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Les dernières productions des éditions SENONEVERO

23/09/2026

Accessibles en librairie à compter du 6 Octobre 2026

 

Présentation ci-dessous

Au ras du sol et théoricien à la fois, Louis Martin écrivait en 1996 « Théorie et marche à pied » paru sous le titre de « Journal d’un gréviste » relatant une des grèves du mouvement social que déclencha le plan Juppé à l’automne 1995. Dans « Je lutte des classes », à propos du combat mené contre la réforme des retraites en 2010, il relève que « l’identité ouvrière a alors été revécue de façon idéale dans les deux sens du mot : comme idéal qui serait à atteindre et comme pure illusion. » Il en conclut que « c’est non seulement à l’implosion de l’identité ouvrière à laquelle nous avons assisté, mais encore à la dynamique actuelle de la lutte de classe où l’appartenance de classe est devenue la limite de la lutte en tant que classe. »

Aujourd’hui, avec « une histoire des luttes de l’immigration et des banlieues », il nous invite à considérer la segmentation raciale comme un processus mouvant, un virus opportuniste nourri des rapports sociaux capitalistes.

Ce livre aide à comprendre comment l’islam est devenue progressivement la marque du racisme alors que le travailleur immigré en était la figure antérieure depuis les années 1960.

Le travailleur immigré des années 1960 luttant dans une division raciale du travail est devenu, dans ses enfants, le musulman essentialisé et définitivement autre.

Une histoire des luttes des associations de banlieues après les marches de 1983 jusqu’à l’anti-racisme politique.

Résumé

De l’identité par le travail des années 50 et 60 à l’essentialisation culturelle parachevée dans le « musulman » et le « voile » en passant par les « Marches », les émeutes (2005 et 2023) et les mouvements issus des cités, l’anti-racisme politique, les luttes de sans-papiers, les grèves de l’automobile des années 80, les foyers Sonacotra, et les questions de mixité/non mixité des luttes, la segmentation raciale est un processus mouvant, un virus opportuniste. Le prolétariat « un » et, par nature, révolutionnaire fut une construction nécessaire aujourd’hui obsolète.

Crier « La classe ! La classe ! », n’est pas plus pertinent dans une « perspective révolutionnaire » que de construire un « Grand récit décolonial » et de crier « La race ! La race ! ». Il ne s’agit pas de combiner les deux, comme dans une mauvaise compréhension de « l’intersectionnalité ». Le prolétariat n’existe pas préalablement dans une sorte de pureté théorique avant de compter en son sein des Arabes, des Noirs, etc., ou… des femmes (il contient bien des hommes blancs). C’est à partir de l’exploitation dans le mode de production capitaliste et de toutes les déterminations de sa reproduction que nous déduisons les constructions raciales comme nécessaires et fonctionnant dans leur « autonomie relative ». Mais, constamment, la lutte de classe travaille la fragilité, la labilité, des segmentations raciales qui bien que processus objectif sont des configurations mouvantes.

La fiche technique chez SENEVERO

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Qui est Chuǎng ?

« En ce qui concerne les antécédents et l’orientation théorique de notre groupe, nous ne pensons pas que la plupart des désignations héritées de l’histoire et qui définissent les différentes tendances théoriques ont beaucoup de pertinence aujourd’hui. C’est pourquoi nous nous appelons simplement “communistes” et refusons toute autre désignation.

Pour des raisons de sécurité, nous ne révélons pas les détails de notre origine ou de notre localisation, d’où nous venons ou où nous sommes situés, mais nous pouvons dire ce qui suit :

– nous sommes un collectif international dont les membres principaux sont originaires de quatre continents, y compris de Chine.

– nous vivons tous actuellement en Chine ou y avons vécu dans le passé, et nous nous y rendons régulièrement.

– la maîtrise de la langue chinoise est une condition d’adhésion »

Résumé

C’est de l’éveil de la Chine au capitalisme dont il s’agit ici. Éveil lent, au travers de circonstances à la fois nécessaires et inattendues jusqu’à ce que cette belle endormie dans sa puissance passée devienne la rivale crainte de la première puissance mondiale. C’est cette histoire qui est racontée. Chuǎng ne verse pas dans le nationalisme, il n’y a pas une lignée secrète de culture, de langue ou d’ethnicité pour expliquer le caractère unique de la Chine d’aujourd’hui. Laissons aux nostalgiques du « Socialisme réel » et du « petit Livre rouge » la découverte du moment où le projet socialiste a « mal tourné » et ce qui aurait pu être fait pour parvenir au communisme dans un univers alternatif. L’étude d’un passé paradoxal éclaire la compréhension du moment actuel. Quelles perspectives, s’il en est, les luttes contemporaines en Chine, dans l’affrontement à l’échelle du monde avec les États-Unis, ouvrent-elles ? Une analyse minutieuse de la transition au capitalisme en Chine dans ses soubresauts est une histoire sanglante des luttes de classes et des règlements de comptes à l’intérieur de la classe dominante qui n’a rien à faire du romantisme des révolutions mortes ou de l’hystérie des taux de croissance rapide.

Sorguo et Acier, Poussière rouge sont respectivement extraits des deux premiers volumes du journal Chuǎng publiés en anglais par le groupe éponyme.

La fiche technique chez SENONEVERO

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