Rapprochement….
AIR FRANCE, 2015 une employée face aux cadres
Reprise aux usines Wonder, 68. Une ouvrière face aux bureaucrates syndicaux
AIR FRANCE, 2015 une employée face aux cadres
Reprise aux usines Wonder, 68. Une ouvrière face aux bureaucrates syndicaux
http://economia.elpais.com/economia/2015/09/18/actualidad/1442587626_587914.html
Une offre de 368 emplois peu qualifiés dans l’Uttar Pradesh (connu sous le nom UP), l’État le plus peuplé de l’Inde, située au nord du pays, a attiré 2,3 millions de candidats, selon les médias locaux. La population de cet l’État est d’environ 200 millions de personnes, similaire à celle du Brésil.
Selon les chiffres cités par le Financial Times, moins d’un dixième des 500 millions de travailleurs en Inde ont des emplois formels et la moitié de ceux qui sont engagés dans l’administration ou les entreprises publiques telles que les chemins de fer.
La pauvreté des enfants est beaucoup plus répandue que les chiffres annuels le suggèrent, dit un nouveau document, avec près de deux enfants américains sur cinq passent au moins un an dans la pauvreté avant l’âge de 18 ans.
Les conclusions de Caroline Ratcliffe, de l’Institut urbain, montrent la division particulièrement marquée le long des lignes raciales. Les enfants noirs sont bien pire. Quelque 75% sont pauvres à un moment donné au cours de leur enfance, comparativement à 30% des enfants blancs.
«Les élèves peuvent apparaître pâles, fatigués, irritables ou manquer de concentration, ou se plaindre de maux de tête ou de malaise, » . « Bien qu’il puisse y avoir d’autres raisons qui sous-tendent de tels signes, pour un nombre croissant d’enfants et de jeunes dans nos écoles et collèges d’aujourd’hui, la raison sera la faim. »
un texte de 17 pages dont nous traduisons la présentation ainsi que le paragraphe se rapportant à « l’ère des émeutes »
Le dernier texte « de critique impitoyable » sur la question de l’Ukraine. Après une année et demie d’étude soigneuse de la situation, et avec l’aide de divers militants d’Europe orientale, ces derniers textes tracent l’origine contradictoire de l’ex-URSS de la situation entre l’Ukraine et la Russie. Certains des commentaires au sujet de la position de la gauche ressemblent plus ou moins à la position de la gauche grecque sur l’Ukraine. D’autres commentaires ont à voir avec les problèmes et les insuffisances théoriques et politiques qui découlent des événements eux-mêmes à l’intérieur des mouvements. Cette insuffisances peut être considérée comme une chance pour la simple «réévaluation tactique» des positions politiques radicales mais à notre avis ils mettent sur la table un sujet beaucoup plus profond: l’Etat comme forme holistique politique, et la crise de tout concept «d’autonomie politique » et des pratiques politiques autonomes de divers« groupes politiques ». Au contraire de l’Etat, le capital, et le pouvoir capitaliste en général semblent être une organisation holistique de la vie sous la forme de contradictions sociales et logiques. Alors qu’au travers de ces contradictions, de nouvelles formes de lutte surgissent et pas de façon volontariste
http://thenewinquiry.com/essays/scents-of-an-ending-2/, à notre connaissance, un des meilleurs textes sur les protestations au Liban
Par Mahmoud Mroueh
Les manifestations de « YouStink » vont jeter le régime libanais à la poubelle de l’histoire, ou prendre sa place.
Venus d’horizons différents, pas d’accord sur grand-chose, nous avons battu le pavé ensemble. Le 8 Août, nous nous sommes réunis pour manifester notre mécontentement par rapport à la manipulation du gouvernement libanais d’une crise des ordures qui dure depuis 18 ans. Naameh, une petite ville en bord de mer à 20 km au sud de Beyrouth, fait fonction de décharge publique de la capitale depuis 1997. Les résidents de Naameh exigeaient la fermeture de la décharge de leur ville depuis des années, avec des centaines de manifestations, et il était enfin prévu de la fermer le 17 Juillet 2015. Le jour venu, les résidents de Naameh ont menacé de passer à l’action directe; ils se sont engagés à entraver l’entrée des camions à ordures dans leur ville en utilisant tous les moyens nécessaires. Leur scepticisme venait de leur amère expérience. Le gouvernement avait renié ses promesses de fermer la décharge à deux reprises dans les précédents 18 mois seulement. La décharge fut mise hors d’usage ce jour-là par les habitants de Naameh, sans plan de rechange ; les poubelles ont commencé à s’entasser dans les rues de Beyrouth. Lire la suite…
La crise des ordures est devenue le signe le plus flagrant – au moins dans les sens de la vue et l’odeur – de la paralysie politique qui accable aujourd’hui la nation et a unifié de nombreux Libanais, habituellement divisé par la secte, la religion et la région, dans ce que les manifestants appellent la « Tu pues » campagne.
