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Espagne : « On n’a pas vu une mobilisation comme celle-ci chez Airbus depuis 45 ans. »

« Commencée le 1er juillet, la grève a rapidement été un succès, bien que des syndicats majoritaires s’y soient opposés. Le syndicat Commissions Ouvrières, majoritaire chez les ouvriers, a déclaré que « la grève ne devait pas être une fin en soi », et qu’elle pourrait avoir lieu, mais seulement à partir du 7 septembre. Cela n’a pas découragé les grévistes. Face au succès du mouvement, certains syndicats comme la CGT et l’UGT ont apporté leur soutien sous la pression des syndiqués.

Beaucoup de salariés font grève pour la première fois et ont dû s’organiser eux-mêmes. C’est surtout lors des assemblées quotidiennes que les décisions sont prises et que les revendications sont votées. Dès le 3 juillet, les travailleurs des bureaux en grève ont tenté de convaincre les ouvriers de rejoindre le mouvement en organisant des assemblées à 10 heures, l’heure de leur pause. Depuis le 9 juillet, nombre d’ouvriers se sont joints à la grève. C’est l’occasion d’un rapprochement entre travailleurs des bureaux, techniciens et ouvriers d’atelier.
Depuis le début, les assemblées sont très suivies. Les travailleurs scandent « esto no se parra » (ça ne va pas s’arrêter) et ont tous à l’esprit que l’unité face à la direction est leur meilleure arme. Ils s’organisent en groupes de travail pour mener à bien les actions nécessaires. Le premier groupe a été celui de la sonorisation, ce qui a permis d’améliorer considérablement la qualité sonore de l’assemblée du lendemain. Un programme de revendications est en cours avant d’être voté en assemblée, puis transmis à la direction. Les grévistes demandent entre autres 9 % d’augmentation, le respect du paiement des arrêts maladie et de la flexibilité dans la prise des congés.


À la suite de ces mobilisations à Getafe, les autres usines d’Espagne (situées à Séville, Cadix, Albacete) ont commencé à se rallier au mouvement, organisant des assemblées et votant à main levée pour décider la grève. Illescas, l’usine de Tolède, est la dernière à se joindre au mouvement. Il est question d’une manifestation nationale le 27 juillet réunissant tous les sites. »

https://lutte-ouvriere.org/journal/article/espagne-greve-chez-airbus-va-sarreter-195817.html

« On n’a pas vu une mobilisation comme celle-ci chez Airbus depuis 45 ans. »
Entretien avec Gustavo Retamosa, employé d’Airbus et représentant de la CGT (Confédération générale du travail).


« 
Le plus grand syndicat, d’après les résultats des élections, est le CCOO, et il a été le dernier à se joindre à l’appel à la grève lundi dernier. Il a exercé d’énormes pressions pour convoquer une réunion du comité de négociation collective (qui, comme je l’ai déjà dit, n’est pas le lieu approprié pour discuter des revendications de grève) et a tenté de saper et de saboter la grève de l’intérieur. »

https://www.izquierdarevolucionaria.net/index.php/estado-espanol/movimiento-obrero/15264-hacia-45-anos-que-no-veiamos-una-movilizacion-asi-en-airbus-entrevista-a-gustavo-retamosa-trabajador-de-airbus-y-representante-de-la-cgt

« Les employés d’Airbus ont massivement rejeté, lors d’une assemblée, l’accord préliminaire conclu hier soir, jeudi 16 juillet, par le syndicat CCOO avec la direction d’Airbus. Le message est clair : nous ne voulons pas de miettes, la grève continue…

La direction d’Airbus est inquiète, et la bureaucratie de la CCOO est intervenue pour la sauver. Elle a rejoint la grève à contrecœur et à la dernière minute pour tenter de la saboter de l’intérieur et d’y mettre fin. Elle ne participe même pas aux assemblées générales ! Profitant du fait que le comité de grève n’est pas encore constitué et qu’elle est majoritaire à la table des négociations, la CCOO a conclu cet accord préliminaire, fabriqué de toutes pièces pour servir les intérêts des employeurs, et dont elle sait pertinemment qu’il est inapplicable puisqu’il lui faut l’aval d’un syndicat supplémentaire pour être légal. »

https://www.izquierdarevolucionaria.net/index.php/estado-espanol/movimiento-obrero/15270-golpe

« C’est une grève historique, car elle part des travailleurs, et non des syndicats »

« La particularité de ce mouvement, c’est qu’il est né directement des travailleurs, pour la plupart non-syndiqués. Les discussions se font sur Telegram : un groupe créé début juin compte désormais plus de 3.000 adhérents et continue de prendre de l’ampleur. Ce mode d’organisation inédit favorise le rapprochement entre les employés des bureaux et ceux des ateliers, longtemps divisés »

https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/airbus-espagne-une-greve-historique-qui-part-des-travailleurs-comment-un-groupe-telegram-a-pris-le-pas-sur-les-syndicats-3382261.html 

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