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Dans le cadre des échanges (parfois violents), actuellement en cours autour de l’articulation classe/genre/race, nous signalons la parution de ce petit bouquin

Dans le cadre des échanges (parfois violents), actuellement en cours autour de l’articulation classe/genre/race, nous signalons la parution de ce petit bouquin

Nous relayons ici le très intéressant article de Serge Halimi dans le Monde Diplomatique de décembre 2016, au sujet de la victoire de Mr Donald TRUMP.
« (…) Le gouvernement du peuple par le peuple est le seul système dans lequel j’aie envie de vivre, mais au fond, qu’est-ce que je connais du peuple ? Je vis à Paris, puis là je suis à Genève ; je fréquente des écrivains, des journalistes, des cinéastes. Je vis complètement déconnecté de la souffrance du peuple. Ce n’est pas une autocritique, c’est un simple constat sociologique. Je sillonne le pays, mais les gens que je rencontre s’intéressent à la culture — une minorité d’intellectuels non représentatifs de la révolte profonde du pays. » Frédéric Beigbeder
La déroute de l’intelligentsia par Serge Halimi
Les Américains n’ont pas seulement élu un président sans expérience politique : ils ont également ignoré l’avis de l’écrasante majorité des journalistes, des artistes, des experts, des universitaires. Le choix en faveur de M. Donald Trump étant souvent lié au niveau d’instruction des électeurs, certains démocrates reprochent à leurs concitoyens de ne pas être assez cultivés.
Il existe un pays au moins où les élections ont des effets rapides. Depuis la victoire de M. Donald Trump, le peso mexicain s’écroule, le coût des prêts immobiliers s’élève en France, la Commission européenne desserre l’étau budgétaire, les sondeurs et les adeptes du microciblage électoral rasent les murs, le peu de crédit accordé aux journalistes agonise, le Japon se sent encouragé à réarmer, Israël attend le déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, et le partenariat transpacifique est mort. Lire la suite…
Second texte sur l’élection étasunienne emprunté au blog « le cours des choses »
« les comptes non soldés de l’échec du cycle de lutte des années 60 et 70 »
Notes sur trump (2)
http://www.lecoursdeschoses.com/2016/11/remarques-sur-trump-2.html
Publié le 14 Novembre 2016
Back to 65 ?
L’enquête annuelle sur les « valeurs des américains » menée par l’institut public de recherche sur la religion et publiée le 25 octobre, portait ce titre assez révélateur : « La grande division sur l’avenir de l’Amérique : 1950 ou 2050 ? ». L’étude indiquait que pour 92% des républicains interrogés, le pays allait dans la mauvaise direction et ce – pour la moitié d’entre eux- depuis au moins 1950.
Sans aller jusque là, plusieurs livres récents font de 1965, année des émeutes de Watts, de la marche de Selma, du tournant de la guerre du Vietnam et de la politique volontariste du président Johnson, l’année charnière à laquelle ramènent beaucoup de phénomènes contemporains. Comme l’écrit Bill Bishop dans The Big Sort (paru en 2009): « C’était 1965. Chaque événement représentait le début d’alignements politiques qui allaient s’étendre sur les quarante années suivantes. » Il note ainsi que c’est à partir de cette année là que les affiliations traditionnelles aux deux grands partis commencent à se réduire et se modifier et que s’effondre littéralement la confiance dans le gouvernement, notamment dans la classe ouvrière blanche qui était pourtant sensée profiter le plus du projet de « grande société » de Johnson. De même, le chercheur sur les religions Martin Marty décrit 1965 comme « l’épicentre d’un tremblement de terre dans la vie religieuse » avec le début du déclin des églises protestantes classiques et l’essor des congrégations indépendantes et évangélistes, qui deviendront bientôt les fourriers du néo-fondamentalisme. Enfin, Nicolas Ebersatdt dans Men’s without work date précisément de la même année le début de la fuite devant le travail d’une partie des mâles américains et l’explosion de la criminalité.