Lebanese activists started to paint the wall eracted by the police to protect the cabinet
« Masked infiltrators » is indeed a pretty nice metaphor for the pauperised proletarian youth:
Au Liban, les manifestations sont le plus souvent organisées à l’appel de partis politiques et très rarement dirigées contre la classe dirigeante et en faveur de revendications sociales.
«Les gens sont dans la rue car ils sentent que plus personne ne les écoute», affirme à l’AFP Maha Yahya, chercheuse au Centre Carnegie Moyen-Orient à Beyrouth. «Les services de base se sont dégradés: les gens sont très préoccupés par l’électricité, l’eau, l’emploi, l’éducation ou la santé».
Le mouvement protestataire a commencé à prendre forme le 17 juillet, après la fermeture de la principale décharge et l’accumulation d’ordures dans les rues de Beyrouth et du Mont-Liban (centre).
«Je ne suis pas du tout attachée à ce régime pourri, mais c’est pour avoir quoi à la place? Le chaos», explique à l’AFP Fadia Kiwane, professeur de sciences politiques à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth.
Une femme a reçu une amende de £ 330 ( 465 euros) pour avoir volé un paquet de barres « Mars » après que ses prestations ont été arrêtées. Elle n’avait pas mangé depuis des jours quand elle a volé la nourriture la moins chère qu’elle pouvait trouver dans le magasin
http://francais.rt.com/international/5480-direct–seconde-journee-manifestations
extrait
Des manifestations ont repris à Ferguson, après la nuit agitée qui a suivi le premier anniversaire de la mort du jeune noir tué par un policier blanc. La police menace d’utiliser des gaz lacrymogènes pour tenter de calmer la foule.
Environ 132 manifestants ont été arrêtés, dont le célèbre militant et intellectuel Cornel West, relâché depuis, lors de la manifestation pacifique qui s’est déroulée devant la Cour fédérale de Saint Louis.
Les manifestants s’étaient rassemblés devant la cour fédérale de Saint Louis où ils scandaient des slogans antiracistes et contre la violence policière, avant de se mettre en marche et de parcourir les rues de la ville. Sommés par les hauts parleurs des autorités de se disperser, les manifestants ont refusé d’obéir aux injonctions policières. Les forces de police ont alors pris l’initiative de procéder à des arrestations.
RECTIFICATION :
Comme les deux précédents du même auteur déjà repris sur dndf; cet article a été écrit pour le Brooklyn Rail ( Changing of the Guards ) il a également fait l’objet d’une publication, critiquée et discutée, sur le site de la revue SIC : http://sicjournal.org/a-discussion-of-syrizas-referendum-in-the-current-crisis/
Textes déjà publiés sur dndf
« Si la réponse est Syriza, alors ce n’était pas la bonne question » https://dndf.org/?p=14088
Grèce : Est-il possible de gagner la guerre après avoir perdu toutes les batailles? https://dndf.org/?p=14068
Les remarques critiques de TH et de Ady Amatia, membres du collectif Sic, seront publiées en français prochainement.
La relève de la garde
par Cognord
Traduction du collectif « les ponts tournants »
La saga interminable des négociations entre le gouvernement Syriza et les créanciers européens paraissait tirer à sa fin. Au bout de cinq mois de retournements brutaux, de suspense et de frayeurs, un semblant d’accord avait été atteint. La presse mondiale, les technocrates et les bureaucrates d’État propageaient un sentiment de soulagement. Cependant, l’évaluation des chances de réussite ou d’échec de cet accord différait selon les interlocuteurs. Ceux qui voulaient s’assurer d’une poursuite de l’austérité y étaient bien entendu favorables. Curieusement, ceux qui prétendaient tout faire pour en finir avec l’austérité lui étaient également favorables. Quant à ceux qui allaient être directement affectés par les mesures proposées, il semblait qu’il n’y avait pas grand-chose de changé pour eux. On dit parfois que le diable se cache dans les détails, et nombreux sont ceux qui auraient préféré voir ces détails se perdre parmi les obscurs points techniques. Malheureusement pour eux, cependant, même Lorca savait que, « […] sous les multiplications, les divisions et les additions […] il y a un fleuve de sang ». Le soulagement et la satisfaction suscités par l’accord ne pouvaient être que de courte durée. En fait, pour apporter une quelconque satisfaction, il eut fallu qu’il reste sur le papier. Dès lors que les mesures qu’il préconisait auraient été mises en application, cela aurait été la fin de la fête. Lire la suite…
Article publié sur le site libcom.org : Struggles ‘Make in India’ – On the series of factory riots, occupations and (wildcat) strikes in Delhi’s industrial south, 2014
Le matériau de documents ci-dessous concerne dix-huit luttes d’usine dans la ceinture industrielle de Delhi entre début 2014 et mi-2015.
