doivent cohabiter sur un même territoire. Bien qu’il puisse y avoir une issue future à cette contradiction historique, elle n’est pas pour demain.
Les pères fondateurs d’Israël n’ont pas nié le droit d’exister des Arabes palestiniens, mais jamais sur un pied d’égalité avec les Juifs. Le titre de la biographie instructive de Ben Gourion écrite par Tom Segev, Un État à tout prix, résume bien cette situation difficile. Sur le territoire israélien, les citoyens arabes (environ 20 % de la population actuelle) peuvent vivre, travailler, bénéficier de droits sociaux et politiques, élire leurs propres députés, etc., à condition d’accepter qu’Israël soit avant tout la patrie juive, c’est-à-dire une démocratie ethnique. En dehors des frontières israéliennes, les Arabes doivent admettre qu’au mieux, ils viennent en second lieu. S’ils ne le font pas, il est légitime de les contraindre à se soumettre, voire de les expulser. Un Juif de Londres ou de Milan a plus le droit d’avoir un foyer en Israël qu’un non-Juif dont la famille y vit depuis trois siècles. Comme l’a dit un jour un Israélien : « Je ne veux plus vivre dans un pays où j’appartiens à la minorité. » Tel est le fondement de la logique sioniste, et celle-ci peut logiquement s’appliquer – différemment, bien sûr – aux zones qui ne faisaient pas partie du territoire israélien en 1948 : la Cisjordanie, le plateau du Golan, peut-être le sud du Liban et Gaza.
Il est historiquement pertinent de noter que l’expression « Du fleuve [Jourdain] à la mer » peut être utilisée à la fois comme cri de ralliement palestinien et comme slogan israélien.
Jusqu’à présent, aucun mouvement palestinien, pacifique ou violent, n’a réussi à garantir une place décente aux Arabes, et quel que soit le nombre d’Arabes qu’il déplace ou tue, l’État israélien ne se débarrassera pas de millions de personnes sans terre et sans abri. De plus, en Cisjordanie, la soi-disant Autorité nationale palestinienne n’a jamais eu de véritable autorité sur son mini-État – une série de bantoustans isolés, encerclés par le territoire israélien et soumis à la domination militaire israélienne. Ainsi, même avant 2023, tant la solution binationale que la solution à deux États (proposées par un éventail de forces politiques, de droite, de gauche et d’extrême gauche, y compris LFI, et officiellement par certains pays, comme la Grande-Bretagne et la France) étaient dénuées de réalité. En Cisjordanie, depuis les accords d’Oslo (1993), le nombre de colons juifs n’a cessé d’augmenter, et de plus en plus de terres sont accaparées par les Israéliens. On s’est moqué de l’absurdité de Trump concernant une nouvelle Riviera à Gaza, mais l’idée d’un État palestinien relève tout autant du fantasme, étrangement entretenue dans des milieux inattendus : « La guerre de Gaza sera suivie de nouvelles violences jusqu’à ce que les Israéliens et les Palestiniens créent un État appelé Isratine où ils pourront vivre ensemble en paix, a déclaré le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi dans des propos publiés jeudi. »3 L’année suivante, le dictateur libyen a été renversé et tué.
Il n’y a tout simplement pas de place ni pour l’Isratine, ni pour un État palestinien indépendant et séparé.
Diabolisation
Par un triste et ironique revirement de l’histoire, c’est désormais l’extrême gauche, et surtout LFI, qui est accusée d’antisémitisme, et ce d’autant plus après l’attaque menée par le Hamas en octobre 2023.