Bien évidemment, ce qui s’engage plus généralement en 1965, c’est pour les noirs, la récolte des quelques fruits de la lutte pour les droits civiques et, pour les femmes, le début d’une série de mouvements qui leur permettront de bousculer l’ordre patriarcal. Bref, avant même la fuite du capital des années 70 en réponse à l’insubordination ouvrière de ces années là, le début de la fin de la mouture américaine du compromis fordiste. Dans le délitement actuel du compromis néo-libéral, il semblerait donc que les comptes non soldés de l’échec du cycle de lutte des années 60 et 70 continuent à projeter leur ombre portée sur l’époque, le « whitelash » électoral n’étant qu’un épisode de plus d’une contre-révolution qui n’en finit plus. Et si la rétro-utopie du « great again » keynésiano-raciste d’un Trump et de ses électeurs risque fort de se faner bien vite, le message envoyé aux minorités remuantes de toutes sortes est quant à lui bien concret : ils seront plus que jamais la variable d’ajustement.
Dernier texte mis en ligne sur le blog DDT21
Un gouvernement « socialiste » qui attaque à nouveau les travailleurs, résolu à ne rien céder sur l’essentiel de sa Loi Travail, et des syndiqués de base qui réclament une grève générale à des directions préoccupées par leurs propres survies. Des journées de mobilisation nationale à répétition où l’énergie s’épuise sans se renouveler (tactique qui depuis vingt ans montre son inefficacité), des salariés lancés dans la grève de manière bureaucratique et en ordre dispersé, et de maigres cortèges rassemblant principalement des militants et des syndiqués. Une mobilisation bien inférieure à celle de 2010, où lycéens et étudiants ne participent qu’avec parcimonie tandis que chômeurs, précaires, « quartiers populaires » et même fonctionnaires s’abstiennent prudemment. Une faiblesse compensée par des actions et des blocages symboliques qui n’entraînent qu’un impact de même ordre sur la production et les transports.
Seuls les autonomes, anarchistes et apparentés ont, semble-t-il, pris des forces mais uniquement en termes de pratiques de destruction et d’affrontement avec la police, certes spectaculaires et davantage partagées (d’où l’enthousiasme de certains), mais sans ébauche d’auto-organisation du mouvement. Cette violence est d’ailleurs restée localisée et généralement condamnée par la majorité des manifestants et militants.
Globalement, le mouvement du Printemps 2016 a tourné sur lui-même, incapable d’atteindre une masse critique susceptible, sinon de faire reculer le gouvernement comme lors du CPE, du moins de bousculer institutions et évidences.
« le Monde ou rien » remarques sur l’agitation sociale en France au printemps 2016
Alèssi Dell’ Umbria est l’auteur entre autres d’une Histoire universelle de Marseille, De l’an mil à l’an deux mille (Agone, 2006) et de C’est de la racaille ? Eh bien, j’en suis ! À propos de la révolte de l’automne 2005(L’Échappée, 2006). Sollicité par des amis latino-américains, il a rédigé à leur attention une analyse de la situation politique française.
(Ce texte a été écrit à l’intention de camarades latino-américains qui, du Mexique à l’Argentine, me demandent des éléments d’information et d’analyse sur l’agitation en France. Ce qui explique que beaucoup de précisions y soient formulées qui n’ont évidemment pas raison d’être pour des camarades français.)
« Le confort est la pire chose qui puisse arriver à un mouvement social, et c’est ce qui a accablé l’insurrection de Gezi. Pour qu’un mouvement reste en mouvement, il faut que quelque chose d’insupportable continue de le démanger, jour et nuit. Si rien ne vous gêne, si au contraire vous commencez à prendre vos aises, vous allez vous arrêter, et c’est normal ; le besoin de repères, de stabilité, est naturel. Or, se révolter, c’est être prêts à lutter contre ses propres besoins naturels. Pour se révolter, il faut se sentir fort mais démuni, démuni mais fort. L’inconfort est la seule force qui nous incitera à aller de l’avant. »
Kenan Görgün, Rebellion Park. Lire la suite…
Pour mémoire, c’est 2 200 salariés à la porte de l’usine et 6 000 en tenant compte des sous traitants
Un millier de travailleurs assistaient selon les syndicats à la première assemblée générale lundi matin, depuis l’annonce de la fermeture de l’usine Caterpillar à Gosselies.