— Janvier 2014: maraude des travailleurs à Faridabad qui ont fermé des dizaines d’usines exigeant des augmentations minimales de salaire — Février 2014: rassemblements sauvages de plus de 2.000 ouvrières à Jai Ushin auto-électronique à Manesar pour faire appliquer des hausses salariales — Avril 2014: ouvriers et ouvrières de deux usines Napino occupent leurs usines pendant dix jours — mai 2014: la police expulse plus de 1000 travailleurs de l’usine Shriram Piston à l’aide de gaz lacrymogènes et des balles réelles — Février 2015: après qu’un manager insulte un travailleur plusieurs milliers de travailleurs commencent à attaquer leurs usines et les voitures des patrons —
(Le texte sera publié dans le cadre de GurgaonWorkersNews No.64 /www.gurgaonworkersnews.wordpress.com )
Texte déjà publié sur plusieurs sites français, pour ceux/celles qui n’en auraient pas pris connaissance
APPEL
de L’ASSEMBLÉE des TRAVAILLEURS et des CHÔMEURS
CONTRE L’ACTUELLE POLITIQUE D’AUSTÉRITÉ ET DE DÉVALUATION
Depuis cinq ans, la politique de dévaluation non seulement de notre force de travail mais de l’ensemble de notre vie (baptisée collectivement les « Mémoranda ») s’est poursuivie implacablement et sans relâche. Tant l’aile gauche que l’aile droite de l’État et du capital sont à son service et la favorisent.
Nous qui faisons cette déclaration, salariés et salariées, chômeurs et chômeuses, étudiants, étudiantes et élèves, ménagères, nous avons participé à diverses luttes de classes, que ce soit sur les lieux du travail ou dans les quartiers ouvriers, tout au long de ces années.
Que nous ayons voté NON, à savoir NON en bloc à la politique d’austérité et de dévaluation, ou que nous nous soyons abstenus sciemment lors du référendum, rejetant par là les alternatives présentées par les partis politiques, nous partageons tous un seul désir. C’est celui de défendre les intérêts de notre classe contre les intérêts des patrons et de contribuer à toutes les formes possibles d’action collective afin de satisfaire nos besoins sociaux. Lire la suite…
Un texte paru le 4 juillet sur le site grec http://skya.espiv.net/2015/07/04/fos-nero-tilefono/ et traduit du grec à l’anglais par un camarade du blog « communisation »
Théoriquement parlant, ce groupe est un mélange de pro-operaïsme, pro-Thomson et pro-Socialisme ou Barbarie. Il forme l’un des groupes les plus intéressants d’Athènes.
Version française de dndf
English version below
Lumière, eau, téléphone, la lutte de classe dans les redevances quotidiennes: luttes dans la reproduction sociale et le travail dans les quartiers d’Athènes
«Ici, dans ce quartier, dans la prochaine petite rue, le nid construit une petite perdrix «
chanson traditionnelle de Corfou
La révolte de Décembre 2008, puis le «mouvement des places» à l’été 2011 ont ouvert la porte toute grande aux formes d’organisation et de luttes appelées assemblées de quartier. Nous parlons des démarches collectives ouvertes, à caractère auto-organisé, qui ont essayé de territorialiser leur intervention politique au niveau du quartier, de façon stable. Ici, bien sûr, nous ne tenterons pas d’écrire l’histoire ou exposer la généalogie des assemblées de quartier à Athènes, ni de présenter tous leurs contenus politiques en 4.000 mots. Notre objectif est d’analyser la position des assemblées de quartier dans le cycle de luttes contre la dévalorisation du travail, au sujet de nos vies en temps de crise capitaliste et de restructuration. En bref, nous essayons de comprendre ce que sont les positions des assemblées de quartier au cours des dernières années concernant les questions qui ont été posées par les conséquences immédiates de la crise / restructuration dans les domaines de la reproduction sociale et du rapport d’exploitation.
« La période qui s’ouvre sera certainement celle de l’élargissement de cette logique de criminalisation, de contrôle, d’enfermement, d’exploitation et d’extermination, qui a comme principale victimes la jeunesse indigène et noire »
Abaissement de la majorité pénale: «La logique de l’Etat pénal est d’emprisonner et d’exploiter la main-d’oeuvre»
Gabriel Brito s’entretient avec Givanildo Manoel Le projet d’abaissement de l’âge pénal de 18 à 16 ans – ce qui implique une incarcération dans les prisons d’adultes, avec les suites mutiples imaginables – est une autre facette de la politique du Parti des travailleurs (PT) et de ses alliés. Givanildo Manoel, un des animateurs du […]
Un camarade du blog « Communisation » nous a fait parvenir ce texte
Le texte anglais à la suite de la traduction
Lettre sur le référendum
Le propos de cette lettre est de fournir certaines informations et un aperçu des événements qui ont lieu ici en Grèce au cours des derniers jours, en particulier après l’annonce du référendum, qui à bien des égards a déclenché des processus sociaux qui conservent en effet un caractère de nouveauté qui ne devrait pas faiblir rapidement. Ce qui résume le mieux cette nouveauté est l’émergence de la polarisation entre les pro-UE et anti-UE qui n’est jamais apparu aussi clairement; cela ne signifie pas cependant que ces deux pôles ne sont pas eux-mêmes médiés. Pour accéder au cadre théorique qui sous-tend le point de vue de cette lettre, qui est nécessairement d’un caractère théorique limité en raison du manque de temps, nous proposons au lecteur de jeter un coup d’oeil à notre texte précédent sur SYRIZA qui peut être trouvé ici.
