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ALLEMAGNE : Une émeute alimentée par la haine xénophobe

 

ce qui est nouveau, c’est que la mobilisation raciste qui a eu lieu a été incroyablement rapide. Et ce qu’on voit tout à fait clairement est que nous avons les anciens nazis, qui étaient déjà en Saxe – et Chemnitz a toujours été un haut lieu des anciens nazis – et ceux-ci manifestent avec les nouveaux nazis. Il y a un extrémisme de droite organisé qui est prêt à être très violent. Dans le même temps – et c’est vraiment nouveau – il y a aussi un agenda politique. Ce qui est vraiment nouveau, c’est que ce visage est très visible. On ne peut plus parler simplement de citoyens inquiets.”

https://www.dw.com/fr/inqui%C3%A9tudes-et-interrogations-apr%C3%A8s-les-violences-%C3%A0-chemnitz/a-45260015

A Chemnitz, « Marx, c’est du passé. Les nations sont de retour »

extraits

Dimanche, des vidéos amateurs ont été diffusées sur les réseaux sociaux et à la télévision montrant des skinheads en train d’agresser des personnes d’origine étrangère. « Quand j’ai vu ces images et que j’ai su qu’une contre-manifestation était organisée, j’ai décidé de venir, mais c’est la première fois que je participe à ce genre de rassemblement. Je ne suis pas à l’aise avec la politique », raconte Ali, à l’évidence un peu perdu au milieu des « Nazis, dehors ! » scandés autour de lui.

La veille, une première manifestation avait rassemblé environ huit cents personnes, essentiellement des hooligans liés à des clubs de footballs locaux et des membres de groupuscules d’extrême droite bien implantés, depuis les années 1990, dans cette région proche de la République tchèque et de la Pologne.

Lundi, ils étaient plus de 2 000, rejoints par des représentants du mouvement islamophobe Pegida, créé dans la ville voisine de Dresde, en 2014, et de l’AfD, parti arrivé en tête, dans la Saxe, aux élections législatives de 2017.

Pour l’occasion, certains sont même venus de l’étranger, comme Alexander Gruber, un habitant de Salzbourg, en Autriche. « Allemands et Autrichiens, nous sommes un seul peuple, nous avons la même langue, la même culture, les mêmes traditions et nous sommes aujourd’hui confrontés au même défi : l’immigration de masse »

https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/08/28/a-chemnitz-marx-c-est-du-passe-les-nations-sont-de-retour_5346876_3214.html

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  1. Christian L
    29/08/2018 à 12:13 | #1

    « Silvia Faschner (nom modifié par la rédaction) se tient sur le côté. Cette travailleuse des pompes funèbres de 64 ans est venue avec son fils, qui travaille dans les soins aux personnes âgées. Elle pointe du doigt l’autre côté de la rue, où un groupe s’est rassemblé pour protester contre les extrémistes de droite à Chemnitz. Et où une poignée de jeunes hommes venant de Syrie se sont assemblés, sous un arbre.

    Faschner pointe du doigt les Syriens et ajoute: « je ne veux pas qu’autant d’étrangers viennent. Lorsque je les regarde, je me demande pourquoi mes impôts sont utilisés pour eux. Ils veulent juste devenir footballeur professionnel ou changeur, mais s’ils doivent travailler un peu durement, ils se plaignent qu’ils ont mal au dos!»

    Elle ne connaît pas les chiffres exacts. Mais d’après les statistiques reproduites par le journal local de Chemnitz, le Freie Presse, les étrangers représentent, début 2018, seulement 7,6% de la population de la ville alors que les réfugiés constituent à peine 2,41%. Le journal citait des statistiques rassemblées par la mairie de Chemnitz.

    Et oui, Faschner affirme comprendre pourquoi ils ont quitté leur pays, avant d’ajouter qu’il y a 2 millions d’enfants en Allemagne qui vivent sous la ligne de pauvreté. «Pourquoi», demande-t-elle, «personne ne fait rien pour eux?» Les inégalités sociales la rendent furieuse – furieuse contre un gouvernement fédéral qui, déclare-t-elle, ne fait rien. Elle prévoit de prendre sa retraite l’année prochaine, mais sa pension sera faible, ajoute-t-elle. Son fils ne gagne pas beaucoup non plus.

    Si vous lui demandez pourquoi elle rend les réfugiés responsables de cette situation plutôt que, par exemple, une répartition inégalitaire des revenus, elle répond: «Parce qu’il faut être contre quelqu’un; et avec eux, c’est simple». Elle insiste toutefois sur le fait qu’elle n’est pas nazie. Les nazis, dit-elle, sont ceux qui utilisent la violence contre les autres. »

    http://alencontre.org/europe/allemagne/allemagne-les-mobilisations-de-lextreme-droite-a-chemnitz-les-27-et-28-aout.html

  2. R.S.
    03/09/2018 à 21:57 | #2

    Salut
    Quel que soit le véritable nom de cette Sylvia Faschner, la déclaration me paraît trop bien calibrée pour être vraie, cela ressemble à des déclarations diverses réécrites, assemblées et bidonnées. C’est comme ça, d’instinct, un sentiment.
    R.S.