D’autres rencontres de ce type sont prévues durant la journée au moment des pauses de travail
http://www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/caterpillar-les-syndicats-invitent-les-ouvriers-a-respecter-leurs-contrats-de-travail-57cd05d635709333b7f9990d
Les syndicats de l’entreprise Caterpillar Belgium ont invité les travailleurs du site de Gosselies à se présenter chaque jour à l’usine durant la période de la procédure Renault.
« Il n’est pas question de se mettre en porte-à-faux par rapport au contrat de travail », a indiqué Ivan Del Percio, président de la délégation syndicale ouvrière (FGTB), à l’issue de la première assemblée générale qui s’est tenue lundi matin à Gosselies (Charleroi). Le représentant syndical a toutefois précisé que se présenter au travail ne signifiait pas travailler tout le temps.
Selon ce dernier, depuis vendredi, la colère est montée chez les travailleurs mais « nous ne voulons pas apparaître comme des terroristes ».
Chine : manifestation de milliers d’opposants à un projet nucléaire sino-français
https://francais.rt.com/international/24858-chine–manifestation-contre-projet
sur la vidéo on voit un flic pointer son flingue sur la tête d’un manifestant
Le premier numéro de la revue « Chuang » vient de paraître . Cette revue se reconnait dans le « cadre théorique de collectifs éditoriaux similaires à Endnotes, Sic, Kosmoprolet et d’autres qui parlent du communisme au présent. »
Nous en avons traduit l’éditorial http://chuangcn.org/journal/one/a-thousand-li/

Quand la dynastie Qing a commencé son lent effondrement, des milliers de paysans ont été concentrés dans les villes portuaires pour remplir les docks et les sweatshops actifs, alimentés par l’argent étranger. Lorsque ces migrants sont morts du travail éreintant et de la violence de la vie dans les ports, leurs familles durent souvent envoyer l’argent pour ramener les corps chez eux dans une pratique appelée «transporter un cadavre sur plus de mille li (mile chinois) » (qian li xing shi), sinon les âmes risquaient de se perdre et le malheur s’abattre sur toute la lignée.
La logistique de cette cérémonie était complexe. Après les bénédictions et les rituels prodigués par un prêtre taoïste, « les conducteurs de cadavres » devaient lier les corps debout en file indienne le long de poteaux de bambou, attachant les bambous à chaque extrémité de sorte que, quand ils marchaient, les corps rigides tendus entre eux semblent sauter de leur propre gré. Voyageant seulement de nuit, les « pilotes de cadavres » devaient faire sonner des cloches pour éloigner les vivants, la vue des migrants morts étant considérée comme apportant la malchance. Bien que quelque peu apocryphes, de nouveaux mythes sont nés de cette pratique, comme la transformation des cadavres sauteurs en Jiangshi, créatures vampiriques amenées à se nourrir de la force de vie des autres. Leur propre sang ayant été siphonné par les quais et les usines, ces travailleurs migrants ont été transformés en monstres digne d’une nouvelle réalité, celle des empires en ruine, des guerres civiles et de l’expansion insatiable de marchandises. Lire la suite…
«Les Américains les plus pauvres ont cessé de faire les courses, sauf pour le strict nécessaire »
http://www.zerohedge.com/news/2016-07-08/26-million-americans-are-now-too-poor-shop-study-finds
Une nouvelle étude révèle que près de 26 millions d’Américains restent «trop pauvres pour faire des courses »
Ces 26 millions d’ Américains doivent jongler avec deux à trois emplois, gagnant juste autour de 27.000 $ par an
Près de la moitié de tous les Américains n’ont pas vu une augmentation de salaire au cours des cinq à sept dernières années, et un autre 28 % ont vu leur salaire net réduit des déductions d’assurance médicale plus fortes ou d’emplois à temps partiel , ARG trouvé. « C’est effrayant quand vous commencez à voir les choses que vous avez jamais vu auparavant»
dernière info à 13h
Un petit tour autour du bassin de l’Arsenal, un trajet de 1,6 km et puis ……..
Sympa le parcours de la manif du 23juin à Paris : Bastille – Bastille!
