Le soleil éternel de Londres, 26 mars 2011
« Son avion descendait lentement dans la mer de brouillard londonienne, elle s’attendait à trouver tout le reste aussi à sa place – les rues animées, les passants discrets… Mais non. Dès le début, il était clair que les choses allaient être très différentes cette fois. En entrant dans la rame de métro, elle a été frappée par une première révélation : disparues les rames silencieuses pleine de lecteurs muets, c’était maintenant un moment où les passagers se regardaient et pouvaient même, in extremis, se lancer dans une conversation décontractée. » Lire la suite…
Des petites manifestations ont eu lieu ce vendredi à Damas, où la police a arrêté au moins cinq personnes, et dans la région de Deraa, dans le sud du pays, sans que la police n’intervienne.
Quand la survie du capital mondial nécessite une éradication des dictatures, y compris par la force armée, pour permettre l’aboutissement du « printemps arabe ». La victoire d’une stratégie de politique intérieure française est minuscule à coté d’une telle unanimité des forces politiques mondiales.
Des centaines de jeunes chômeurs ont pris d’assaut, hier, le siège de l’Anem. Des échauffourées ont eu lieu entre contestataires et forces de l’ordre. Une avalanche de projectiles lancés en direction du bloc administratif regroupant plusieurs directions, a contraint les employés des administrations concernées à quitter les lieux dans un climat de panique et de confusion générale.
Des dizaines de personnes ont été blessées, certaines grièvement, dimanche 13 mars 2011 à Casablanca, dans la répression par la police marocaine d’une manifestation pour des réformes, quelques jours après la promesse de changements démocratiques. Mercredi en effet, le roi Mohammed VI a annoncé d’importantes réformes démocratiques allant notamment vers un renforcement des pouvoirs du Premier ministre et l’«élargissement des libertés individuelles».
Si l’on s’en tient aux images de télévisions, on pourrait croire que la Libye est peuplée d’hommes, exclusivement. Et pourtant, « ce sont les femmes qui, les premières, ont défié l’interdiction de manifester » raconte Naeïma Gebril, juge à la cour d’appel de Benghazi :
Koudougou, la troisième ville du Burkina Faso, à 100 km à l’ouest de Ouagadougou, brûle depuis mardi. Des milliers de jeunes ont affronté jeudi la police. Bilan: cinq manifestants tués, de nombreux blessés graves, les locaux du gouvernorat et une douzaine de véhicules incendiés. À l’origine de cet accès de fièvre subit, la mort dans des conditions troubles, de l’élève Justin Zongo. 


Lundi, au cinquième jour de la révolte, des manifestants anti- Kadhafi se sont rassemblés dans les rues de la capitale Tripoli et pillent des bâtiments, des chefs de tribu rejoignent la contestation et une unité de l’armée a rallié les rangs de l’opposition à Benghazi – aujourd’hui aux mains des émeutiers –, dans l’Est du pays.