4 textes en espagnol
Voilá quatre textes (2 de Négation, 1 de Le Voyou et un autre de P. Daufouy et Ph. Van Straeten) en pdf, dndf.
– LA LUCHA DE CLASES EN EL ULSTER
– LA REVOLUCIÓN COMUNISTA EN IRLANDA
– EL ANTIFASCISMO EN UN VASO DE AGUA DE VICHY
Voilá quatre textes (2 de Négation, 1 de Le Voyou et un autre de P. Daufouy et Ph. Van Straeten) en pdf, dndf.
– LA LUCHA DE CLASES EN EL ULSTER
– LA REVOLUCIÓN COMUNISTA EN IRLANDA
– EL ANTIFASCISMO EN UN VASO DE AGUA DE VICHY
« Ce qui suit est un entretien que nous avons réalisé avec un camarade docker de Gênes, à la suite des mobilisations massives en solidarité avec la Palestine qui ont eu lieu récemment en Italie, à cheval entre la fin de septembre et le début d’octobre. Ces mobilisations ont trouvé dans les ports, et en particulier chez les travailleurs du port de Gênes, un catalyseur essentiel. Voyons pourquoi. »
Collectif Réalité et Un docker de Gênes 30 octobre 2025

Nous avons reçu ce texte d’une camarade. dndf

Qui a piqué l’ExistransInter ?
À propos de la marche de l’ExistransInter du 18 octobre 2025, et en réponse à un débat que personne ne désirait avoir à propos des syndicats et des partis dans les espaces d’organisation de l’ExisTransInter.
« Imaginez » une petite fête de quartier, tranquille, organisée par et pour les habitants d’une rue. Soudain, débarquent le maire, sa clique, des syndicats et un parti politique avec leur sono, leurs banderoles et leur programme. Ils veulent « converger », « élargir la lutte ». Résultat : les habitants de la rue ne reconnaissent plus leur fête. C’est un peu le sentiment du texte « Sauvons l’ExisTransInter ! » [1], qui accuse certaines organisations d’avoir kidnappé leur marche.
Face à eux, d’autres collectifs [2] rétorquent : « Mais bande d’isolatos ! Seuls, vous n’aurez jamais les moyens de faire plier le gouvernement ! Il faut s’allier, même avec des gens un peu chiants, pour avoir de la puissance. ».
De « Bloquons tout » à l’insoluble équation de gouvernement

« Nous publions ici la traduction d’un article paru le 9 octobre 2025 sur la revue en ligne italienne Machina. S’adressant à un public étranger, l’article offre un récit des événements politiques des derniers mois en France, avec quelques ouvertures plus théoriques. Nous le relayons car il résonne avec nos propres analyses de la situation française. Écrit avant la reconduction de Lecornu, certaines lignes ont déjà vieilli, mais nous jugeons que les perspectives d’ensemble sont toujours valides. »
• Robert Ferro
• 16 octobre 2025
Un camarade nous a envoyé, rapidement et à chaud, quelques éléments de la situation à la suite de cette manif du 14 octobre. dndf

« Compte tenu des mesures qui vont au delà de mesures d’austérité, mais d’attaques sérieuses sur la vie quotidienne d’une majorité de salariés, considérés faisant partie de cette soi-disant « classe moyenne », c’est bien la manif la plus massive de ces dernières années : les chiffres vont de 80 à 140 milles participants. Disons 100 milles à mon humble avis.
Cela fait des années que les manifs syndicales ressemblent à des promenades bon enfant, il me semble que le climat était plus marqué par l’inquiétude et une une certaine colère exprimée par la massivité de la participation et sa diversité allant des secteurs publics, enseignement, universités, trams, bus, métro, etc.
Le secteur ouvrier, ou ce qu’il en reste – petites et moyennes entreprises- peu présent.
Nouvel article/recension de Tristan Leoni sur DDT21 à propos de la Russie des années 2020 et de la France des années 1980 : « Tirer le fil…entre automne moscovite et digressions parisiennes ».
C’est ici : https://ddt21.noblogs.org/?pag
En PDF ici :
https://ddt21.noblogs.org/file
Un camarade grec nous a fait parvenir un texte suite à la grève générale contre l’allongement de la semaine de travail
Entre la grève et la guerre
L’habituelle réunion des centrales syndicales (PAME, GSEE) dans le centre ville – un placement de routine sur deux avenues parallèles qui ne trouvent pas de point de rencontre, qui a rassemblé au total environ 20. 000 personnes – s’est accompagnée cette fois d’un événement apparemment inattendu : au même moment, à 11 heures, un test d’activation de toutes les sirènes d’alarme de la Défense civile sur l’ensemble du territoire aura lieu demain, mercredi, dans le cadre de l’exercice militaire interdisciplinaire « PARMENION-25 », comme l’a annoncé la Protection civile. Lire la suite…
La fuite en avant – Capitalisme en France, épisode 2.
