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« L’EXPLOITATION CAPITALISTE, c’est aussi la PAUVRETÉ qu’elle produit »

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http://dndf.org/?p=12818

La lutte de la classe capitaliste contre le prolétariat détruit ce qui plombe le taux de profit et entrave la reproduction du système

pauvrete-7

Sur le pourquoi de cette paupérisation organisée, voir « Ceux d’en bas »
https://dndf.org/?p=11981

FRANCE

En France, des banlieues pauvres toujours plus pauvres
http://www.rfi.fr/france/20131219-france-banlieues-pauvres-toujours-plus-pauvres

La pauvreté gagne du terrain sur la Côte d’Azur
http://www.nicematin.com/nice/la-pauvrete-gagne-du-terrain-sur-la-cote-dazur.1546107.html

Pauvreté dans l’Aude du Cabardès aux Corbières : « On a sa pudeur, la misère reste cachée »
http://www.midilibre.fr/2013/12/14/aude-pauvres-campagnes,797112.php

Gard : enquête sur les nouveaux pauvres à Pont-Saint-Esprit
http://www.midilibre.fr/2013/12/13/avec-les-nouveaux-pauvres,796737.php

Midi Libre livre une radioscopie de la pauvreté en Languedoc-Roussillon
http://www.midilibre.fr/2013/12/11/midi-libre-livre-une-radioscopie-de-la-pauvrete-en-languedoc-roussillon,795738.php

La région Champagne-Ardenne parmi les plus pauvres
http://www.lunion.presse.fr/accueil/la-region-champagne-ardenne-parmi-les-plus-pauvres-ia0b0n267512

Les pauvres sont de plus en plus pauvres en Ile-de-France
http://www.francebleu.fr/infos/pauvrete/les-pauvres-sont-de-plus-en-plus-pauvres-en-ile-de-france-1091358

Décryptage: la pauvreté en France, mal des villes ou des campagnes ?
http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/decryptage-la-pauvrete-en-france-mal-des-villes-ou-des-ia0b0n1710949

Pauvreté : les impasses du RSA et de la « solidarité active »
http://blogs.rue89.com/chez-les-economistes-atterres/2013/12/04/pauvrete-les-impasses-du-rsa-et-de-la-solidarite-active-231851

Observatoire des inégalités Huit millions de pauvres, un chiffre exagéré
http://www.inegalites.fr/spip.php?article936

« La France des oubliés »: terrible portrait de la pauvreté rurale
http://www.bfmtv.com/societe/la-france-oublies-terrible-portrait-pauvrete-rurale-652388.html

Les enfants, parents pauvres de la vie collective
http://www.liberation.fr/societe/2013/11/19/les-enfants-parents-pauvres-de-la-vie-collective_948180

Les enfants de plus en plus touchés par la crise en France
http://www.20minutes.fr/economie/1251935-20131119-enfants-plus-plus-touches-crise

Les couples avec enfants, nouvelles victimes de la grande pauvreté en France
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/07/01016-20131107ARTFIG00460-les-couples-avec-enfants-nouvelles-victimes-de-la-grande-pauvrete-en-france.php

Pauvreté : les associations tirent la sonnette d’alarme
http://www.bienpublic.com/actualite/2013/11/23/les-associations-tirent-la-sonnette-d-alarme

Un faux bidonville pour touristes en mal… de pauvreté
http://observers.france24.com/fr/content/20131125-faux-bidonville-touristes-afrique-sud-bloemfontein-shanty-town-emoya-hotel

Une nouvelle carte des quartiers pauvres pour réorienter les aides publiques
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/11/22/20002-20131122ARTFIG00296-une-nouvelle-carte-des-quartiers-pauvres-pour-reorienter-les-aides-publiques.php

Une nouvelle carte de la pauvreté en France contre l’échec de la politique de la ville
http://www.youphil.com/fr/article/07013-fran%C3%A7ois-lamy-nouvelle-carte-pauvrete-liberation-politique-de-la-ville?ypcli=ano

Pauvreté, crise et urbanisme : les citadins vont-ils devoir jardiner pour survivre ?
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/977273-pauvrete-crise-et-urbanisme-les-citadins-vont-ils-devoir-jardiner-pour-survivre.html

