Archive

Archives pour la catégorie ‘Du coté de la théorie/Around theory’

La Catalogne dans le moment populiste

11/10/2017 Aucun commentaire

le dernier texte mis en ligne sur le blog « Carbure »

La Catalogne dans le moment populiste

Le 1er octobre 2017, en Catalogne, des masses de gens ont bravé la police afin d’aller voter, et se sont trouvés confrontés à la répression pour avoir participé à un référendum organisé par leur gouvernement, et déclaré inconstitutionnel par l’Etat espagnol. L’image de personnes pacifiques, traînées au sol et battues par la Guardia civil dans le cadre familier d’une école servant de bureau de vote a en effet de quoi choquer. Ce référendum a dès lors pris l’aspect d’un « soulèvement démocratique » au cœur de l’Europe (quoi de plus démocratique qu’un référendum ? et qu’un pays européen ?) plongeant dans l’embarras y compris ceux qui y étaient opposés, de Podemos aux instances de l’Union européenne. On peut facilement condamner des politiciens ou des partis extrémistes, mais l’organisation du référendum est parvenue à donner l’image d’un peuple allant pacifiquement voter, ce qui est au fondement idéologique de l’Etat moderne, et brutalement réprimé par son propre Etat.

Lire la suite…

Ménage à trois dans la lutte de classes : Episode 4

10/10/2017 Aucun commentaire

 La « commune » de Oaxaca

Après avoir examiné le mouvement de 2016 contre la Loi Travail, il convient d’élargir notre regard à l’international. Il nous faudra reconstruire, au moins partiellement, la mosaïque des luttes les plus significatives qui ont eu lieu un peu partout dans le monde après la crise de 2008. Selon les cas, et à peu d’exceptions près, ces luttes ont été interclassistes ou n’ont concerné que la CMS. Elles ont touché les aires centrales de l’accumulation aussi bien que les aires semi-périphériques et périphériques, mais c’est dans ces aires semi-périphériques qu’elles ont été les plus dures et les plus massives. On en retrouve une puissante anticipation dans un mouvement qui s’est déroulé peu avant le tournant de la dernière crise, dans l’état de Oaxaca (Mexique) en 2006. C’est donc par la «commune» de Oaxaca que nous commençons cet aperçu international. lire la suite…

 

A propos de l’article CATALOGNE : PRENDRE PARTI DANS UNE SITUATION ÉTRANGE

02/10/2017 un commentaire

Une critique publiée sur la page facebook d’AC d’un texte paru sur le site https://lundi.am/

« C’est ce « n’importe quoi peut arriver » avec lequel nous ne serons jamais d’accord. Dans une situation, aussi confuse soit-elle, il peut arriver beaucoup de choses, et même des choses imprévisibles, mais jamais « n’importe quoi », ou alors on se met à croire aux miracles. En l’occurrence, ce qui se produit en Catalogne produira peut-être rien, peut-être un tournant autoritaire en Espagne, peut-être un État catalan libéral qui comprendra peut-être, à la faveur des recompositions politiques à l’œuvre, un volet « social », mais sûrement pas, dans l’état actuel des choses, une mouvement tendant à abolir les rapports sociaux capitalistes. Ca n’est tout simplement pas ce qui est en jeu, car ce qui est en jeu, c’est bel et bien l’indépendance de la Catalogne, et les espoirs et les oppositions qu’elle suscite. Que cette indépendance ait des contenus divers selon les acteurs, c’est-à-dire qu’elle reflète les luttes de classes en Espagne et en Catalogne, c’est évident. Mais on ne peut pas, à la faveur d’une sorte de « matérialisme aléatoire » venu de nulle part, se noyer dans un supposé infini des possibles. On peut descendre dans la rue si on considère que là est notre place, mais ça n’implique pas forcément de se bercer d’illusions (surtout dès lors que l’on sait que  » le plus probable est que chaque opposant réalise ce qu’on attend de lui »), et encore moins de considérer que par magie, le vote en faveur d’un État puisse aboutir à autre chose qu’un État. Prendre les luttes au sérieux, c’est aussi éviter de leur faire dire ce qu’elles ne disent pas. La bourgeoisie fournit assez d’idéologues dont c’est le métier de faire mourir les révoltes dans les urnes pour venir y ajouter des contributions bénévoles. »

AC

CATALOGNE : PRENDRE PARTI DANS UNE SITUATION ÉTRANGE

https://lundi.am/PRENDRE-PARTI-DANS-UNE-SITUATION-ETRANGE

Brésil « la vie quotidienne prend les contours de la guerre asymétrique »

01/10/2017 Aucun commentaire

Texte publié dans le  LARB Print Quarterly Journal

https://lareviewofbooks.org/article/heliopolis-and-helipad#

traduction dndf

Je pense souvent à Daslu, le grand magasin de São Paulo qui, dit-on, n’a pas de portes. On y entre par le garage ou en hélicoptère, par le toit. On dirait un putain de film de James Bond! Quand j’en ai entendu parler, cela m’a évoqué une occasion manquée pour Fredric Jameson, qui fonde «Le postmodernisme, ou la Logique culturelle du capitalisme tardif » sur L’hôtel Bonaventure de Los Angeles et en particulier sur son « non-accès », une caractéristique qui commence par le défi d’entrer dans l’hôtel depuis la rue. Vous désirez ne pas être identifié? Vous désirez éviter le trafic piéton? Vous devez vraiment voir Daslu.

