Jours de grève en Chine… où les ouvriers ont appris à se défendre
Shenzhen (Chine) – Il aura fallu que les 1 178 salariés de l’usine chinoise produisant les montres Citizen tiennent tête dix jours à leurs patrons pour obtenir un geste. La direction japonaise de l’établissement a cédé, jeudi 27 octobre, sur leur revendication principale : le paiement de quarante minutes de présence quotidienne sur le lieu de travail, imposée depuis 2005 mais non rémunérée car présentée comme une pause pour utiliser les sanitaires. Lire la suite…

Cela fait trois semaines que Nicole Aptekar dort à Zuccotti Park et elle dit qu’elle a appris «beaucoup de choses». Notamment que les révolutions peuvent aussi se faire «avec des vêtements chauds et propres». Il y a quelques jours, elle a participé à ce qu’elle appelle la «grande lessive». Durant neuf heures, avec d’autres volontaires d’Occupy Wall Street, elle a investi une laverie du sud de Manhattan, et fait tourner 224 machines pour laver et sécher les oripeaux détrempés des manifestants qui venaient de subir les averses glaciales de cette fin d’automne. «Auparavant, il a fallu louer un camion et on a tout fichu dedans, raconte-t-elle avec une certaine fierté. On avait des centaines de kilos de pulls et de tee-shirts et cela nous a coûté 6 000 dollars [4 230 euros environ, ndlr]. 



Environ 200.000 personnes se réunissent à Rome pour la marche des indignés italiens. Une marche qui était attendue par tous les mouvements antagonistes. Précaires, centri sociali, anti-autoritaires, mouvement NO-TAV, autonomes, syndicats de base, citoyennistes, disobbedienti, étudiants se retrouvent tous dans la rue, souvent avec des objectifs très différents. Depuis le début de la manif, environ un milliers de personnes – certaines derrière la banderole « Nous ne demandons pas de futur, nous reprenons le présent » – commencent à s’en prendre aux responsables directs de notre misère. Un super-marché de luxe est ouvert et pillé, des produits sont distribués aux manifestants. Des voitures de luxe commencent soudainement à brûler, les vitrines des banques tombent et un drapeau italien sur un palace est arraché. 
THE TOTTENHAM CHRONICLES
« C’est notre printemps américain! », assène un militant depuis une scène installée à Washington à deux pas de la Maison Blanche: face à lui, des centaines de sympathisants entament une occupation contre la guerre en Afghanistan et la « machine capitaliste » de Wall Street.
Des centaines de manifestants ont attaqué un poste de police et saccagé des véhicules dans le Guangdong, sud de la Chine, province fortement industrialisée où d’autres troubles ont récemment opposé des ouvriers migrants aux forces de l’ordre, a-t-on appris de source officielle aujourd’hui. Les émeutiers ont attaqué un poste de la police des frontières de Lufeng, une ville située en bord de mer, hier après-midi après avoir entendu dire que des policiers avaient tué un enfant, selon un communiqué des autorités locales qui affirme qu’il s’agit d’une simple rumeur. 
