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Bolivie : « Réfléchissez-y à deux fois avant de déclarer l’état d’urgence. »

Traduction Google du texte espagnol ci-dessous. dndf

« on nous accuse d’être des traîtres, on a été dépassé par les bases, on demande la démission de Paz, on ne peut plus aller négocier. La base ne nous le permettrait pas. » Claudio Choque secrétaire général de la COB.

« La liste des revendications est obsolète », la COB exige la démission du président Rodrigo Paz. « Les revendications ne nous intéressent plus ; Rodrigo doit démissionner. » Le secrétaire général de la COB, Claudio Choque, a affirmé que ce sont les militants de base qui exigent la démission du président Rodrigo Paz et qu’ils ont abandonné leur liste initiale de revendications. « Rodrigo est arrivé au pouvoir grâce aux votes des mobilisés (…) Les revendications ne nous intéressent plus, Rodrigo doit démissionner », a-t-il déclaré. Il soutient qu’Evo Morales ne fait pas partie de cette mobilisation : « Evo ne fait pas partie des mobilisations, arrêtez-le maintenant (…) notre lutte porte sur des revendications, pas sur la politique », a-t-il dit. Concernant l’état d’urgence que Rodrigo Paz pourrait déclarer pour lever les blocages routiers, Choque a déclaré : « Réfléchissez-y à deux fois avant de déclarer l’état d’urgence. » Selon la COB (Centre des travailleurs boliviens), le président Rodrigo Paz les a exclus dès le premier jour de son mandat : « Rodrigo nous a même exclus de son investiture… Paz avait dit qu’il gouvernerait avec nous, mais il nous a exclus », ont-ils déclaré. Ils ont par ailleurs indiqué que le temps du dialogue était révolu et ont exhorté le président à dialoguer aux barrages routiers. « Pas au palais présidentiel, Monsieur le Président, venez aux barrages routiers », ont-ils lancé. Ils ont toutefois insisté sur le fait que le président Rodrigo Paz devait présenter des excuses avant tout dialogue : « Il nous a traités de vandales. »

Piensen mil veces antes de decretar estado de excepción”.

Pliego petitorio quedó atrás”, COB exige renuncia del presidente Rodrigo Paz “Ya no nos interesa pliego; Rodrigo debe renunciar” El secretario general de la COB, Claudio Choque, aseguró que las bases de trabajadores son quienes piden la renuncia del presidente Rodrigo Paz y dejaron de lado el pliego petitorio que tenían inicialmente. “Rodrigo llegó al poder con voto de movilizados (…) Ya no nos interesa pliego, Rodrigo debe renunciar”, señaló. Asegura que de esta movilización no es parte Evo Morales: “Evo no es parte de movilizaciones, deténgalo de una vez (…) nuestra lucha es de reivindicación, no política”, dijo. Con respecto al estado de excepción que podría decretar Rodrigo Paz para levantar los bloqueos de las carreteras, Choque señaló “Piensen mil veces antes de decretar estado de excepción”. Para la COB, el presidente Rodrigo Paz los ha excluido desde el primer día de su gobierno: “Rodrigo nos excluyó hasta de su posesión (…) Paz dijo que gobernaría con nosotros, nos excluyó”, manifestó. Además, señala que para la COB el tiempo de diálogo pasó, por lo que insta al presidente a ir a bloqueos para dialogar. “Diálogo no en casa grande, presidente, venga a bloqueos”, dijo. Pero señala que antes del diálogo el presidente Rodrigo Paz debe pedir disculpas: “Nos llamó vándalos”

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  1. FD
    31/05/2026 à 07:52 | #1

    Pour les gens qui pensent qu’il n’y aucun écart dans le moment actuel dans les luttes, est-ce que l’abandon de leurs revendications initiales par les militants de base de la COB et l’exigence de la démission du président Paz qui avait promis de gouverner avec la centrale syndicale ouvrière n’est-pas un bel exemple tout chaud d’écart par rapport à la simple défense de la condition prolétarienne ?

