« la contradiction de classe EST contradiction de genre » … et réciproquement!

Le surtravail ( par rapport au travail nécessaire) étant la source de toute richesse dans les sociétés de classes (1) (c’est à dire , en gros, dans toute l’histoire humaine ou presque….)

« Pas de surtravail sans travail , pas de travail sans population comme principale force productive; là où nous avons exploitation, nous avons la création de la catégorie femme et l’asservissement de toutes les femmes par tous les hommes.

La construction simultanée de la contradiction de genre et de classe (la structure même du rapport d’exploitation), introduit les clivages de chacune de ces catégories dans l’autre, mais aussi les contradictions propres à la construction sociale de chacune de ces catégories qui deviennent des contradictions inhérentes à l’autre »
Extrait d’un document de travail de la revue Théorie Communiste

Il y a des jours comme ça, on tombe sur des phrases lumineuses………

(1) »Quand, grâce à de rudes labeurs, les hommes sont parvenus à s’élever au-dessus de leur premier état animal, que, par conséquent, leur travail est déjà dans une certaine mesure socialisé, alors, et seulement alors, se produisent les conditions où le surtravail de l’un peut devenir une source de vie pour l’autre, et cela n’a jamais lieu sans l’aide de la force qui soumet l’un à l’autre. (…) Le travail doit donc posséder un certain degré de productivité avant qu’il puisse être prolongé au-delà du temps nécessaire au producteur pour se procurer son entretien ; mais ce n’est jamais cette productivité, quel qu’en soit le degré, qui est la cause de la plus-value. Cette cause, c’est toujours le surtravail, quel que soit le mode de l’arracher »

(Marx, « Le Capital », Ed Sociales, t 2, p 185-189).

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