Mais ce n’est pas tout à fait vrai. A certains égards, le magasin correspond à la description de Jameson. Il se distingue de la ville qui l’entoure, une caractéristique que Jameson identifie de différentes façons au modernisme et postmodernisme. Son intérieur est conçu de façon extravagante. Et pourtant, construit dans la carapace d’un ancien manoir, il ne caractérise pas vraiment l’hyperespace postmoderne que Jameson a pris comme allégorie du « grand réseau multinational de communications internationales et décentrées dans lequel nous nous trouvons pris individuellement». On ne force pas les analogies pour la simple raison que toute personne intelligente peut le faire. J’ai donc cessé de m’inquiéter du postmodernisme et de l’occasion manquée de Jameson.

Lire la suite…

Renouer avec l’Histoire. À propos de quelques propositions pour « aller au-delà du cortège de tête » et du regard porté sur nos actions.

23/09/2017 Aucun commentaire

texte trouve sur http://paris-luttes.info/renouer-avec-l-histoire-a-propos-8740

Renouer avec l’Histoire. À propos de quelques propositions pour « aller au-delà du cortège de tête » et du regard porté sur nos actions.

Pourquoi le mouvement contre la loi travail 2 ferait-il mieux que le précédent ? Que s’est-il vraiment passé au printemps 2016 ? Comment peut-on inscrire ces réflexions dans la situation actuelle, et comment définir cette situation ? Autant de questions dont les conclusions pourraient nous aider à formuler quelques réflexions stratégiques pour dépasser le cortège de tête autrement que par de belles formules…

La situation actuelle

Nous pensons que la question de savoir comment s’organiser est en elle-même dépassée. Si des formes d’organisations traversent nos luttes, les problématiques qu’elles peuvent impliquer ne deviennent réellement perceptibles que lorsqu’éclate ce que Bruno Astarian nomme « l’activité de crise » [1]. Alors, du moins pour le « mouvement réel » et pas pour la contre-révolution générée, l’organisation ne peut plus être que celle des tâches, « des mesures communistes » [2], que la lutte contraint d’elle-même et qui seront seules à même de parvenir, ou non, à générer à un niveau de masse de nouvelles formes de vies, de nouvelles manières de produire et de distribuer nos activités. Lire la suite…

Il Lato Catttivo : « Foto dal finestrino”

19/09/2017 Aucun commentaire

Il Lato Catttivo : « Foto dal finestrino”

Dernier texte mis en ligne par les camarades italiens

Seule l’’introduction a été traduite

Nous recherchons une/un camarade pour traduire les 18 pages du texte

 

 » Au cours des quatre rencontres consacrées à la présentation du deuxième numéro de  » Il latto cattivo « , nous avons tenté de dégager à larges traits le contenu du magazine, ainsi que l’orientation générale dont ils dérivent, de la manière la plus concise possible et adaptée à l’exposition orale. La forme même de la rencontre publique a imposé un travail d’écrémage sur les matériaux de départ ; il en a résulté un digest sans doute schématique et très appauvri : pour dire tout ce qu’on aurait voulu, il aurait fallu un jour entier, et pour le dire de la manière la plus satisfaisante, nous aurions dû recourir, une fois de plus, à la parole écrite, qui aura beaucoup de défauts, mais qui permet une marge de réflexion et une recherche de la bonne formulation, que le mot parlé ne donne pas. L’exercice s’est toujours révélé stimulant. Il l’a certainement été pour ceux qui l’ont préparé et exposé, et – espérons-le, même pour ceux qui ont eu la patience d’écouter. En tout état de cause, la piste initiale a été encore réélaborée en tenant compte, d’une part, des évolutions les plus récentes intervenues à différents niveaux et, d’autre part, des interventions faites par certains camarades au cours des rencontres – questions et observations pour lesquelles il a été estimé qu’il fallait apporter des éclaircissements et des précisions supplémentaires, ou simplement répéter par écrit les réponses déjà données lors de la présentation. Ce qui suit est donc un petit condensé des rencontres de novembre 2016 (Turin et Milan) et mars 2017 (Rome et Viterbo), de ce qui vous a été dit et des réactions suscitées. En fin de compte, nous espérons qu’il sera utilisable pour ceux qui y étaient, comme pour ceux qui n’étaient pas là. »

Versione pdf »

 

 

« Ménage à trois dans la lutte de classes », une réponse d’Hic Salta

12/09/2017 3 commentaires

 

Nous répondons ici au deuxième commentaire de Ben Malacki. Il soulève des réserves au sujet de nos thèses sur la classe moyenne salariée (CMS) qui sont destinées à être les plus courantes.