* Paraphrasant les paroles d’un camarade ici, nous pourrions dire que le référendum est le point ultime des illusions du cycle de luttes antérieur, la plupart des personnes pensant que SYRIZA avait eut sa victoire par la défaite; c’est le point de suraccumulation d’une dialectique de la lutte qui se déplaçait dans et autour de l’Etat, sans le critiquer radicalement. Lire la suite…
un texte paru sur https://athens.indymedia.org/post/1546448/
Référendum: voulez vous que les patrons nous exploitent, oui ou non?
από Groupe Anarchiste Kath’odon 03/07/2015 8:44 μμ.,
Après une longue période de négociations avec ses autres partenaires européens, la coalition de SYRIZA-ANEL a décidé de recourir à un référendum. Ceci est bien sûr une question très importante qui concerne directement notre vie et aura un impact très direct sur elle. Le gouvernement fait un choix de démocratie directe, s’adressant à l’ensemble de la société. Il s’agit d’un choix politique honnête, éthique et démocratique, car une décision aussi importante doit être prise par l’ensemble des gens qui vivent en territoire grec. Soutenir le «NON» créera des conditions pour le développement d’un mouvement radical et contribuera à améliorer les conditions de vie de notre classe. Correct ? Pas du tout! Lire la suite…
Un camarade grec nous a fait parvenir deux textes. Le premier est le compte rendu d’une réunion publique tenue à Athènes le 25 mai dernier et organisée par un groupe de discussion auquel participe ce camarade.
Le second, qui sera traduit ultérieurement, est un texte interne écrit il ya quelques mois, qui est en quelque sorte influencé par les sentiments généralement pro-SYRIZA après les élections. Dans ce document, le lecteur pourra trouver quelques autres éléments sur la relation de SYRIZA aux luttes des années précédentes
Les deux textes sont accessibles en anglais sur le blog « Communisation »
SYRIZATION
OU LA REPRODUCTION DU CAPITAL PAR LA CRISE POLITIQUE
A.le 7 juin 2015
Le 25 mai 2015, nous avons organisé, dans un squat du centre-nord d’Athènes, un débat public avec pour titre:
«Le gouvernement SYRIZA et sa relation avec le cycle de luttes antérieur: perspectives contemporaines de résistance contre la gestion néolibérale ».
Le point de départ de cette discussion était le fait que, pour la première fois dans l’histoire de la formation sociale capitaliste grecque, un gouvernement bénéficie du (fragile) soutien de l’ensemble du spectre politique allant des anarchistes [organisés] jusqu’aux fascistes [organisés] [1]. En outre, l’objectif de la discussion était de faire le point sur la batterie de concepts dont nous avons besoin pour analyser la façon dont les mouvements précédents la période 2008-2012 ont graduellement disparus et se sont quasiment ralliés à l’actuel gouvernement de coalition au travers des « convertisseurs » que sont l’antifascisme et de l’anti-memorandum.
Sans sous-estimer l’importance de la dette comme instrument d’analyse de la crise actuelle, nous avons essayé de souligner l’importance de discerner la manière avec laquelle la contradiction entre l’État et la société est reproduit à l’intérieur des mouvements et, de cette manière, d’ aider à sortir de la politique comme un moyen de socialisation distinct mais pas indépendant, lié mais pas identique à la valeur. En d’autres termes, l’Etat reste la forme politique de la relation capitaliste, mais dans le même temps, il peut imposer sa propre logique afin de stabiliser une formation sociale en crise; en tout cas, le rapport capitaliste ne peut pas être considéré comme identique à la formation sociale capitaliste.
Ce qui suit est un compte rendu personnel et des commentaires, générés par cette discussion.
si tout va bien, devrait paraître sur dndf sans ordre chronologique les traductions :
mais laissons le temps au temps
déclaration d’un camarade natif de Baltimore sur le soulèvement
http://sicjournal.org/a-statement-from-a-comrade-and-baltimore-native-about-the-uprising-there/
(traduction empruntée au blog de Patlotch approximative en attente de mieux…)
Quelque chose de très important se passe non seulement à Baltimore, mais à travers toute l’Amérique noire. Aucun décès n’a été imputé aux manifestants dans une ville où 250 personnes sont tuées par an, la quasi-totalité de ces victimes d’homicides étant noires. Malgré les incendies et les pillages, les jeunes gens de Baltimore ont encore montré une plus grande retenue dans leurs conflits avec la police et les propriétaires de magasin. Je dis cela parce que pendant des années, ma famille aussi a fait l’objet d’assassinats et nombreux morts.