Depuis des années, il existe un courant antisémite latent au sein du Front national d’extrême droite, et Jean-Marie Le Pen (son dirigeant jusqu’à son expulsion de son propre parti en 2015) a été à plusieurs reprises attaqué et condamné pour son antisémitisme avoué et sa négation du génocide. Cependant, en mars 2024, Jordan Bardella, numéro deux du Rassemblement national (le Front national s’est rebaptisé ainsi en 2018), s’est rendu en Israël, a serré la main du Premier ministre, a rencontré le président de la Knesset et a bénéficié d’une visite privée du mémorial dédié aux victimes de l’Holocauste. Participant à une conférence sur l’antisémitisme aux côtés de divers intervenants internationaux, il n’a fait aucune référence au passé de son parti, mais a dénoncé « la lune de miel mortelle entre l’islamisme et l’extrême gauche » (lire : LFI). Quelques jours auparavant, des députés et des responsables de gauche français avaient vu leurs visas pour Israël annulés au motif qu’ils pourraient agir contre l’État. Pour la grande majorité de la classe politique française et pour tous les médias grand public, il est désormais un fait incontestable que LFI est antisémite. En réalité, cela est conforme à la loi française qui, en 2019, a établi un lien entre antisionisme et antisémitisme.
L’extrême droite était autrefois ouvertement anti-arabe et secrètement anti-juive ; elle n’est plus aujourd’hui qu’anti-arabe, tandis que l’extrême gauche est qualifiée d’extrémistes pro-terroristes dangereux.
L’Ukraine et l’art de la contradiction
Comme expliqué plus haut, le Nouveau Front Populaire n’est même pas un mariage de convenance, mais plutôt un partenariat civil. Quoi qu’il en soit, tant qu’il dure, le NPF a sa propre politique étrangère. En juin 2024, il a affirmé sa volonté de « défendre l’Ukraine et la paix sur le continent européen » et a approuvé « la livraison des armes nécessaires ».
Aux côtés du reste de l’OTAN, la France mène déjà une guerre par procuration contre la Russie — une demi-guerre reste une guerre. LFI affirme l’existence d’un consensus au sein du Nouveau Front Populaire sur la nécessité d’envoyer des armes au gouvernement ukrainien, tout en rejetant une implication française plus poussée qui comporterait un risque d’escalade. C’est oublier que l’Ukraine, dans son effort inévitable pour sortir de l’impasse, ne cesse de demander des armes plus nombreuses et plus performantes, ce qui implique un certain degré d’escalade, et donc un engagement français (et européen et américain) accru. Si, comme l’écrivait Scott Fitzgerald, « le test d’une intelligence de premier ordre est la capacité à garder à l’esprit deux idées opposées en même temps tout en conservant la capacité de fonctionner », cela vaut pour tous les partis politiques, de gauche, de droite, de gauche modérée et de gauche radicale.
Quant au refus d’envoyer des « troupes au sol », c’est-à-dire des soldats européens en Ukraine, cela va à l’encontre de la position de Macron qui n’exclut pas la possibilité d’envoyer des forces sur le champ de bataille, mais cela ne signifie pas grand-chose, puisque les soldats de l’Union européenne ou des États-Unis qui pourraient être envoyés en Ukraine pour une mission d’ t ne seraient pas qualifiés de « combattants » mais de « casques bleus » à la manière des Nations unies. En 1999, l’OTAN avait prévu d’envoyer des « forces de maintien de la paix lourdes » au Kosovo. Après tout, l’OTAN dispose déjà de son Partenariat pour la paix, un programme de coopération militaire entre États membres et non-membres, y compris les pays post-soviétiques, avec un intérêt particulier pour l’Europe centrale et orientale. Le ministère britannique de la Guerre s’appelle le ministère de la Défense depuis 1964. Peut-être l’Ukraine aura-t-elle la chance de bénéficier d’une « force de réassurance ». La politique est l’art de résoudre la quadrature du cercle ; c’est aussi l’art des mots.
Lorsque l’éminent membre du Parti socialiste Olivier Faure a déclaré que les pacifistes se trouvaient à l’Ouest, mais que les missiles appartenaient à l’Est, c’est-à-dire à la Russie, il faisait écho au président Mitterrand en 1983, au moment de la crise opposant les missiles américains Pershing aux missiles russes SS-20, qui avait déclaré : « Le pacifisme est à l’Ouest et les Euro-missiles sont à l’Est. » Le Parti socialiste a toujours soutenu l’OTAN et continuera de le faire.4
Malgré son insistance sur le « non-alignement », LFI est l’allié politique d’un parti résolument aligné sur un camp contre un autre.
