Correspondance de Grèce : « LE MAILLON FAIBLE »
Un camarade nous a envoyé le texte ci-dessous.dndf

En 2012, lorsque les manifestations des forces de sécurité ont refait surface après plusieurs décennies, dans le cadre des « mobilisations anti-mémorandum » [1] – les dernières manifestations publiques du personnel militaire élargi datent d’avant la Seconde Guerre mondiale –, il s’agissait d’un phénomène qui, bien qu’il ne soit certainement pas passé inaperçu, s’inscrivait organiquement dans le cadre de la dynamique sociale de l’époque : même des segments du noyau dur de l’État pouvaient revendiquer tout en exigeant que celui-ci fonctionne correctement et dans l’intérêt national, contre les diktats extérieurs de la troïka. Ce qui était alors un symptôme évident de la crise de légitimité de l’État, et malgré les mesures individuelles prises entre-temps, principalement sous la forme d’augmentations salariales, se manifeste aujourd’hui comme une crise à grande échelle de l’État partiellement dénationalisé, et les deux manifestations d’au moins plusieurs milliers de militaires à l’automne dernier en sont peut-être la meilleure expression[2].




