Comment se fait-il que le soulèvement actuel, malgré sa violence, n’ait pas débouché sur une guerre ouverte entre blancs et noirs, flics et enfants, propriétaires et locataires, patrons et travailleurs, compte tenu du fait que la guerre ouverte entre les jeunes hommes noirs dans toute la région est incessante ? Parce que les jeunes Noirs apprécient plus encore la vie de leurs ennemis structurels que la leur propre. Le processus de ce qui est probablement l’organisme social d’auto-cannibalisme le plus efficace dans l’histoire – fusillades nocturnes, agressions, overdoses – est un projet qui a été construit depuis des siècles.
Les jeunes noirs de Baltimore ont été conditionnés pour se considérer eux-mêmes comme le problème. Toutes les questions socio-économiques qui se posent sont en quelque sorte le résultat de leur comportement. Ils entendent cela, non seulement de la part des flics blancs, des enseignants philippins, des propriétaires de magasin de liqueur coréens, mais aussi du grand nombre de noirs qui ont fréquenté Coppin ou Morgan, obtenu des emplois décents et décidé que la raison pour laquelle la police les vise eux, c’est que leurs biens ne doivent pas augmenter, ou ils ne doivent pas avoir d’augmentation de salaire, parce que « les négros » ont quitté le comté , qu’ils se sont toujours volés entre eux ou que « le reste d’entre nous » se fait mal voir.
La structure de l’Amérique a évolué pour s’assurer qu’il y ait pas de place pour ces jeunes. Les mouvements d’aujourd’hui ne feront pas écho aux luttes des années soixante. Aujourd’hui il n’y a aucune protection comme dans le boom économique d’après-guerre, pas d’emplois bien rémunérés pour les travailleurs peu qualifiés, aucun effort pour intégrer les noirs pauvres dans le processus productif. Des décennies de désindustrialisation ont stoppé les tentatives économiques d’intégrer les Noirs à faible revenu au marché du travail, et l’augmentation exponentielle du système pénitentiaire depuis quatre décennies signifie un retour au système esclavagiste comme moyen de gérer l’Amérique noire. Ce à quoi nous assistons à Ferguson, Baltimore et, bientôt, dans les quartiers noirs partout en Amérique, c’est à une rébellion d’esclaves modernes.
Aujourd’hui, il n’y a aucune direction noire légitime. Plus que tout, l’ascension d’une poignée de noirs à des postes de pouvoir a démontré l’impossibilité structurelle de trouver une place pour la majorité des Noirs en Amérique. Un maire noir, un chef de la police noire, un président noir et Baltimore brûle toujours.
Ce n’est pas une situation pleine d’espoir. Il est parfaitement possible qu’il n’y ait aucune résolution de ces problèmes. Je ne peux qu’espérer que les gens qui ont conçu cette architecture de la misère noire, ce hachoir à viande de chair noire, vont sentir le poids des dents et des ongles sur leur propre cou.
Josh Baltimore le 29 avril 2015
Le gouverneur du Maryland a déclaré l’état d’urgence à Baltimore
http://www.lemonde.fr/ameriques/portfolio/2015/04/28/scenes-d-emeutes-a-baltimore_4623770_3222.html
L’état d’urgence déclaré après des émeutes à Baltimore
La garde nationale va faire l’objet d’un déploiement massif et l’Etat du Maryland a requis 5 500 hommes supplémentaires en renfort.
Après Ferguson l’été dernier, une autre ville américaine est le théâtre de violentes émeutes. Les autorités du Maryland ont annoncé, lundi 27 avril dans la soirée, le déploiement massif de la garde nationale et imposé un couvre-feu nocturne pour ramener le calme à Baltimore, où des violences et des pillages ont éclaté juste après les funérailles de Freddie Gray, un jeune Noir, mort dans des circonstances encore inexpliquées après son arrestation par la police.
et pour ceules qui lisent l’anglais
Actes d’insubordination contre l’ordre confédéral d’usine. Une position politique.
traduction de Stive
15 avril 2015
Posted by http://coordinamentomigranti.org/
La Fonderie d’ATTI/Atla de Bentivoglio a une longue histoire d’exploitation, machines dangereuses, licenciements injustifiés. Nous avons manifesté devant ses bureaux en 2004 en défense d’un travailleur qui avait refusé de travailler dans des conditions dangereuses pour sa santé. Aujourd’hui l’histoire se répète. Abdelkader, de retour d’un accident de travail, a légitimement refusé de retourner sur un poste de travail non adapté à ses conditions de santé et, pour cela, a été licencié. Les deux jours de grève ont bloqué l’entrée et la sortie des marchandises : actes d’insubordination contre l’ordre confédéral de l’entreprise, patron blême de rage qui expérimente ce qu’est la colère, camionnettes de la police guettant les affrontements des classes, divisions évidentes et coups échangés entre travailleurs. Tout cela s’est produit la semaine dernière à la fonderie de Bentivoglio.
Article en date de l’été 2014 c’est-à-dire avant l’arrivée du Syriza au gouvernement (et à partir de laquelle le groupe « Blaumachen » a cessé d’exister ) publié sur le blog russe посткап / post-cap
Nous ne comprenons pas comment « Post-cap » peut dire que «contrairement aux anarchistes, le mouvement de communisation reconnaît la nécessité d’une phase transitoire et de puissance temporaire pour protéger les mesures communistes», mais … qui connaît la théorie de la communisation?