Dans ce deuxième épisode de notre série sur la France, nous nous intéressons à l’enjeu de la dette publique. Comme nous l’avons vu dans l’épisode précédent, le développement du capitalisme français s’est historiquement heurté à deux obstacles : l’existence d’une petite paysannerie propriétaire et la faiblesse des gisements de charbon, qui ont freiné l’essor de la grande industrie et incité les capitaux à privilégier les secteurs improductifs de la banque, du luxe ou du commerce (voir Misère et vanité de la voie française). Pendant la parenthèse gaulliste, l’État a pris ces deux problèmes à bras-le-corps ; mais vingt ou trente ans de rattrapage accéléré n’ont pu combler l’ensemble des retards accumulés – notamment sur le terrain de la production industrielle, où l’affrontement concurrentiel, au lendemain du boom économique, devient très rude entre les firmes américaines et celles de l’Allemagne et du Japon. C’est dans ce contexte général que les grands capitaux français tentent une fuite en avant.
Andrée Dima
Dans cet épisode, nous allons voir que le passage à l’euro a été l’instrument par lequel ces grands capitaux ont cherché à contourner leurs propres faiblesses pour réussir leur internationalisation – et que cet élément entretient des liens étroits avec la trajectoire de la dette publique française. Notre objectif ici n’est pas seulement de compléter les pièces du puzzle français, mais de mesurer les conséquences de cette trajectoire récente sur la forme des luttes de classes, ainsi que les perspectives qu’elle ouvre
« L’avenir de la Révolution. Horizons communistes, de la Commune de Paris au soulèvement Georges Floyd » par Jasper Bernes
Les camarades de la revue Théorie Communiste ont produit, pour les Archives Autonomies, un texte de présentation. Il nous apparaît très pertinent de le relayer ici, en cette période de chaos géopolitique et de quasi désert théorique. Une piqûre de rappel n’est jamais inutile pour continuer à faire connaître une revue dont nous sommes, c’est un secret pour personne, très proche. dndf.
Théorie Communiste (TC)
Le premier numéro de la revue Théorie Communiste est paru en 1977, le groupe qui en était à l’origine s’était constitué vers 1975, auparavant certains avaient publié la revue Intervention Communiste (deux numéros parus en 72 et 73) et avaient participé à la revue les Cahiers du Communisme de Conseils (éditée à Marseille entre 68 et 73, très liée à ICO qui est devenue ensuite Echanges), revue dont ils s’étaient séparés au moment où celle-ci commençait à fusionner avec » Révolution Internationale « (futur CCI). Depuis, outre la publication de 27 n° de TC (le 28 est en préparation) nous avons publié quelques livres sous les signatures de Théo Cosme, Louis Martin ou Roland Simon aux éditions Senonevero. Nous avons également participé à la revue Meeting (4 n° entre 2004 et 2008) et la revue Sic (2 n° de 2011 à 2014).
Texte initialement publié sur le site Sans Treve
Après une fin d’année militante marquée par l’absence de mouvement social, nos milieux politiques se creusent la tête pour trouver quelque chose à faire dans ce qu’ils interprètent comme le calme obligé avant la tempête. Quoi de mieux que le spectre des Gilets jaunes, aperçu au travers d’appels sur les réseaux sociaux aussi inattendus que fourre-tout, pour raviver la flamme du stade suprême de l’aliénation : le militantisme [1]
Misère et vanité de la voie française – Capitalisme en France, épisode 1.
Avec ce texte, nous entamons la publication d’une série d’articles consacrés à la France. En vue d’une rentrée qui s’annonce mouvementée, il nous a semblé opportun de commencer à esquisser une vision générale – aussi schématique soit-elle – du capitalisme français dans son devenir (jusqu’à aujourd’hui). Le but de cette série n’est pas de faire de l’érudition, mais de permettre une meilleure compréhension de notre environnement immédiat, des mouvements sociaux futurs et in fine une action plus percutante au sein de ceux-ci.
