« Le capitalisme est-il en bout de course ? »
Par Robert Ferro
30 juin 2026
Depuis la crise financière de 2008, les diagnostics annonçant l’épuisement du capitalisme se sont multipliés. Le dernier ouvrage de Romaric Godin en livre l’une des formulations les plus systématiques, fondée sur l’idée d’une crise durable de l’accumulation. En reprenant les principaux arguments économiques du livre, Robert Ferro montre que ceux-ci ne conduisent pas nécessairement au diagnostic qu’en tire leur auteur.
À propos de Romaric Godin, Le problème à trois corps du capitalisme. Sur la gestion autoritaire du désastre (et les moyens de lui faire face), Paris, La Découverte, 2026


La révolution : un faisceau de détermination?
En plus de la lutte des classes, les contradictions internes de la bourgeoisie rencontre les limites physiques de l’environnement.
https://www.theguardian.com/environment/2025/apr/03/climate-crisis-on-track-to-destroy-capitalism-warns-allianz-insurer
A l’époque où a été écrit cet article (il y’a un an) les économistes croyaient encore que la relation entre la température et l’inassurabilité allait être linéaire. Il apparaît dans un autre article que je ne retrouve pas qu’elle est exponentielle ce qui semble rendre la situation encore plus alarmante.
On pourra bientôt remplacer « en attendant la fin » par « tout juste le temps d’un café »!
Soyons réalistes : la canicule est communisatrice !
« Soyons réalistes : la canicule est communisatrice ! »
Haha. pas mal :)
Températures qui descendent plus, la planète meurt de temps perdu.
Est-il besoin d’un long développement théorique pour savoir, par l’expérience quotidienne, que le capitalisme est loin de sa fin ?
L’expérience de qui et comment ? Tu peux constater l’aggravation des dégâts du capitalisme sans nier que l’exploitation s’accroît en intensité et en étendue, mais en aucun cas en déduire une projection future. Quant à la théorie, la critique de l’économie politique, elle s’est régulièrement trompée dans ses pronostics. Si les luttes de classes sont la seule dynamique de fin du mode de production capitaliste, leur niveau actuel laisse imaginer un capitalisme éternel, dans les limites de la vie humaine sur terre, situation historique qui bouleverse les conditions de la lutte des classes et leur constitution même. Une théorie communiste qui ne prend pas en compte ce contexte nouveau a perdu toute pertinence et tout intérêt.