Notes introductives de Post-cap
Il y a eu l’une des situations de crise les plus graves, ces dernières années, en Grèce. Les mesures d’austérité imposées par l’Etat étaient directement liées à la crise économique mondiale de 2007. Les taux de croissance économique élevés en Grèce dépendaient beaucoup des flux de capitaux et il apparut donc soudainement que la faillite était causée par la lourde dépendance économique aux flux externes de valeur. La Grèce est devenue l’un des pays qui paye les conséquences de la crise internationale. L’Etat grec a réorganisé l’économie pour sauver le secteur privé. Le chômage, les coupes dans les budgets publics ont effectivement conduits à la perte du statut d ‘«Etat social» (si un tel terme est approprié). Manifestations, grèves nationales, affrontements avec la police sont devenus en quelques années habituels pour le pays. Pour nous, dans ces circonstances, les événements grecs sont l’une des sources de pratiques modernes dont nous devons être conscients.
Notre camarade grec est un membre du mouvement pour la communisation (des groupes comme Théorie Communiste, Troploin, EndNotes, Blaumachen etc). Les partisans de ce courant, dans leur théorie, soulignent que le communisme est le mouvement réel et non une société «idéale» qui doit être «construite».
La communisation est le processus de destruction des attributs de la société de classe (la production des marchandises, la propriété privée, l’Etat), et de propagation du communisme. Ainsi, l’un de ses concepts les plus ambigus (sans étapes définies) est la destruction immédiate des rapports marchands. Contrairement aux anarchistes, le mouvement de communisation reconnaît la nécessité d’une phase transitoire et de puissance temporaire pour protéger les mesures communistes (voir «Communisation”» par Troploin et «Communisation vs. Socialisation”» par TC). Le mouvement de communisation ne veut pas appeler cette période «dictature du prolétariat», et il considère l’Etat comme un produit des rapports marchands et le prolétariat comme antagoniste et satellite du capital. Le prolétariat existe tant que le capital existe (et cela signifie que la contradiction entre capital et travail existe aussi), et la communisation ne se concentre pas sur le travail (puisque le travailleur est un élément du Capital), la communisation transforme le prolétaire en individu d’une société sans classes. Lire la suite…
Une présentation-débat publique avec un camarade d’Athènes, aura lieu
* à Lyon, samedi 11 avril, à 16h00, MJC Jean Macé ,38 rue Camille Roy dans le 7ème arrondissement, organisé par l’association Table Rase (www.tablerase.org)
* à Marseille, dimanche 12 avril, à 14h00, au Kiosque (38 rue Clovis Hugues — http://kiosque13.noblogs.org/), organisé par Tant qu’il y aura de l’argent (www.tantquil.net)
Il ne fait pas de doute que la coalition SYRIZA-ANEL, qui est au pouvoir en Grèce depuis janvier, doit être vue comme la représentation directe de la place Syntagma de mai-juin 2011, sur laquelle des centaines de milliers de personnes se retrouvaient autour de positions anti-gouvernement, anti-austérité et anti-UE (sans être anti-euro). Mais cette union n’a jamais permis de masquer une opposition fondamentale entre une partie plutôt « patriotique » et une partie plutôt « socialiste ». En Grèce, nous assistons maintenant à la retombée brutale de la vague de luttes initiée par la révolte de décembre 2008 et parachevée par les émeutes massives du 12 février 2012, luttes dans lesquelles l’identité ouvrière et l’auto-organisation n’étaient que peu présentes. Maintenant, la coalition SYRIZA-ANEL rejette la question de l’exploitation capitaliste hors de l’agenda social et politique, empêche une rencontre des prolétaires immigrés et nationaux comme celle de 2008, tout cela en affirmant l’unité nationale. L’antifascisme d’Etat s’est révélé être un outil essentiel dans cette dynamique. SYRIZA est donc l’expression politique de la précédente vague de luttes, c’est-à-dire en un sens son intégration à l’État ou son étatification, et non pas son élimination ou sa défaite. Du point de vue de cette politisation directe des luttes, la situation grecque peut servir à une analyse critique de la vague de luttes mondiale initiée par le mouvement des Indignés et les révoltes arabes.
Texte paru le 5 mars dernier sur le site « Brooklyn rail »
http://www.brooklynrail.org/2015/03/field-notes/if-syriza-is-the-answer-then-the-question-was-wrong
Par Cognord
Traduction du collectif Les Ponts Tournants
Les prédictions sont souvent difficiles. La complexité des problèmes, la diversité des éléments-clefs et le caractère imprévisible des sujets sociaux en interdisent la tentative et discréditent généralement ceux qui en font. Or, en acceptant ces difficultés, on a ouvert un espace dans lequel les gens se sentent libres de dire n’importe quoi sans que cela tire vraiment à conséquence. C’est ce qui est arrivé dernièrement avec Syriza : pendant que la Droite mettait en garde contre un « radicalisme » irresponsable, la Gauche a trouvé le point de ralliement qu’elle attendait depuis longtemps pour annoncer « la dernière chance de mettre fin à l’austérité ». Encore une fois, elles avaient tort toutes les deux.