Kolya L’Ours, 4 septembre 2025
À l’approche de la journée de mobilisation du 10 septembre, les autorités s’attendent à des actions diverses sur tout le territoire dont l’ampleur reste la grande inconnue s’agissant d’un « mouvement horizontal où chacun fait ce qu’il veut ». Les services de renseignement notent que ce mouvement « a changé d’orientation » depuis son lancement sur les réseaux sociaux, avec une « prise en main par l’extrême gauche et l’ultra gauche », a expliqué à l’AFP une source sécuritaire.
Avec la rentrée, les services relèvent que la mobilisation passe désormais « par des réunions et des assemblées générales où les gens se voient et échangent concrètement ». Il y a des réunions « partout, dans des villages et pas seulement dans les grandes villes » et chacun, a ajouté la source, « y va de son idée ». « Ça part dans tous les sens.»
Sont évoqués pêle-mêle des blocages de gares, d’axes de circulation, de raffineries, de dépôts de la grande distribution comme Amazon, des opérations péages gratuits ou chariots gratuits (partir de grandes surfaces sans payer), des sabotages de radars automatiques, de distributeurs de billets, des manifestations classiques… « Si on note une adhésion de plus en plus importante dans les réunions, il y a une part d’aléas. Tout dépendra du nombre de personnes réellement mobilisées le jour J pour entreprendre telle ou telle action », a expliqué la source sécuritaire. « C’est un mouvement horizontal, il n’y a pas un chef, chacun fait ce qu’il veut », a-t-elle poursuivi, d’où la difficulté pour les autorités d’anticiper les actions qui seront menées et leur ampleur…
Les autorités surveillent également attentivement ce que pourraient faire les étudiants et les lycéens, en s’inquiétant d’une mobilisation massive et incontrôlée. « Les images ne seront pas belles », anticipe auprès de l’AFP un responsable de la police. »
Trouvé sur le site de Chuang, traduction automatique revue et corrigée dndf.
« Se soutenir mutuellement dans un monde difficile » : bilan 2024 des questions liées au travail en Chine
Préface
Depuis 2020, un groupe anonyme d’internautes se réunit pour préparer une revue annuelle des luttes sociales (ou, selon leur terminologie, des « incidents liés aux droits du travail ») et des tendances sociales connexes en Chine. Cette initiative est menée par l’utilisateur Wechat « Chiapas Eastern Wind TV » qui lance un appel à contributions au sein de cercles qu’il qualifie lui-même de « pan-gauche ». Un collectif ad hoc se forme alors, adoptant chaque année un nom ironique différent afin de mieux échapper à la censure : pour le rapport 2024, il s’est baptisé « Poulet mijoté aux champignons de paille » ; pour 2023, « Poisson-chat jaune braisé à la marmite en fer »; pour 2022, « Équipement de cuisine de rue aux trois ingrédients frais ». Les noms des rédacteurs sont parfois indiqués. Sinon, aucun nom n’est mentionné. Bien qu’il semble y avoir des contributeurs réguliers qui y participent la plupart du temps, la nature anonyme et collective du projet rend difficile toute détermination. Le collectif est donc essentiellement une équipe composée chaque année de membres issus d’horizons très différents, unis par une préoccupation commune pour la situation des travailleurs ordinaires. Cette équipe répartit ensuite le travail, édite le matériel obtenu pour en faire un rapport cohérent et le diffuse sur les réseaux sociaux. Destiné à un large public, notamment les libéraux et les progressistes chinois dont la compréhension est souvent formulée en termes de politique identitaire et de « droits du travail », le rapport final présente différents points de vue. Cependant, comme l’explique le principal organisateur, les auteurs s’accordent sur plusieurs objectifs clés : Lire la suite…
S’appuyant sur des analyses antérieures des insurrections au Soudan, au Sri Lanka, au Kazakhstan et ailleurs, S. Prasad soutient que les manifestations de 2025 en Turquie nous donnent un aperçu de la forme que pourraient prendre les mouvements contre l’autocratie dans d’autres pays. Reconnaître cela pourrait nous permettre d’anticiper les limites que devront surmonter des troubles similaires, y compris les manifestations contre Trump plus près de chez nous.