Aliot FN : les Restos du Cœur deviennent un «service public» palliant l’Etat
http://www.liberation.fr/politiques/2013/11/25/aliot-les-restos-du-coeur-deviennent-un-service-public-palliant-l-etat_961796

En bleu les riches, en rouge les pauvres… Faites le test dans votre quartier
http://www.rue89.com/2013/12/19/bleu-les-riches-rouge-les-pauvres-faites-test-quartier-248481

France : ces Algériens pauvres qui “meurent de froid”
– See more at: http://www.algerie-focus.com/blog/2013/12/france-ces-algeriens-pauvres-qui-meurent-de-froid/#sthash.QiyBqoUd.dpuf
http://www.algerie-focus.com/blog/2013/12/france-ces-algeriens-pauvres-qui-meurent-de-froid/

Les 10 chiffres noirs de la pauvreté en France
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-10-chiffres-noirs-de-la-pauvrete-en-france_1297679.html

Taux de pauvreté selon l’âge et le sexe en 2011 INSEE
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF04416

AILLEURS

UE. le niveau de pauvreté est proche de celui de la Seconde Guerre Mondiale !!
http://www.lesobservateurs.ch/2013/12/19/ue-le-niveau-de-pauvrete-est-proche-de-celui-de-la-seconde-guerre-mondiale/

Un quart des Européens menacés de pauvreté ou d’exclusion en 2012
http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/05/un-quart-des-europeens-menaces-de-pauvrete-ou-d-exclusion-en-2012_3526165_3214.html

Un quart des Européens menacés par la pauvreté en 2012
http://www.challenges.fr/economie/20131206.CHA8056/un-quart-des-europeens-menaces-par-la-pauvrete-en-2012.html

Allemagne Le chômage baisse, la pauvreté augmente
http://www.courrierinternational.com/breve/2013/12/19/le-chomage-baisse-la-pauvrete-augmente

Au Liban, les réfugiés syriens s’enfoncent dans la pauvreté
http://www.france24.com/fr/20131121-liban-refugies-syriens-senfoncent-pauvrete/

Israel RAPPORT PAUVRETÉ 2012 : 1,8 million d’Israéliens sont pauvres
http://www.israelvalley.com/news/2013/12/18/42038/rapport-pauvrete-2012-1-8-million-disraeliens-sont-pauvres
Une Veritable Honte pour Israël : Un Taux de Pauvreté Record.
http://www.israelvalley.com/news/2013/12/13/42001/une-veritable-honte-pour-israel-un-taux-de-pauvrete-record
Israël: la pauvreté reste élevée malgré une économie forte
http://www.france24.com/fr/20131208-israel-pauvrete-reste-elevee-malgre-une-economie-forte/

USA Pendant ce temps,les Etats-Unis s’enfoncent dans la pauvreté…
http://www.lesobservateurs.ch/2013/12/19/pendant-ce-tempsles-etats-unis-senfoncent-dans-la-pauvrete/
Etude : Toujours plus de pauvres aux Etats-Unis
http://franceusamedia.com/2013/12/etude-toujours-plus-de-pauvres-aux-etats-unis/

En Russie, il y a moins de pauvres qu’en Europe (TABLEAU COMPARATIF)
http://larussiedaujourdhui.fr/multimedia/infographics/2013/12/19/en_russie_il_y_a_moins_de_pauvres_quen_europe_27113.html

CHIFFRES

OBSERVATOIRES DES INEGALITES
La pauvreté dans le monde
http://www.inegalites.fr/spip.php?article381

BANQUE MONDIALE
http://donnees.banquemondiale.org/theme/pauvrete

PNUD
http://www.teamstoendpoverty.org/wq_pages/fr/visages/chiffres.php

ATD QUARTMonde
http://www.atd-quartmonde.org/Combien-y-a-t-il-de-pauvres.html

 

Envoyé par PATLOCH

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  1. 21/12/2013 à 18:20 | #1

    Petite précision

    En tant que communistes, nous ne considérons pas que le monde se divise essentiellement en « riches » et « pauvres » (à la Hazan, pour ainsi dire). Pour autant cette réalité est bien une motivation de notre combat. Tout le monde reconnaît que les riches se trouvent plutôt dans la classe capitaliste, les pauvres dans le prolétariat, bien que cela ne les définisse pas comme classes antagonistes.

