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Iran : « Si les statistiques sur l’inflation offrent une image abstraite de la crise, la rue en donne la traduction humaine. »
« Les témoignages de femmes vendeuses de rue et de travailleuses du secteur informel offrent une vision plus claire de cette situation. Certaines familles n’ont pas consommé de viande depuis des mois. Pour d’autres, l’achat d’une petite quantité de viande n’est possible qu’à l’aide de bons alimentaires ou après la perception d’un revenu…
Cette situation illustre comment l’inflation, d’abord question monétaire, se transforme en crise sociale…
Si les statistiques sur l’inflation offrent une image abstraite de la crise, la rue en donne la traduction humaine. Une femme travaillant comme vendeuse de rue jusqu’à minuit, un enfant qui aide sa mère sur le trottoir et une famille n’ayant pas mangé de viande depuis six mois révèlent la véritable signification de l’effondrement du pouvoir d’achat. »
« Les mères qui refusent de donner un autre fils à la guerre »
« Laissez-le partir ! » : Les femmes ukrainiennes et la résistance à la mobilisation forcée »
« La machine de guerre demande : « De combien d’hommes avons-nous encore besoin ? » La mère demande : « Combien de fils devront encore disparaître ? »
C’est peut-être pour cela que ces femmes qui résistent à la « basification » sont si gênantes sur le plan politique et exclues du discours dominant du féminisme nationaliste en Ukraine, qui aime faire des dons à « Rusoriz » (argot de guerre signifiant « coupeur de Russes »).
Ces mères indésirables mettent à nu la contradiction morale que toute guerre prolongée finit par tenter d’enfouir sous des euphémismes.
Les armées ont besoin de « personnel ». La mobilisation a besoin de « ressources humaines ». Les rapports sur les pertes comptabilisent les « pertes ». Mais les mères s’obstinent à retranscrire le vocabulaire de la guerre en langage de la vie humaine. Le personnel, ce sont des personnes. Les ressources humaines, ce sont des fils. Les pertes, ce sont les morts. Et derrière chaque chiffre se cache quelqu’un qui attendra une porte qui ne s’ouvrira plus jamais. »




