Le Xinjiang manifeste son ras-le-bol
La marginalisation économique et culturelle des Ouïgours pourrait être à l’origine des heurts qui ont fait officiellement 156 morts et plus de 1 000 blessés.
Massives et urbaines, les émeutes meurtrières qui ont éclaté à Urumqi, la capitale de la région autonome ouïgoure du Xinjiang, dans la nuit du 5 au 6 juillet, se distinguent des précédents épisodes de violences qui ont secoué cette région du nord-ouest de la Chine, expliquent les spécialistes. Ces derniers avancent l’accroissement des difficultés économiques plutôt que la tentation séparatiste pour expliquer l’éruption de ces violences ethniques, les plus graves enregistrées dans cette région à dominante musulmane depuis des décennies [et les violences les plus meurtrières en Chine depuis Tian’anmen, en 1989]. Lire la suite…



‘anniversaire de la rétrocession de Hongkong à la Chine, le 1er juillet 1997, est devenu l’occasion officielle, depuis 2003, de manifester son mécontentement au gouvernement de la région administrative spéciale de Hongkong. Ce jour-là, Paul Pak, la cinquantaine, quitte la « cage » dans laquelle il vit à Tsim Sha Tsui et rejoint la marche qui traverse le centre de Hongkong, sous la bannière de l’ONG Soco, qui se bat inlassablement pour la cause des pauvres, des nouveaux migrants, des mal-logés. « Trop chaud, pas d’air conditionné, trop sale et trop cher. Beaucoup de puces et d’insectes qui vous mordent », résume-t-il à propos de son logement où, ajoute un autre : « Donald Tsang (le chef de l’exécutif hongkongais) ne tiendrait pas cinq minutes. » 




Grenoble a vécu lors du printemps 2008 un mouvement lycéen d’une intensité qui se situe dans la continuité des mouvements de révolte de ces dernières années (…).