    Mais la compassion, voire la nécessaire « charité » quand elle n’a pas pour fin d’entériner l’exploitation, ne sont pas les seules raisons de s’y intéresser.

    La pauvreté, son degré, son étendue, ses évolutions, sont une donnée importante pour connaître l’état du monde capitaliste. Si tous les pauvres ne se révoltent pas, c’est néanmoins massivement sur la base de leurs conditions matérielles de vie qu’ils le font, pour les améliorer ou en changer.

    Aujourd’hui, c’est de plus une donnée théorique incontournable, autrement nommée « paupérisation », comme phénomène social d’appauvrissement de telle population, jusqu’à menacer sa reproduction, donc son utilité comme force productive pour le capital.

    Comme le dit la théorie, le capital a un problème avec la population, parce qu’il lui faut l’entretenir comme force de travail exploitable tout en évitant qu’elle lui coûte trop. Se débarrasser des « inutiles » est donc une condition du maintien du taux de profit, comme faire la guerre pour se débarrasser des armes et relancer leur production, la concurrence entre capitalistes…

    L’exploitation est donc aussi une guerre du capital contre les pauvres. Une guerre qui lui est d’autant plus nécessaire dans la crise. Une guerre organisée par la faim et la maladie, la police et la pollution.

    Concrètement, la crédibilité d’un discours théorique passe aussi par sa capacité à prendre en compte la pauvreté, de même que l’efficacité des luttes communisatrices, comme toute lutte ouvrière, passera par la prise en charge des masses de pauvres que produira la crise ouverte de reproduction du système capitaliste, par leur intégration dans le camp communisateur.

    Pour toutes ces raisons, il ne faut pas faire comme si parler de la pauvreté relevait d’une évidence, un fond de commerce communiste, comme si nous le savions bien sans avoir à le dire, ou le dédaigner comme étant de la morale compassionnelle.

  2. 22/12/2013 à 14:54 | #2

    Transmis par CLN, ma traduction couci-couça

    ANGLETERRE

    The poorest pay the price for austerity: Workers face biggest fall in living standards since Victorian era http://www.independent.co.uk/news/uk/politics/the-poorest-pay-the-price-for-austerity-workers-face-biggest-fall-in-living-standards-since-victorian-era-8991842.html

    Les plus pauvres paient le prix à l’austérité : les travailleurs confrontés à la plus forte baisse de leur niveau de vie depuis l’époque victorienne

    La plus forte baisse du niveau de vie depuis l’époque victorienne voit salariés faibles et moyens souffrir de restrictions sans précédent sur leurs revenus, alors que les mesures d’austérité continuent à mordre de façon disproportionnée les femmes et les travailleurs à temps partiel, comme le révèlent des études aujourd’hui.

    Plus de 5 millions de personnes sont officiellement classées comme peu rémunérées, et un nombre croissant de travailleurs du secteur public ont du mal à joindre les deux bouts, selon le groupe de réflexion New Economics Foundation (NEF).

    Il avertit : « Les travailleurs à revenu faible et intermédiaire sont confrontés à la plus forte baisse de leur niveau de vie depuis le début de relevés fiables, au milieu du XIXe siècle. »

    La NEF a calculé que le secteur public emploie aujourd’hui 1 million travailleurs à faible revenu – double de l’estimation précédente – avec la santé et le personnel des soins sociaux, les assistants d’enseignement et les employés de conseils municipaux, pris au piège des petits salaires.

    Vendeuses et travailleurs dans le commerce de détail constituent le plus fort groupe de travailleurs faiblement rémunérés dans le secteur privé, un grand nombre travaillant comme serveurs, personnels de bars et caissiers.

    L’étude fustige la baisse continue du revenu disponible, le gel du salaire et l’inflation conduisant avec régularité aux retards des salaires sur les prix.