1) «La question est : comment différencier le sursalaire et marchandage de la force de travail pratiquement lorsque l’on décompose le salaire ? Poser théoriquement une césure nette entre sursalaire d’un côté et travail nécessaire de l’autre ça passe, dans la réalité définir cette frontière est plus difficile». Lire la suite…

Un livre : du capitalisme à la communauté humaine…

08/09/2017 3 commentaires

On ne nous a pas fait parvenir mais on informe

Un livre : du capitalisme à la communauté humaine UNE CLASSE pour LA RÉVOLUTION théorie communiste des luttes ouvrières, féministes, décoloniales et écologistes

pour qui ça intéresse, texte complet en ligne

http://civilisation-change.forumactif.org/t478-7-du-capitalisme-a-la-communaute-humaine-une-classe-pour-la-revolution-un-livre-en-quete-d-editeur

sommaire ci-dessous

remarques bienvenues par courriel à ici, ou sur mon compte tweeter par message privé : https://twitter.com/patlotch

transferts souhaités, on peu en faire une brochure, une version html et un PDF viendront. Je cherche aussi un éditeur…

merci et bons courages à toussétoutes,

Patlotch

Lire la suite…

La valeur et son abolition. Entretien avec Bruno Astarian

06/09/2017 un commentaire

Texte mis en ligne sur le site DDT21

 

Dans quelques semaines, les éditions Entremonde publieront un nouveau livre de Bruno Astarian, L’abolition de la valeur1, occasion pour une brève discussion avec l’auteur. Loin d’être une affaire de marxologues ou de spécialistes, la question de la valeur a des enjeux directs, pour la compréhension de la société capitaliste comme pour celle d’une révolution communiste 2.

Lire la suite…

A paraître : Le « salaire du Blanc »

05/09/2017 un commentaire

Le « salaire du Blanc »

Sylvain Syllepse

Parution février 2018

Après les événements révélateurs de Charlottesville, un livre lumineux pour éclairer la capacité du racisme à façonner la vie politique des États-Unis.

(couverture provisoire)

Si, comme le soutient l’auteur, la jeune classe ouvrière américaine du 19e siècle a revendiqué une identité blanche, la blanchité, en réponse aux peurs générées par la discipline capitaliste, la résurgence du suprématisme blanc qui saisit les États-Unis d’aujourd’hui n’est-il pas le produit des peurs nées de la spirale infernale de la mondialisation, du déclassement et de l’immigration économique ?

Lire la suite…

TropLoin : « Se défaire du travail »

03/09/2017 Aucun commentaire

On lira ici, légèrement modifié, le chapitre 3 du livre De la crise à la communisation, publié en 2017 par les éditions Entremonde.

http://www.troploin.fr/node/91

 

Faux chantiers

     En 1997, dans la Sarthe, une vingtaine d’ouvriers construisent un tronçon d’autoroute sous la direction d’un ingénieur employé par un grand groupe du BTP. Au bout de deux mois, l’homme est arrêté : personne n’avait commandé l’ouvrage en partie réalisé, avec d’ailleurs un début de financement, le faux directeur de chantier ayant réussi à convaincre des banques et des organismes publics. Entre 1983 et 1996, Philippe Berre avait été condamné quatorze fois pour mise en œuvre de faux chantiers. A l’Origine, film inspiré de cette aventure sorti en 2009, montre une population frappée par le chômage retrouvant brièvement emploi et espoir. Philippe Berre n’est pas motivé par le gain, plutôt par le besoin de faire, de se rendre utile, d’animer un collectif de travail. En 2010, à nouveau, il a repris ce rôle dans l’aide aux sinistrés de la tempête Xynthia.

Lire la suite…

Des nouvelles de « Théorie Communiste, la soute »

31/08/2017 un commentaire

Pour rappel, il y a quelques années, la revue Théorie Communiste mettait en ligne un blog qui rendait public une partie des éléments et textes internes de leur travail en cours: « Théorie Communiste, la soute »

A la suite d’un article critique, « Ou t’es? TC ou t’es? », un certain nombre d’éléments étaient ainsi proposés en illustration de la réflexion de TC.

