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Algérie : « Au tribunal des invisible de la «révolution du sourire» »

extraits

« La plupart de ces rendus invisibles sont chômeurs, vendeurs à la sauvette, ouvriers, travailleurs à la RSTA, et extrêmement jeunes, ils arrivent des banlieues, de Birtouta, de Hadjout, de Tipaza, Zeralda, Badjarah, Aïn-Benian. …..

Le manque de solidarité constaté, la solitude de ces couches sociales qui, quand « elles mangent à midi, ne mangeront pas le soir », déjà exclues économiquement et socialement et aujourd’hui abandonnées à la justice et à la police…

Ces arrestations qui ne sont pas portées politiquement par un Mouvement auquel tous ces jeunes garçons pensaient appartenir et qui les a entraînés à le penser sont destructrices, elles participent par sa périphérie à sa destruction, ne pas le comprendre rend indignes tous ceux qui prétendent aujourd’hui faire de la politique et combattre le système. »

Au tribunal des invisible de la «révolution du sourire»

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  1. Christian L
    05/05/2019 à 18:32 | #1

    Une camarade m’a fait passer cette info publié

    https://www.facebook.com/ghania.mouffok

    Retour au tribunal des invisibles de la “révolution du sourire”.

    “Les mères, les frères et les amis étaient là, seuls comme la semaine dernière, nous avons attendu les galoufa, les fourrières qui ramènent ces garçons qui viennent de passer 17 jours, (du 12 au 29 avril) entre commissariats et prison, sans raison nécessaire.

    La juge a fait son travail, les avocats ont fait le leur, le procureur a demandé, pour tous et du bout des lèvres, sans même y croire : “un an avec sursis” Mais j’ai une bonne nouvelle: tous ont été libérés à l’exception de deux malheureux dont l’un pour “port d’arme blanche”, il avait un couteau sur lui ce qui a semblé suffisant pour le condamner. Aucune preuve n’a été donnée qu’il s’en est servi : condamné pourtant à un an de prison et une amende, il peut faire appel. Tous les prévenus avaient des avocats, aucun n’était bénévoles et ces familles, bien que modestes, n’ont jamais entendu parler de collectif d’avocats bénévoles, (une mère m’a dit : 60 000Da rien que pour qu’il se dresse) elles ne doivent pas être dans le bon circuit de l’information. Deux d’entre eux n’avaient pas d’avocat pour les défendre. Les prévenus n’ étaient pas loin de la trentaine – j’ai oublié de les compter parce que le stress est une maladie très contagieuse- et pendant le procès, ils murmuraient leur prière, en direction de Dieu, ils en avaient besoin car la Démocratie était absente. Et, quand la juge, que la Paix soit sur elle, a lu la liste des barraha, des acquittés – parce que vraiment leurs dossiers étaient vides – les mères ont poussé des youyous après avoir remercié Dieu parce que, m’ont elles dit, Il est le seul à avoir entendu nos prières.”