    La Joseph Rowntree Foundation a conclu hier que, pour la première fois, le nombre de familles vivant dans la pauvreté dépasse celui des familles sans travail. L’agenda politique de ces derniers mois est bousculé par le coût de la vie, faisant valoir que le salaire moyen de 1 600 £ par personne appartient au passé – c’était son niveau quand le gouvernement de Coalition a pris ses fonctions en mai 2010.

    Des ministres compte sur la reprise économique, alors que les niveaux d’emploi ont cessé de croître. Ils affirment qu’ils ont programmé les étapes pour réduire le coût de l’essence et de l’énergie et augmenter le seuil de l’impôt sur le revenu. Cependant, le personnel communal un sur quatre est maintenant réduit au plus bas salaire, défini comme moins de 60 % du salaire national moyen, soit l’équivalent de 7,47 £ l’heure ou 13 600 £ par an.

    Helen Kersley, économiste, a déclaré : « jusqu’à maintenant, on a supposé que la faible paye se limitait au secteur public. Mais prenez en compte les 500 000 travailleurs à faible revenu utilisés par les fournisseurs de services externalisés, et vous verrez que le problème est beaucoup plus profond que cela. »

    Pressé de souscrire des contrats aux fournisseurs les moins chers, ces travailleurs sont souvent encore moins bien lotis que leurs homologues employés directement par le secteur public. « Un éducateur gagne seulement £6,44 à 7,38 £ par heure dans le secteur privé par rapport aux 9 £ £11 dans le secteur public » ajoute le rapport.

    Karen Jennings, Secrétaire général adjoint de l’unisson, qui a commandé le rapport, a déclaré : « les salaires sont actuellement comparables aux pires du secteur privé… le secteur public doit commencer à prouver qu’il peut offrir des salaires décents. »

    Frances O’Grady, Secrétaire général du TUC, a déclaré : « Le chancelier s’est félicité dans ses attaques du niveau de vie de ceux qui éduquent et prennent soin de nos familles. »

    Un porte-parole du ministère du travail et des retraites a déclaré : « nos réformes de la protection sociale sont conçues pour augmenter les incitations au travail et améliorer la vie de certaines des familles plus pauvres dans nos communautés, avec le [nouveau système avantages] universel de crédit des ménages, 3 millions seront mieux lotis. »

  3. 23/12/2013 à 01:39 | #3

    Peut-être quelque chose dérange ?

    La pauvreté c’est pas comme la police. C’est l’exploitation mais « passive », comme on dit de la résistance. La pauvreté ne s’oppose pas au capital. La pauvreté n’est pas une lutte. La pauvreté n’est pas révolutionnaire.

    Le pauvre qui crève, de pauvreté, c’est pas comme mourir face à la police, en combattant.

    La pauvreté est bien, comme la police, une violence du capital, mais tant que le pauvre ne se bouge pas, bof…

    Les pauvres, c’est un peu comme les femmes, on les voit pas. On les voit pas comme des hommes. Les pauvres femmes encore moins. Mieux vaut être homme et riche que… c’est ça, les pauvres, c’est comme les malades, et même c’est contagieux. Les pauvres, c’est comme les vieux. Comme la vieillesse, vaut mieux pas trop s’en approcher. Et comme on les cache, c’est pas difficile.

    Regardez sur les sites anarchistes, radicaux… Il est bien rare que la pauvreté soit un « thème », un « mot-clé ». Il en est même qui n’en rendent pas compte, de la pauvreté, ce « fléau social », toujours dans les coulisses (de leur exploits ?), en toile de fond. Quel fond ?

    Remarquez aussi, qu’il y a souvent sur ces sites « amis », une rubrique « féminisme ». C’est une lutte, le féminisme. Et plus loin une autre, « le genre »… Ça fait classe, le genre. Mais c’est pas une lutte, c’est la domination masculine. On va pas se battre… et puis bon, ça vient (même moi). C’est acquis. C’est à qui va pas faire la révolution sans les femmes, en tant que sous-genre.