Aujourd’hui, « la soute » nous propose trois notes de lecture qui « s’inscrivent dans le travail en cours pour un texte portant sur la segmentation du prolétariat et la mécanique des assignations raciales dans le mode de production capitaliste en général et dans son histoire récente en particulier. Texte qui constituera l’essentiel du prochain n° de Théorie Communiste. »

Les trois bouquins étudiés sont les suivants: Lire la suite…

A la radio « Entre Macron et Mélenchon, les classes moyennes salariées »

26/08/2017 Aucun commentaire

« Entre Macron et Mélenchon, les classes moyennes salariées »

http://sortirducapitalisme.fr/231-entre-macron-et-melenchon-les-classes-moyennes-salariees

Les classes moyennes salariées peuvent parier sur un cheval néolibéral (Macron) ou un cheval altercapitaliste (Mélenchon), elles n’en sont pas moins globalement des défenseuses du capitalisme, du compromis capital-travail, de l’Etat et de sa classe politique, et cela alors même qu’elles se prétendent des représentants des classes populaires lorsqu’elles mènent leurs luttes soi-disant anticapitalistes (Occupy, Nuit Debout, etc.). Cette position structurellement contre-révolutionnaire n’est pas un effet du hasard, mais découle de leur rôle d’encadrement du prolétariat et du procès de production capitaliste, ce qui leur confère un sursalaire et une autorité, assurant leur fidélité au capital et son Etat en même temps que leur séparation d’avec l’ensemble du prolétariat. Loin de se contenter d’une dénonciation rituelle de l’interclassisme, cette émission vise à une analyse radicale des classes moyennes salariées et son rôle contre-révolutionnaire en tant que classe, mais dont des membres peuvent devenir révolutionnaires – avec Alain de Carbure.

Lire la suite…

Hic-Salta communisation : « Ménage à trois de la lutte de classe: Episode 3 »

21/07/2017 Aucun commentaire

La suite du feuilleton sur les classes moyennes salariées publié sur le blog Hic-Salta communisation

crise_carre

Episode 3: Le mouvement contre la «Loi Travail» en France (2016)

Depuis les années 1990, la France a connu un certain nombre de mouvements sociaux – contre le plan-Juppé en 1995, contre la suppression des fonds sociaux des ASSEDIC en 1997-1998 (mouvement des chômeurs et précaires), contre la réforme des retraites en 2003, encore contre la réforme des retraites en 2010. Ces mouvements sont habituellement retenus comme les temps forts de la lutte des classes en France au cours des dernières décennies.

1 – Particularité du cas français

Malgré les différences de mobiles et d’acteurs, ces mouvements ont en commun d’avoir tous contesté des projets de loi visant à éliminer tel ou tel aspect des conditions sociales du fordisme. Les acquis sociaux (retraites, santé, indemnisation du chômage, service public, etc.) étaient visés, dans un pays où leur rôle reste considérable. Ces mouvements ont tous tenté de faire reculer le gouvernement en place, mais avec un succès décroissant au fil des années. Par la force des choses, l’instance qui leur faisait face n’était pas tel ou tel patron ou le patronat dans son ensemble (bien que la pression du patronat ait été à l’origine des réformes), mais l’État. Le contenu même de ces projets de loi engageait de vastes portions du salariat en généralconvoquées au rendez-vous des réformes selon un découpage traditionnel (secteur public/secteur privé, emploi/chômage, etc.) dont la rigidité est elle-même un héritage du «compromis fordiste».

Lire la suite…

Critique des événements de Hambourg

12/07/2017 2 commentaires

Commentaire et article publiés sur la page facebook https://www.facebook.com/alain.cornedieu.9?hc_ref=OTHER&fref=nf

 

« Un petit rappel des faits, vus de l’intérieur, au-delà de la propagande triomphaliste.

Avec en supplément un commentaire personnel : la question n’est pas tant de savoir si à Hambourg on a battu ou non la police, mais de reconnaître que tant qu’il y aura de la police, on ne la battra pas, et que toute victoire purement militaire est définitivement hors de portée. Ce dont il s’agit, c’est d’abolir le rapport social qui fait exister la police, c’est-à-dire concrètement de faire en sorte que la valeur ne circule plus, d’abolir l’échange marchand et la production non plus seulement par le pillage et le sabotage mais par la gratuité, et par la libre production des moyens d’existence et de lutte. Ce dont il s’agit, c’est d’établir des rapports communistes entre des individus, des rapports qui ne durent pas l’espace d’une nuit mais s’imposent comme la réalité même. La lutte armée, si elle est inévitable, n’est qu’un outil parmi d’autres pour permettre cela. Par ailleurs, la lutte armée insurrectionnelle n’a pas grand-chose de commun, dans ses tactiques et ses buts, avec des manifestations de rue qui ne sont en rien une répétition générale du conflit révolutionnaire. Ceci clairement posé, on peut éventuellement discuter de ce qui se passe lors des contre-sommets, en se tenant à distance tant des déclarations fracassantes des radicaux que des critiques indignées des bons citoyens de gauche. »