Loi travail : finalement, la manifestation est autorisée
Selon la CGT, les syndicats sont finalement autorisés à défiler jeudi à Paris sur un parcours proposé par le ministère de l’Intérieur, c’est-à-dire de la place de la Bastille, en passant par le bassin de l’Arsenal puis avec un retour à Bastille.
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Une première depuis 1962 et le préfet Papon, il faut en effet remonter à… la guerre d’Algérie !
Quant à l’interdiction d’une manifestation organisée par des syndicats en opposition à une loi sociale, « c’est totalement inédit »
Loi travail : la préfecture de police interdit la manifestation de jeudi à Paris
Après vingt-quatre heures de négociations avec les syndicats, la préfecture de police a annoncé l’interdiction de la manifestation contre le projet de loi travail prévue pour jeudi à Paris.
« S’il faut utiliser demain les réquisitions, nous le ferons » a affirmé le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies sur Europe 1 vendredi 10 juin 2016
Ça serait une première depuis 1953.
La réquisition des personnels grévistes ne peut être ordonnée que par décret du Conseil des ministres ou par arrêté du préfet «lorsque l’atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publiques l’exige», selon l’article L2215-1 du Code général des collectivités territoriales. En cas de refus, les grévistes sont passibles d’une peine de six mois d’emprisonnement et de 10 000 euros d’amende.
Euro 2016 : François Hollande prêt à prendre « les mesures nécessaires » face aux grèves
extraits
« l’Etat prendra toutes les mesures qui seront nécessaires »
S’il refuse d’évoquer publiquement le recours possible aux réquisitions (« Pour l’instant, nous n’en sommes pas là ») il délivre un message des plus fermes : « Soyez sûrs que les services publics seront assurés et que l’Etat prendra toutes ses responsabilités. »
les conducteurs des lignes de transport ferroviaire (RER B et D) qui desservent le Stade de France, où aura lieu vendredi soir le match d’ouverture de l’Euro 2016, France-Roumanie, ont prévenu qu’ils seraient massivement en grève.
De son côté, le premier ministre, Manuel Valls, a prévenu jeudi soir qu’il n’excluait « aucune hypothèse » pour acheminer les supporteurs vers le Stade de France vendredi.
Les phrases en gras sont de notre fait
http://www.liberation.fr/monde/01012315667-les-luttes-des-classes-version-western-spaghetti
En France, c’est l’impossibilité de déroger aux conventions collectives de branche et au code du travail (sauf pour la durée du travail) qui empêche ceux qui voudraient suivre l’exemple de Marchionne de le faire.
http://blogautomobile.fr/fiat-accord-syndicats-site-de-mirafiori-96255
« L’exclusion au sein de cette nouvelle co-entreprise des syndicats non signataires de l’accord. »
extraits
Cependant, si les deux syndicats bloquent ce texte, « il n’y aura pas de nouvelles négociations, prévient-on au gouvernement. L’accord obtenu cette nuit n’entrera pas en vigueur et il y aura des mesures unilatérales de la direction de la SNCF ».
Le gros des débats a tourné autour de l’article 49, obtenu par la CFDT lors de sa négociation directe avec le gouvernement, fin mai. Cet article « a rendu folle la CGT ces derniers jours », confie un proche des négociations. SUD-Rail dénonce « l’introduction d’un régime dérogatoire qui permettrait à la direction de remettre en cause chaque disposition reprise dans l’accord », assure Eric Meyer, du syndicat.
Selon ce texte, si un chef d’établissement local souhaite déroger à l’accord d’entreprise afin d’améliorer sa compétitivité, en baissant ses coûts lors de la renégociation d’une convention avec une région par exemple, il pourra le faire si une majorité des signataires de l’accord d’entreprise sont d’accord au niveau national.
Autrement dit : si la CGT ou SUD-Rail refusent de signer l’accord d’entreprise national, ils seront ensuite sur la touche et ne pourront pas s’opposer à des dérogations locales.
http://www.letelegramme.fr/france/phlippe-martinez-cgt-j-ai-eu-un-appel-de-manuel-valls-30-05-2016-11087729.php#closePopUp
« J’ai reçu un appel téléphonique de Manuel Valls, samedi matin. C’est plutôt mieux quand le Premier ministre n’est plus dans une posture et qu’on se parle, alors que nous n’avions pas de nouvelles depuis deux mois », a déclaré Philippe Martinez, sur sur BMFTV, dimanche soir.