Ce qui était remarquable, sans toutefois être vraiment surprenant, c’est que quasiment aucun des partisans de Syriza n’avait pris le temps d’examiner son programme économique tel qu’il était énoncé. Il suffisait de répéter quelques formules-clefs pour faire de Syriza l’unique espoir pour l’avenir de la Grèce (et de l’Europe par la même occasion), toute analyse rigoureuse des remèdes proposés par Syriza se trouvant reportée dans un futur hypothétique[1]. C’était comme si la gauche estimait qu’il serait impoli de présenter Syriza comme un parti social-démocrate de sensibilité progressiste, considérant qu’un examen attentif de son programme serait superflu, voire importun. Lire la suite…
trouvé sur la toile
Le retour aujourd’hui à Francfort du couple Black Block / démocratisme radical est-il le symptôme de l’enlisement actuel des luttes et de l’incapacité conjointe du capital à se restructurer, situation dont la Grèce serait le paradigme ?
Ou juste une occasion de se fendre la gueule ?
Violents incidents à Francfort en marge de l’inauguration du nouveau siège de la BCE
https://news.vice.com/fr/article/siege-bce-manifestations-francfort
Vous avez tout le temps que vous voudrez pour répondre, personne ne ramasse les copies. Lire la suite…
A lire ou relire l’article sur la question raciale paru le 25 novembre dernier
Deux policiers ont été grièvement blessés par des tirs jeudi matin dans la ville de Ferguson (Missouri), théâtre d’émeutes l’été dernier après la mort d’un jeune Noir tué par la police de la ville, a indiqué la police.
Le rapport qui accable la police de Ferguson
Le ministère américain de la Justice a publié un rapport ce mercredi 4 mars qui révèle les multiples violations des droits des Noirs par la police de Ferguson, six mois après le décès de Michael Brown.
« La police de Ferguson a régulièrement violé les droits constitutionnels de ses résidents noirs » : c’est la conclusion du ministère américain de la Justice dans un rapport qui doit être publié ce 4 mars. Comme l’explique le quotidien américain The New York Times, ce rapport met en exergue les racines de tensions raciales qui ont atteint leur apogée l’été dernier avec la mort de Michael Brown, un jeune Africain-Américain tué par un policier blanc dans cette banlieue de Saint Louis, dans le Missour
« les statistiques sur la criminalité compilées au cours des deux dernières années semblaient suggérer que seules des personnes noires avaient enfreint la loi », note le quotidien. La police a fait usage de la force presque exclusivement contre des personnes noires et a arrêté plusieurs d’entre elles sans cause probante
http://www.courrierinternational.com/article/2015/03/04/le-rapport-qui-accable-la-police-de-ferguson
Texte paru initialement le 5 février dernier sur le site http://www.brooklynrail.org/2015/02/field-notes/is-it-possible-to-win-the-war-after-losing-all-the-battles
Traduction du collectif « Les Ponts Tournants »
L’auteur de ce texte a eu la malchance de naître en Grèce et la chance d’avoir participé aux mouvements sociaux qui tentèrent de mettre un terme à la dévalorisation capitaliste de ce pays. Peu après la fête d’adieu du mouvement (la magnifique grève générale et les émeutes intenses du 12 février 2012), il a quitté la Grèce et s’est installé ailleurs, dans le froid. A l’occasion, il écrit des articles sur son pays natal.
Préhistoire d’un succès
A peu près deux ans avant le terme du mandat du gouvernement de la coalition Nouvelle Démocratie-Pasok, des élections nationales sont annoncées en Grèce, ce qui a immédiatement suscité un regain d’intérêt pour ce pays du Sud de l’Europe mais de sa périphérie au niveau économique. Le silence relatif des deux années précédant ce regain était tout à fait compréhensible, ne serait-ce qu’au niveau médiatique. En effet, si la Grèce avait connu auparavant une période de gloire, c’était surtout à cause des mesures d’austérité sans précédent imposées par la troïka -la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI)- en contrepartie de nouveaux prêts, destinés à « aider » l’Etat grec suite à l’annonce officielle, en avril 2010, de son incapacité à rembourser sa dette souveraine, non viable (120 % du PIB à l’époque). Les réactions à la mise en œuvre du programme d’austérité ont aussi joué un rôle primordial en mettant la Grèce sous le feu des projecteurs: entre 2010 et 2012, les grèves générales, les manifestations violentes et le mouvement d’occupation des places ont mené tout droit à la remise en cause de l’avenir du « programme de consolidation budgétaire » de la Grèce (pour employer le jargon économique officiel). En même temps que le Mémorandum imposé par la troïka, c’est la légitimité du système politique qui s’est trouvée contestée[1], engendrant des spéculations incontrôlées sur l’avenir de la Grèce au sein de la zone euro, ainsi que sur les conséquences imprévisibles que sa sortie pourrait avoir pour l’UE, sans parler de l’économie mondiale. Lire la suite…
No comment
Grèce : le gouvernement Syriza propose un ex-ministre de droite à la Présidence de la République
7 décembre 2008, Athènes, Grèce – Un officier de police pointe son arme en direction des manifestants alors qu’un autre simule l’action de tirer lors du 3e jour d’émeutes après la mort du jeune Grigoropoulos. © AFP
Athènes – L’ex-ministre conservateur Prokopis Pavlopoulos sera le candidat du nouveau gouvernement de gauche radicale à la présidence de la République grecque, a annoncé mardi le Premier ministre Alexis Tsipras.