hambourg

Critique des événements de Hambourg

https://mouvanarev.wordpress.com/2017/07/11/critique-des-evenements-de-hambourg/

Lire la suite…

EL PROLETARIADO COMO DESTRUCTOR DEL TRABAJO/LE PROLÉTARIAT COMME DESTRUCTEUR DU TRAVAIL

02/07/2017 Aucun commentaire

La page facebook « Spirit of Contradiction »   a traduit ce texte de 1972 publié dans le livre « Rupture dans la théorie de la révolution » aux Editions Senonevero 

 «Texto clásico de 1972 que contiene todo lo que siempre quisiste saber sobre el movimiento obrero clásico, el sindicalismo, el consejismo, las revoluciones rusa y alemana, mayo del 68, el bluff bordiguista, la transición entre dominación formal y dominación real, el rechazo del trabajo y de la política, Potere Operaio y sus miserias, y mucho, mucho más… no hace falta ni atreverse a preguntar, aquí lo tienes…»

«Reflexiones surgidas al hilo de la traducción de “El proletariado como destructor el trabajo” (1972) a fin de aclarar la confusión en torno a las verdaderas innovaciones teóricas de la época y diversos aggiornamentos, más o menos logrados, de la prehistoria contemporánea…»

https://1drv.ms/w/s!AqkeU1DhUqfVlXhvJWA-sVExnlyY

Nous publions la version originale

LE PROLÉTARIAT COMME DESTRUCTEUR DU TRAVAIL

En préalable, nous pensons utile de donner les définitions de certains termes que nous employons dans ce texte car ils sont largement inusités dans les analyses économiques habituelles —bien que de moins en moins, heureusement. Ils sont tirés des œuvres économiques de Marx les moins connues parce que les plus escamotées, censurées, ou même calomniées par les divers marxismes officiels ou universitaires, ce sont principalement : les “Grundrisse” ou “Fondements de la Critique…” ou encore “Principes de la Critique…” (1857), et le “6ème Chapitre du Capital” (“Chapitre inédit du Capital” dans la collection 10-18) rédigé par Marx dans les années 1863-66.

Lire la suite…

ARGENTINE Buenos Aires : Piqueteros le retour ?

29/06/2017 Aucun commentaire

«  Mais nous ne pouvons pas attendre, la faim ne va pas attendre »

https://youtu.be/8fCZMAokeTI

« No queremos discutir la represión. Queremos saber si van a hacer un mínimo esfuerzo para poner una herramienta que genere trabajo, porque todos los días se destruyen más puestos de trabajo« 

 desxalojo3

Environ 2 000 personnes coupent la circulation avec des pneus en feu sur l’Avenida 9 de Julio exigeant les plans sociaux du gouvernement

 L’infanterie avançait à pied, des « voltigeurs » à motos, avec des camions à eau et des gaz lacrymogènes pour expulser les manifestants, qui lançaient des pierres en se retirant.

https://www.eltrecetv.com.ar/telenoche/heridos-y-detenidos-la-policia-desalojo-una-protesta-piquetera-y-hubo_095385

A cette occasion, nous redonnons un texte de la revue Théorie Communiste sur le mouvement des piqueteros de 2001

« L’analyse des luttes de classes en Argentine nous amène à nous poser une question fondamentale : comment dans son inventivité la lutte de classe attaquera la production sans que cela soit une prise en mains et prise en charge de celle-ci, qu’est-ce que l’expropriation, quel sera le lien de cette attaque avec les luttes au niveau de la reproduction qui apparaît de façon assez générale actuellement comme le maillon faible (mais pas fatal) du capital ? De ce lien dépend également la réponse à la question : comment la communisation révolutionnaire de la société pourra entrainer ou neutraliser les classes moyennes et éviter que ne se forme un  » bloc de la trouille « ? »

Lire la suite…

Hic-Salta communisation : « Ménage à trois de la lutte de classe »:Episode 2

20/06/2017 2 commentaires

Episode 2 : Pour une théorie de la classe moyenne salariée

crise_carre

Ainsi que nous l’avons dit dans Vessies et Lanternes, nous pensons qu’il est possible de définir de façon théorique la classe moyenne salariée (CMS). Cela consiste à placer cette catégorie de la population dans la mécanique de la reproduction du rapport prolétariat/capital. La CMS a une fonction organique dans cette reproduction. Elle n’est pas juste une couche, définie de façon forcément imprécise par son niveau de vie, qui serait proche tantôt du prolétariat, tantôt de la bourgeoisie. Le capital a besoin de la CMS, et fait ce qu’il faut pour la reproduire afin qu’elle assume toujours sa fonction. Il s’agit donc de comprendre la position et le rôle de la CMS dans la production et la circulation de la plus-value.