Le dialogue semble renoué mais le secrétaire général de la CGT n’a toutefois pas voulu révéler la teneur de cet entretien téléphonique avec le Premier ministre, samedi 28 mai.
maintenant on sait
CGT « aucun préalable pour retourner à la table des négociations »
De son côté, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a assuré, sur RTL, ne plus vouloir « faire sauter » l’article 2, lors d’un débat avec son homologue de la CFDT, Laurent Berger, sur le projet de loi travail. Il a affirmé qu’il n’y avait « aucun préalable pour retourner à la table des négociations » : « La balle est dans le camp du gouvernement. »
En finir avec le SMIC
« Le salaire minimum pourrait être différencié en fonction de l’âge ou du territoire, ou selon les branches. »
(toujours sur le mouvement de luttes contre la Loi travail)
english version https://libcom.org/library/outbreaks-inbreaks-exhaustion-follow-roland-simon
La perspective d’ « épuisement » du mouvement a retenu l’attention de quelques lecteurs du petit texte, publié sur Dndf, De débordements en imbordements jusqu’à l’épuisement. Quelques événements récents, blocages, grèves plus ou moins reconductibles et reconduites, paraissent infirmer cette perspective de l’épuisement. C’est exact, le mouvement rebondit, mais comment ? Il était normal que cet « épuisement » retienne l’attention car finalement ce qui compte ce sont les pratiques, les enjeux, l’action et les perspectives que l’on a et/ou que l’on crée et dans lesquelles on agit. Cependant, cette perspective de l’ « épuisement », si elle a retenu l’attention n’était pas la « thèse centrale » de ce texte.
Le thème central de ces quelques lignes était l’illégitimité de la revendication salariale qui d’une simple situation subie (le ministre Sapin vient à nouveau de déclarer expressément que « les revendications n’étaient pas légitimes ») devient de façon partielle, balbutiante et spasmodique la propre compréhension du mouvement. La limite très problématique de cela était que ce contenu « flottait comme une conscience s’émancipant de ses limites », comme si cette conscience « devançait ses propres conditions de production ». C’était le fameux « plancher de verre » de la production auquel se sont heurtées de nombreuses luttes générales actuelles, les maintenant dans les instances de la reproduction.
Lu sur le site « Paris luttes info »
Après les raffineries, le gaz et le nucléaire ?
D’après Le Monde [1], la CGT et certaines sections FO appellent à une grève des travailleurs du nucléaire pour jeudi. Ils appellent à une baisse de charge et à des coupures sur le réseau électrique. Les propos du responsable de la CGT énergie sont étonnants :
A la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube), le personnel réuni en assemblée générale a voté dès mardi après-midi le principe d’une action forte à partir de mercredi à 22 heures. « La baisse de charge pourrait conduire à l’arrêt des deux réacteurs », précise Arnaud Pacot, secrétaire général de la CGT-Energie de l’Aube.
Ça a l’air si simple d’éteindre cette machine de mort, pourquoi ne pas l’avoir fait avant ? Une pensée pour les sous-prols du nucléaire que sont les intérimaires (à vie, ou plutôt à mort) pour qui la loi El Khomri s’applique déjà de fait.
La CGT Elengy (filliale de Engie (ex Gaz de France (ex GdF-Suez (ex GDF) – vous suivez ?)) exploitant les terminaux méthaniers – c’est à dire le gaz naturel – appelle à une grève reconductible à partir de ce soir, mardi 24, et jusqu’au 26 mai (et après ?). Elengy exploite 3 des 4 terminaux méthaniers de France (un près de Saint-Nazaire, et deux à Fos-sur-mer).
Notes
[1] http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2016/05/24/apres-les-raffineries-greve-annoncee-dans-les-centrales-nucleaires_4925723_1656968.html
A la manifestation à Paris le 19 mai, plein de banderoles parmi laquelle « On m’a ordonné de perdre mais j’ai choisi de mordre » citation d’une chanson de Casey
Je veux mordre car tout m’emmerde,
I want to bite because everything annoys me,
me porte à croire qu’on me pousse à perdre.
leads me to believe that pushes me to lose.
