« A propos du caminar indignado »
Le mouvement dit des « indignés », particulièrement dans l’Etat espagnol, continue de susciter des réflexions de toutes sortes ; sur ce qu’il peut signifier comme mouvement singulier au regard des expériences précédentes, sur ce qu’il dit de la période dans son sens le plus large et ses capacités à peser dessus, à modifier l’état de choses existant, sur, comme l’on dit généralement, ses potentialités (ce qu’il ouvre, débloque…) et ses limites, ses contradictions internes et ce qui les fait tenir ensemble… Le texte qui suit est une contribution supplémentaire à une réflexion qui doit demeurer ouverte et permanente, particulièrement à cause de la période instable que nous vivons, en Europe notamment. Réflexions, discussions sur les conditions de possibilité de (re)formuler des propositions, essentiellement pratiques, cherchant à articuler les résistances sociales multiformes au commandement capitaliste (à ses injonctions disciplinaires et sa logique destructrice, nihiliste et mortifère) et des expériences de lutte, créatives et créatrices, en tous cas émancipatrices, indiquant que la sortie du capitalisme est non seulement nécessaire mais également tout aussi désirable que possible. Lire la suite…
Roland Pfefferkorn
De violents affrontements entre manifestants et policiers ont éclaté vendredi à l’occasion d’un discours du Premier ministre québécois Jean Charest confronté au plus important mouvement de contestation estudiantin de l’histoire de la province francophone.




Lycéennes et lycéens de LLuis Vives, Valencia, en Espagne
Un demi-million de manifestants à Madrid, 400 000 à Barcelone, 150 000 à Valence, selon les syndicats* : une marée humaine, agitant des drapeaux rouges, a envahi les villes espagnoles dimanche pour protester contre la réforme du travail. Alors que quelques centaines de personnes défilaient à Athènes contre de nouvelles mesures d’austérité, Mardrid s’est mobilisée en masse pour lutter contre la politique du nouveau gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Afin de lutter contre un chômage de près de 23% -un record parmi les pays industrialisés-, cette réforme adoptée le 11 février prévoit des mesures pour l’emploi des jeunes, mais aussi davantage de flexibilité et des indemnités de licenciement réduites. 