Lire la suite…

Carbure : « réflexions sur la présidentielle 2017 »

05/06/2017 un commentaire

CarbureCARBURE

Dernier texte mis en ligne sur le site « carbure »

Dernière version, corrigée

Les élections présidentielles de 2017 en France ont été ce qu’on pourrait appeler une petite conjoncture : une structure sociale en crise s’effondre sous le poids de ses contradictions, et, dans le même moment et pour les mêmes raisons, parvient à se rétablir, non sur des bases nouvelles, mais en correspondant plus encore à ce qu’elle était auparavant. C’est une mise en adéquation à la situation telle qu’elle peut être appréhendée par cette structure : la crise formulée dans ses propres termes et résolue dans ses propres termes. Autrement dit, c’est un tour de vis et un retour à l’ordre, là où une « grande » conjoncture se caractériserait par l’impossibilité de le rétablir.

Comme un chat qui retombe sur ses pattes, la classe politique française, à travers l’éclatement des deux partis qui se partagent le pouvoir depuis quarante ans et font l’objet de critiques de plus en plus pressantes, est parvenue, face aux populismes de droite comme de gauche, à rester aux affaires. Parler de recomposition n’y change rien : ce qui s’est passé, sous les dehors d’un « grand chambardement », revient à entériner dans les faits et à accentuer ce qui faisait le fond de la crise de légitimité de la politique en France : le système de l’alternance en revient à un régime de parti unique, appliquant une politique unique.

Lire la suite…

A propos des grèves sauvages au Vietnam

02/06/2017 Aucun commentaire

Traduction du dernier texte mis en ligne sur le blog de la revue chinoise « Chuang »

http://chuangcn.org/2017/05/dinh-cong-tu-phat-wildcat-strikes-in-post-socialist-vietnam/

VN_strike

Đình công tự phát: grèves sauvages dans le Vietnam post-socialiste

Par chuang | 31 mai 2017

Eric Bell explore les nombreuses grèves sauvages du Vietnam et réfléchit sur leur devenir.
Dans les zones industrielles du Vietnam – qui marquent les limites des grands centres urbains relativement isolés les uns des autres, avec quelques douzaines d’usines dans chacun – il n’est pas rare de voir les travailleurs refuser de rejoindre leurs lieux de travail. C’est la grève sauvage, un phénomène fréquent dans le pays. Quelle est la nature de ces grèves et quel potentiel possèdent-elles pour créer un nouveau mouvement syndical, qu’il s’agisse de quelque chose de connu ou d’un modèle imprévu?

Lire la suite…

Hic-Salta : « Le ménage à trois de la lutte des classes »

02/06/2017 Aucun commentaire

Dernier texte mis en ligne sur le blog « Hic-Salta »

crise_carre

« Le ménage à trois de la lutte des classes »

Nous commençons ici une nouvelle série « feuilleton », consacrée à la classe moyenne dans la lutte des classes. La classe moyenne est l’objet d’une production surabondante dans la littérature politique et sociologique bourgeoise, mais est largement négligée par la théorie communiste actuelle.Nous essaierons d’y remédier. La question étant protéiforme, nous limiterons le champ à la classe moyenne salariée (CMS) dans le capitalisme d’aujourd’hui. Ses luttes sont nombreuses, parfois spectaculaires et violentes et elles éclatent partout dans le monde. Mais ce n’est pas la raison principale pour laquelle nous pensons qu’il faut se pencher sur cette question. Ce n’est en effet pas la quantité, mais la nature de ces luttes et leurs rapports avec celles du prolétariat qui sont notre préoccupation centrale. Au final, nous espérons tirer des nombreuses analyses partielles qu’il nous faudra faire une vue d’ensemble de la question de la CMS dans le contexte d’une révolution communisatrice. Les résultats auxquels nous parviendrons en chemin doivent être considérés comme provisoires et ouverts à discussion. Lire la suite…

DDT21 : »ARTICLE / Travail : l’enjeu des 7 erreurs »

01/06/2017 un commentaire

Dernier texte mis en ligne sur le site « DDT21 »

ARTICLE / Travail : l’enjeu des 7 erreurs

Ce texte a pour origine la postface « Sous le travail l’activité », article du n° 4 de La Banquise en 1986, réédité par « les éditions Asymétrie » en 2016. Cette postface a été transformée et élargie pour englober les 7 « erreurs » ici analysées.