Seul m’importent le verbe et ma horde.
Only important to me and my word horde.
Je suis à vie l’ennemi de l’ordre.
I am the enemy of life order.
extraits
En Belgique, la loi « travail » s’appelle Loi Peeters. Le projet de loi du Ministre de L’Emploi Kris Peeters permettrait entre autres d’augmenter le temps de travail hebdomadaire à 45 heures, instaurer un contrat zéro heures ou créer un contrat intérimaire à durée indéterminée.
Détaillons un peu : au cœur de la loi Peeters il y a l’annualisation généralisée du temps de travail et l’imposition de 100 heures supplémentaires non-récupérables et sans négociations préalables. Ces mesures feraient bondir la semaine travaillée de 38 heures aujourd’hui, à 45 heures demain. Autour de cette matrice on trouve une succession de régressions sociales. Distinguons en deux : une version belge du « zero-hour contract » britannique avec l’instauration de contrats à temps partiel sans indications d’horaires de travail, pour des salarié.e.s « à la demande » ; un contrat intérimaire à durée indéterminé, pour une précarité à vie………….
Pour mémoire, les 40 000 employés syndiqués du service à la clientèle et les techniciens affectés aux opérations traditionnelles des lignes téléphoniques terrestres et du câble qui sont en grève depuis le 13 avril dernier face la volonté de l’entreprise de vouloir couper dans les acquis des travailleurs, telles que la couverture médicale et les pensions de vieillesse.
Verizon a formé 17 000 enfoirés de briseurs de grève afin d’assurer le maintien de son service, mais visiblement des ouvriers « incontrôlés » n’ont pas l’intention de se laisser faire
Cette grève est la plus grande aux États-Unis depuis celle de 2011

http://www.streetinsider.com/Corporate+News/Verizon+%28VZ%29+Reports+Increase+in+Suspected+Incidents+of+Sabotage+Amid+Strike/11549020.html
Verizon (NYSE: VZ ) a annoncé aujourd’hui une augmentation de plus de 100 % dans le nombre d’incidents présumés de sabotage qui ont coupé des milliers de clients de Verizon de services filaires critiques.
La semaine dernière, Verizon a indiqué qu’elle enquêtait sur 24 incidents criminels présumés dans cinq États depuis le 13 Avril. En date d’hier, ce nombre a augmenté à 57 incidents dans sept États.
«Ce sont des activités criminelles, ce qui affecte la sécurité des personnes et mettent des vies en danger. Nous étudions tous les rapports et la poursuite de tous les moyens pour aider les forces de l’ordre dans la recherche et de condamner les auteurs de ces actes», a déclaré Michael Mason, chef de la sécurité de Verizon.
Il s’agit d’une chronique subjective, sélective et régulière, d’une veille, d’une recension des nouvelles du front, des fronts, un peu partout dans le monde…qui paraîtra tous les samedis.
Cette chronique est tenue, mise à jour et expédiée régulièrement par un des camarades soutiers de dndf.
Trouvé sur le site marseillais http://mars-infos.org/pourquoi-les-nuits-debouts-m-954

photo de la nuit debout à Paris
Publié le 15 avril 2016 | Maj le 14 avril
Ce texte se base principalement sur une partie de l’expérience des Nuits Debouts sur Marseille. A mon avis, il est fort probable qu’il existe des différences en fonction des villes ; mais, au vu de quelques retours d’ailleurs, il est encore plus probable qu’elles soient à peu près toutes traversées par certaines mêmes idéologies pourries évoquées ci-dessous. Il aurait été certes plus intéressant de prendre le temps d’écrire un texte plus conséquent et développé mais face à l’ampleur des désagréments actuels causés par les Nuits Debouts, il me semblait important de sortir un texte dans l’urgence, quitte à ce qu’il serve de base à d’autres personnes à Marseille ou ailleurs.}
« TC 25 est prévu pour le mois de mai…
La diffusion a toujours été un de nos problèmes.
C’est avec plaisir que nous acceptons l’aide de toute personne pouvant faire des dépôts en librairie, fournir un info kiosque, une table de « vente » ou simplement diffuser autour de soi…
Nous contacter à theoriecommuniste2016@gmail.com en précisant le nombre d’exemplaires.
