Egypte : Faire taire la rue.
Par la peur…
Après l’expulsion de la place Tahrir du 9 mars, nous apprenons aujourd’hui le nombre d’arrestations. 173 personnes sont encore détenues par l’armée. Elles ont été jugées dès le lendemain par le tribunal militaire : on les accuse de non-respect du couvre-feu, vol, détention d’arme, troubles à l’ordre public, etc. Bien évidement, personne n’était armé, il n’y avait rien à voler et les arrestations ont eu lieu avant 18H, alors que le couvre-feu commence à minuit. Lire la suite…
Quand la survie du capital mondial nécessite une éradication des dictatures, y compris par la force armée, pour permettre l’aboutissement du « printemps arabe ». La victoire d’une stratégie de politique intérieure française est minuscule à coté d’une telle unanimité des forces politiques mondiales.
Des centaines de jeunes chômeurs ont pris d’assaut, hier, le siège de l’Anem. Des échauffourées ont eu lieu entre contestataires et forces de l’ordre. Une avalanche de projectiles lancés en direction du bloc administratif regroupant plusieurs directions, a contraint les employés des administrations concernées à quitter les lieux dans un climat de panique et de confusion générale.
Des dizaines de personnes ont été blessées, certaines grièvement, dimanche 13 mars 2011 à Casablanca, dans la répression par la police marocaine d’une manifestation pour des réformes, quelques jours après la promesse de changements démocratiques. Mercredi en effet, le roi Mohammed VI a annoncé d’importantes réformes démocratiques allant notamment vers un renforcement des pouvoirs du Premier ministre et l’«élargissement des libertés individuelles».
Si l’on s’en tient aux images de télévisions, on pourrait croire que la Libye est peuplée d’hommes, exclusivement. Et pourtant, « ce sont les femmes qui, les premières, ont défié l’interdiction de manifester » raconte Naeïma Gebril, juge à la cour d’appel de Benghazi :
Koudougou, la troisième ville du Burkina Faso, à 100 km à l’ouest de Ouagadougou, brûle depuis mardi. Des milliers de jeunes ont affronté jeudi la police. Bilan: cinq manifestants tués, de nombreux blessés graves, les locaux du gouvernorat et une douzaine de véhicules incendiés. À l’origine de cet accès de fièvre subit, la mort dans des conditions troubles, de l’élève Justin Zongo. 


Lundi, au cinquième jour de la révolte, des manifestants anti- Kadhafi se sont rassemblés dans les rues de la capitale Tripoli et pillent des bâtiments, des chefs de tribu rejoignent la contestation et une unité de l’armée a rallié les rangs de l’opposition à Benghazi – aujourd’hui aux mains des émeutiers –, dans l’Est du pays.
La police anti-émeute sud-africaine s’est engagée mercredi dans la guerilla urbaine qui oppose depuis trois jours les forces de l’ordre aux manifestants d’un bidonville du bassin charbonnier du pays, lassés de vivre dans la pauvreté et le chômage.