« On sait qu’il existait autrefois un automate conçu pour contrer chaque coup d’un joueur d’échecs et s’assurer ainsi la victoire. Une marionnette vêtue d’un costume turc, une pipe à eau à la bouche, était assise devant un échiquier posé sur une large table. Un système de miroirs donnait l’illusion que cette table était transparente de tous les côtés. En réalité, un nain bossu, maître aux échecs, était assis à l’intérieur et contrôlait les mains de la marionnette à l’aide de fils. On peut imaginer un objet correspondant à cet appareil en philosophie. La marionnette appelée « matérialisme historique » est toujours censée gagner. Elle peut le faire sans autre forme de procès contre n’importe quel adversaire, tant qu’elle recourt aux services de la théologie, qui, comme chacun sait, est petite et laide et doit être tenue à l’écart. »
—Walter Benjamin, « Sur le concept d’histoire » Lire la suite…
Une camarade nous a signalé ce texte écrit par l’auteur de Gaza : “une militarisation extrême de la guerre de classe en Israël-Palestine”.

Si la chute du régime a bouclé, un court instant, avec les espoirs de l’insurrection de 2011, le prolétariat surnuméraire syrien demeure repoussé aux marges de l’économie et clientélisé par des capitalistes en armes. C’est dans la forme rentière de l’État qu’il faut chercher le secret de ses mouvements au cours de la révolution et de la guerre civile.
Dernier texte mis en ligne sur le blog « Artitices »
Au cours de ces derniers mois, alors que l’atonie des luttes de classe en France nous contraignait à prendre du recul pour penser la séquence en cours, nous avons subi la popularité grandissante de litanies médiocres rabâchant la nécessité de construire une alliance, électorale autant que stratégique, entre les “petits Blancs” et les “indigènes” (ou, non sans un certain lyrisme, les “beaufs” et les “barbares”). Ce renouveau de la social-démocratie, incarné notamment par le webmedia Paroles d’Honneur et le parti-think-tank des Indigènes de la République, demeure encore cantonné à un espace médiatique marginal mais pénètre progressivement l’espace spongieux de la gauche. D’abord réticent·es à leur consacrer un article qui ne pourrait s’insérer dans aucun dialogue critique (à franchement parler, la perspective communiste leur est totalement étrangère), nous avons fini par décider de les traiter comme un symptôme de la séquence actuelle. En effet, depuis quelques temps s’est imposée une nouvelle idée dans leur agenda théorique : la réhabilitation de la nation et de son projet hégémonique à même de réconcilier “les tours et les bourgs”. Moins qu’une excuse pour entrer dans la danse de la polémique avec le PIR-PDH, c’est à une dissection de la résurgence nationaliste à gauche que nous nous attelons ici.
Il est important de mettre en regard les différentes perceptions qu’on peut avoir de la crise politique actuelle des deux côtés de l’Atlantique, mais une telle discussion pâtit nécessairement d’un choc cognitif dû au caractère insaisissable d’un tournant peut-être historique. En effet, un véritable regime change est en train de se produire à Washington, un retour de bâton par rapport à la politique menée depuis des décennies, et à toutes les latitudes, par la Foreign Policy Community américaine. Si, à première vue, le chaos semble y régner en maître, le défi consiste précisément à déceler la logique sous-jacente à ce chaos.

“Proletariado y Capital: ¿Un idilio demasiado breve ?”
Théorie Communiste nº 19, junio de 2004, pp. 5-59
crítica de los folletos de Gilles Dauvé y Karl Nesic: »Il va falloir attendre » y « Solidarité sans perspective et réformisme sans réforme ».
PROLETARIADO Y CAPITAL
“E pericoloso sporgersi”
Théorie Communiste nº 23, pp. 81-86
E pericoloso sporgersi
“La lucha de los parados y los precarios del invierno de 1997-1998”
Théorie Communiste nº 15, febrero de 1999
La lucha de los parados y los precarios del invierno de 1997
Voici une traduction automatique (revue et un peu corrigée) en français du témoignage de Keyvan Mohtadi, prisonnier politique libéré en septembre 2024, sur l’attaque israélienne de la prison d’Evin.
Hier a été le jour le plus difficile pour beaucoup d’entre nous. Nous avions déjà vécu l’incendie d’Evin [15 octobre 2022, un mois après le déclenchement du mouvement Mahsa], mais cette fois était bien pire. Notre ignorance totale de la situation et le sentiment d’impuissance rendaient tout, plus insupportable encore. Tout le monde redoutait une nouvelle attaque. Les pompiers, qui craignaient eux aussi pour leur vie, ont fait de leur mieux pour maîtriser l’incendie déclenché – et pour cela ils méritent notre respect. Bien sûr, avant l’arrivée des pompiers et des ambulances, nous avons eu droit aux défilés de toutes sortes de forces armées et de sécurité du régime.