    On va faire la révolution sans les pauvres ? Non, mais pas « en tant que pauvres », mon cher Patlotch. C’est vrai. Allons leur expliquer !

  4. 27/12/2013 à 13:54 | #4

    30 % des mères-célibataires américaines vivent dans la pauvreté.
    http://www.slate.com/blogs/xx_factor/2013/09/19/census_poverty_data_not_good_for_women_particularly_single_women.html 19 sept 2013 par Amanda Hess

    Les mères sont maintenant le principal gagne-pain dans quatre foyers américains sur dix. Les derniers recensements montrent que les femmes américaines sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté que les hommes en 2012, surtout dans les familles monoparentales. Plus de 30% des familles de mères célibataires vivent dans la pauvreté, contre 16,4 % des familles de pères célibataires. Les familles dirigées par des femmes ont un revenu annuel médian de 34 002 $ ; celles dirigées par des hommes de 48 634 $ par an. Et il y a beaucoup plus de familles dans la première catégorie.

    Au total, 14,5 % des femmes américaines vivent dans la pauvreté en 2012, contre 11% des hommes. Selon le Centre National des droits de la femme, les taux de pauvreté sont encore plus élevés pour les femmes noires (25,1 % vivent dans la pauvreté) et les femmes hispaniques (24,8 %). Les femmes sont plus susceptibles d’être pauvres que les hommes à tous les âges : chez les gens âgés de 18 à 64, 15,4 % des femmes sont dans la pauvreté, par rapport aux 11,9 % des hommes. Au-dessus de 65 ans, 11 % des femmes sont dans la pauvreté, comparé à 6,6 % des hommes. Les filles de moins de 18 ans sont légèrement plus susceptibles de vivre dans la pauvreté que sont des garçons.

    Le fossé entre les sexes dans les taux de pauvreté américain n’est pas nouveau. Les derniers chiffres sont seulement une indication que la pauvreté est un problème aux Etats-Unis, en particulier chez les femmes [bien que ça ne s’accélère pas?] (les chiffres n’ont pas bougé depuis 2011). Selon Hanna Rosin, l’écart salarial entre les hommes et les femmes ne peut pas totalement s’expliquer par les discriminations (ou être facilement résolu en mettant en œuvre l’Equal Pay Act). Mais l’écart se traduit néanmoins par une économie nationale où les femmes sont défavorisées sur le plan de leur potentiel de revenu, et aussi de plus en plus en charge d’élever leurs enfants avec une fiche de paye plus mince.

    Chiffres et données 2009, Etats-Unis

    – 24 millions de femmes vivaient en dessous du seuil de pauvreté ;
    – 27,5 % des femmes noires 27,4% hispaniques et 13,5 des femmes blanches
    – les femmes ont tendance à vivre plus près du seuil de pauvreté quelque soient les origines raciales ou ethniques
    – 35,1 des foyers de femmes célibataires sont en insécurité alimentaire
    – le nombre de journées de travail perdues (sic) pour violences conjugales est de 8 millions
    – 55% des femmes de 18 à 34 ans ont à un moment donne du mal à s’offrir un contrôle des naissances
    – les femmes pauvres sont plus sujettes aux dépressions post-natales, et à accoucher d’enfants prématurés
    – les cancers du sein sont 11% plus fréquents chez les femmes pauvres
    – les femmes ont en moyenne chaque jour 13 pensées négatives relatives à leur corps, et 97 % avouent haïr leur corps au moins une fois par jour

    Graphiques et données, Femmes, races et pauvreté aux USA Feminized Poverty in the US http://www.mtholyoke.edu/~abbat22l/classweb/feminizationofpoverty/unitedstates.html

    (Etats-Unis, 41% des femmes et 36% des hommes sont confrontés à la pauvreté. Dans le monde 70% des plus pauvres sont des femmes. En France, nombre de journaux titraient à l’automne sur le thème « La pauvreté en France a un visage de femme » https://www.google.fr/webhp?hl=fr#hl=fr&q=femme+pauvret%C3%A9)

    La relation des femmes à la pauvreté évoque celle du salariat au précariat, comme un élément de la restructuration du capitalisme.