La voie trotskiste
On pourrait s’attendre à ce qu’un groupe trotskiste comme le NPA-A propose une politique très exigeante. C’est le cas. Lorsque la Russie a envahi l’Ukraine en 2022, le NPA-A a rappelé que dans les années 1960 et 1970, les véritables révolutionnaires avaient appelé l’URSS à fournir des armes au Vietnam pour qu’il se défende contre les États-Unis sans envoyer de troupes russes sur le terrain. De même, le NPA-A a maintenant appelé les États-Unis à fournir des armes à l’Ukraine sans envoyer de soldats américains sur le terrain.
Le NPA-A revendique sa solidarité avec « le peuple », et non avec Zelensky. Le problème, c’est que « le peuple » n’est pas un acteur historique en soi, mais agit uniquement par l’intermédiaire de l’État qui gouverne la population.
Par ailleurs, selon le NPA-A, « la guerre a donné naissance à de nouvelles formes d’auto-organisation et de politique par la base. La mobilisation du peuple pour la guerre de libération a renforcé le sentiment d’une cause commune et lui a fait comprendre que c’est grâce aux gens ordinaires, et non aux oligarques ou aux entreprises, que ce pays existe. La guerre a radicalement changé la vie sociale et politique en Ukraine, et nous devons empêcher que ces nouvelles formes d’organisation sociale soient détruites et, au contraire, les développer. »5
Qui peut sérieusement croire que l’invasion russe a donné naissance à une nouvelle société ukrainienne, où des formes d’organisation venues de la base mènent une guerre de libération nationale échappant au contrôle de l’armée régulière du gouvernement ? Pendant la Seconde Guerre mondiale, les mouvements de résistance anti-allemands dans les pays occupés, bien que d’une ampleur bien supérieure à celle des initiatives populaires ukrainiennes, ont réussi à harceler et à affaiblir la Wehrmacht, sans toutefois la vaincre, jusqu’à ce que les armées alliées françaises, britanniques, américaines et russes aient le dernier mot. Ce n’est qu’en Yougoslavie et en Albanie que les mouvements de résistance ont gagné, car ils étaient plus que des partisans : ils constituaient le bras armé d’une structure étatique politique prenant progressivement le contrôle de l’ensemble du pays, et personne ne prétendra que la Yougoslavie et l’Albanie d’après 1945 étaient gouvernées de manière ascendante.
Si « la guerre a radicalement changé la vie sociale et politique en Ukraine », il est peu probable que ce soit le genre de changement souhaité par le NPA-A. Bien qu’il ne soit pas aussi répressif que Poutine, Zelensky réprime systématiquement les manifestations, censure les médias, interdit les partis politiques dissidents et porte atteinte aux droits du travail (au nom de l’intérêt national, va sans dire), exactement la politique que le NPA-A dénoncerait comme oppressive et dictatoriale dans n’importe quel autre pays. Rien d’inhabituel ici : restreindre les libertés civiles est une pratique courante en temps de guerre.
Une dernière citation, du Comité français du Réseau européen de solidarité avec l’Ukraine : « Nous exigeons que la France, au lieu de vendre des armes à des dictatures, aide sérieusement la résistance ukrainienne, sans augmenter ses propres dépenses militaires. » En d’autres termes, les chars et les canons de fabrication française destinés à être expédiés à Riyad devraient être détournés vers Kiev, sans coût supplémentaire pour le contribuable.
Le NPA-A soutient ce comité.
Bien qu’il ne compte guère plus de 2 000 membres et n’ait pratiquement aucune influence politique, le NPA-A est représentatif d’une désorientation qui prévaut au sein de l’extrême gauche, même parmi certains groupes anarcho-communistes ou plus ou moins marxistes.