Des camarades nous ont fait parvenir ce texte en provenance de là-bas…
« Quelques points pour entamer la discussion :
Dans cet entretien que nous traduisons, Emiliano Brancaccio affirme que le gouvernement Netanyahu veut démontrer que la crise de la dette américaine et la tendance des États-Unis à limiter leur présence au Moyen-Orient qui y est associée, n’affectent pas l’hégémonie d’Israël dans la région. Les actions militaires contre le Liban, le Yémen, l’Iran, jusqu’au nettoyage ethnique de Gaza, toujours souhaité et jamais osé auparavant, tout indique que Netanyahou et les siens jouent le tout pour le tout. Ils veulent démontrer que dans la crise de l’ancien ordre américain, Israël est destiné à rester le gendarme économique et militaire du Moyen-Orient.
Traduction de la réponse d’un camarade au texte « Le grand détournement – La « doctrine Miran » et le choc Trump » publié sur le blog « Réalité ».
« Réalité » dresse un portrait pertinent de l’une des idéologies économiques à l’œuvre au sein de l’administration Trump et nous éclaire sur les motivations de certaines fractions du capital qui se sont alignées sur Trump et MAGA. Mais lorsqu’il s’agit d’en cerner les « implications pour le circuit international du capital », ils se montrent bien trop crédules.
18 juin 2025
Par Jasper Bernes
« Présentation : Ce que le Mexique révèle de la réorganisation autoritaire du capital mondial. »
« À la manière de John Reed, de ce côté-ci du mur, nous avons élaboré un rapport synthétique et explicatif que nous jugeons urgent. Il ne vise pas à épuiser la complexité des processus analysés ni à proposer un diagnostic définitif, mais plutôt à dresser une première carte des coordonnées nécessaires pour ceux d’entre nous qui luttent d’en bas. Il a été préparé par un groupe de militants communistes préoccupés par l’évolution actuelle de la crise mondiale et par la place qu’occupe – et subira – le Mexique dans cette violente reconfiguration du capital.
Ce qui est présenté ici n’est ni un inventaire technique ni un exercice d’érudition. Il s’agit d’une lecture matérialiste des mécanismes qui imprègnent le quotidien de millions de personnes : les droits de douane comme forme de punition économique, l’austérité comme guerre interne, la migration forcée comme politique structurelle, le narcocapitalisme comme gestion territoriale, l’automatisation exclusive, l’écocide rentable et la dette comme infrastructure de contrôle. Chaque section de ce rapport aborde un phénomène visible et le replace dans le cadre général de l’accumulation violente qui caractérise notre époque. »
Le dernier « post » du Dazibao:
L’art nous bouffe l’oxygène, les artistes nous emmerdent.
La « culture » n’est que le nom de la jolie couleur locale, pittoresque, à l’instant T, de la face glamour de la domination de classes et de genres. Pas de quoi en avoir honte, certes, mais surement rien à revendiquer, défendre ou opposer. Si, il y a entre 5 et 10 000 ans, l’humanité n’avait pas progressivement inventé (rien n’était « écrit », déterminé) la propriété privée, la marchandise, le travail donc le sur-travail donc l’exploitation donc la domination des femmes, jamais elle n’aurait produit Notre dame de Paris, « la recherche du temps perdu », les merveilles de Pétra, le gisant de la chapelle San Severo à Naples, Mozart, les pyramides d’Egypte et du Mexique et nous ne nous en porterions pas plus mal…Pas de philosophes grecs pérorant sans esclaves qui triment pour les nourrir…
Traduction d’un texte de la revue Chuang publié sur le site la revue « Heatwave »
« TRUMP II : la guerre commerciale devient mondiale »
Dans cette première contribution à Heatwave, Chuang répond aux questions sur les impacts mondiaux des dernières vagues de droits de douane américains. L’aperçu complet de cette enquête, accompagné des réponses de camarades de plusieurs pays, sera publié dans un dossier intitulé « Folie et civilisation capitaliste : Perspectives internationales sur les droits de douane MAGA 2.0 », et inclus dans le deuxième numéro de Heatwave.
2 juin 2025
Par Chuang 1 Lire la suite…

À partir d’un retour sur les débats théoriques autour de la fonction des dépenses militaires dans le capitalisme, ce texte en propose une relecture à l’aune de l’histoire. Il souligne comment ces dépenses ne répondent pas seulement à des buts militaires, mais servent aussi d’instrument de gestion des rapports de classes. Des Trente Glorieuses à aujourd’hui, il interroge la manière dont elles ont façonné les compromis sociaux et la place qu’elles peuvent prendre dans le renouveau actuel des politiques industrielles, aux États-Unis comme ailleurs.