  5. 29/12/2013 à 23:12 | #5

    J’ai fait plus haut une remarque qui peut être mal interprétée

    « Remarquez aussi, qu’il y a souvent sur ces sites « amis », une rubrique « féminisme ». C’est une lutte, le féminisme. Et plus loin une autre, « le genre »… Ça fait classe, le genre. Mais c’est pas une lutte, c’est la domination masculine. On va pas se battre… et puis bon, ça vient (même moi). C’est acquis. C’est à qui va pas faire la révolution sans les femmes, en tant que sous-genre. »

    Je ne citerai pas le site, parce qu’au fond il n’est sans doute pas le seul, et je le prends comme un symptôme pour un questionnement. Ses rubriques (« thèmes ») sont d’une part « Féminisme, antisexisme, etc. » (sic pour etc. comme si ça allait de soi), et par ailleurs « Sexe/Genre/Sexualité » (sans etc.).

    Christine Delphy s’inquiétait, sauf erreur en 1998, que « le genre » puisse devenir un « cache-sexe », avant d’y venir, du moins d’utiliser le terme, puisqu’en ce qui la concerne, cela faisait près de 30 ans qu’elle utilisait le concept. C’est en 2001, avec le deuxième tome de « L’ennemi principal », « Penser le genre ».

    Rendons à Delphy ce qui lui appartient mais posons-nous la question : le genre cache-sexe de quoi ? Il est probable que sa réponse n’est pas la mienne sur le fond, mais que nous serions d’accord sur un point : cache-sexe au féminisme comme lutte, et pas seulement comme « études » (Gender Studies).

    Quand on se promène sur Internet, et peut-être aussi parmi les groupes radicaux, on voit très développée la thématique du genre avec les orientations sexuelles. On serait donc massivement sorti de la controverse entre sexe biologique et sexe social (« le genre c’est le sexe social », Delphy), controverse entre essentialisme (femmes et hommes se distinguent par nature) et constructivisme (ces catégories ont été construites dans les rapports sociaux). On en serait sorti pour privilégier la question du devenir des rapports sexuels (pour le plaisir) à la lumière d’une supposée défaisance actuelle de la sexualité hétérosexuelle (de quelle ampleur, comparée à la féminisation de la pauvreté ?). Je n’entre pas dans la chair du sujet, mais l’on peut en déduire que le genre n’a pas été un cache-sexe pour le sexe, et je suppose que ce n’est pas ce que Delphy craignait non plus (sauf bien sûr concernant la sexualité dominatrice des hommes).

    Par contre, ce qui est massif, c’est que la focalisation sur le rapport entre genre et sexualités a un effet de cache-sexe sur le rapport entre genre et classes.

    Il n’est pas anodin de constater que ceux qui mettent peu d’empressement, parmi nos « amis » à faire de la pauvreté un thème digne d’intérêt, sont d’une façon générale ceux qui ne font pas de l’exploitation une (la) contradiction essentielle du capitalisme, et que parallèlement, ils focalisent ‘comme tout le monde’ aujourd’hui sur le rapport genre/sexualités, du moins beaucoup plus que sur le rapport genre/classes.

    Autrement dit, et sans prétendre que les sexualités n’y seraient pour rien, par les deux bouts qui nous intéressent ici, l’exploitation de l’homme et des femmes par l’homme essentiellement mâle, il se fait, du moins reflété par Internet, comme un vide dans le blabla.

    Ici-même, et alors que je n’ai fait que reprendre un souhait formulé par d’autres et avant moi, d’une refondation en théorie communiste (TC, Federici…), le fil qui lui est consacré est deux fois moins lu que d’autres, et ne fait l’objet d’aucun commentaire http://dndf.org/?p=13039 Il n’est pas difficile d’y lire une résistance, résistance que je mets en relation avec ce dont j’ai parlé plus haut : le cache-sexe du genre sur la classe.

    Si quelqu’un, nulle part ailleurs, écrivait sur un mur : « Toute femme qui assume sa part dans la domination des prolétaires, même la plus minime, est un ennemi mortel de la révolution à venir », cela sonnerait-il « comme un avertissement », et pour qui ?