Parution de la revue SIC
La revue
Cette revue se propose d’être le lieu où se déploie la problématique de la communisation. Elle est la rencontre de quatre groupes-revues existants qui, conjointement à la publication de SIC, continuent leur vie propre : Endnotes au Royaume-Uni ; Blaumachen en Grèce ; Théorie communiste en France ; Riff-Raff en Suède. S’y retrouvent également des groupes théoriques plus ou moins informels aux États-Unis (New York et San Francisco), ainsi que de nombreux individus en France, en Allemagne, ou ailleurs, engagés dans d’autres activités et se retrouvant dans la démarche théorique entreprise ici. SIC est aussi le dépassement (continuité et rupture) de la revue Meeting (quatre numéros en français de septembre 2004 à juin 2008) qui avait organisé durant l’été 2008 une rencontre internationale d’où est partiellement sorti le projet SIC comme publication réellement internationale explorant la problématique de la communisation dans la conjoncture nouvelle de la crise ouverte en 2008. Aucun des participants à ce projet ne considère sa participation comme exclusive ou permanente et SIC peut naturellement accueillir des participations théoriques extérieures. Lire la suite…




Cela fait trois semaines que Nicole Aptekar dort à Zuccotti Park et elle dit qu’elle a appris «beaucoup de choses». Notamment que les révolutions peuvent aussi se faire «avec des vêtements chauds et propres». Il y a quelques jours, elle a participé à ce qu’elle appelle la «grande lessive». Durant neuf heures, avec d’autres volontaires d’Occupy Wall Street, elle a investi une laverie du sud de Manhattan, et fait tourner 224 machines pour laver et sécher les oripeaux détrempés des manifestants qui venaient de subir les averses glaciales de cette fin d’automne. «Auparavant, il a fallu louer un camion et on a tout fichu dedans, raconte-t-elle avec une certaine fierté. On avait des centaines de kilos de pulls et de tee-shirts et cela nous a coûté 6 000 dollars [4 230 euros environ, ndlr]. 

Environ 200.000 personnes se réunissent à Rome pour la marche des indignés italiens. Une marche qui était attendue par tous les mouvements antagonistes. Précaires, centri sociali, anti-autoritaires, mouvement NO-TAV, autonomes, syndicats de base, citoyennistes, disobbedienti, étudiants se retrouvent tous dans la rue, souvent avec des objectifs très différents. Depuis le début de la manif, environ un milliers de personnes – certaines derrière la banderole « Nous ne demandons pas de futur, nous reprenons le présent » – commencent à s’en prendre aux responsables directs de notre misère. Un super-marché de luxe est ouvert et pillé, des produits sont distribués aux manifestants. Des voitures de luxe commencent soudainement à brûler, les vitrines des banques tombent et un drapeau italien sur un palace est arraché.
THE TOTTENHAM CHRONICLES