    FD

  2. Quand on a un marteau, tout ressemble à un clou
    01/06/2026 à 16:51 | #2

    Heu… un marxiste orthodoxe à la Kautsky pourrait dire que c’est un exemple de passage de la grève économique à la grève politique. Est-ce que la notion d’écart est juste une manière particulièrement sophistiquée de parler de conscience trade-unioniste et de conscience de classe ?

  3. FD
    02/06/2026 à 08:04 | #3

    Non, camarade, la notion d’écart n’est pas une manière sophistiquée de parler du passage de la grève économique à la grève politique ; et la théorie de l’écart, en général, n’a strictement rien à voir avec le marxisme orthodoxe, que ce soit celui de Kautsky ou du renégat Lénine.

    Dans ton raisonnement, il y a un petit défaut : quand les ouvriers soc-dem ou même bolchos passaient de la grève économique à la grève politique, ils ne renonçaient nullement à leurs revendications sur les salaires et les conditions de l’exploitation, ils ne disaient pas  » les revendications ne nous intéressent plus « .

    Tu vas m’objecter que l’exigence de la démission du président est encore une revendication et que la direction de la COB peut encore manœuvrer sur cette base. Oui, mais elle ne parviendra pas à faire passer les éventuelles excuses du président pour une démission, du moins si les militants de base vont jusqu’au bout de leur geste initial.

    Ce qui ne serait d’ailleurs sans doute pas une rupture mais un écart maintenu dans les limites de la défense de la condition prolétarienne.

    FD

  4. pepe
    02/06/2026 à 09:36 | #4

    Peux t on vraiment parler même seulement « d’écart », et pas de rupture, bien sùr, quand on parle d’une lutte qui reste dans les limites du MPC, quand « agir en tant que classe », même à ses marges, revient à agir à l’intérieur du MPC??

  5. FD
    02/06/2026 à 10:51 | #5

    Merci, PP, de me forcer à préciser ma pensée. Je ne comprends pas comment une lutte, aussi radicalement nouvelle soit-elle, pourrait commencer à l’extérieur du mode de production capitaliste. Pour moi, même une lutte qui tend seulement à s’écarter des limites de la défense de la condition prolétarienne, càd qui tend seulement à faire exploser ces limites, commence nécessairement dans ces limites et se présente immédiatement comme action en tant que classe ou fraction de classe du mode de production et de la société capitaliste. Que ce soit d’ailleurs sur le front de la production du capital (en l’occurrence, les travailleurs qui négligent leurs revendications initiales pour dégager le président) ou sur le front de la reproduction du prolétariat (les mères qui demandent à leurs fils de ne pas réprimer les travailleurs sur les barrages routiers). La classe contre toutes les classes, comme disait BL, ou la classe extérieure au capital, comme tu dis, elle se produit – ou pas – au bout d’un « temps relativement long », comme dit maintenant RS, et de toute façon dans une conjoncture révolutionnaire qui n’existe aujourd’hui ni en Bolivie ni ailleurs. Aujourd’hui, c’est la thèse que j’ai exposée et développée dans mon dernier texte, la conjoncture est guerrière et contre-révolutionnaire. Il nous faut faire avec, même si nous faisons contre, de toutes nos pour le moment faibles forces.

    FD

  6. pepe
    02/06/2026 à 13:59 | #6

    Juste pour éviter toute confusion, il n’existe pas de classe « en dehors » du Capital. Il s’agit juste d’élaborer autour de cette notion qu’aujourd’hui, « Agir en tant que classe c’est actuellement d’une part n’avoir pour horizon que le capital et les catégories de sa reproduction, d’autre part, c’est, pour la même raison, être en contradiction avec sa propre reproduction de classe, la remettre en cause. Il s’agit des deux faces de la même action en tant que classe… » (TC 20)

  7. FD
    03/06/2026 à 06:42 | #7

    Nous sommes d’accord, PP, il n’existe pas de classe en dehors du Capital et je pense avoir pas mal élaboré autour de la notion d’écart dans mon texte sur la guerre et la communisation. Mais dans mon post, je n’ai pas affirmé positivement qu’un écart s’est produit il y a quelques jours en Bolivie. J’ai seulement signalé qu’on peut aussi commenter des nouvelles, car pour moi les nouvelles du front sont indissociablement des informations et des analyses.

    FD