L’élection du président par les 300 députés du Parlement grec est prévue mercredi à 17h30 GMT.
Nous avons besoin d’un président qui ait une sensibilité démocratique, un sentiment élevé de conscience nationale et qui soit accepté par le plus grand nombre au Parlement, a commenté M. Tsipras lors d’un discours devant son groupe parlementaire, Syriza.
La réputation de M. Pavlopoulos au sein de la droite a été doublement entachée fin 2008, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, par des émeutes dans toute la Grèce qui ont duré plus d’un mois, après la mort d’un lycéen de 15 ans tué par un policier à Athènes. Mais ses soutiens louent sa finesse diplomatique.
texte paru sur le site : http://www.crimethinc.com/texts/r/syriza/
Syriza ne peut pas sauver la Grèce : Pourquoi il ne peut pas y avoir de sortie électorale à la crise
Traduction par le collectif Les Ponts Tournants
Le 25 janvier, après des années de crise économique et de mesures d’austérité, les électeurs grecs ont choisi de confier les rênes de l’Etat au parti politique Syriza. Constitué d’une coalition de socialistes, communistes et Verts, Syriza se veut favorable aux mouvements sociaux autonomes et ses dirigeants promettent de prendre des mesures contre l’austérité et contre la violence policière.
C’est en 2008 que Syriza a fait pour la première fois parler de lui hors de la Grèce, à une époque où, en tant que groupe d’extrême gauche recueillant moins des 5 % des voix, ce parti a été quasiment le seul à ne pas condamner les émeutes qui ont suivi l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulos par la police. Depuis, Syriza est devenu le parti le plus puissant du pays, en ayant réussi à attirer beaucoup d’électeurs qui avaient jusqu’alors soutenu des partis moins radicaux, ainsi que quelques activistes qui n’avaient jamais soutenu de parti auparavant. Même certains anarchistes grecs espèrent qu’après des années de violence et de répression féroces, l’élection de Syriza va enfin apporter le moment de répit dont tout le monde a grand besoin. Lire la suite…
Traduction paru sur le blog spartacus1918 du texte du groupe grec TPTG http://dialectical-delinquents.com/?page_id=8609
un résumé de ce long texte : Comment Syriza (S) est devenu le parti majoritaire
C’est la partie la plus intéressante du texte. Rappel de l’histoire de S (confluence de divers petits partis gauchistes en général provenant de scission des deux partis communistes grecs). La montée en puissance coïncide avec l’époque des mouvements anti-globalisation., mais surtout plus spécifiquement en Grèce avec le mouvement des places et encore plus (selon TPTG) les assemblées de quartiers qui ont suivi décembre 2008 : remise en cause de la politique classique et de la représentation (« démocratie réelle »). S promeut dans le mouvement les thèmes suivants : indépendance nationale, la reconstruction productive de l’économie grecque, l’annulation d’une partie de la dette « odieuse ». Pour TPTG : « ce mécanisme a donné « son meilleur » en limitant la lutte à un pur niveau symbolique, minant toute proposition pratique visant au développement de la lutte sur les lieux de travail et les bureaux de chômage, et traitant de provocateurs ceux qui affrontaient les forces de l’ordre dans les manifs de masse ».
Dans les assemblées, S remplaçait les actions de base de refus des paiement (taxes, électricité, etc.) par des actions de protestation légales. Là TPTG note : « Les tentatives de S de récupérer la mobilisation étaient grandement un succès et assez facile en raison de la composition interclassiste des assemblées et de leur contenu politique : les assemblées, même quand elles étaient majoritairement composées de prolétaires de toutes sortes, ne se sont jamais définies comme des collectivités ouvrières, elles étaient plutôt perçues par la majorité de ses membres comme assemblées locales de citoyens, d’individus privés, de petits propriétaires ». Lire la suite…
Un nouvel article est en ligne sur DDT21 : » KURDISTAN ? «
Quand les prolétaires sont contraints de prendre leurs affaires en mains pour assurer leur survie, ils ouvrent la possibilité d’un changement social.
Des Kurdes sont forcés d’agir dans les conditions qu’ils trouvent et qu’ils tentent de se créer au milieu d’une guerre internationalisée peu favorable à l’émancipation.
Nous ne sommes pas là pour les « juger ». Ni pour perdre la tête.
La suite ici :