0.Travail-communisme-2-300x216

La confusion autour de la notion de « travail » est aujourd’hui croissante, et il nous a semblé important d’y revenir sur quelques points.
Une précision : sans nous priver de faire appel à des statistiques, nous ne pensons pas que le problème soit affaire de chiffres. Question et réponse dépendent d’une compréhension théorique. 1 Nous espérons que la réfutation des erreurs relevées iciaidera à comprendre progressivement par la négative ce qu’est le travail, avant que le dernier paragraphe en reprenne positivement la définition.

Lire la suite…

« La contradicción y su doble »

27/05/2017 Aucun commentaire

Traduction en castillan, par un camarade de la page facebook « Spirit of Contradiction », du texte « La contradiction et son double », de Amer Simpson publié initialement sur notre site en novembre 2013

cropped-effect-2

La contradicción y su doble

En el editorial del nº3 de Endnotes puede leerse esta crítica de Théorie Communiste: «En su intento de conciliar un enfoque feminista basado en dos sistemas con su teoría desarrollada previamente, TC se pierde en un debate interno acerca de cuántas contradicciones hay en la sociedad moderna.»

Personalmente, no creo que Théorie Communiste pretenda averiguar cuántas contradicciones hay en la sociedad moderna, sino cómo las cuestiones de género pueden articularse con la totalidad de la explotación que es la contradicción sin hacer desaparecer las clases, como al final parece acabar haciendo Endnotes: «Para nosotros, no tiene mayor sentido hablar de conflicto entre obreros y capital que de conflicto entre mujeres y hombres.»

La contradicción que constituye la explotación en el modo de producción capitalista siempre tiene por fundamento la relación trabajo/plustrabajo, aunque pueda materializarse en el valor y adoptar, por tanto, la forma fetichista de una «contradicción entre valor de uso y valor cambio», en palabras de Endnotes. Esto se debe a que el capital necesita aumentar la proporción de plustrabajo en relación con el trabajo necesario, que disminuye sin que deje de ser necesario que el proletariado sea la clase que está de más y que por consiguiente está en condiciones de abolir las clases aboliendo el capital. En este caso, hablar de la contradicción entre «trabajo y capital» es hablar de la contradicción como una totalidad que se escinde y uno de cuyos polos produce como contradicción interna al otro y que hace que éste extraiga toda su existencia y razón de ser de esta contradicción; sin la contradicción entre «trabajo y capital» ya no existiría contradicción en tanto explotación, sino sólo una contradicción que «origina numerosas contradicciones en las sociedades capitalistas, entre ellas el antagonismo de clase». Al contrario de lo que dice de Théorie Communiste, Endnotes no pretende saber cuántas contradicciones hay, ya que la contradicción se resume en muchos antagonismos que desbordan y ahogan la propia contradicción de clase: «la raza, el género, la sexualidad, nación, profesión o calificación, la fe religiosa, la condición migratoria, etc.»

Lire la suite…

« Il Lato Cattivo » n°2 : l’Editorial

15/05/2017 Aucun commentaire

Editorial du deuxième numéro de la revue papier « Il Lato Cattivo » paru en juin 2016

http://illatocattivo.blogspot.it/p/il-lato-cattivo-n.html

Traduction de R.F.il lato cattivo couverture

« Editorial

À quatre ans de notre première sortie papier, nous parvenons enfin à publier un deuxième numéro de «Il Lato Cattivo». Relativement au chaudron de suggestions qu’était le premier numéro, certaines «pistes» ont été suivies tandis que d’autres ont été abandonnées ou laissées en suspens: nous laissons au lecteur la tâche de les distinguer. Mais un si long silence mérite du moins quelques explications. Compte tenu de l’intense activité de publication et diffusion à laquelle nous nous sommes livrés – surtout sur internet, de nos propres textes comme de textes d’autrui, à propos des questions les plus diverses – et de quelques rencontres publiques qui ont été organisées, ce silence fut loin d’être absolu ou inactif. Cependant, il est vrai que le projet initial comportait une cadence semestrielle ou du moins annuelle pour la revue – et il en fut rien. La routine et les difficultés quotidiennes n’expliquent pas tout.

Lire la suite…

L’essor du patriarcat moderne. Femmes, corps et accumulation primitive

13/05/2017 Aucun commentaire

L’essor du patriarcat moderne. Femmes, corps et accumulation primitive

Emission radio

http://www.sortirducapitalisme.fr/214-l-emergence-du-patriarcat-moderne-femmes-corps-et-accumulation-primitive

caliban3

Une histoire de l’émergence du patriarcat moderne, et donc de « l’accumulation primitive » d’éléments constitutifs du patriarcat capitaliste, autour de Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive, à l’occasion de sa republication aux éditions Entremonde/Senonevero – avec son traducteur, Julien Guazzini, et un éditeur des éditions Entremonde, Pablo.

