« En Espagne, la révolte citoyenne de mai 2011 : malaise social et régénération démocratique »
Ce texte d’un camarade du groupe de Barcelone Etcetera a été publié dans Echanges n°137 (été 2011)
L’appel spontané à manifester du 15 mai, qui s’est traduit par l’occupation des places des principales villes espagnoles (voir Lettres de Barcelone, place de Catalunya), n’a pas eu seulement une réponse massive ; il a aussi réveillé l’enthousiasme et offert l’opportunité d’occuper l’espace public comme lieu d’expression ouvert à tout le monde. De plus, il s’est produit en pleine campagne des élections municipales. La spontanéité de la mobilisation, provoquée par l’« indignation » et diffusée à travers ce qu’on appelle les réseaux sociaux d’Internet, était pleine d’ambiguïtés, et aussi d’ingénuité, comme le montrent les termes de l’appel lui-même et sa revendication d’une démocratie participative. Ce fut en tout cas la tendance dominante de ce qui s’est passé à Barcelone et l’impression donnée par les informations venant de Madrid et des autres villes. Lire la suite…



« Soyons fair-play ! En novembre 2005, lorsque les banlieues de la région parisienne et de nombreuses villes françaises avaient été balayées par plusieurs nuits d’émeutes spectaculaires, les médias anglo-saxons s’étaient montrés mi-compatissants, mi-narquois. Ils avaient volontiers souligné l’impasse de « ghettos » français qui s’embrasaient pour mieux faire ressortir les mérites du modèle britannique de mixité urbaine et sociale.
L’objectif est de remplacer 500.000 employés par des machines d’ici à trois ans.
Le mouvement espagnol des « Indignés », né le 15 mai 2011, a de nouveau investi la Puerta del Sol au centre de Madrid, point de rencontre de plusieurs cortèges partis de différentes villes du pays. Pendant trois jours, les contestataires vont définir la stratégie pour des actions futures.