Pour éviter d’être accusés de « trot-bashing », ajoutons quelques mots sur certains aspects de la galaxie trotskiste en pleine évolution, entre scissions et fusions. Fondé en 2009, le Nouveau Parti Anticapitaliste a donné naissance en 2022 au NPA-A (« A » en référence à son magazine L’Anticapitaliste). Qualifier le NPA-A de « trotskiste » est un abus de langage, car le NPA-A se targue de son ouverture. Il accueille les marxistes et les « libertaires », non pas ceux de droite néolibéraux, mais au sens anarchiste du terme, c’est-à-dire ceux qui sont attachés à la liberté. De plus, le terme « libertaire » sonne beaucoup mieux que celui d’anarchisme de la vieille école. D’autres scissions au sein du NPA ont donné naissance au NPA-Révolutionnaire et à Révolution Permanente, qui restent tous deux dans un cadre trotskiste (aucun risque de déviations vers le communisme conseilliste, le bordigisme, l’anarcho-communisme ou le situationnisme), mais qui considèrent la guerre en Ukraine comme un conflit interimpérialiste et ne prennent parti ni pour Moscou ni pour Kiev. De son côté, Lutte Ouvrière, qui n’a jamais appartenu à la IVe Internationale, ne soutient pas non plus l’Ukraine (et l’OTAN) contre la Russie.
Pourquoi ?
Pour en revenir aux réformistes, une autre illustration (mineure) de leur dilemme est le sort du parti Nouvelle Donne (« New Deal », une référence évidente aux États-Unis des années 30), lancé en 2013. Prônant une politique résolument écologique, la régulation publique de la finance et l’innovation dans le monde du travail (en particulier la semaine de 4 jours), le parti a rassemblé un certain nombre de progressistes mécontents du Parti socialiste. Après des débuts modestes mais prometteurs, Nouvelle Donne s’est étiolée, et ses maigres vestiges sont retournés dans le giron de la gauche modérée.
LFI est bien sûr un concurrent plus redoutable que ne l’a jamais été Nouvelle Donne. Il pourrait recueillir plus de voix, peut-être (qui sait ?) s’imposer dans un futur gouvernement de gauche, mais aucun parti ne peut rénover la social-démocratie à une époque où il n’y a pas d’espace politique pour elle.
Une telle affirmation semble contre-intuitive alors que tant de faits indiquent une crise générale imminente.
La mondialisation n’a apporté ni prospérité, ni harmonie entre les pays. En ce début de XXIe siècle, la Terre est une planète multipolaire où s’affrontent des blocs impérialistes (les États-Unis, la Chine, la Russie, l’Europe en tant que grand marché dépourvu d’unité politique et de puissance militaire), sans qu’ e ne sache qui pourrait finalement s’allier avec qui. En matière de politique intérieure, des phénomènes tels que le Brexit, le virage de plus en plus marqué des socialistes vers la droite et la montée du soi-disant populisme sont les symptômes de bouleversements imminents qui appellent à un remaniement politique. Avec la catastrophe climatique qui s’ajoute à tout cela, des dissidents socialistes comme Mélenchon espéraient que ces temps instables seraient propices au changement, ouvrant la porte à de nouveaux venus sur la scène réformiste.
En effet, LFI met tout en œuvre pour devenir un parti de gouvernement, en essayant de paraître à la fois radical et acceptable. Son leader, Mélenchon, a obtenu de bons résultats lors des deux dernières élections présidentielles (près de 22 % des voix en 2017 et 22 % en 2022), et le nombre de députés de LFI est passé de 17 à 70 (sur un total de 577) entre 2017 et 2024. Mais le parti reste freiné par un ancrage local limité (il compte peu de maires, de conseillers municipaux, de présidents de conseils régionaux, etc.) et par sa faible influence au sein des syndicats. À l’inverse, le PC, bien qu’en net déclin, et le Parti socialiste disposent toujours de bases locales étendues. Il a fallu des décennies à l’ancien parti socialiste d’avant 1914, puis au PC, pour se construire des bastions partout où ils parvenaient à exprimer les intérêts de la classe ouvrière (et parfois des petits agriculteurs) et à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Ils ont conquis les conseils locaux avant d’obtenir des sièges au Parlement. LFI n’a rien accompli de comparable, et n’est pas en mesure de le faire.
