« Le 29 avril 1992, Los Angeles explosait dans ce qui devait constituer l’un des plus importants soulèvements urbains du siècle aux États-Unis. L’armée fédérale, la garde nationale et les forces de police venues de tout le pays mirent 3 jours pour rétablir l’ordre. Entre-temps les habitants de L.A. s’étaient réappropriés des millions de dollars de marchandises et avaient détruit pour plus d’un milliard de dollars de capital immobilier. » Lire la suite…
Gitans, “Bohémiens”, “gens du voyage”, Tsiganes… face aux pouvoirs publics depuis le 19e siècle
Cet ouvrage de Xavier Rothéa (qui mène depuis plusieurs années des recherches universitaires sur l’histoire contemporaine des populations romanies) a été publié par les éditions Carobella ex-natura en 2003 , au moment où la loi sur la sécurité intérieure (dite « loi Sarkozy ») a été adoptée par l’Etat français (cette loi prévoit entre autres dispositifs répressifs un durcissement de la criminalisation des « gens du voyage »). Lire la suite…
« Les luttes au contenu insurrectionnel aux États-Unis sont passées de revendiquer quelque chose (années 1880-1940), à revendiquer tout (années 1960 à 70), jusqu’à ne rien revendiquer (1992 à nos jours). […] Ce changement pratique délocalise le pouvoir d’écrire l’histoire, passant de ceux qui réconcilient les conflits à ceux qui les rendent irréconciliables. La compréhension actuelle de l’histoire est représentée sous les formes par lesquelles les luttes ont aujourd’hui lieu, et ces formes sont marquées par un ensemble d’actes de violence sociale sans revendications, contre le capital dans toutes ses manifestations. »
Brochure proposée par les éditions Senonevero.
Se débarrasser des chômeurs de plus de trois mois : c’est ce que le maire adjoint de la ville de Shenzhen, chef de la police, a suggéré le 29 avril pour résoudre les problèmes de sécurité dans cette zone franche économique du sud de la Chine. Cette proposition a provoqué de vives réactions en ligne.
Lors d’une réunion avec le Comité consultatif politique pour Hong Kong et Macao, l’adjoint au maire de Shenzhen, M. Li Ming, qui cumule le poste d’adjoint et de chef de la police, a dit que si Shenzhen pouvait trouver une base juridique pour le faire, la ville réduirait le nombre de travailleurs immigrés [NdT : venant d’autres régions de Chine] en interdisant de louer un logement à ceux qui ont été au chômage pendant plus de trois mois, ce qui revient à les obliger à quitter la ville. La suggestion a été accueillie par les applaudissements des autres membres du Comité consultatif politique, d’après des informations du quotidien Southern Daily.
Des membres du collectif Dissent-Paris, notamment impliqué dans la préparation du contre-sommet de Strasbourg pendant le dernier sommet de l’OTAN, sont allé.e.s discuter ’bilan et perspectives’ dans plusieurs villes françaises (notamment à Lyon). Alors ? Si la dynamique des contres-sommets n’en sort pas vraiment renforcée, on saisit un peu mieux les enjeux de ce creux de la vague.
Les 25, 26 et 27 janvier 2010 les dix inculpés de la révolte de Vincennes passeront en procès au Tribunal de Grande Instance de Paris, à 13h30, 16e Chambre, métro Cité. Une semaine de solidarité sera organisée du 16 au 24 janvier pour entre autres exiger leur relaxe, en espérant que le maximum de personnes, où qu’elles soient, s’approprient cette histoire et ce procès et y fassent écho, tant cela résonne avec les révoltes dans les centres de rétention partout en Europe et ailleurs. Cette chronologie est mise à jour grâce aux mails reçus ainsi qu’en glanant sur les différents médias.
mardi 2 février 2010 sur nonfides
2009 qui s’achève aura été, jusqu’au bout, une année tumultueuse pour Madagascar. L’article qui suit est la première moitié (couvrant janvier à avril) d’une rétrospective des événements qui ont marqué 2009, vus par des Malgaches qui ont traversé la tourmente.
« … le sujet abstrait, hypostase de l’individu isolé de la société bourgeoise. Nous avons là le « défaut » majeur de toutes les philosophies : leur incapacité à s’émanciper des apparences immédiates de la société marchande qui les fonde et qu’elles acceptent comme l’unique réalité. C’est à partir de l’acceptation non critique de la situation de l’individu dans la société bourgeoise que va se nouer l’essentiel de la problématique philosophique»