Vous pouvez également commander TC 25 pour vous, à la même adresse »
Sommaire et quatrième de couverture ci-dessous Lire la suite…
« Tout ce bordel de nuit rouge pour finir devant un écran… » un manifestant

« les opposants à la loi travail se sont donnés rendez-vous à 18 heures place de la République à Paris pour une «Nuit debout». «Après la manif, on ne rentre pas chez nous», proclame un tract distribué dans le défilé de l’après-midi. Au programme de cette soirée appelée à durer jusqu’au petit matin vendredi, une introduction de Frédéric Lordon, l’économiste antilibéral, suivie de concerts (avec notamment HK et les Saltimbanks et d’une projection du documentaire Merci patron de François Ruffin. Le mot d’ordre est clair : «Convergence des luttes» et «assemblées citoyennes». » info du journal Libération
et de nouvelles balades en avril
La CGT a annoncé la poursuite des grèves et des manifestations les 5 et 9 avril «jusqu’au retrait» du texte sur la loi travail.
Texte trouvé sur la toile, nous en avons extrait la partie relative à la situation actuelle et ses conséquences sur la lutte ouvrière
Greve-spontanee-et-massive-des-agents-de-piste-Air-France-a-Roissy-
Parole-de-greviste
Depuis dimanche 20 mars, 350 agents de piste Air France à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle se sont mis spontanément en grève totale. Sans appel des syndicats, ils ont pris la décision d’arrêter complètement le travail pour protester contre la mise en sous-traitance de leur métier, qui conduit à une dégradation des conditions de travail et des conditions de sécurité pour les travailleurs comme pour les passagers
Les attentats de Bruxelles, ça a des conséquences pour vous ?
Oui, ce matin il y a 2 arrêtés préfectoraux qui sont tombés suite aux attentats de Bruxelles. Le préfet a décrété qu’on n’avait pas le droit de se déplacer à plus de 3 personnes en zone non publique. Si on est plus de 3 et qu’ils voient un brassard CGT ou autre, ils peuvent assimiler ça à une mobilisation et nous arrêter.
Tout ça avait commencé avec le 11 septembre, et ça a continué avec les attentats de Charlie, du 13 novembre, l’état d’urgence, maintenant Bruxelles, on ne fait que nous retirer des droits, réduire nos libertés. Et les chefs profitent des attentats pour nous mettre la pression, ils viennent nous dire « si j’ai un conseil à te donner, dans le contexte des attentats de Bruxelles, je ne jouerais pas trop avec les autorités »… Moi je leur réponds « écoute, tes conseils tu te les gardes ». Ils fonctionnent comme ça, ils sont dans l’intimidation.
Et puis chez nous il y a beaucoup de musulmans, donc les attentats c’est terrible parce qu’au-delà de ce drame, et c’est terrible ce qu’il s’est passé, il y a des conséquences très dures pour nous les musulmans. Il y a plein d’amalgames, les gens font des raccourcis, on se fait insulter. Bientôt ils nous retireront notre liberté d’expression, juste parce qu’on n’a pas choisi la bonne confession à leurs yeux.
Si nous mettons en ligne deux nouveaux textes sur la Chine dont nous n’avons traduit que les présentations, ce n’est pas dans un soucis d’exotisme ou d’un subit engouement pro-chinois, mais parce que nous pensons nous aussi, comme l’énonce très justement le camarade de la revue « Chuang » que :
« la «question de la Chine » sera d’une importance cruciale pour les contradictions du système économique mondial et les potentialités de son dépassement. »
By Chuang . / 17 March 2016
Chuang est un collectif de communistes qui considèrent que la «question de la Chine » sera d’une importance cruciale pour les contradictions du système économique mondial et les potentialités de son dépassement. Notre objectif est de formuler un corps de théorie lucide capable de comprendre la Chine contemporaine et ses trajectoires potentielles. Dans ce premier numéro, nous présentons notre cadre conceptuel de base et illustrons l’état actuel du conflit de classes en Chine. Nous incluons également des rapports traduits et des entretiens avec les prolétaires engagés dans ces luttes, associant ainsi notre théorie à des sources de premier niveau tirées de la dynamique de classes qui, sinon, pourrait rester abstraite.