Que manque-t-il ? Un facteur clé.
Une réforme en profondeur implique un contexte social marqué par des grèves de masse et des manifestations de foule dans les rues. En revanche, ce qui se passe depuis les années 1980, c’est que les mouvements sociaux ne parviennent pas à faire plus qu’essayer de résister aux fermetures d’usines, à la précarisation et aux attaques contre la protection sociale. Pour ne citer qu’un exemple récent, en France, une succession de manifestations contre la nouvelle loi sur les retraites (qui fait passer l’âge de la retraite de 62 à 64 ans) n’a réussi qu’à limiter les dégâts. Dans l’ensemble, la bourgeoisie l’emporte et les prolétaires ripostent en battant en retraite. Le capital est mobile, la main-d’œuvre ne l’est pas – à moins qu’il ne s’agisse d’une main-d’œuvre déracinée importée par les pays « riches » (Amérique du Nord et Europe occidentale) depuis les pays « pauvres » (Europe de l’Est, Moyen-Orient et Afrique). Cela empêche des partis comme LFI de réaliser ce que la social-démocratie, les PC français et italien et le Parti travailliste britannique ont réussi à faire par le passé, lorsqu’ils étaient bien implantés sur les lieux de travail, enracinés dans les communautés locales, et que les liens familiaux et de voisinage contribuaient à la solidarité et à la syndicalisation.
Les réformateurs se retrouvent aujourd’hui dans la situation d’acteurs hors de leur rôle, que ce soit en France ou à l’étranger. Dépeint par The Economist comme une réincarnation dépassée de Lénine, Jeremy Corbyn a désormais été écarté sans encombre, et un Premier ministre blairiste est désormais au pouvoir. Le parti espagnol Podemos a autrefois proposé un programme politique ambitieux, destiné à être mis en œuvre par une large alliance qui a inévitablement édulcoré ce programme. En Grèce, l’ancien perturbateur politique Syriza espérait remplacer le PASOK en tant que nouveau parti de centre-gauche dominant, jusqu’à ce qu’il s’effondre dans les sondages. Die Linke s’est avérée suffisamment déradicalisée pour être acceptée dans des coalitions avec les socialistes et les Verts dans plusieurs Länder. Bernie Sanders incarnait un glissement vers la gauche au sein du Parti démocrate, avant de se rendre compte qu’il ne pouvait pas être désigné candidat à l’élection présidentielle et de choisir de soutenir pleinement Hillary Clinton. Il convient de rappeler que le choix du « moindre mal » ne réussit (si tant est qu’il réussisse) qu’en renonçant à tout changement, même modéré, et en se rangeant du côté d’une politique modérée qui non seulement n’aboutit à rien, mais renforce en fait l’attrait public de la politique « maléfique ».
Le programme de Sanders avait été comparé à celui de Roosevelt, mais c’est là que réside le problème : le New Deal était soutenu par des grèves sauvages et la campagne novatrice de syndicalisation des ouvriers non qualifiés menée par le CIO.
À l’instar de ses homologues étrangers, le LFI doit se contenter d’exprimer l’éternelle mauvaise conscience de la gauche.
Dans l’hypothèse hautement improbable d’un gouvernement du Nouveau Front Populaire, son aile d’extrême gauche pourrait être en mesure d’imposer des mesures fragmentaires, mais ne sera pas assez forte pour renverser la politique anti-ouvrière.
Et alors ?
Aussi sombre que soit le tableau, il n’y a pas lieu de prophétiser la fin du monde. Quoi qu’il en soit, près de deux cents ans après le Manifeste de Marx et Engels, la théorie communiste n’a toujours pas été validée par l’histoire — on a eu largement le temps de renoncer à la révolution. Et bon nombre l’ont fait.