Avec une présentation de l’édition française et de sa traduction, une présentation de Silvia Federici, et surtout une présentation des grandes thèses de l’ouvrage : écrasement des révoltes millénaristes des paysans aux 14ème-15ème siècles, puis contre-révolution des groupes dominants, notamment au travers d’une prise de contrôle de la reproduction, d’une réification idéologique du corps, d’une chasse aux sorcières meurtrière, des enclosures, de la première colonisation, et enfin d’une criminalisation de la contraception, de l’avortement, de l’infanticide et de la prostitution [1ère partie, 40 minutes]. Cette présentation est suivie d’une discussion critique des thèses de l’ouvrage, en termes de rigueur historique, de périodisation du capitalisme (avec une absence de conceptualisation de l’Ancien Régime comme société distincte du féodalisme et du capitalisme) et du « patriarcat salarié », de définition du capitalisme, d’espace d’émergence du capitalisme, de lien entre capitalisme et première colonisation, de lien entre « l’accumulation primitive » historique et des phénomènes contemporains, de lien entre enclosures et chasses aux sorcières, et enfin d’idéologie altercapitaliste des communs [2ème partie, 40 minutes].

État, société et guerre civile en Syrie

11/05/2017 Aucun commentaire

La suite à l’introduction sur la guerre civile en Syrie paru en février dernier sur le site carbure

https://carbureblog.com/2017/02/04/ni-dieu-ni-petrole-pour-une-approche-ouverte-de-la-question-syrienne/ 

État, société et guerre civile en Syrie

Ce premier développement sur la situation syrienne n’est qu’une étape en vue d’un travail plus complet. Outre les aspects qu’il laisse délibérément de côté (la question kurde et celle de l’Etat islamique), il donne des pistes de travail plus que des réponses définitives, et nombre des questions qu’il évoque devront être traitées particulièrement : les rapports entre Etat et société, l’islamisme, le rôle de la rente, ainsi que les pistes évoquées en conclusion sur la possible utilisation de la guerre civile comme sortie de crise pour le capital restructuré.

Lire la suite…

« Analyse critique du populisme »

16/04/2017 Aucun commentaire

PopulismeSur le site :« Sortir du capitalisme »

Une analyse du populisme degôche (Mélenchon), keynésien, « patriote » et interclassiste, et de droite (Marine Le Pen) – avec Alain de Théorie Communiste

Avec une analyse du populisme degôche comme successeur du « programmatisme » (ouvriérisme), s’achevant au cours des années 1970 du fait d’une crise du fordisme et d’une restructuration du capitalisme, et au « démocratisme radical » (altermondialisme), s’achevant au cours des années 2000 du fait d’un regain de crise du capitalisme mondial en 2008, forme nouvelle mais récupérant des éléments de ces cycles de luttes. L’émission s’achève sur une définition de la communisation comme théorie et comme processus historique [1 heure]

ICI

Le septième épisode de la série « Homo » est en ligne sur le blog DDT21 : « Masculinité réactionnaire ».

08/04/2017 Aucun commentaire

« Au début du XXe siècle, en parallèle au féminisme progressiste, et contre lui, se développe l’utopie réactionnaire (au sens littéral du mot) d’un monde d’hommes, accompagnée d’une nouvelle théorisation de la misogynie… .» La suite ici : https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1467

Présentation de la série « Homo » ici : https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1116

En prime, « Homosexualité et fascisme » de Klaus Mann (1934) : https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1460

Les éditions Senonevero au Salon du Livre libertaire

04/04/2017 Aucun commentaire

les éditions Senonevero
seront au
Salon du Livre libertaire le 22 et 23 avril 2017

visu_dossier_à_vos_livres

à l’Espace des Blancs Manteaux

48 Rue Vieille du Temple
75004 Paris
Métro lignes 1 ou 11 : station Hôtel de Ville ou Saint- Paul

A paraitre « De la crise à la communisation » de G.Dauvé

25/03/2017 un commentaire

« De la crise à la communisation » de G.Dauvé

Edité par les éditions Entremonde, il sera dans les librairies à la mi-mai

de-la-crise-a-la-communisation

Ce livre propose une histoire du concept de communisation, et pour cela parcourt l’histoire de la lutte des classes de la Seconde Guerre mondiale à aujourd’hui. Parler de communisation, c’est affirmer que, dès ses débuts, et donc sans « période de transition », une révolution future commencera à transformer les rapports sociaux capitalistes en rapports sociaux communistes : destruction du travail salarié, du travail en tant que tel, de la propriété privée, de l’État, de l’échange marchand, des classes et de la domination masculine… La communisation, c’est une insurrection créatrice qui ne crée pas les bases d’un communisme à venir, mais qui, dès le premier jour, commence à le réaliser.