La liste ci-dessous provient de l’article de notre pièce centrale sur l’ère socialiste, « Le Sorgho et l’acier: Le régime du développement socialiste et le façonnage de la Chine», le premier d’une histoire économique de la Chine en trois parties. Le premier numéro complet, comprenant cet article, sera publié sous forme imprimée et en ligne dans quelques mois. Pour en savoir plus, avec un extrait de ce numéro, visitez notre site Web.
Le spectre des manifestations des travailleurs d’Etat est-il de retour ?
http://labouringchina.com/2016/03/10/the-spectre-of-state-worker-protests/
Une grève d’une semaine, à Guangzhou, dans une usine d’acier en difficulté appartenant à l’Etat – autrefois une entreprise taïwanaise acquise par Ansteel en 2014 – a fait ressurgir le spectre des manifestations dans le secteur étatique. Il y a plus d’une décennie que la dernière grande vague de protestations des travailleurs d’Etat s’est tarie. Au moment où les travailleurs migrants ruraux dans le secteur des exportations se sont mobilisés au début des années 2000, la résistance des travailleurs d’Etat à la privatisation du secteur fut vaincue par une combinaison de suppressions pure et simple d’emplois, de mises à pied et par la diminution progressive du processus de privatisation lui-même qui a fermé et privatisé un grand nombre d’usines d’Etat, laissant 25 à 40 millions de travailleurs au chômage. Ce processus a également restructuré les relations de travail et le process de production et a consolidé financièrement le reste du secteur public, créant les conditions d’une décennie de récupération rapide et d’expansion, une décennie de paix sociale relative. Des signes de stress sont apparus après la grande récession, quand la croissance des bénéfices du secteur d’Etat a ralenti. Au même moment, des appels répétés furent lancés à «réformer» le secteur public pour le rendre plus «efficace» et moins gêné par l’économie privée. Mais l’ampleur de la surcapacité industrielle et la baisse de la rentabilité dans les secteurs de l’acier et du charbon ne date pas d’aujourd’hui, avec ses prévisions de millions de licenciements massifs, encore une fois. Malgré les fonds déjà alloués à l’indemnisation des travailleurs licenciés, si la grève de l’acier est emblématique, l’irresponsabilité de la gestion, suivie de la réaction des travailleurs et de l’intimidation de la compagnie et de l’Etat est le scénario le plus probable.
Reportage sur la vie dans la ville de Tonghua, dans la « ceinture de rouille » cinquième plus grande ville de la province de Jilin, avec 2 millions d’habitants où s’est déroulée en juin 2009 une émeute à laquelle prirent part 10 000 ouvriers et qui se termina par le lynchage du patron.
Traduction dndf
http://www.bloomberg.com/news/features/2016-03-01/death-and-despair-in-china-s-rustbelt

La mort et le désespoir dans la « ceinture de rouille » en Chine
2 mars 2016
Dans une vallée couverte de neige dans le nord de la Chine, à une heure de la frontière nord-coréenne, une rue avec des blocs d’appartements aux couleurs vives cache une histoire de peur et de colère aussi dangereuse pour le pays que les montagnes russes de son marché financier ou ses devises mouvantes.
La plaine alluviale de la rivière gelée qui était autrefois à l’avant garde de la première tentative du Parti communiste de construire une économie moderne a pris du retard, laissant une vallée de meurtres, de manifestations, de colère, de suicide et de regrets.
Il s’agit de la ville de Tonghua, dans la « ceinture de rouille » chinoise, où une poignée de métallurgistes désespérés s’est réuni chaque semaine devant la direction de leur usine, dans une température glaciale, pour exiger les mois de salaire dont ils disent qu’ils leur sont dus. La réponse, d’après les entretiens avec les travailleurs et les résidents, est toujours le même: il n’y a pas d’argent.
Ceci est le dernier vestige des manifestations qui ont attiré des milliers de personnes, et qui ont pris fin, un jour fatidique, il y a près de sept ans, avec un gestionnaire battu à mort. Lire la suite…