Les prolétaires ont connu plus de contre-révolutions que de tentatives révolutionnaires et, pire encore, ils se sont souvent enlisés dans des impasses politiques. Deux siècles de capitalisme nous ont montré que la misère absolue n’ouvre pas automatiquement la voie à la révolution. L’échec des réformes non plus.
Il y a aujourd’hui plus de grèves de grande ampleur et de longue durée que la presse bourgeoise ne daigne le rapporter (« bourgeoise » semble désuet, mais nous ne vivons pas à une époque sans classes, surtout quand 90 % des grands quotidiens français sont détenus ou contrôlés par des millionnaires), et tous les conflits sociaux ne se soldent pas par un échec. Après une grève de près de deux ans, de 2019 à 2021, les femmes de ménage des hôtels parisiens (principalement des femmes) ont obtenu une augmentation de salaire substantielle et de meilleures conditions de travail. Dans le reste de l’Europe et ailleurs, notamment en Asie, les luttes se poursuivent, et les auteurs ainsi que les lecteurs de ce texte y prennent évidemment part quand nous le pouvons – sinon, notre perspective communiste ne serait que des mots, des mots, des mots. Mais nous savons aussi que la révolution est plus qu’une simple continuation du bras de fer permanent que constituent la plupart du temps les confrontations entre le capital et le travail.
L’avenir ne se déroulera selon aucun scénario prédéterminé.
Nul doute que l’école « réaliste » de la politique rejettera notre point de vue comme inutilement négatif : « Alors, que proposez-vous d’autre qu’une critique de tout et de tous ? ! »
Dans le débat sans fin « révolution contre réforme », nous ne pouvons que dire que la réforme pragmatique n’a pas réussi à empêcher la guerre (y compris les guerres mondiales), qu’elle s’est révélée incapable depuis les années 1980 de contrer les politiques anti-sociales, qu’elle ne peut aujourd’hui mettre fin à la vague d’extrême droite qui balaye actuellement une grande partie du monde occidental, sans parler de son impuissance face à la crise climatique catastrophique qui s’accélère. Alors, qui est le rêveur ? Qui est le réaliste ?
Prévoir le pire, se préparer au meilleur possible.
G.D., juin 2025
Gilles Dauvé a travaillé comme traducteur et enseignant. Il est l’auteur d’essais et d’ouvrages sur les révolutions russe, allemande et espagnole, ainsi que sur la démocratie, la guerre, la morale, la crise, le sexe et les classes sociales. Pour en savoir plus, cliquez ici
Notes
« Le Premier ministre français Bayrou suscite l’indignation avec ses propos sur la « submersion » par l’immigration. » Le Monde avec l’AFP. 28 janvier 2025.
Mao Zedong. Sur la bonne gestion des contradictions au sein du peuple. Londres : Parti communiste de Grande-Bretagne, 1957.
« Kadhafi relance l’idée d’un État unique après la guerre de Gaza. » Reuters. 22 janvier 2009.
« Débat sur l’Ukraine à l’Assemblée. » franceinfo, Radio France. 12 mars 2024
Sotsialnyi Rukh, « Ukraine : La guerre a créé de nouvelles formes d’auto-organisation et de politique par en bas. », l’Anticapitaliste n°633, 18 octobre 2022.
Notes de bas de page
« Le Premier ministre français Bayrou suscite l’indignation avec ses propos sur la “submersion” migratoire. » Le Monde avec l’AFP. 28 janvier 2025. ↩
Mao, Zedong. Sur la bonne gestion des contradictions au sein du peuple. Londres : Parti communiste de Grande-Bretagne, 1957. ↩
« Kadhafi relance l’idée d’un État unique après la guerre de Gaza. » Reuters. 22 janvier 2009. ↩
« Débat sur l’Ukraine à l’Assemblée ». franceinfo, Radio France. 12 mars 2024 ↩
Sotsialnyi Rukh, « Ukraine : La guerre a créé de nouvelles formes d’auto-organisation et de politique par en bas. », l’Anticapitaliste n°633, 18 octobre 2022. ↩

